Publié le 24 Novembre 2007

serpent-langue.jpg

"les serpents sont moins dangereux que la perversité humaine.
Le venin du serpent est visible : les hommes, au contraire, distillent goutte à goutte, sans bruit, mais chaque jour, leur poison , qui peu à peu détruit toute la vigueur de notre vertu."



st Jean Chrysostome.

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Publié le 24 Novembre 2007



"..les biens qui sont l'objet de notre espérance sont plus évidents que les biens extérieurs et visibles, tant est grande la certitude de la foi.


Vous me direz encore : Pourquoi ne pas recevoir dès ici-bas la récompense de nos travaux ? Parce que cette vie est le temps de la lutte et des combats, et que les couronnes et les récompenses sont le partage de la vie future. (2Tm 4, 8).

Nous devons encore ici admirer la Providence de Dieu, qui a renfermé pour nous les travaux et les fatigues dans l'espace si court de cette vie périssable, en réservant les récompenses et les couronnes pour cette vie immortelle et qui ne doit jamais finir.


st Jean Chrysostome.

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Publié le 24 Novembre 2007

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Fête du Christ-Roi. Année C.
2 Sm 5, 1-3 ; Col 1, 12-20 ; Luc 23, 35-43.
 



Le Christ, Roi sur la Croix.
 











En ce dernier dimanche de l'année liturgique, l'Église nous invite, avec saint Luc, à contempler le Christ-Roi dans le Crucifié du calvaire.

Le paradoxe de l'Évangile est manifeste : cet homme injustement condamné se dit roi pourtant, et, du haut de la croix, il fait un geste royal en promettant le bonheur infini de son Royaume qu'il appelle le paradis. Vraiment, notre Dieu est un Dieu caché !

En cette page de son évangile, saint Luc réunit en un sommet deux thèmes qui lui sont chers: le thème du Royaume et celui de la Croix.

Dans la première partie de son Évangile, saint Luc a montré en Jésus le Roi, annoncé à Marie comme le Messie descendant de David dont le règne n'aura pas de fin. Et ce Royaume de Dieu, Jésus l'enseigne en paraboles et il l'inaugure par des signes, des miracles.

Dans la deuxième partie de l'Évangile, Jésus monte résolument vers Jérusalem pour y être crucifié, et il invite son disciple à porter sa croix avec lui.

C'est donc par sa Croix que Jésus établit son Royaume.

Mais cela est si peu évident que Luc insiste à deux reprises pour que dire que Jésus en croix est à regarder. Dans tout le Nouveau Testament, c'est ici le seul emploi du mot grec theoria, ce nom désignant pour les sages de l'antiquité l'objet le plus beau de toute la contemplation à laquelle l'homme puisse aspirer. Cette scène du Calvaire est un spectacle, une représentation.

Et Luc montre un « show » final en une sorte de génial mouvement de caméra :

D'abord, un large panoramique sur le décor : la foule, qui l'avait pourtant acclamé Roi le jour des Rameaux au cri de Hosanna, se tient maintenant passive, indifférente, hébétée.

Puis un triple gros plan :

-les chefs du peuple ricanent : ils pensent avoir eu raison de mettre à mort cet imposteur qui se prétendait le Messie, l'Élu de Dieu ;

- les soldats romains qui l'ont crucifié se gaussent de ce roi des juifs qui a si piètre mine ;

- un des condamnés, le mauvais larron, se moque de Jésus qui ne l'intéresse que dans la mesure où il pourrait le sauver en le faisant descendre de la croix avec lui.

C'est le crescendo de l'abjection : se faire insulter par les notables, par l'armée, et même par les voyous ; la dignité décroissante des acteurs crie l'amplification de la haine.

Or cette haine, malgré toutes les apparences, n'enlève rien à la dignité du Crucifié : il est Roi. Et la caméra se braque alors sur le sommet du poteau d'exécution où une inscription en trois langues dit (mais c'est dans un silence impressionnant de la bande sonore) :

« Celui-ci est Jésus de Nazareth, Roi des juifs ! »

Et voici que le « son » reprend : l'autre bandit se saisit de cette inscription dérisoire : « Quand tu viendras dans ton Royaume, souviens-toi de moi... » Alors Jésus fait un geste royal : il assure à ce malfaiteur qu'aujourd'hui même, dans cette mort même, il va partager le bonheur de son Royaume, qui est un paradis, un lieu de gloire caché en Dieu.

Aujourd'hui, le Royaume de Jésus est déjà là pour nous. Saint Paul, dans la 2e lecture, dit que Dieu nous a arrachés au pouvoir des ténèbres et nous a fait entrer dans le royaume de son Fils bien-aimé. Nous sommes dans ce royaume quand nous sommes tout à Dieu, quand, par la foi, l'espérance et la charité, Jésus règne sur notre intelligence, notre volonté, notre coeur. Comme le bon larron, avec les yeux de la foi, nous confessons en Jésus qui se donne jusqu'à l'ignominie et l'anéantissement de la Croix la victoire du suprême et tout-puissant amour ; nous espérons de lui tout ce qu'il nous a promis avec le paradis à la fin de la vie ; nous l'aimons de tout note coeur et nous offrons nos lèvres pour le louer.

Le Royaume de Jésus est déjà dans le monde par tous ceux qui s'inspirent de l'Évangile dans leurs options morales, sociales et politiques ; cependant, il est clair que ce Royaume n'est pas de ce monde, où règne tant de mal. Il n'est pas d'ordre politique : Jésus a refusé qu'on le fasse roi, et il a rejeté la proposition de Satan : « Je te donnerai les royaumes de la terre ». Par opposition aux rois des nations qui font sentir leur autorité, il a déclaré à ses disciples, à la Cène, qu'il était au milieu d'eux comme Celui qui sert : sa royauté est celle du Serviteur de Dieu qui est le premier en amour. Il est roi en sollicitant la volonté de l'homme, mais sans la violenter comme un tyran qui s'imposerait par force. Le cardinal Ratzinger, lors de son discours de réception à l'Académie des sciences morales et politiques, le 6 novembre 1992, affirmait que « la foi ne peut être imposée par l'État, mais repose sur des convictions librement acquises ». Et le cardinal citait Origène : « Le Christ ne triomphe de personne sans qu'il le veuille lui-même. Il ne triomphe qu'en convainquant, car il est la Parole de Dieu ».

Dans le Notre Père, nous prions : « Que ton Règne vienne » ; nous ne demandons pas pour Dieu le triomphe et la domination, nous demandons que l'amour enfin arrive à régner. Que Jésus règne sur les coeurs qui se laissent aimer, séduire par la douceur de son amour; que son pouvoir s'exerce par l'attraction de la Vérité sur tous les hommes ; qu'il soit le Roi de tous comme il le fut pour le bon larron, notre modèle, le seul saint qu'ait canonisé Jésus.

Oui, le règne de Dieu est un royaume caché : il est « justice, paix et joie dans l'Esprit Saint » (Rm 14,17).


un moine..o.s.b.
pour le Petit Placide.
pax

+

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Publié le 24 Novembre 2007

marie.jpg-2.JPG
de ces sourires, de ces espérances,
l'espérance est une toute petite fille.... 

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Rédigé par philippe

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Publié le 24 Novembre 2007

pri--re-copie-1.jpg

Isch bin noch klèèn
Mïn Härzele isch noch rèèn
Dorf néme drine woone
Äss Jesus Kindele gànz àllèèn

Traduction (littérale):
Je suis encore petit
Mon tout petit coeur est encore pur
Personne ne peut y vivre
Seulement le petit Enfant-Jésus tout seul.

Quo vadis.


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Rédigé par philippe

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Publié le 24 Novembre 2007

Fond-chateau-copie-1.jpg
Spe Salvi

son seul regret de n'avoir pas été un ancien élève, d'où la prochaine venue de son encyclique,
pour se rattrapper espérant que son directeur lui pardonnera cette tare.
Félicitations ...PS.: vous pouvez toujours y  envoyer vos dons,
pendant l'Avent à la place du CCFD c'est quand meme mieux..les élèves vous
en remercient de votre grande générosité et ils vous assurent de
toutes leurs prières, évidement. Il y en a plein qui peuvent dire
cela je crois "Spe Salvi" ...


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Rédigé par philippe

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Publié le 24 Novembre 2007

gave-de-pau.jpg

"Ne nous décourageons donc pas quand le malheur fond sur nous.
Ce n'est qu'un torrent qui se précipite, une nuée qui passe. S'agit-il de quelque chose de fâcheux? cela aura une fin ; de quelque chose de difficile? cela ne durera pas toujours.

S'il en était autrement, la nature n'y suffirait pas. Mais, direz-vous, un grand nombre sont entraînés par le torrent. Sans doute. Mais la cause en est moins clans sa violence que dans la lâcheté de ceux qui se laissent abattre trop facilement. Afin donc que le torrent ne nous entraîne pas et que nous puissions marcher d'un pas ferme jusque dans ses plus grandes profondeurs, sondons-le et saisissons l'ancre divine, pour n'avoir plus à redouter aucun naufrage.

Un torrent n'est terrible que pour un temps, bientôt après il s'apaise d'une manière étonnante: « Les eaux nous auraient submergés. » Selon une autre version : « Alors les eaux nous auraient inondés en passant sur notre âme comme un torrent, et notre âme eût trouvé cette inondation insurmontable; » ou bien : « Alors les superbes auraient passé sur notre âme comme un torrent. » Admirons la grandeur du secours de Dieu et comment, au milieu de tant de maux, il ne permet pas que ses enfants soient submergés.

En effet, s'il laisse augmenter les maux, ce n'est pas pour nous accabler, mais pour nous éprouver davantage et faire éclater sa puissance. Les superbes, dont il est ici question, sont les ennemis qui, tout en se précipitant sur les Juifs avec plus de violence qu'un torrent quelconque ou qu'une inondation insurmontable, ne leur ont fait aucun mal.
La cause en est dans la protection de Dieu, dans son assistance divine et son secours invincible. Aussi, après avoir dit qu'il a été délivré des maux, il nomme son libérateur et il le comble de louanges. « Béni soit le Seigneur qui ne nous a pas laissés en proie à leurs dents  ! Car notre âme a été arrachée de leurs mains comme un passereau du filet des chasseurs. »

st jean Chrysostome.

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Publié le 23 Novembre 2007

sacrement.jpg

Au commencement était l'espérance...
L'espérance
est une toute petite fille.
La foi
est celle qui tient bon dans les siècles des siècles.
La charité
est celle qui se donne dans les siècles des siècles.

Mais ma petite espérance est celle
qui se lève tous les matins...
qui tous les matins nous donne le bonjour,
qui dit bonjour au pauvre et à l'orphelin...

La foi est un grand arbre et sous les ailes de cet arbre,
la charité
abrite toutes les détresses du monde.

Et ma petite espérance n'est rien
que cette promesse de bourgeon,
qui s'annonce au fin commencement d'avril...
C'est lui qui a l'air de se nourrir de l'arbre...
et pourtant c'est de lui que tout vient au contraire.
Sans un bourgeon qui est une fois venu, l'arbre ne serait pas...

La foi ça ne m'étonne pas.
Ça n'est pas étonnant :
j'éclate tellement dans ma création
que pour ne pas me voir il faudrait
que ces pauvres gens fussent aveugles.

Mais l'espérance dit Dieu,
voilà ce qui m'étonne
Moi-même.
Ça c'est étonnant
Quelle ne faut-il pas que soit ma grâce
et la force de ma grâce pour que cette petite espérance
,
vacillante au souffle du péché, tremblante à tous les vents ,
anxieuse au moindre souffle, soit aussi invariable,
se tienne aussi fidèle, aussi droite, aussi pure.

Ce qui m'étonne, dit Dieu,
c'est l'espérance
, je n'en reviens pas .
Cette petite espérance
qui n'a l'air de rien du tout.
Cette petite fille espérance
.
Immortelle .

Charles Peguy.

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Publié le 23 Novembre 2007

st-benoit-copie-1.jpg

O glorieux Patriarche des moines, Benoît, bien aimé du Seigneur, Père très secourable envers tous les pécheurs qui requièrent votre protection, moi qui suis un pauvre pécheur, je viens à vous.

Jamais un malheureux ne s'adressera à vous sans recevoir aide et consolation. Je sais que vos prières ont ressuscité des morts, que vous avez rendu la vigueur aux boiteux, la vue aux aveugles, l'ouïe aux sourds; que vous avez brisé les liens des captifs, soulagé par des miracles la pauvreté des indigents et que vos reliques sacrées elles-mêmes ont opéré de nombreux miracles.

Rempli de confiance, je m'approche de vous, Père plein de tendresse, et de tout mon coeur, je vous demande d'intervenir miséricordieusement en ma faveur auprès de Dieu.

Veuillez me recevoir et me conserver en votre garde; défendez de tous les maux mon corps et mon âme, préservez-moi, avec tous ceux qui me sont chers, de la puissance des mauvais anges.

Priez surtout pour mon salut éternel.

O Père miséricordieux, ne me repoussez pas, mais obtenez-moi, par vos mérites, la grâce de mourir dans l'amitié divine, en sorte que je sois digne de parvenir près de vous au Paradis, et de chanter avec vous pour l'éternité, les miséricordes du Seigneur.

Ainsi soit-il.

...---...

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Rédigé par philippe

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Publié le 23 Novembre 2007

13-hostia-i-kielich.jpg

" Je découpe l'éternité en petites miettes...

Je découpe Mon Etre meme en petites hosties pour vous en donner une chaque jour.


Je découpe le Continu en discontinu  pour multiplier l'Acte ineffable qui me livre...."

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Rédigé par philippe

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