un futur cardinal et la Corse.

Publié le 11 Février 2015

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En prévision du consistoire du 14 février prochain, à l'occasion duquel Monseigneur MAMBERTI recevra officiellement le titre de cardinal, l'évêque de Sagone a été très sollicité par les médias corses. "Corse-Matin" a publié dimanche 8 février une longue interview de deux pages. Quelques jours auparavant, Philippe de CASABIANCA avait obtenu un entretien dont le texte intégral a été publié sur le site du diocèse d'Ajaccio. Nous en extrayons seulement ce qui concerne Vico et la Corse.

 

 

 

Diriez-vous que vos racines corses, que vos liens avec le village d’origine de votre famille, Vico, ont pu vous aider dans votre ministère ?

 

- Les racines sont fondamentales pour toute personne et cela compte beaucoup pour les Corses. Le fait d’avoir été séminariste du Diocèse d’Ajaccio, d’avoir été ordonné prêtre pour ce diocèse, d’y être revenu régulièrement demeure quelque chose d’important pour moi. Je suis vraiment heureux de voir qu’à l’occasion de ma nomination comme cardinal beaucoup de Corses se sont manifestés pour me rappeler des souvenirs communs.

 

Le village de Vico est aussi un élément important en raison du nombre de prêtres qui sont issus de la région tout comme de trois évêques récents qui en viennent, Monseigneur Arrighi, Monseigneur Zevaco et moi-même. Le supérieur général des oblats de Marie Immaculée m’a récemment envoyé un livre sur le Père Albini et je crois que les fruits spirituels de ce dernier au couvent de Vico se sont aussi manifestés par ces vocations et par la vie chrétienne dans le canton.

 

 

- Malgré des liens anciens avec le Vatican, les cardinaux corses n’y sont pourtant pas si nombreux. Quelle est donc la réalité des liens entre la Corse et le Vatican ?

 

- Je suis tout de même fier d’être le premier cardinal corse depuis plus d’un siècle. Je suis également qu’une délégation du diocèse vienne au consistoire du 14 février. Cela montre la permanence de mes liens avec le diocèse. J’en suis très reconnaissant à Monseigneur de Germay ainsi qu’aux prêtres et fidèles qui l’accompagneront à cette occasion.

 

Il y a des liens historiques documentés entre la Corse et le Saint-Siège. Ils se sont développés aussi en raison de la proximité géographique entre Rome et la Corse qui permet plus facilement le pèlerinage au tombeau des apôtres. Mais je crois qu’au delà de cette proximité géographique, il y a une véritable proximité spirituelle. J’ai toujours été frappé de la dévotion des Corses envers le Pape.

 

 

- Quel regard portez-vous justement sur la vie spirituelle de la Corse ?

 

- Il appartient à l’évêque et aux pasteurs qui sont chargés de la vie spirituelle du diocèse de répondre à cette question. Pour ma part, je pense que nous y avons certainement un riche patrimoine spirituel, surtout de religiosité populaire. Les festivités de Notre-Dame-de-la Miséricorde à Ajaccio, la fête de la Saint Joseph à Bastia et tant d’autres exemples en sont les témoins. Mais pour être vraie, la foi doit être intériorisée et vécue. Et cela, chaque génération, chaque personne est appelée à le faire pour son propre compte, puisant dans ce riche héritage et le mettant en pratique jour après jour. Cela nous appelle nous Chrétiens à être davantage cohérents. Si nous vivions davantage l’Evangile notre vie serait meilleure et la société se porterait mieux.

 

 

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Rédigé par philippe

Publié dans #spiritualité

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