via crucis 1er vendredi du mois.

Publié le 4 Mars 2010


http://fratres.files.wordpress.com/2009/11/sibiu_ecce_homo.jpg





"Toutes choses sur terre sont pleine de larmes et d'anxiété...
Et nous avons été créés et mis au monde pour vivre devant sa beauté, aujourd'hui dans la foi,
demain dans la vision."


dom Delatte

"Rien n'est plus glorieux que la croix de Jésus-Christ, bien loin qu'on doive en rougir. La croix est la plus grande marque d'amour que Dieu ait donnée aux hommes, et il nous a moins bien témoigné combien il nous aime, en créant le ciel et la terre et en nous tirant nous-mêmes du néant, qu'en souffrant le supplice de la croix."

st jean Chrysostome



"...Pour racheter le genre humain de ses iniquités, il résolut de sacrifier, dans le temps, le Fils qu'il avait engendré de toute éternité. Il y avait encore un grand mystère dans ce divin sacrifice, mais un mystère à jamais digne de la reconnaissance des hommes.

En vain l'humanité s'efforçait-elle d'apaiser Dieu par le sang des animaux qu'elle égorgeait sur ses autels : il n'y avait pas de proportion entre ces sacrifices et les crimes de l'homme ; la justice divine demandait satisfaction par une victime d'un plus grand prix ; et c'est ainsi que l'homme demeurait l'éternel ennemi de Dieu, qu'il avait tant besoin d'aimer.

 

Or, pour rétablir complètement entre Dieu et l'homme les rapports que le péché avait brisés, il ne fallait rien moins, dans les desseins de Dieu, que le sacrifice sanglant de l'Homme-Dieu lui-même. C'est ainsi que devait s'accomplir, par le mystère ie plus impénétrable, la grande œuvre de la rédemption de l'homme.

Il fallait que son Emmanuel mourût pour le sauver. Ce mystère était tellement étourdissant pour la raison humaine que, tout intéressée qu'elle était à l'admettre, elle le repoussa d'abord avec horreur : un Dieu qui meurt sous une forme humaine! ce n'était pas possible! Aussi, l'image de ce mystère, qui fait aujourd'hui notre gloire et notre consolation, était-elle un scandale pour les païens; et, pendant des siècles, il fallut la cacher.

 

Mais ce que l'humanité n'avait point apprécié d'abord  avec les seules lumières de sa raison, se trouva cependant bientôt justifié dans son cœur.

Un mot lui expliqua, autant que possible, le mystère de la Rédemption : l'amour !


Si Dieu s'était fait homme, c'était par amour pour nous; si Jésus-Christ avait souffert, s'il était mort, c'était par amour pour nous.


L'homme se rappela donc qu'il y a au fond de sa nature, tout infirme qu'elle est, un instinct qui la porte à s'abaisser vers ce qui est petit, vers ce qui est malheureux, vers ce qui souffre. En descendant dans son propre cœur, il trouva même qu'il y avait assez d'amour pour se dévouer parfois jusqu'à la mort ; et il en conclut que Dieu pouvait assurément bien faire ce que fait l'homme lui-même. Au reste, et quoi qu'il en fût de l'appréciation humaine sur ce mystère divin, il s'imposa avec une autorité tellement irrécusable, qu'il n'y eut plus qu'à l'accepter avec une entière soumission. Les traditions primitives l'avaient fait entrevoir, les sacrifices anciens l'avaient figuré dans toutes les religions, des prophètes l'avaient annoncé, Jésus-Christ lui-même l'avait prédit : il avait souvent et nettement affirmé qu'il était nécessaire qu'il mourût pour le rachat du genre humain; et, quand il prononça son dernier mot sur la croix où il allait expirer, ce mot disait que tout était consommé, et que l'humanité allait revivre par la mort de l'Homme-Dieu.


 

La messe, unique sacrifice.


 

Jésus-Christ ne devait souffrir et mourir qu'une seule fois pour le salut du genre humain ; mais il avait résolu de renouveler mystiquement son sacrifice sur l'autel jusqu'à la fin des siècles. Ce ne serait pas seulement un souvenir du sacrifice offert sur la montagne du Golgotha, ce serait comme sa continuation.

De cette manière, les hommes de tous les temps et de tous les lieux se retrouveraient toujours en présence du grand acte qui les avait rachetés, ils y participeraient par la coopération de leurs sacrifices personnels : et c'est ainsi que devait se compléter la rédemption de l'humanité.

 

abbé A Riche

prêtre de st Sulpice

 

  "Ce n'est pas l'Eglise qui a conçu ces incompréhensibles mystères de la Trinité.. de l'Incarnation, .. de l'eucharistie..

Elle les accueille dans le tremblement de l'humilité et de l'adoration. Elle les annonce à tous, aux plus déshérités comme aux plus savants, comme la bonne nouvelle d'un autre monde, où s'éclaireront enfin les insolubles problèmes de l'ici-bas.

Elle ne croit pas qu'il faille en priver ni les pauvres, ni les petits enfants car elle connait l'affinité des coeurs humbles, des coeurs purs pour les mystères de Dieu."

 

Cardinal Journet.





Rédigé par philippe

Publié dans #videos

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article