veni sancte spiritus.

Publié le 14 Mai 2013

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"O Feu consumant, Esprit d'amour, survenez en moi afin qu'il se fasse en mon âme comme une incarnation du Verbe ; que je Lui sois une humanité de surcroît en laquelle il renouvelle tout son Mystère."

 

Elisabeth de la Trinité

 

 

On l’appelle, Esprit, Souffle sacré, parce qu’il est l’aspiration, le soupir amoureux de la volonté de Père et du Fils Jésus souffle sur ses apôtres, quand ailleurs donne l’Esprit -Saint. Il leur fait comprendre par là, qu’il leur communique ce soupir d’amour, qui va du Père au Fils, qui retourne du Fils au Père, et qui fait de l’Esprit le souffle amoureux du Père et du Fils ; souffle sacro-saint, dans lequel ils s’étreignent ineffablement, dans lequel Dieu veut embrasser l’âme qu’envahit son Esprit.

 

Et parce que l’amour fait l’union et l’unité du Père et du Fils, ce qui est leur éternelle perfection, c’est aussi leur sainteté plénière. Et c’est pourquoi, nous l’appelons le saint, le Saint-Esprit, nom adorable de la sainteté de Dieu.

 

Pour autant que notre raison peut saisir quelque chose de la vie divine, nous surprenons, dans le sein du Père, comme un double pulsation d’ineffable dilection : le Père contemplant son essence et ses perfections infinies s'en forme une parfaite image, terme de sa connaissance, qui est son Fils, le fils de ses complaisances. Et le Fils se retourne vers celui qui l’engendre ; il le reconnaît, s’il se peut dire, en s’abîmant en cette même essence et perfections qui leur sont communies, et se voyant l’un et l’autre infiniment parfaits, infiniment aimables, il est impossible qu’ils ne s’aiment infiniment. De l’amour réciproque du Père et du Fils résulte un amour infini égal en toutes choses à la bonté qu’ils aiment, et c’est pourquoi, cet amour est Dieu, le Saint des Saints, Dieu comme le Père et le Fils dont il procède.

 

Cet Esprit-Saint, certes, ne peut appeler Dieu son Père : c’est le privilège du Fils engendré du Père. Mais, chose admirable, dans ceux en qui il surviendra et qu’il fait les enfants adoptifs de Dieu, dans les coeurs, dont il prendra possession, c’est lui, qui par sa langue de feu, criera vers Dieu. Père, Père  !..

 

Et c’est ainsi que l’Esprit-Saint, de qui nul ne procède au sein de la Trinité, créera en dehors de Dieu des enfants à qui il donnera la liberté, dans une confiance pleine d’amour, d’appeler Dieu lui-même et de l’invoquer, disant : Notre Père …

 

Adorable Esprit-Saint, que ne vous dois-je pas, moi, la plus indigne de vos créatures ? Souffle du Père et du Fils, vous me donnez de communier à la spiration ineffable du Père dans le Fils, à la spiration du Fils dans le Père ; et, mû par ce souffle d’amour, vous me permettez de crier vers Dieu : Père, mon Père à moi !…

 

C’est au baptême que vous me donnez droit à cette capacité de vie divine, en moi

 

Dom Vandeur.

 

la seule doctrine catholique recevable du saint Esprit ..

 

 

 

La source d'eau, fons vivus, c'est le Saint-Esprit, qui nous a été envoyé, qui nous est donné avec la charité infuse qui nous unit à lui. Or, il nous a été donné comme Maitre intérieur et comme consolateur pour nous faire pénétrer et goûter le sens intime de l'Évangile : « Le consolateur, l'Esprit-Saint, que mon Père vous enverra en mon nom, lui, vous enseignera toutes choses et vous rappellera tout ce que je vous ai dit » (Jean, xiv, 26). C'est ce qui se réalisa pour les apôtres le jour de la Pentecôte, et pour nous, toute proportion gardée, le jour de notre confirmation. Aussi saint Jean écrit-il aux simples fidèles dans sa Ière Épître, II, 20-27 : « Pour vous, c'est du Saint-Esprit que vous avez reçu l'onction... Cette onction demeure en vous et vous enseigne sur toutes choses » utiles au salut.

 

Saint Paul dit aussi ( Rom. , y, 5) : « L'amour de Dieu est répandu dans nos coeurs par le Saint-Esprit, qui nous a été donné. » Le Saint-Esprit est ainsi en tous les justes, en toute âme en état de grâce.

 

Or ce n'est pas pour y rester oisif qu'il habite en nous, c'est pour y opérer, lui qui est l'Amour même subsistant ; c'est pour être notre Maître intérieur par ses Sept dons, qui sont des dispositions infuses permanentes pour assurer notre docilité à son égard. Ces dispositions grandissent en nous avec la charité. Si donc nous n'entendons pas mieux les saintes inspirations du Maître intérieur, c'est que nous nous écoutons trop nous-mêmes, et que nous ne sommes pas assez désireux du règne profond de Dieu en nous.

 

rp Garrigou lagrange OP

 


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Comment la colombe est devenue le symbole de l’Esprit Saint

 

Nulle part dans l’Ancien Testament la colombe ne symbolise l’Esprit de Dieu. Alors comment en est-on arrivé à cette signification dans le Nouveau Testament, en particulier lors du baptême du Christ ?

 

Quatre textes de l’Ancien Testament nous éclairent. La Genèse, où le souffle (ruah) de Dieu plane sur les eaux (Gn 1, 2). Cette action de ‘planer’ évoque le vol de la colombe au dessus du Jourdain. Le baptême est la création d’une humanité nouvelle. La Genèse encore, où la colombe de Noé annonce la paix entre Dieu et toute l’humanité (Gn 8, 11). La paix est un don de l’Esprit Saint arrachée grâce à la victoire du Christ ressuscité : « La paix soit avec vous » ! Dans le Cantique des Cantiques, par quatre fois, les yeux de la Bien aimée sont comparés à des colombes (Ct 1, 15 par ex.) et disent la beauté spirituelle du regard. Puissions-nous, par l’Esprit Saint, voir aussi spirituellement les réalités spirituelles ! Et encore dans ce même Cantique, c’est la Fiancée elle-même qui est appelée par trois fois ‘ma colombe’ (Ct 6, 9, par ex).

 

Dans l’Apocalypse, celle qui descend du ciel est la Jérusalem Céleste (Ap 21, 2). Cité Sainte et Fiancée sont une seule et même figure.

 

Le rôle amoureux de l’Esprit Saint Colombe est de nous envelopper d’un même vol dans l’intimité du Père et du Fils.

 


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"Vous êtes enfants de Dieu, le ciel est pour vous. Allons, donc, chrétiens, rachetés par Jésus-Christ, écoutez la voix de votre mère véritable; écoutez la voix de Jésus-Christ, qui sur la croix, avec de grandes douleurs, vous donne la vie; reconnais la voix de ta mère qui t'appelle : Si quelqu'un a soif, qu'il vienne à moi et boive. Venez à moi, je vous rendrai heureux et je vous rassasierai. Si l'homme est raisonnable il dira : " Voici mon Rédempteur, voici celui qui a donné son sang pour moi, je veux partir avec lui ". Il te donnera à boire son esprit; tu en seras si heureux et si rassasié que de ton estomac sortiront des sources d'eau vive. Non seulement il y aura de l'eau et de la joie pour toi mais aussi pour les autres. Il désire nous communiquer son Esprit; il fait le plus possible pour te donner ce dont tu as besoin; n'en doutes pas, il donnera sans retenue.

 

- Eh bien, que vais-je faire cette semaine pour être prêt à le recevoir ? - Fais ce que les apôtres ont fait. Que désirez-vous ? Le Saint-Esprit ? Sachez qu'il n'est pas ami de la chair. Les saints docteurs disent qu'une des principales raisons du départ de Jésus-Christ fut le grand amour qu'on portait à l'Homme-Dieu. - Qu'il parte, dit le Saint-Esprit, et je viendrai aussitôt. - Vous êtes jaloux, Saint-Esprit. Et de qui ? Est-ce de la chair très pure qui fut conçue par vous-même ?

 

Que les amants sortent de leur erreur, et que ceux qui sont portés vers la chair sortent de leur erreur, car le Saint-Esprit ne descendra en aucun d'eux.

 

La colombe qui est sortie de l'arche de Noé saisit un petit rameau vert d'olivier, et ne voulut pas poser ses pattes sur un cadavre; et pure elle retourna à l'arche. Au corbeau de manger la chair morte, à la colombe de la détester. La colombe est le symbole de l'Esprit, et le Saint-Esprit ne touche pas à la chair morte : Purifiez vos coeurs des désirs charnels.

 

Que jeûnent cette semaine ceux qui en ont la force, car s'il veut de la chair, ce doit être de la chair mortifiée et amaigrie par les jeûnes.

 

En récompense et en grâce je vous demande de balayer votre maison par une confession très dévote car votre Hôte doit venir et il ne serait pas bien qu'il trouve la maison sale.

 

Bienheureux Jean d'Avila .

 

 

Quand le Saint-Esprit vient dans un coeur, c'est pour s'y établir à demeure et n'en plus sortir, à moins qu'on ne l'y contraigne par le péché. Ad eum veniemus, et mansionem apud eum faciemus.


Qu'est-ce donc, encore un coup, qui l'amène? et pourquoi vient-il. Serait-ce uniquement pour recevoir dans ce temple vivant et saint nos adorations et nos louanges, nos prières et nos actions de grâces? Serait-ce pour nous encourager par sa présence dans nos luttes et nos combats de chaque jour, un peu à la façon d'un aïeul vénérable qui suit d'un regard sympathique et rajeuni par l'amour les ébats de ses petits-fils, sans toutefois y prendre une part active?

 

Non. S'il vient c'est pour agir, car Dieu est essentiellement actif; il est disent les théologiens, un acte pur.

 

Aussi, loin d'être stérile et infructueuse, la présence en nous de l'Esprit sanctificateur, son union avec nos âmes, est, au contraire, souverainement féconde.

 

Nous arracher à l'empire des ténèbres et nous transférer dans le royaume de la lumière; créer en nous l'homme nouveau et renouveler la face de notre âme en la revêtant de justice et de sainteté; nous infuser avec la grâce une vie infiniment supérieure à celle de la nature, nous rendre participants de la nature divine, faire de nous des enfants de Dieu et des héritiers de son royaume; dilater nos puissances en ajoutant à leurs forces natives des énergies de surcroît, nous emplir de ses dons et nous rendre capables de faire des oeuvres méritoires de la vie éternelle; bref, travailler efficacement, incessamment, amoureusement, à la sanctification de la créature,, voilà le grand oeuvre qu'il vient entreprendre et qu'il mènera à bonne fin si nous savons ne pas résister à ses inspirations et lui prêter le concours qu'il réclame et sans lequel rien ne peut aboutir.

 

 

R.P. Barthélémy Froget O.P.

 


 


Rédigé par philippe

Publié dans #spiritualité

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