Publié le 16 Février 2008

image003.jpgcherchez pas, ce n'est pas chez nous, disons dans certains milieux cathos,  ni dans la vie bénédictine que l'on verrait cela, chez nous ce serait plutôt:'ses problèmes, on s'en fout! on prie pour lui... c'est bon. ça suffa comme ci, tant qu'il ne nous dérange pas..
mais seulement à la légion étrangère, ce sens de l'autre!.. et oui. Pourtant le Christ, face aux docteurs de la loi ne nous a enseigné rien d'autre. L'amour, la compassion, la miséricorde envers l'autre.
Mais trop souvent c'est de la théorie pour bonnes soeurs, pour modernos, pour charismatiques ou que sais-je pas pour les dogmatiques, les spirituels ...les purs. Nous on se réclame d'Aristote, de St Thomas, de la haute théologie .. l'autre? ,  bof. l'autre, mais sans ses souffrances, ses problèmes, avec tout l'extérieur d'apparât, l'autre, mais avec ses richesses, ses aises,ses courbettes, sa chevalière, sa renomée, ses thèses ou doctorat, mais  pas l'autre sans rien,
l'autre? ailleurs il sera étiqueté pour le bûcher de l'inquisition,  comme mes vaches numéro 273 prêtes à l'abbatoir; progressiste, moderniste, libérale, ...
douteux, suspect d'hérésie, ...
L'autre qui sert à entretenir notre convoitoise, nos orgueils et nos suffisances, à remplir nos quêtes, nos bourses...alors tout va bene. L'autre, mais qui est l'autre? à la légion on la sans doute compris que l'autre c'est un frère d'armes comme on devrait être un frère dans le Christ..mais cela nous en sommes loin...
On idéalise pas non plus mais cette seule phrase donne toute sa valeur à un engagement donné, et même une fois la carrière finie au delà de la période effectuée..
ben dis donc...châpeau les gars.

i have a dream..


..merci Jean-Yves, quel exemple de fraternité . ben dis-donc, il n'y a plus qu'à s'engager...  j'ai raté le coche! dommage. m'enfin ..


"tout ce qui s'achève, s'achève dans la mélancolie, pourvu que nous ne laissions pas quelque part, un des nôtres, délaissé, isolé,  sans qu'il sache que la Légion est toujours  là pour lui et qu'elle ne l'abandonnera jamais."


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Rédigé par philippe

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Publié le 16 Février 2008

week_end_de_chasse_au_brame_reference.jpg..."l'homme  intérieur voudrait de tout coeur être  près de  Dieu, en qui est sa vraie demeure; et il y chasse et y pousse l'homme extérieur. Mais l'homme extérieur poursuit un autre chemin, et, parce qu'il est extérieur, il recherche les réalités inférieures où est sa place à lui; ainsi se produit la scission entre eux.

Le  propre bien de l'homme intérieur, c'est Dieu., et c'est vers Dieu que tendent tous ses désirs, sa volonté et ses affections, car sa nature l'y incline; mais cela va contre la nature de l'homme extérieur qui combat cette tendance, comme dit saint Paul;" Je sens en moi une lutte continuelle, la nature inférieure s'oppose à la perpétuelle chasse de l'esprit: ce que je ne veux pas, je le fais, et ce que je veux, je ne le fais pas."

Ainsi ces deux hommes se font la chasse l'un à l'autre, et par surcroît Dieu descend alors et les chasse l'un et l'autre. La grâce en fait autant; et quand on comprend vraiment le sens de cette poursuite, cela va très bien, car "tous ceux qui sont chassés par l'esprit de Dieu, ceux-là sont les fils de Dieu."

Mais voici que, de cette chasse, naît une grande angoisse et une grande détresse. Ah! mes enfants, quand l'homme est plongé dans cette anxiété et se rend compte de cette poursuite de Dieu en son âme, c'est alors sans aucun doute que Jésus vient et entre en lui. Mais quand on ne ressent pas cette poursuite et qu'on n'éprouve pas cette angoisse, Jésus ne vient pas.

De tous les hommes qui ne se laissent pas prendre par cette poursuite et cette angoisse, aucun ne devient jamais rien de bon; ils restent ce qu'ils sont, ils n'entrent pas en eux-mêmes, et, en conséquence, ils ne savent rien de ce qui se passe en eux, car il y a de multiples épreuves pour l'homme, dans la nature et dans l'esprit.

Mais devant une épreuve de ce genre, l'homme devrait se prosterner et l'adorer, car il est sûr alors que Dieu marche avec lui. Le monde vient avec ses fortes tempêtes, et l'Ennemi, le démon, avec ses ruses astucieuses, et la chair et les sens et toutes les facultés intérieures. Mais l'homme intérieur est poussé en sens contraire tant par Dieu lui-même que par l'inclination naturelle qu'il a pour Dieu. De là vient évidemment détresse et angoisse.

Que doit, alors, faire le pauvre homme, quand il est ainsi chassé et ne peut trouver aucune issue? En vérité, il doit faire ce qu'a fait la pauvre femme, aller à Jésus et crier à haute voix, c'est-à-dire avec un ardent désir:" Seigneur, Fils de David, aie pitié de moi."

Ah! mes enfants, cette chasse provoque un cri d'appel d'une force immense, le cri d'appel de l'esprit porte à mille fois mille lieues et plus; c'est un soupir qui vient comme d'une profondeur sans fin. Cela dépasse de beaucoup la nautre, et c'est le Saint-Esprit qui doit lui-même proférer en nous ce soupir, comme le dit saint Paul:" Le Saint-Esprit prie pour nous avec d'inexprimables soupirs...."

Tauler: pour le deuxième dimanche de carême.

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Rédigé par philippe

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Publié le 15 Février 2008

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"Jésus s'est offert deux fois en sacrifice au Père vivant: l'un en entrant au monde, l'autre en sortant du monde. L'un lui ouvre la porte, l'autre lui ferme la porte aux misères. L'un commence une vie pleine de fâcheries, l'autre va donner l'entrée à une vie heureuse.
Marie sera son premier autel; la Croix sera le dernier. En celui-ci, il ne demeurera souffrant que l'espace de trois heures; et en celui-là, il y sera l'espace de neuf mois. La Croix du Calvaire n'est qu'artificielle; Marie est une croix naturelle, parce que l'homme n'a point été fait sur le modèle de la croix; c'est elle qui a été faite sur le modèle de l'homme."

Louis Chardon: la croix de Jésus.


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Publié le 15 Février 2008


1. L'incarnation.

4 Ce Verbe du Père, si digne, si saint et si glorieux, le très haut Père du ciel annonça, par son saint ange Gabriel, qu'il viendrait dans le sein de la glorieuse Vierge Marie; et de fait il reçut vraiment, dans son sein, la chair de notre fragile humanité.

5 Lui qui était riche plus que tout, il a voulu, avec la bienheureuse Vierge sa mère, choisir la pauvreté.


2. L'Eucharistie.

6 A l'approche de sa Passion, il célébra la Pâque avec ses disciples: prenant le pain, il rendit grâces, le bénit et le rompit, et déclara: Prenez et mangez; ceci est mon corps.

7 Et prenant le calice il dit: Ceci est mon sang, le sang de la nouvelle Alliance, qui sera versé pour vous et pour la multitude en rémission des péchés.


3. L'offrande volontaire.

8 Ensuite il pria son Père en disant: Père, si cela est possible, que ce calice s'éloigne de moi!

9 Et il lui vint une sueur comme de gouttes de sang tombant jusqu'à terre.

10 Cependant, il mit sa volonté dans la volonté de son Père, en disant: Père, que ta volonté soit faite; non pas comme je veux, mais comme toi tu veux.




4. La croix.

11 Or, la volonté du Père fut que son Fils béni et glorieux, qu'il nous a donné et qui est né pour nous, s'offrit lui-même par son propre sang, en sacrifice et en victime sur l'autel de la croix;

12 non pas pour lui-même, par qui tout a été fait, mais pour nos péchés,

13 nous laissant un exemple afin que nous suivions ses traces.

14 Il veut que tous nous soyons sauvés par lui, et que nous le recevions dans un coeur pur et un corps chaste.

15 Malheureusement, il en est peu qui aient la volonté de le recevoir et d'être sauvés par lui, bien que son joug soit doux et son fardeau léger.


st François d'Assise.

 

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Publié le 15 Février 2008

jesus76.jpg

sanctifie-moi ;
Corps du Christ, sauve-moi ;
Sang du Christ, enivre-moi ;
Eau du côté du Christ, lave-moi ;
Passion du Christ, fortifie-moi ;
O bon Jésus, exauce-moi ;
Dans tes blessures, cache-moi ;
Ne permets pas
que je sois séparé de toi ;
De l'ennemi, défends-moi ;
A ma mort, appelle-moi ;
Ordonne-moi de venir à toi,
Pour qu'avec les saints je te loue
Dans les siècles des siècles. Amen !





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Rédigé par philippe

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Publié le 15 Février 2008


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Et dans l'espérance assurée de la récompense divine, ils poursuivent en disant joyeusement: "Mais toutes ces choses, nous les surmontons à cause de celui qui nous a aimés."



C'est vraiment la conquête de Dieu que nous faisons au prix de ces souffrances. A mesure que croît en nous le courage grandit aussi l'espérance.
Nous sommes sûrs de notre Dieu, nous sommes sûrs du dédommagement éternel. Et la joie s'en mêle, et l'amour nous entraîne, nous et notre croix.

Comme nous comprenons bien maintenant le programme de notre vie et celui de notre mort!

Il y a quelqu'un qui m'a aimé d'un amour sans date, quelqu'un qui s'est penché vers ma misère et qui m'emmène avec lui, glorieusement, sur sa route sanglante, vers le Père.

Qu'on nous demande n'importe quoi, nous en viendrons à bout; il semble que déjà nous tenons la victoire, propter eum qui dilexit nos (Rom. VIII, 37).

Partout nous reconnaissons la main de Dieu, et nous la baisons affectueusement, redisant avec l'Ecriture;" Vous nous éprouvez, ô Dieu, vous nous soumettez à l'épreuve du feu, comme l'on y soumet l'argent; vous avez permis que nous tombions dans le piège; vous avez mis des tribulations sur nos épaules. (Ps LXV 10-11-)

dom Delatte commentaire de la Ste Règle 

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Rédigé par philippe

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Publié le 14 Février 2008



"La grande loi pour progresser, c'est de se  réconcilier avec ce qui est tel que Dieu nous le dévoile petit à petit, de permettre à la Lumière de l'Amour de déchirer doucement les ténèbres de notre coeur."


père Molinié o.p.

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Publié le 14 Février 2008

Seigneur, Dieu de mon salut,
je crie le jour et la nuit devant toi.

Que ma supplication parvienne jusqu'à toi,
prête l'oreille à ma prière.

Ecoute mon âme et délivre-la,
à l'Ennemi arrache-moi!

C'est toi qui m'as fait naître,
toi mon espoir dès le premier jour,
à ma naissance c'est toi qui m'as reçu.

Dès le sein de ma mère, mon Dieu c'est toi,
ne t'éloigne jamais de moi!

Toi seul connais ma honte et mes affronts,
mes outrages et ma confusion.

Tu vois la meute de mes insulteurs,
tu vois mon coeur accablé par le mépris.

J'attends la compassion; personne n'y prend garde,
je cherche un consolateur et je n'en trouve pas.

O Dieu, des impies se sont levés contre moi,
une bande de forcenés pourchasse mon âme.

On me considère déjà comme au tombeau,
comme un homme fini, vivant parmi les morts.

Mais toi tu es mon Père très saint,
tu es mon Roi, tu es mon Dieu.

Accours vite à mon aide,
Seigneur, ô Dieu mon Sauveur.

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Rédigé par philippe

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Publié le 14 Février 2008

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... Ce sens de l'émerveillement est aussi le fond de l'âme chrétienne, son chant intime et le chant intime de l'Eglise: sans lui, on grince, on sonne faux, on tombe infailliblement dans les hérésies clandestines. (on le perçoit trop dans le monde tradi-intégrissime: un monde coincé hermétiquement  fermé à l'émerveillement).



Seuls les  coeurs d'enfant reçoivent le Royaume... et nous n'avons pas , ou n'avons plus, un coeur d'enfant.
Il n'y a pas d'autre malheur sur terre. Dieu est un grand Enfant, un Enfant infini: Il ne peut vivre qu'avec des enfants. Si nous ne le sommes plus, il faut le redevenir...

Un coeur d'enfant est un coeur indomptable, qui n'accepte pas de vivre en de-çà d'une certaine magnificence. L'Evangile ne demande pas de faire marche arrière et de renoncer à ces horizons infinis pour se réconcilier avec la grisaille monotone des réalités de fer, mais de s'arracher aux médiocrités qui trainent encore dans nos rêves, et de désirer beaucoup plus "que tout ce que nous pouvons convoiter ou même concevoir".  C'est  donc au-delà des rêves de notre enfance, mais à travers eux, que nous revevrons le pressentiment du Royaume, et c'est en allant jusqu'au bout de cette piste d'envol que nous décollerons pour nous élever au-dessus de tout rêve et de toute réalité visible, et plonger avec la dureté de la foi au coeur du monde invisible.

Lorsque Jésus disait::" Laissez venir à moi les petits enfants", il ne s'agissait pas d'enfants "spirituels" mais bien réels, avec les défauts peut-être qui faisaient horreur à st Augustin, mais aussi l'élan profond et la joie de vivre qui se cache derrière ce qu'on appelle les illusions et les naïvetés de l'enfance.

Devant les choses, la vie, l'eau, la lumière, l'enfant qui les voit pour la première fois s'émerveille toujours - et c'est lui qui a raison, c'est lui qui nous dit ce qu'elles sont vraiment, et le tourment des poètes n'est rien d'autre que de retrouver cet émerveillement, si facilement et définitivement perdu par les adultes.

Comment s'accomplit un tel naufrage? Il semble que ce soit sous l'effet de la convoitise: pour s'émerveiller devant la vie, il ne faut pas vouloir s'en emparer. L'homme qui part à la conquête du monde, les collectivités, les doctrines, les mystiques qui partent à la conquête du monde, vieillissent prématurément le coeur humain et le rendent foncièrement incapable de ce regard virginal et immaculé, infiniment pauvre, infiniment respectueux et splendidement audacieux, qui nous révèle seul la vraie dimension et la vraie couleur des choses: à savoir qu'elles sont merveilleuses, dans leur dépendance à l'égard du Créateur - regard incapable par conséquent de se laisser détourner de Dieu par une splendeur inaccessible à tout esprit de possession, et qui ne devient sensible qu'à des yeux parfaitement dépouillés.

Seul celui qui renonce au monde possède la pierre précieuse de la vie éternelle, et seul celui qui possède cette pierre connait combien le monde auquel il renonce est merveilleux et digne d'amour: car il le met à sa vraie place, et par là même reçoit le centuple du mensonge auquel il renonce. Il n'y a pas à opposer les joies du monde à celles du ciel - Dieu ne révélant les vraies joies de la création qu'à ceux qui lui donnent leur coeur: ....il y a donc plutôt à opposer avec st Paul, ceux qui semblent n'avoir rien, et qui ont tout, à ceux qui veulent avoir tout, et qui n'ont rien. Celui qui veut sauver son âme la perd, en perdant Dieu, et celui qui perd son âme la retrouve, et le monde avec, parce qu'il retrouve en face d'elle et en face du monde l'émerveillement de l'innocence devant la moindre des créatures.


Et bien que les adultes soient tristes, la vraie tristesse du monde leur est aussi cachée que sa beauté. Nous ne savons pas exulter comme Jésus devant le moindre rayon de lumière, le moindre lis des champs vêtu par le Père, et les oiseaux du ciel en recevant leur nourriture...mais nous ne savons pas non plus gémir et  porter comme une écharde la moindre injustice, le moindre mensonge, la moindre impiété qui se produit dans le monde: il faut que le mal touche nos nerfs et notre sensibilité pour nous faire frémir; nous ignorons ce frémissement de l'âme qui emportait un saint Dominique et lui faisait crier:" que deviendront les pécheurs?".. Nous sommes insensibles et comme hébétés devant la réalité affreuse et merveilleuse qui nous entoure: notre vie spirituelle est un long réveil, une suite d'Annonciations qui nous arrachent à notre inconscience et nous révèlent petit à petit ce qui est, la splendeur de Dieu et l'horreur du péché.


... Ce sens de l'émerveillement est aussi le fond de l'âme chrétienne, son chant intime et le chant intime de l'Eglise: sans lui, on grince, on sonne faux, on tombe infailliblement dans les hérésies clandestines.

Devenir un enfant, c'est aussi accepter de perdre pied. Il faut approcher du Royaume avec la mentalité "décontractée" de celui qui n'a aucune idée préconçue, aucun programme établi à l'avance..délicieuse au spectateur qui entend les trois coups avant le lever du rideau.. délicieuse pour une mentalité d'enfant, et pour elle seule. Elle se laisse porter vers l'inconnu avec joie, justement parce que c'est l'inconnu et qu'elle sait d'avance au fond de son coeur que tout est merveilleux, même et surtout ce qu'elle ne comprend pas, parce que son coeur est un coeur d'émerveillement. Ne cherchons pas ailleurs la racine de la confiance, de l'abandon et de l'aisance avec laquelle les saints se meuvent dans l'obscurité de la foi.
Il ne faut évidemment pour cela mettre aucune limite à la distance et à la vitesse à laquelle le Saint-Esprit pourra nous entraîner.
Il faut accepter d'être dérouté, désemparé ou, pour employer une expression familière qui prend son sens littéral, déboussolé. Accepter que s'envolent petit à petit toutes les cartes routières dont nous avons fait provision... pour que Dieu nous entrâine dans le pays où il n'y a plus de route.


R.P. Molinié o.p. un feu sur la terre.

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Rédigé par philippe

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Publié le 14 Février 2008


"Comment donner la charité aux autres, si nous ne l’avons pas entre nous? Observons si nous l’avons, non pas en général, mais si chacun l’a en soi, s’il l’a à la mesure nécessaire; parce que si elle n’est brûlante en nous, si nous ne nous aimons pas les uns les autres comme Jésus Christ nous a aimés et si nous n’accomplissons pas d’actes semblables aux siens, comment pourrions-nous espérer diffuser un tel amour sur toute la terre? Il n’est pas possible de donner ce que l’on n’a pas. 
 

Le devoir de la charité consiste précisément à faire aux autres ce que l’on voudrait raisonnablement qu’ils nous fassent. Est-ce que je fais vraiment pour mon prochain ce que je voudrais qu’il me fasse?

 

Observons le Fils de Dieu. Il n’y a que Notre Seigneur, qui soit si épris de l’amour pour les créatures qu’Il a laissé le trône de son Père, pour venir prendre un corps soumis à l’infirmité.

 

Et pourquoi cela? Pour établir entre nous, par sa parole et son exemple, la charité prochain. C’est cet amour qui l’a crucifié et a accompli l’oeuvre admirable de notre rédemption.

 
Si nous avions un peu de cet amour, resterions-nous les bras croisés?
Oh! non, la charité ne peut pas rester désoeuvrée, elle nous pousse à procurer le salut et le soulagement aux autres.
"


De “Conférence aux Prêtres de la Mission” de St Vincent de Paul (Conférence 207). 

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Rédigé par philippe

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