veillée de prières à Ste Thérèse. Fontgombault

Publié le 13 Octobre 2013

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Veillée de Prière avec Ste Thérèse

 

 

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Introduction prononcée par le Très Révérend Père Dom Jean Pateau,

Abbé de Notre-Dame de Fontgombault

(Fontgombault, le 2 octobre 2013)

 

 

Chers Frères et Sœurs,Mes Biens Chers Filsl y a un an, nous nous sommes retrouvés autour de l’icône de la Vierge noire de Jasna Gora en pèlerinage à travers l'Europe, afin de prier pour le respect de la vie, de la famille, du mariage. Aujourd'hui nous voulons prier pour la vie religieuse et pour les vocations sacerdotales et religieuses.

I

Dans une semaine, treize moines de l'abbaye présents ce soir parmi nous auront gagné l'abbaye Saint Paul de Wisques pour y poursuivre leur vie monastique. Que Thérèse les accompagne dans ce don renouvelé de leur vie et qu'elle redonne vigueur à travers leur offrande à une abbaye qui se meurt faute de vocations. Pourquoi en nos pays de vieille chrétienté, les vocations diminuent-elles ? Pourquoi des communautés religieuses sont-elles obligées d'abandonner des lieux fondateurs de leur histoire souvent plus que centenaire ? Pourquoi les prêtres se trouvent-ils souvent seuls dans des paroisses aux nombreux clochers ? La maître de la moisson aurait-il oublié d'embaucher des moissonneurs dans ses champs ? Peut-être faudrait-il se demander, avant d'accuser Dieu, ce que pourrait faire le maître de la moisson, si, à son arrivée, les ouvrierssont absents, si les ouvriers ne croient plus que la moisson vaut la peine d'être moissonnée ou même s'ils ont oublié qu'il y a unemoisson.« Quand le Fils de l'homme viendra, trouvera-t-il la foi sur terre? » (Lc 18,8) et Dieu est celui qui vient toujours.

 

Comme il est beau de voir Jésus s'émerveiller de la foi des amis du paralytique, du centurion, de la pécheresse et de tant d'autres. Alors que le temps fort de l'année de la foi arrive bientôt à sa fin, Jésus s'émerveillerait-il de notre foi ?

 

La foi que Jésus admire, la foi qui sauve, c'est la foi qui aime.

 

Croire en Dieu ne suffit pas, il faut aimer. Il faut aimer jusqu'à donner sa vie comme Jésus pour ses amis. Là réside notre maladie :nous ne voulons pas donner notre vie. Nos cœurs sont malades. L'homme ne sait plus aimer, il a perdu le goût de l'amour, du véritable amour.

 

À vouloir se faire plaisir, à s'épuiser dans la quête stérile du plaisir sans lendemain, il a oublié ce qu'est la fécondité de l'amour.« Vous êtes le sel de la terre; mais si le sel s'affadit, avec quoiva-t-on le saler ? Il n'est plus bon à rien qu'à être jeté dehors pour être foulé aux pieds par les hommes. Vous êtes la lumière du monde : une ville, située au sommetd'une montagne, ne peut être cachée. Et on n'allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau, mais sur le chandelier, et elle éclairetous ceux qui sont dans la maison. Qu'ainsi votre lumière brille devant les hommes, afin que, voyant vos bonnes œuvres, ils glorifient votre Père qui est dans les cieux. »

(Mt 5, 13-16)

 

Prier pour les vocations, ce n'est pas s'assurer la présence d'un prêtre dans sa paroisse afin de recevoir les sacrements jusqu'à la finde ses jours. Prier pour les vocations, c'est demander au Seigneur d'enflammer les cœurs, d'enflammer mon cœur, d'un amour qui ne peut être que communicatif. Dieu veut mon cœur. « Je suis venu jeter un feu sur la terre, et comme je voudrais que déjà il soit allumé ! »

(Lc12,49)

 


Jésus veut que nos cœurs brûlent et que, brûlant, ils communiquent à leur tour ce feu ; qu'ils le communiquent dans nos familles, dans nos paroisses, dans nos communautés religieuses, ausein de l’Église et du monde. Alors, comme naturellement, les vocations naîtront. Elles naîtront au sein des familles, des paroisses,des communautés.

 

La question qui se pose à chacun est simple : « Nos cœurs sont-ils brûlants comme ceux des disciples d'Emmaüs quand nouscheminons avec Jésus, quand nous écoutons les Écritures ? » Au cours de sa rencontre avec les jeunes le 27 juillet 2013 sur la plage de Copacabana, le Pape François leur a dit« S’il vous plaît, ne regardez pas la vie « du balcon », mettez-vous en elle, Jésus n’est pas resté au balcon, il s’est immergé ; ne regardez pas la vie « du balcon », immergez-vous en elle comme l’afait Jésus.

 

Demeure cependant une question : par où commençons-nous? à qui demandons-nous de commencer cela ? ... Par où – a-t-ondemandé à Mère Teresa – faut-il commencer ? Par toi et par moi !répondit-elle. Elle avait de la poigne cette femme ! Elle savait par où commencer.

 

Aujourd’hui, moi aussi, je vole la parole à Mère Teresa,et je te dis : commençons ? Par où ? Par toi et par moi !

 

Que chacun, une fois encore en silence, se demande : si je devais commencer par moi, par où commencerais-je ? Que chacun ouvre son cœur pour que Jésus lui dise par où commencer. »


Pour cela, nous avons besoin d'un docteur, d'un docteur qui soignera notre cœur brisé, blessé, malade, d'un docteur de l'amour qui nous apprenne à aimer.

 


Rédigé par dom Jean Pateau Osb

Publié dans #spiritualité

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