Publié le 11 Novembre 2007


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photo Gaud.

Notre Dame du Bien Mourir,
Mère de Jésus et notre Mère, c'est avec la sincérité des petits enfants que nous venons à vous pour vous confier nos derniers instants et notre mort.

Avec Jésus, vous avez assisté saint Joseph, votre époux, lors de son trépas; au pied de la Croix, vous avez reçu le dernier soupir de notre Sauveur, votre divin Fils; désormais, nous en avons l'assurance, vous êtes auprès de chacun de ses enfants, avec la sollicitude de votre coeur maternel, pour lui faire franchir le seuil de la mort et l'introduire  dans l'éternité.

Mais pour que nous puissions affronter dans la paix cette ultime épreuve, si rude à notre nature, soyez aussi pour nous Notre-Dame du Bien Vivre. Aidez-nous, nous vous en supplions à demeurer fidèles, jour après jour , aux engagements de  notre baptême, aux enseignements de la foi, à la pratique de la charité.

Pour y parvenir nous nous appuyons, avec la certitude de l'espérance qui ne déçoit pas, sur votre intercession toute puissante.

Notre Dame du Bien Mourir, recevez déjà notre action de grâces que nous vous redirons éternellement et daignez continuer à prier pour nous, pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort.

Amen.

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Publié le 11 Novembre 2007

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Publié le 9 Novembre 2007

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Publié le 9 Novembre 2007

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Le 5 Novembre 2007 Monseigneur André Vingt-Trois a été élu président de la Conférence des Evêques de France.

Le Petit Placide adresse toutes ses félicitations à l'archevêque de Paris.


Monseigneur André Vingt-Trois sera créé cardinal ce 24 Novembre 2007

Que toutes nos prières l'accompagnent avec l'assurance de notre soutien dans l'accomplissement de sa mission.


archevêché de Paris

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Publié le 8 Novembre 2007


                                                                      aujourd'hui 8 Novembre,
                                                                      13 Novembre pour le rite traditionnel.


Fête de la Toussaint.



Salut doux habitants
Des solitudes et du cloitre
Qui avez vaincu les cruelles
Armées de l'enfer en furie.

Les pierreries, l'or,
Et les grands honneurs
Vous les avez piétinés,
Avec les joies amères du monde.

Pour votre nourriture,
Herbes et légumes ont suffi;
L'eau pure pour votre boisson,
La terre dure pour votre couche.

Vous avez vécu parmi
Les serpents et les dragons furieux;
Les apparitions des démons affreux
N'ont pu vous effrayer.

Loin des choses mortelles,
Votre ame fervente s'élevait
Unie aux choeurs célestes,
Comme fixée parmi les étoiles.

Au Père céleste souverain,
Au Fils de la Sainte Vierge,
Comme à l'Esprit consolateur,
Toute louange et toute gloire,

Amen.

Faites, Dieu tout-puissant, nous vous en prions, que l'exemple
des saints moines nous stimule, pour mener une vie meilleure, afin
que nous suivions les traces de ceux dont nous
célébrons la fete.




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Rédigé par philippe

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Publié le 8 Novembre 2007

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"Oh! vois-tu, j'ai une compassion profonde pour les âmes qui ne vivent pas plus haut que la terre et ses banalités; je pense qu'elles sont esclaves et je voudrais leur dire: Secouez ce joug qui pèse sur vous; que faites-vous avec ces liens qui vous enchaînent à vous-même et à des choses moindres que vous-même?"

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Rédigé par philippe

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Publié le 7 Novembre 2007


Le Petit Placide adresse au collège st Jean de Passy, ses sincères condoléances à la suite du décès de Coco, dont il a connu les bons et les loyaux services exemplaires pour le collège.

Que Dieu l'accueille dans sa béatitude...


et fidelium animae per misericordiam dei requiescant in pace.


st jean de passy.

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Publié le 7 Novembre 2007

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A
un certain point de vue, l'adoption dans la vie bénédictine est peut-être soumise à des conditions moins complexes que dans certaines formes modernes de vie religieuse: on peut devenir Jésuite, Dominicain, Franciscain, que moyennant des qualités très définies. Vous n'avez rien, je suppose, de ce qu'il faut pour être prédicateur, professeur, missionnaire; vous ne pouvez donc, sans témérité, entrer dans un Ordre qui est voué par définition aux missions, à l'enseignement, à la prédication. Sans doute, nul ne songera à se faire moine simplement parce que les autres portes lui sont fermées. Mais enfin, dans la vie bénédictine, on ne réclame guère de nous qu'une aptitude: la disposition intérieure à nous sanctifier.  Et cette aptitude existe lorsqu'on a une âme baptisée et qu'on est résolu à développer les énergies de son baptême.


Une santé très ordinaire peut suffire à notre tâche monastique. Mais ce qui importe de demander au candidat à la vie contemplative, c'est un certain équilibre de tempérament, qui n'est pas toujours très commun dans notre siècle d'impulsifs et de névrosés. Celui qui  se voue à la vie monastique avec une tête un peu faible et des tares intellectuelles y perdra tout ce qui lui reste, ou du moins deviendra un fardeau pour ses frères et un danger pour la communauté. Une préoccupation exagérée de la santé, du moi, de l'honneur et des attentions qu'il mérite, serait d'assez triste augure; l'hypertrophie du moi peut-être le premier indice de la folie. Au reste, il ne suffit pas, pour éliminer un candidat, de constater chez lui certains défauts légers et quelques tendances égoïstes, sinon personne ne serait élu.

Il n'est pas besoin d'être Platon ou Aristote pour faire oeuvre de contemplatif chrétien. Mais il y aurait certainement présomption à entrer aujourd'hui dans la vie contemplative, nous ne disons pas seulement sans culture préalable de l'intelligence, - ce qui est interdit par le Saint Siège - mais sans un goût réel des choses spirituelles. La vie contemplative ne consiste pas à rêver et à ne rien faire du tout. On doit même se défier de ceux qui négligent l'étude sous prétexte que nous ne sommes voués qu'à la contemplation pure, ou bien parce que, selon l'Apôtre:" la science gonfle". Il est notoire que le goût de la vraie et saine doctrine est, dans l'ensemble de notre vie, une garantie de persévérance, de dignité et de progrès, parfois plus assurée qu'une certaine forme de piété.

Il faut à celui qui se présente une disposition à prendre sa foi au sérieux, une disposition de vaillance. Au monastère, notre subsistance est assurée; nous n'avons pas l'aiguillon extérieur de la nécessité, ni cet encouragement que l'action porte avec elle. Si le contemplatif n'est pas aussi un courageux, il deviendra vite un traînard, un fuyard de la perfection, un inutile. On lui demande encore l'amour du calme, du silence, un certain éloignement pour le monde, pour la politique, pour l'action extérieure, pour un ministère qu'il a librement abandonné, même, ajouterions-nous volontiers, pour les affaires de sa famille; nous n'avons pas à assurer l'avenir de nos frères, de nos soeurs, de nos neveux ou nièces; notre prière et notre fidélité seront plus efficaces auprès de Dieu que des industries humaines pour lesquelles nous n'avons plus de compétence. Le candidat doit avoir aussi un bon caractère et une certaine jeunesse d'âme: les esprits critiques, grincheux, insociables, sont peu faits pour une Règle qui exige un contact perpétuel avec des frères et une soumission filiale envers l'Abbé.


Enfin, une excellente marque de vocation à la vie contemplative est décrite par ce passage de l'Ecclésiastique:" Ayant le souci de la beauté, ils mettaient de la paix et de l'ordre dans leur maison".

Le souci de la beauté n'implique pas forcément des goûts d'artiste et des aptitudes aux beaux-arts; mais il implique une tendance à ne rien faire à demi, à réaliser la pureté parfaite, une disposition délicate à ne laisser rentrer chez soi, sous aucune forme de déguisement, les petites passions d'un monde auquel on a renoncé.

La courtoisie, la disposition dans les relations avec le Seigneur comme avec les frères découlent aussi de ce culte pour la beauté; de même l'amour éclairé de l'Office divin, de ses rites et de ses chants.

dom Delatte: la vie bénédictine.

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Rédigé par philippe

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Publié le 6 Novembre 2007

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A partir d'aujourd'hui, pour chaque abus liturgique perpétré,
nous abattrons froidement un châton.
Vous seul(e) pouvez faire cesser le massacre...
Boycottez les abus liturgiques, dès aujourd'hui !

association de défense des châtons de France.

sauvez-les-chatons.jpg

 

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Rédigé par philippe

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Publié le 6 Novembre 2007

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L
'oeuvre de Dieu dans sa forme achevée et parfaite, la louange divine dans son expression liturgique la plus accomplie et la plus large, telle est l'occupation centrale et première de la vie monastique; ce que saint Benoît appelle l'Oeuvre de Dieu. "lOpus Dei": l'Oeuvre qui a Dieu et Dieu seulement pour objet direct, l'Oeuvre qui signifie Dieu, l'Oeuvre qui réalise des choses divines, l'Oeuvre à laquelle Dieu s'intéresse uniquement, dont il est l'Agent principal, mais qu'il a bien voulu voir s'achever par des mains et sur des lèvres humaines.


Le Sacrifice Eucharistique est l'Oeuvre centrale du culte catholique, mais autour de ce Sacrifice, auquel les moines donnent un éclat et une solennité particulière, se groupent les diverses heures de la louange divine, célébrées elles aussi avec toute la splendeur des chants et des cérémonies de l'Eglise.

Alors que la vie chrétienne telle qu'elle est menée communément dans le monde, ne laisse à Dieu qu'une part peu considérable et des instants rapides, depuis surtout que la célébration solennelle des divins Offices a cessé presque partout dans l'Eglise et a été désertée par les âmes chrétiennes là même où elle existe encore, le moine appartient par toute sa vie, par toutes les heures du jour et de la nuit au culte divin, à la louange divine.: il veille constamment à ce que  de la terre vers le ciel s'élève ce concert des voix qui bénissent le nom de Dieu. Alors aussi que de la terre, ne se bornant plus à l'oubli, pousse jusqu'au blasphème et que tout ce qui lui rappelle Dieu lui est un lui est un pesant fardeau et une entrave odieuse, la vie monastique est le tribut prélevé par Dieu sur la race humaine; ce devoir essentiel du culte et de la religion, l'adoration, la louange, la prière et l'action de grâces, la voix de l'amour et la voix du repentir monteront sans cesse jusqu'au trône de Dieu. S'il est vrai que Dieu n'a pas pu en toutes choses chercher que sa gloire,  et le monde entier n'a d'autre fin que de la procurer, qui peut nier que là soit pleinement remplie l'intention divine où la vie chrétienne n'a d'autre but, d'autre dessein, d'autre fonction, d'autre emploi que d'être tout entière dépensée pour la gloire et pour l'honneur de Dieu.

Telle a été la pensée de saint Benoît. Aussi a-t-il consacré à la distribution et au règlement de l'office divin une portion considérable de sa Règle, et avant toute chose demande-t-il à celui qui vient au monastère l'attention et l'amour pour l'Office divin,

Le moine ne doit "rien préférer à l'Oeuvre de Dieu".
De fait, c'est à elle que se réfèrent tous les autres travaux monastiques; c'est elle qui détermine tout notre horaire, elle réclame presque toutes les oeuvres de notre journée et les meilleures. Nous sommes moines avant tout pour cela, nous avons à procurer la gloire de Dieu et à nous occuper de Lui, à lui rendre honneur, hommage et service selon les formes, les prières, les chants et les cétémonies instituées par l'Eglise. Nous devons ainsi associer notre voix à la voix des Anges et devancer les heures de l'éternité. Nous avons à dépenser la vie d'ici-bas auprès de Celui qui est uniquement intéressant, uniquement sympathique, uniquement attachant.


Il se trouve d'ailleurs que la prière de l'Eglise, célébrée avec intelligence et piété pour honorer Dieu, devient pour nous le moyen de notre sanctification. Rien n'assainit l'âme comme le contact avec Dieu; rien n'élève l'âme comme l'exercice de sa tendresse avec Dieu. Ainsi puisons-nous à la même source encore de la liturgie sainte et le moyen de rendre gloire à Dieu, et le procédé de notre sanctification. Même ces deux éléments réagissent l'un sur l'autre; le contact avec Dieu purifiant et élevant notre âme, et notre âme sanctifiée devenant plus capable d'offrir à Dieu une adoration digne de lui. A me- sure que s'élimine tout ce qui est de nous, nous entrons plus pleinement dans le Mystère et le Sacrifice du Seigneur, jusqu'à ce que le Christ soit tout en nous tous. N'est-ce pas là la plénitude de la vie chrétienne?

Il n'importe pas du tout que le monde ne comprenne rien à cette oeuvre de la prière et qu'il n'en apprécie point la portée, si ce n'est peut-être au point de vue esthétique: et encore, combien pénètrent la réelle et surnaturelle beauté des rites de l'Eglise et du chant sacré?

Nous croyons pourtant à la valeur apostolique et sociale de notre prière, et nous pensons atteindre directement par elle non seulement Dieu et nous, mais encore le prochain. Sans même parler de son influence secrète sur la marche providentielle des évènements, n'y a-t-il pas une prédication très efficace dans le spectacle d'un Office divin dignement célébré?

Depuis l'heure de la primitive Eglise, la liturgie catholique est un principe d'unité pour le peuple de Dieu, et la charité sociale a été créée par elle.

Faut-il espérer voir renaître la vraie et profonde solidarité du peuple chrétien en dehors de cette réunion de tous autour de Dieu, dans une même prière et la Communion à un même pain vivant?

Quoiqu'il en soit, nous consentons d'ailleurs à ne rien produire qui se voit et se palpe, et à n'avoir pas d'autre utilité que celle d'adorer Dieu.

Et joyeusement nous prenons notre parti de n'atteindre par l'Opus Dei que le but essentiel des choses, la fin de toute création intelligente, la fin même de l'Eglise.

dom Delatte: la vie monastique.

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