stabat mater dolorosa. temps de la Passion

Publié le 15 Mars 2013

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Debout, la Mère, pleine de douleur,

 

Se tenait en larmes, près de la croix ,

Tandis que son Fils subissait son calvaire.

 

Alors, son âme gémissante,

Toute triste et toute dolente,

Un glaive transperça.

 

Qu'elle était triste, anéantie,

La femme entre toutes bénie,

La Mère du Fils de Dieu !

 

Dans le chagrin qui la poignait,

Cette tendre Mère pleurait

Son Fils mourant sous ses yeux.

 

Quel homme sans verser de pleurs

Verrait la Mère du Seigneur

Endurer si grand supplice ?

 

Qui pourrait dans l'indifférence

Contempler en cette souffrance

La Mère auprès de son Fils ?

 

Pour toutes les fautes humaines,

Elle vit Jésus dans la peine

Et sous les fouets meurtri.

 

Elle vit l'Enfant bien-aimé

Mourant seul, abandonné,

Et soudain rendre l'esprit.

 

Ô Mère, source de tendresse,

Faites-moi sentir grande tristesse

Pour que je pleure avec vous.

 

Faites que mon âme soit de feu

Dans l'amour du Seigneur mon Dieu :

Que je Lui plaise avec vous.

 

Mère sainte, daignez imprimer

Les plaies de Jésus crucifié

En mon cœur très fortement.

 

Pour moi, votre Fils voulut mourir,

Aussi donnez-moi de souffrir

Une part de Ses tourments.

 

Donnez-moi de pleurer en toute vérité,

Comme vous près du Crucifié,

Tant que je vivrai !

 

Je désire auprès de la croix

Me tenir, debout avec vous,

Dans votre plainte et votre souffrance.

 

Vierge des vierges, toute pure,

Ne soyez pas envers moi trop dure,

Faites que je pleure avec vous.

 

Du Christ faites-moi porter la mort,

Revivre le douloureux sort

Et les plaies, au fond de moi.

 

Faites que Ses propres plaies me blessent,

Que la croix me donne l'ivresse

Du Sang versé par votre Fils.

 

Je crains les flammes éternelles;

Ô Vierge, assure ma tutelle

À l'heure de la justice.

 

Ô Christ, à l'heure de partir,

Puisse votre Mère me conduire

À la palme des vainqueurs.

 

À l'heure où mon corps va mourir,

À mon âme, faites  obtenir

La gloire du paradis.

 

 

+

 

 

 

“Nous, chrétiens, formons une Église dont la Via Crucis n’est pas encore achevée.”

 

Aujourd’hui, nous pouvons partir de l’évangile pour contempler, méditer, rentrer à l’intérieur du troisième mystère douloureux, avec le treizième mystère du rosaire : le couronnement d’épines.

 

2. Jésus a été couronné d’épines, Jésus a été injurié, humilié, soumis à la dérision, à la moquerie générale, aux rires et à toutes les formes possibles d’humiliation publique et d’humiliation intime : voilà ce qui est stigmatisé dans ce troisième mystère. Jésus a souffert dans son corps, dans son cœur. C’est à Gethsémani d’ailleurs que le « trouble » pénètrera le plus son âme sainte.

 

Avec la couronne d’épines, avec ce qui la précède, et ce qui la suit, avec tout ce qui arrache au Christ des larmes et des cris, Dieu le Père souffre avec son fils. Ce sacrifice nous révèle l’amour du Père qui est prêt à donner jusqu’à la vie de son fils, pour sauver la vie de chacun de nous, qui sommes ce que nous sommes.


A travers les souffrances de Jésus, il nous dit « Je vous aime ».

 

L’amour de Jésus-Christ est plus fort que la souffrance que lui inflige l’humanité. Cet amour lui confère sa vraie Royauté.

 

Ces épines entourent le front du Rédempteur d’une couronne de gloire, parce que cette couronne, celle-là, et nulle autre, Jésus l’a acceptée par amour. Jésus a voulu la royauté de l’amour. Et elle n’est pas de ce monde.

 


En tant que chrétiens, nous sommes appelés à porter nous aussi notre couronne d’épines, c’est-à-dire accepter de souffrir à cause du Christ et de communier à ses souffrances (1 Pierre 1, 21). Jésus a dit que celui qui veut le suivre doit porter sa croix (Luc 9, 23).

 

Devenir disciple de Jésus, non seulement en le suivant, mais en portant aussi dans sa chair « ce qui manque encore aux souffrances du Christ » (Col 1, 24).

 

 

Nous portons une couronne de barbelés, une tunique de béton et de graffitis.

 

Et nous chrétiens, formons encore une Église du Calvaire dont la Via Crucis ne s’est pas encore achevée.

 

Pour nous, essayer de vivre en disciples du Christ sur la Terre du Salut, c’est accepter de prendre sur nous, tel Simon de Cyrène, une part de la croix de Jésus. C’est accepter de prendre sur nous, descendants indignes de Véronique, une part des crachats qui salissaient la face du Seigneur. En chacun de nous vit encore un Simon de Cyrène et une belle Véronique qui osent encore tendre la main au prochain.

 


Il ne nous est pas permis de perdre  la foi et l’espérance.



Notre vocation est entre le calvaire et l’espérance.

 

Et « l’espérance ne déçoit jamais » (Romains 5, 5). Nous devons porter fièrement cette couronne qui est l’identité de notre vocation, et qui nous associe à la passion du Christ.

 

Elle implique la vocation de la conversion personnelle des cœurs, pour que le vieil homme meure.

 

Elle implique de la souffrance qui purifie le cœur et les sentiments ; plus l’amour s’élargit, plus il accepte la douleur comme compagne.

 

Mais le regard sur le crucifié donne la force, la patience, l’obéissance parfois jusqu’à l’humiliation, au mépris de la dignité humaine, ou jusqu’à la mort.

 

N’oublions pas que le Maître est aussi passé par là et il a pardonné. Il a vaincu.

 

 

Nous savons que seul Jésus, étant passé par les tribulations et la mort pour ressusciter, peut apporter le salut et la paix à tous les habitants de cette région du monde (cf. Ac 2, 23-24. 32-33).

C’est lui seul, le Christ, le Fils de Dieu, que nous proclamons !

 

Repentons-nous donc et convertissons-nous « afin que les péchés soient effacés et qu’ainsi le Seigneur fasse venir le temps du répit » (Ac 3, 19-20a).

 

6. Nous portons cette couronne, dans l’espoir d’avoir un jour la joie de vivre dans le Royaume des Cieux. La couronne d’épines se changera en couronne de gloire.

 

N’oublions pas que nous sommes co-héritiers avec Jésus et qu’il va partager sa gloire avec nous par l’entremise du Saint Esprit qui nous couronne de la grâce de Dieu, une couronne glorieuse offerte par un Dieu bon et miséricordieux, une couronne incorruptible qui durera éternellement


(1Pi 5, 4 et Ja 1,12).

 


apprenons à méditer les signes de la Passion qu’il a subie pour nous. Marie qui a accompagné Jésus dans ce couronnement de la passion nous indique que le chapelet est aussi une couronne : une couronne de prières.

 

 

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Mgr Twal, patriarchat de Jérusalem 

Rédigé par philippe

Publié dans #spiritualité

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philippe 16/03/2013 08:03


frère Tristan priez p moi .

philippe 16/03/2013 08:59



prophétique comme sermon. trop beau