Publié le 18 Février 2010

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« Tu aimes toutes tes créatures, Seigneur,

 et tu ne méprises rien de ce que tu as créé ;

 tu oublies les péchés

 de ceux qui se convertissent

 et tu leur pardonnes,

 parce que tu es le Seigneur notre Dieu »

 

(Antienne d'ouverture)

 

Vénérés frères dans l'épiscopat,

 

Chers frères et sœurs !

 

C'est par cette invocation émouvante, tirée du Livre de la Sagesse (cf. 11, 23-26), que la liturgie introduit la célébration eucharistique du mercredi des cendres.

Ce sont des paroles qui, d'une certaine manière, ouvrent tout l'itinéraire du carême, en posant à sa base la toute puissance d'amour de Dieu, sa souveraineté absolue sur toute créature, qui se traduit par une indulgence infinie, animée d'une volonté de vie constante et universelle. De fait, pardonner à quelqu'un, cela revient à lui dire : je ne veux pas que tu meures, mais que tu vives ; je veux toujours et uniquement ton bien.

 

Cette certitude absolue a soutenu Jésus durant ses quarante jours passés dans le désert de Judée, après le baptême reçu de Jean au Jourdain. Ce long temps de silence et de jeûne a été pour lui un abandon complet au Père et à son dessein d'amour ; ce fut un « baptême », c'est-à-dire une « immersion » dans sa volonté, et dans ce sens, une anticipation de la Passion et de la Croix.

Avancer au désert et y demeurer longtemps, seul, signifiait s'exposer volontairement aux assauts de l'ennemi, le tentateur, qui a fait tomber Adam et par l'envie duquel la mort est entrée dans le monde (cf. Sg 2, 24) ; cela signifiait engager la bataille avec lui en terrain découvert, le défier sans autres armes que la confiance sans limite dans l'amour tout puissant du Père. Ton amour me suffit, je me nourris de ta volonté (cf. Jn 4, 34) : cette conviction habitait l'esprit et le cœur de Jésus durant son « carême ». Ce ne fut pas un acte d'orgueil, une entreprise titanesque, mais un choix d'humilité, cohérent avec l'Incarnation et avec le baptême au Jourdain, dans la ligne même de l'obéissance à l'amour miséricordieux du Père qui a « tant aimé le monde qu'il lui a donné son Fils unique » (Jn 3, 16).

 

Tout ceci, le Seigneur Jésus l'a fait pour nous.


Il l'a fait pour nous sauver, et en même temps, pour nous montrer le chemin pour le suivre. Le salut est en effet don, il est grâce de Dieu, mais pour qu'il ait des effets dans mon existence, il requiert mon consentement, un accueil démontré dans les faits, c'est-à-dire dans la volonté de vivre comme Jésus, de marcher derrière lui.

Suivre Jésus au désert du carême est donc la condition nécessaire pour participer à sa Pâque, à son « exode ».

Adam a été chassé du paradis terrestre, symbole de la communion avec Dieu ; pour revenir à cette communion, et donc à la vraie vie, la vie éternelle, il faut maintenant traverser le désert, l'épreuve de la foi. Non pas seuls, mais avec Jésus ! Lui, comme toujours, nous a précédés et il a vaincu le combat contre l'esprit du mal. Voilà le sens du carême, un temps liturgique qui nous invite chaque année à renouveler le choix de suivre le Christ sur le chemin de l'humilité pour participer à sa victoire sur le péché et sur la mort.

 

Dans cette perspective, on comprend aussi le signe pénitentiel des cendres qui sont imposées sur la tête de ceux qui commencent l'itinéraire du carême avec bonne volonté.

C'est essentiellement un geste d'humilité qui signifie : je me reconnais pour ce que je suis, une créature fragile, faite de terre et destinée à la terre, mais également faite à l'image de Dieu et destinée à Lui. Poussière, oui, mais aimée, façonnée par son amour, animée par son souffle vital, capable de reconnaître sa voix, et de lui répondre ; libre, et, pour cela, capable aussi de lui désobéir, en cédant à la tentation de l'orgueil et de l'auto-suffisance. Voilà le péché, maladie mortelle entrée très tôt pour polluer la terre bénie qu'est l'être humain. Créé à l'image du Saint et du Juste, l'homme a perdu son innocence et maintenant il ne peut redevenir juste que grâce à la justice de Dieu, la justice de l'amour qui - comme l'écrit saint Paul -, « s'est manifestée par la foi dans le Christ » (Rm 3, 22). De ces paroles de l'Apôtre, j'ai tiré le suc de mon Message, adressé à tous les fidèles à l'occasion de ce carême : une réflexion sur le thème de la justice à la lumière des Saintes Ecritures et de leur accomplissement dans le Christ.

 

Dans les lectures bibliques du mercredi des cendres aussi, le thème de la justice est bien présent. Avant tout, la page du prophète Joël, et le psaume responsorial - le Miserere - forment un diptyque pénitentiel qui met en relief le fait qu'à l'origine de toute injustice matérielle et sociale il y a ce que la Bible appelle « l'iniquité », c'est-à-dire le péché qui consiste fondamentalement dans une désobéissance à Dieu, ce qui revient à dire un manque d'amour. « Oui, confesse le psalmiste, je connais mon iniquité, / mon péché est toujours devant moi. / Contre toi, et toi seul, j'ai péché, / ce qui est mal à tes yeux, je l'ai fait » (Ps 50/51, 5-6). Le premier acte de justice est donc de reconnaître son iniquité, et de reconnaître qu'elle est enracinée dans le « cœur », au centre même de la personne humaine. Les « jeûnes », les « pleurs », les « lamentations » (cf. Jl 2, 12) et toute expression pénitentielle n'ont de valeur aux yeux de Dieu que s'ils sont le signe de cœurs sincèrement repentis. L'Evangile aussi, tiré du « discours de la montagne », insiste sur l'exigence de pratiquer sa « justice » - aumône, prière, jeûne - non pas devant les hommes, mais seulement sous le regard de Dieu, qui « voit dans le secret » (cf. Mt 6, 1-6.16-18). La vraie « récompense » n'est pas l'admiration des autres, mais l'amitié avec Dieu et la grâce qui en dérive, une grâce qui donne la paix et la force pour accomplir le bien, aimer aussi qui ne le mérite pas, pardonner à qui nous a offensés.

 

La seconde lecture, l'appel de Paul à se laisser réconcilier avec Dieu (cf. 2 Co 5, 20), contient l'un des célèbres paradoxes pauliniens, qui renvoie toute la réflexion sur la justice au mystère du Christ. Saint Paul écrit : « Celui qui n'avait pas connu le péché - c'est-à-dire le Fils fait homme -, Dieu l'a fait péché pour nous, afin qu'en lui nous puissions devenir justice de Dieu » (2 Co 5, 21). Dans le cœur du Christ, c'est-à-dire au centre de sa Personne divine et humaine, s'est joué, en termes décisifs et définitifs, tout le drame de la liberté. Dieu a porté son dessein de salut jusqu'en ses conséquences extrêmes, en demeurant fidèle à son amour même au prix de livrer son Fils unique à la mort, et à la mort sur la croix. Comme je l'ai écrit dans le message de carême, « ici, la justice divine se montre profondément différente de la justice humaine (...). Grâce à l'action du Christ, nous pouvons entrer dans une justice "plus grande", celle de l'amour (cf. Rm 13, 8-10) ».

 

Chers frères et sœurs, le carême élargit notre horizon, il nous oriente vers la vie éternelle. Sur cette terre, nous sommes en pèlerinage, « car la cité que nous avons ici-bas n'est pas définitive : nous attendons la cité future » dit la Lettre aux Hébreux (He 13, 14).

Le carême fait comprendre le caractère relatif des biens de cette terre et nous rend ainsi capables des sacrifices nécessaires, nous libérant pour accomplir le bien. Ouvrons la terre à la lumière du Ciel, à la présence de Dieu parmi nous.

Amen.

 

Benoît XVI

zenit.org


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Publié le 18 Février 2010

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Le pape Benoît XVI est nominé pour l'album de l'année lors de cette édition 2010 des Classical Brit Awards, pour le disque Alma Mater Featuring The Voice Of Pope Benedict XVI - Music From The Vatican, auquel il avait prêté sa voix.


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Le saint Père à Barcelone...


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Rédigé par philippe

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Publié le 16 Février 2010

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O bon et très doux Jésus, je me prosterne à genoux

en votre présence.

Je vous prie et je vous conjure,

avec toute la ferveur de mon âme,

de daigner graver dans mon coeur

de vifs sentiments de foi, d'espérance et de charité;

un vrai repentir de mes péchés

et une volonté très ferme de m'en corriger,

pendant que je considère

et contemple en esprit vos cinq plaies,

avec une grande affliction et une grande douleur,

ayant devant les yeux ces paroles que le prophète David

mettait dans votre bouche,

ô bon Jésus:

"Ils ont percé mes mains et mes pieds:

ils ont compté tous mes os."

 

 

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le petit Placide vous souhaite un bon et saint Carême 2010 en union avec tous les

moines et moniales.

 

"Memento homo quia pulvis es et in pulverem reverteris"

Convertis-toi et crois à l'Evangile.

Levons-nous donc enfin, stimulés par l'Ecriture pour nous sortir de

notre sommeil.

règle de saint Benoît


"Quel que soit notre âge, surtout si nous sommes sur le déclin de la vie, il est temps, c'est l'heure, l'heure de la grâce, l'heure de Dieu.


Depuis longtemps nous sommes plongés dans le sommeil, un sommeil lourd, peut-être un sommeil troublé et traversé de rêves paisibles.

Le sommeil n'est pas la mort, mais ce n'est pas la vie non plus; c'est la vie oscillante, la vie latente et qui ne s'exerce pas.

L'inattention, l'accoutumance ont effacé pour nous tous les contours des réalités surnaturelles.

Nous dormons et nous ne sommes pas heureux.

 

Levons-nous donc enfin, à la voix de l'excitateur qui est Dieu même et non plus seulement N.B. Père saint Benoît.

 

Dieu nous invite par son Ecriture; c'est vraiment la parole de Dieu, s'adressant individuellement à chacun de nous;

+

 

dom Delatte, commentaire de la ste Règle.

catéchèse de mgr Masson.


Le Temps du Carême

 

124. Le Carême est le temps liturgique qui précède Pâques et prépare les fidèles à célébrer cette solennité. C’est un temps d’écoute attentive de la Parole de Dieu et de conversion, de préparation ou de rappel du baptême, de réconciliation avec Dieu et avec les frères, et une occasion de recourir plus fréquemment aux "diverses armes de la pénitence chrétienne": la prière, le jeûne et l’aumône (cf. Mt 6, 1-6. 16-18).

 

Faute d’avoir pu percevoir facilement les grands mystères de la foi exprimés par le Carême, les expressions de la piété populaire répercutent peu les valeurs et les thèmes principaux de ce temps liturgique: il convient de citer, en particulier, le rapport entre le "signe des quarante jours" et les sacrements de l’initiation chrétienne, ainsi que le mystère de "l’exode" qui est présent tout au long de l’itinéraire du Carême. En revanche, la tendance constante de la piété populaire à évoquer les mystères de l’humanité du Christ, a incité les fidèles à concentrer leur attention sur la Passion et la Mort du Seigneur.

 

125. Dans le Rite romain, le début des quarante jours de pénitence est marqué par le signe austère des cendres, qui caractérise la Liturgie du Mercredi des Cendres. Ce signe a pour origine le rite antique au cours duquel les pécheurs convertis se soumettaient à la pénitence canonique; de fait, le geste qui consiste à se couvrir de cendres signifie la reconnaissance de la fragilité et de la condition mortelle de l’homme, qui ressent le besoin de se tourner vers la miséricorde de Dieu pour obtenir de lui le salut. Ainsi, loin de le réduire à un geste purement extérieur, l’Église a voulu le conserver pour exprimer cette attitude de pénitence, à laquelle chaque baptisé est appelé durant l’itinéraire du Carême. Il est donc nécessaire d’aider les nombreux fidèles, qui viennent recevoir les cendres, à comprendre le sens profond de ce geste, destiné à ouvrir leurs cœurs à la conversion et au renouveau pascal.

 

En dépit de la sécularisation de la société contemporaine, il faut expliquer clairement au peuple chrétien que le Carême est un temps privilégié, qui vise à orienter les âmes des fidèles vers les seules réalités qui comptent vraiment. Cette attitude comporte l’engagement à suivre l’Évangile et à lui conformer sa propre vie, ce qui se traduit par l’accomplissement de bonnes œuvres, qui prennent la double forme d’un renoncement à tout ce qui est superflu et luxueux, et de gestes de solidarité envers les pauvres et tous ceux qui souffrent.

 

Les fidèles qui ne s’approchent que rarement des sacrements de la Pénitence et de l’Eucharistie savent bien que le temps du Carême et de Pâques est lié au commandement de l’Église, issu d’une longue tradition, qui leur impose de confesser au moins une fois par an leurs propres péchés mortels et de recevoir la Sainte Communion, de préférence durant le temps pascal.

 

126. Les approches différentes de la Liturgie et de la piété populaire concernant le Carême ne doivent pas constituer un obstacle pour considérer le temps des "Quarante jours" comme un moment propice permettant d’établir des relations étroites et fécondes entre ces deux aspects du culte chrétien.

 

À titre d’exemple destiné à illustrer cette interaction, la piété populaire privilégie des jours et des pieux exercices bien précis, ainsi que des activités apostoliques et caritatives déterminées, que la Liturgie de Carême elle-même prévoit et recommande. La pratique du jeûne, qui caractérise ce temps liturgique depuis les premiers siècles de l’Église, est un "exercice" qui libère volontairement des désirs liés à la vie sur cette terre; il permet donc de redécouvrir la nécessité d’aspirer à la vie qui vient du ciel: "ce n’est pas seulement de pain que l’homme doit vivre, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu" (cf. Dt 8, 3; Mt 4, 4; Lc 4, 4; antienne de la communion du premier Dimanche de Carême).

 

CONGRÉGATION POUR LE CULTE DIVIN

ET LA DISCIPLINE DES SACREMENTS

 DIRECTOIRE

SUR LA PIÉTÉ POPULAIRE ET LA LITURGIE

 PRINCIPES ET ORIENTATIONS

 

Cité du Vatican

Décembre 2001

 

 


dobar Korizma  PAX TIBI


Prijateljstvo

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Publié le 15 Février 2010

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Publié le 15 Février 2010

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Ivan Merz, apôtre de la Croatie, 1896-1928

"Sacrifice - Eucharistie - Apostolat"


"La foi catholique est ma vocation dans la vie."
« l’eucharistie et le Pape doivent devenir la racine, la source et l’origine pour les Aigles »

Ivan Merz est né le 16 décembre 1896 à Banja Luka en Bosnie, dans une famille dont l'appartenance à la religion catholique était de pure tradition et toute extérieure. Il fut élevé dans un milieu libéral. Après avoir terminé ses études secondaires en 1914, il passe trois mois à l'Académie militaire de Vienne. puis commence des études de droit et de philosophie à l'université de Vienne. La Première Guerre mondiale a déjà éclaté. Il est mobilisé et envoyé au front où il connaît toutes les horreurs de la guerre. Celle-ci terminée, il poursuit des études de lettres à Vienne (1919-1920) puis à Paris (1920-1922), à la Sorbonne et à l'Institut catholique, en tant que boursier du Comité catholique des amitiés françaises à l'étranger. De Paris il écrit à sa mère: "La foi catholique est ma vocation dans la vie."

En 1922, il rentre en Croatie ou il devient, à Zagreb, professeur de langue et de littérature françaises au gymnase classique archiépiscopal, établissement secondaire pour la formation des futurs prêtres. Il obtient le doctorat à l'université de Zagreb, avec une thèse écrite en français et intitulée: L'influence de la liturgie sur les écrivains français, de Chateaubriand à nos jours.

Après les épreuves de la guerre, sa réflexion personnelle, ses études, ses contacts avec des intellectuels et avec des convertis français ainsi que l'expérience de Lourdes, conduisent Ivan Merz à être convaincu de la vérité de la foi chrétienne. Il se donne complètement au Christ en faisant, comme laïc, à l'âge de vingt-sept ans, le voeu de chasteté perpétuelle. Il consacre tout son temps libre à l'éducation de la jeunesse croate, dans l'organisation catholique des Aigles, à laquelle il donne la devise "Sacrifice - Eucharistie - Apostolat". Il a emprunté cette devise à la Croisade eucharistique française, aujourd'hui Mouvement eucharistique des jeunes (MEJ), organisation catholique française qu'il admirait et qu'il s'efforçait d'implanter en Croatie.

Sa pensée est caractérisée par l'amour et par la fidélité à l'Eglise, à Rome et au Pape. Bien qu'il soit jeune et laic, il est considéré comme un pilier de l'Eglise en Croatie. Avec son travail apostolique et son activité très étendue dans la presse catholique, il laisse un héritage spirituel précieux, devenu source d'inspiration pour les générations qui l'ont suivi.

Ivan Merz est mort, le 10 mai 1928 à Zagreb, dans sa trente-deuxième année.

 

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Publié le 15 Février 2010

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Publié le 15 Février 2010


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ora pro nobis
magnificat anima mea Dominum.


 

Notre-Dame de Lourdes, priez pour nous,

Sainte Bernadette,

Sainte Bernadette, enfant du peuple,

Sainte Bernadette, sourire du ciel,

Sainte Bernadette, flocon de neige des montagnes,

Sainte Bernadette, ramasseuse de branches mortes,

Sainte Bernadette, fille du moulin eucharistique,

Sainte Bernadette, écolière du catéchisme,

Sainte Bernadette, sœur paysanne de Sainte Jeanne d’Arc,

Sainte Bernadette, fort dressé contre l’abîme,

Sainte Bernadette, gardienne du troupeau,

Sainte Bernadette, placidité de l’innocence,

Sainte Bernadette, confusion des orgueilleux,

Sainte Bernadette, rose de Massabielle,

Sainte Bernadette, chapelet des tout petits,

Sainte Bernadette, onde qui suit la bonne pente,

Sainte Bernadette, buveuse d’eau limpide,

Sainte Bernadette, brebis qui goûte à l’herbe de l’obéissance,

Sainte Bernadette, conseillère des anciens,

Sainte Bernadette, grotte de la terre,

Sainte Bernadette, ouverture du Ciel,

Sainte Bernadette, signe de la Croix,

Sainte Bernadette, pauvreté fière,

Sainte Bernadette, témoin impartiale,

Sainte Bernadette, fille de Marie et de saint Joseph

Sainte Bernadette, ruisseau du moulin,

Sainte Bernadette, écouteuse du silence,

Sainte Bernadette, confidente de l’infini,

Sainte Bernadette, bonheur du village,

Sainte Bernadette, cœur filial qui s’arrache à sa mère,

Sainte Bernadette, pauvre servante de Nevers,

Sainte Bernadette, Sœur Marie-Bernard,

 

 

Sainte Bernadette, fontaine jaillissante du flanc de Jésus,

Sainte Bernadette, main levée sur l’Evangile,

Sainte Bernadette, morte modeste,

Sainte Bernadette, gloire qui s’ignore,

Sainte Bernadette, centre du miracle,

Sainte Bernadette, remueuse de foules,

Sainte Bernadette, dévotion des Papes,

Sainte Bernadette, reine des pèlerins,

Sainte Bernadette, mère des orphelins,

Sainte Bernadette, baume du bon Samaritain,

Sainte Bernadette, joie de ceux qui sont guéris,

Sainte Bernadette, joie de ceux qui vont mourir,

Sainte Bernadette, espérance de ceux qui espèrent,

Sainte Bernadette, grâce cachée,

Sainte Bernadette, roche polie par la foi,

Sainte Bernadette, Gâve où le Ciel se mire,

Sainte Bernadette, piscine probatique,

Sainte Bernadette, credo élevé jusqu’aux étoiles,

Sainte Bernadette, douceur de la vallée,

Sainte Bernadette, voie du Saint-Sacrement,

Sainte Bernadette, profil du ciel,

Sainte Bernadette, mante de neige et d’azur,

Sainte Bernadette, infirmière des lépreux,

Sainte Bernadette, simplicité du coeur,

Sainte Bernadette, regard de l’innocence,

Sainte Bernadette, messagère fidèle,

Sainte Bernadette, énigme des scribes,

 

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous.

 

V. Priez pour nous, sainte Bernadette.

R. Afin que nous soyons rendus dignes des promesses de Notre-Seigneur Jésus-Christ.

 

PRIONS Ô Dieu, qui avez accordé à sainte Bernadette, simple et pure enfant des Pyrénées, de contempler dix-huit fois à Lourdes la beauté et de recevoir les confidences de l’immaculée Vierge Marie, et permis ensuite qu’elle se cache dans le cloître de Nevers pour s’y consumer en hostie pour les pécheurs, obtenez-nous cet esprit de pureté, de simplicité et de mortification qui nous conduira, nous aussi, à la vision de Dieu et de Marie au ciel. Par Jésus-Christ Notre-Seigneur. Ainsi soit-il.




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Publié le 14 Février 2010

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n'endurcissez pas votre coeur !

règle de st Benoît.



"Revenez à moi de tout votre cœur". L'appel à la conversion apparaît comme le thème dominant dans toutes les composantes de la liturgie d'aujourd'hui. Dès l'antienne d'ouverture, on dit que le Seigneur oublie et pardonne les péchés de ceux qui se convertissent; dans la collecte, on invite le peuple chrétien à prier afin que chacun entreprenne "un chemin de véritable conversion".


Dans la première lecture, le prophète Joël exhorte à revenir vers le Père "de tout votre cœur dans le jeûne, les pleurs et les cris de deuil... car il est tendresse et pitié, lent à la colère, riche en grâce, et il a regret du mal" (2, 12-13). La promesse de Dieu est claire: si le peuple écoute l'invitation à se convertir, Dieu fera triompher sa miséricorde et ses amis seront comblés d'innombrables faveurs. Avec le Psaume responsorial, l'assemblée liturgique fait siennes les invocations du Psaume 50, en demandant au Seigneur de créer en nous "un cœur pur", de renouveler en nous "un esprit ferme". Il y a ensuite la page évangélique, dans laquelle Jésus, en nous mettant en garde contre la vanité qui ronge et qui conduit à l'ostentation et à l'hypocrisie, à la superficialité et à l'autosatisfaction, répète la nécessité d'alimenter la rectitude du cœur. Il montre dans le même temps le moyen de croître dans cette pureté d'intention: cultiver l'intimité avec le Père céleste.

 

Mais comment accomplir la vocation baptismale, comment être victorieux dans la lutte entre la chair et l'esprit, entre le bien et le mal, une lutte qui marque notre existence? Dans le passage évangélique, le Seigneur nous indique aujourd'hui trois moyens utiles: la prière, l'aumône et le jeûne. Dans l'expérience et dans les écrits de saint Paul, nous trouvons également à cet égard des références utiles. En ce qui concerne la prière, il exhorte à "persévérer" et à "être vigilants, dans l'action de grâces" (Rm 12, 12; Col 4, 2), à "prier sans cesse" (1 Th 5, 17). Jésus est au fond de notre cœur. La relation avec Lui est présente et demeure présente même si nous parlons, nous agissons selon nos devoirs professionnels. C'est pourquoi, dans la prière, on trouve la présence intérieure dans notre cœur de la relation avec Dieu, qui devient à chaque fois également une prière explicite. En ce qui concerne l'aumône, les pages consacrées à la grande collecte en faveur des frères pauvres sont certainement importantes (cf. 2 Co 8-9), mais il faut souligner que pour lui, c'est la charité qui est le sommet de la vie du croyant, "le lien de la perfection": "Et puis par-dessus tout - écrit-il aux Colossiens -, la charité, en laquelle se noue la perfection" (Col 3, 14). Il ne parle pas expressément du jeûne, mais il exhorte souvent à la sobriété, comme caractéristique de celui qui est appelé à vivre dans une attente vigilante du Seigneur (cf. 1 Ts 5, 6-8; Tt 2, 12). Son évocation de l'"esprit de compétition" spirituel, qui exige modération, est également intéressante: "Tout athlète - écrit-il aux Corinthiens - se prive de tout: mais eux c'est pour obtenir une couronne périssable, nous une impérissable" (1 Co 9, 25). Le chrétien doit se priver pour trouver la voie et parvenir réellement au Seigneur.

 

Telle est donc la vocation des chrétiens: ressuscités avec le Christ, ils sont passés à travers la mort et leur vie est désormais cachée avec le Christ en Dieu (cf. Col 3, 1-2). Pour vivre cette "nouvelle" existence en Dieu, il est indispensable de se nourrir de la Parole de Dieu. Ce n'est qu'ainsi que nous pouvons réellement être unis à Dieu, vivre en sa présence, si nous sommes en dialogue avec Lui. Jésus le dit clairement, lorsqu'il répond à la première des trois tentations dans le désert, en citant le Deutéronome: "Ce n'est pas de pain seul que vivra l'homme, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu" (Mt 4, 4; cf. Dt 8, 3). Saint Paul recommande: "Que la Parole du Christ réside chez vous en abondance: instruisez-vous en toute sagesse par des admonitions réciproques. Chantez à Dieu de tout votre cœur avec reconnaissance, par des psaumes, des hymnes et des cantiques" (Col 3, 16). 

 

Que le Carême, marqué par une écoute plus fréquente de cette Parole, par une prière plus intense, par un style de vie austère et pénitentiel, soit un encouragement à la conversion et à l'amour sincère envers nos frères, en particulier les plus pauvres et ceux qui sont le plus dans le besoin.

 

Benoît XVI mercredi des cendres 

2009/ en union avec ceux d'Haïti

Pax



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Publié le 13 Février 2010

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Publié le 13 Février 2010

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 "Notre père dans la foi, le grand Abraham, offrit sur l'autel un holocauste à la place de son fils."

antienne 1ères Vèpres à magnificat




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