solennité du Sacré Coeur.

Publié le 9 Juin 2013

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Les mots du prophète Isaïe - "Vous puiserez de l’eau avec joie aux sources du salut" (Is 12, 3) - qui ouvrent l’Encyclique dans laquelle Pie XII rappelait le premier centenaire de l’extension de la fête du Sacré-Coeur de Jésus à toute l’Eglise - n’ont rien perdu, aujourd’hui, 50 ans plus tard, de leur signification.

 

En promouvant le culte du Cœur de Jésus, l’Encyclique Haurietis aquas exhortait les croyants à s’ouvrir au mystère de Dieu et de son amour, en se laissant transformer par lui. A cinquante ans de distance, continuer à approfondir leur relation avec le Coeur de Jésus, de façon à raviver en eux-mêmes la foi en l’amour salvateur de Dieu en l’accueillant toujours mieux dans leur propre vie demeure pour les chrétiens un devoir toujours actuel.

 

Le flanc transpercé du Rédempteur est la source à laquelle l’Encyclique Haurietis aquas nous renvoie : nous devons puiser à cette source pour parvenir à la vraie connaissance de Jésus-Christ et expérimenter plus profondément son amour.

 

Nous pourrons ainsi mieux comprendre ce que signifie connaître l’amour de Dieu en Jésus-Christ, l’expérimenter en ayant le regard fixé sur Lui, jusqu’à vivre complètement de l’expérience de son amour, pour pouvoir ensuite le témoigner aux autres.

 

En effet, pour reprendre une expression de mon vénéré prédécesseur Jean Paul II, "près du Coeur du Christ, le coeur humain apprend à connaître le sens vrai et unique de la vie et de son propre destin, à comprendre la valeur d’une vie chrétienne authentique, à se garder de certaines perversions du coeur, à unir l’amour filial envers Dieu à l’amour envers le prochain.

 

Ainsi - et c’est la vraie réparation requise par le Coeur du Sauveur - la civilisation du Coeur du Christ pourra être édifiée sur les ruines accumulées par la haine et la violence"

(Enseignements, vol. IX/2, 1986, p. 843).

 

 

Dans l’Encyclique Deus caritas est, j’ai cité l’affirmation de la première lettre de saint Jean : "Nous avons reconnu l’amour que Dieu a pour nous et nous y avons cru", pour souligner qu’à l’origine du fait d’être chrétien, il y a la rencontre avec une Personne (cf. N° 1).

 

Puisque Dieu s’est manifesté de la manière la plus profonde à travers l’incarnation de son Fils en le rendant "visible" en Lui, c’est dans la relation avec le Christ que nous pouvons reconnaître qui est vraiment Dieu (cf. Enc. Haurietis aquas, 29-41 ; Enc. Deus caritas est, N° 12-15). Et encore : puisque l’amour de Dieu a trouvé son expression la plus profonde dans le don que le Christ a fait de sa vie pour nous sur la Croix, c’est surtout en contemplant sa souffrance et sa mort que nous pouvons connaître d’une façon toujours plus claire l’amour sans limites que Dieu a pour nous : "Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais possède la vie éternelle" (Jean 3, 16).

 

Par ailleurs, ce mystère de l’amour de Dieu pour nous ne constitue pas seulement le contenu du culte et de la dévotion au Coeur de Jésus : c’est, de la même façon, le contenu de toute vraie spiritualité et dévotion chrétienne.

 

Il est donc important de souligner que le fondement de cette dévotion est aussi ancien que le christianisme lui-même. En effet, il n’est possible d’être chrétien que le regard tourné vers la Croix de notre Rédempteur, "vers Celui qu’ils ont transpercé" (Jean 19, 37 ; cf. Zach 12, 10).

 

Avec raison, l’Encyclique Haurietis aquas rappelle que la blessure du flanc ainsi que celles qui ont été laissées par les clous ont été, pour d’innombrables âmes, les signes d’un amour ayant marqué leur vie d’une façon toujours plus incisive (cf. 52).

 

Reconnaître l’amour de Dieu dans le Crucifié est devenu pour ces âmes une expérience intérieure qui leur a fait confesser, avec Thomas : "Mon Seigneur et mon Dieu !" (Jean 20, 28), en leur permettant de parvenir à une foi plus profonde, dans l’accueil sans réserves de l’amour de Dieu (cf. Enc. Haurietis aquas, 49).

 

Benoit XVI

 

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Rédigé par philippe

Publié dans #spiritualité

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