the prodigal Son

Publié le 3 Avril 2011

 

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"Memeto dierum antiquorum"

 

Deuteronome 32

 

 

La liberté de gérer l’héritage. " J’ai un corps, j’en fais ce que je veux ! La mer est à moi, tant pis si elle devient une poubelle... la montagne ? je fais ce que je veux ! Je fais du hors piste ! Et, tant pis si ça fait des avalanches ... ce n’est pas moi qui serais en dessous ! Et tant pis si les gendarmes et les pompiers risquent leur vie pour venir me chercher en pleine tempête ... j’en ai rien à faire " .. Vous voyez : la tentation, c’est de gérer par nous-mêmes notre part d’héritage. Et le monde devient vite, très vite pollué, parce que cet héritage, je n’ai pas vu que c’était aussi pour les générations futures ! Le père, puis son fils, puis son fils, à nouveau... Cet héritage ne nous appartient pas, il est à transmettre, comme tous les héritages ! " Je n’en suis pas le propriétaire, mais le dépositaire. Mon corps, il ne m’appartient pas, je n’en fais pas ce que je veux. Je ne le drogue pas : qui c’est qui va me soigner ? Quel psy ? ... La mer ? Je la respecte. La montagne ? je ne provoque pas des avalanches en faisant inconsciemment du hors-piste, car ce n’est pas moi qui recevrait l’avalanche ! c’est les autres ! " Et tout comme ça ! Non, de l’héritage, je n’en suis pas le propriétaire, mais le dépositaire.

 

Le fils reviendra un jour. Mais ce ne sera pas parce qu’il a conscience de son énormité, non ! mais c’est tout simplement parce qu’il aura faim. Il se souvient que chez papa, on mange ! il se souvient que sa vie, chez lui, c’était nettement plus agréable !

 

J’ai très peur des grand-mères de la 3ème génération. C’est à dire des filles de 12 ans, qui deviendront grand-mères dans 4O ans. Car, quand on interroge des enfants du catéchisme, CM1, CM2, vous leur demandez : " Qui t’a parlé en premier de Jésus, de Dieu ? " Réponse, très souvent : " C’est grand-mère ; c’est grand-père : nous étions en vacances. Et puis, là, sur le mur, il y avait une croix, il y avait une statue, et puis j’ai posé des questions... " Un monde qui a perdu la mémoire, risque toujours de refaire les erreurs de l’histoire ! Un monde qui ne sait plus d’où il vient, ne sait plus toujours où il va. Un enfant qui ne sait pas d’où il vient : (de Dieu), il ne saura pas où il va. " Nous ne sommes pas les fils et les filles du hasard, dit Tertullien au IIème siècle, mais nous sommes les fils et les filles de la tendresse ! " Ce jeune, de la parabole, il a la mémoire de ce qu’il vivait chez son père, et c’est franchement super !

 

C’est très éclairant sur le bonheur.

 

Car le monde est plein de gens heureux, mais qui ne savent pas qu’ils sont heureux. Terrible ! Adam et Eve étaient heureux au paradis, mais ils ne le savaient pas : ils quittent le paradis. Et ce n’est qu’après qu’ils le disent : " Ah ! ce qu’on y était bien, avant ! " Le fils à Papa, dans cette histoire, , ce n’est qu’après qu’il se dit : " Chez Papa, c’était trop bien ! Je pouvais manger quand j’avais faim ! Je pouvais manger normalement ! " On n’est jamais " synchro " Dommage !

 

Et puis, cette chose incroyable : l’enfant retrouve son père au milieu des cochons : il faut parfois tomber, pour trouver l’absolu de notre désir profond ! C’est parfois au cœur de notre péché, quand on est au 36ème dessous, quand ont est à bout de tout, quand on est tout au bout, qu’on trouve Dieu.

 

Il crève la faim.

 

Le péché l’a détruit. Il nous faut le haïr. Saint Augustin le dit très bien : "Si vous ne pouvez pas ne pas commettre le péché, ayez au moins la haine de votre péché ! Si vous ne pouvez pas être unis à Dieu en commettant le péché, vous pouvez être unis à Dieu en ayant la haine de votre péché "

 

Et, il dit ailleurs : "Quand le péché s’approche de toi, il te dit : Je t’aime ! Mais quand le péché est installé dans ton cœur, et que tu ne peux plus t’en sortir, il te dit tranquillement : Je te hais ! "

 

 

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Au fond le drame de l'enfant prodigue, c'est le mépris du passé! il a cru se subvenir à lui même comme le font les modernos.. avant le concile rien n'est bon! c'est l'histoire de l'enfant prodigue...On veut se libérer! comme l'ont fait les anars en 68. Je me suis fait tout seul, je ne dois rien à personne..

il y a tant de gens de ce type! Alors sûr, on crève la faim, comme une terre aride privée d'eau...

je me souviens des jours d'autrefois..

le souvenir du passé nourrit et entretien la gratitude, rétablit l'ordre et la charité.

rupture avec le passé = rupture avec le surnaturel. péché contre la justice: ingratitude. autosuffisance, on ne doit rien à personne. Le drame de la société d'aujourd'hui, elle se suffit à elle-même! le grand orgueil. 

 


Rédigé par philippe

Publié dans #spiritualité

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