Publié le 12 Juin 2008




Vers la fin du IVe siècle, Saint Paphnuce, qui vivait dans un monastère en Egypte, reçut l'inspiration de s'enfoncer dans le désert profond, afin d'y trouver des hommes de Dieu et de recevoir leur bénédiction. Après quatre jours de marche, ses provisions étant épuisées, il tomba d'inanition. Mais un Ange vint le réconforter et le conduisit pendant quatorze jours, sans prendre de nourriture, jusqu'à un homme à l'apparence redoutable : Il était nu et couvert de poil, comme un animal, ne portant autour des reins qu'un pagne fait de branches d'arbres. Il avait l'apparence d'un cadavre, tant sa chair était exténuée par l'ascèse, et ses cheveux, blancs comme la neige, tombaient jusqu'à terre. Il interpella par son nom Paphnuce qui s'était caché, et ayant échangé un saint baiser, il lui raconta l'histoire de sa vie. Il lui relata qu'il était fils du roi de Perse et qu'après sa naissance, obtenue après de longues années de prières, son père avait reçu la révélation de le baptiser sous le nom d'Onuphre et de le conduire aussitôt après dans un monastère d'Egypte, pour le consacrer au service de Dieu. En chemin, une biche l'allaitait, et elle continua de le nourrir de son lait au monastère, jusqu'à l'âge de trois ans. Dans cette communauté exemplaire, l'enfant grandit dans la crainte de Dieu et l'amour de tous ses commandements. Comme il entendait sans cesse vanter les anachorètes, émules du Prophète Elie et de Saint Jean Baptiste, qui vivent dans le désert pour Dieu seul, tendus tout entiers vers les biens à venir, et sans aucune consolation humaine, il fut saisi d'un désir insatiable de les imiter. Il quitta finalement de nuit le monastère, et sur la route, son Ange Gardien lui apparut, au sein d'une lumière resplendissante, et lui promit de l'assister jusqu'à la fin de ses jours. Il le guida jusqu'à une grotte où vivait un vieil anachorète d'origine juive, Hermias, qui l'instruisit pendant quelques jours sur le mode de vie des ermites, puis le conduisit jusqu'au lieu de son combat, près d'un palmier et d'une source claire. Par la suite, il lui rendait visite une fois par an, jusqu'à son bienheureux repos.

Saint Onuphre mena en ce lieu, pendant soixante-dix ans, un combat sans répit contre la nature, la faiblesse de la chair et les démons. Il endurait la chaleur torride, le froid de la nuit et de l'hiver, la faim, les maladies, pour obtenir les biens promis par Dieu à ceux qui l'aiment; mais l'assistance divine ne lui fit jamais défaut, chaque fois que cela lui était nécessaire. Quand ses vêtements furent tombés en lambeaux, le Seigneur lui fit pousser sur tout le corps un poil abondant qui le protégeait des rigueurs du climat, et chaque jour un Ange venait lui apporter un pain en nourriture. A la question de Paphnuce sur la Sainte Communion, le vieillard répondit que chaque dimanche un Ange de Dieu venait apporter à tous les anachorètes la Sainte Communion qui les remplissait de consolation spirituelle et d'énergie pour poursuivre leurs combats. « Ayant abandonné tout souci de ce monde pour se confier en Dieu seul, nous ne sentons, lui dit-il, ni faim, ni soif, ni autre affliction. Et lorsque l'un d'entre nous désire avec nostalgie revoir les hommes, les Anges le transportent en vision au Paradis, où il se voit si pénétré de lumière divine, qu'il en oublie tous ses labeurs et ses peines, et c'est avec une ardeur accrue qu'il reprend son ascèse. »


Onuphre conduisit ensuite son hôte jusqu'à sa hutte, où ils continuèrent leur entretien jusqu'au soir. Paphnuce vit alors dans la cellule un pain que Dieu avait envoyé pour eux, et après s'être rassasiés, ils passèrent toute la nuit en prière. Au matin, Onuphre révéla à son hôte que Dieu l'avait envoyé pour se charger de sa sépulture, car le temps était venu pour lui de gagner sa patrie céleste. Et il donna à Paphnuce l'ordre de retoumer vers les hommes pour leur enseigner le mode de vie des ermites, afin qu'ils puissent les imiter, chacun selon ses forces. Après avoir prié, il s'étendit à terre, son visage resplendit d'une lumière qui n'était pas de ce monde et un parfum remplit l'endroit. Puis des coups de tonnerre retentirent et le ciel s'ouvrit pour faire place à l'Armée Angélique tout entière qui venait recevoir son âme. Au milieu de ce concert de fête, la voix du Christ se fin entendre, invitant l'âme de son serviteur à gagner la béatitude. Comme Paphnuce versait des larmes abondantes sur le corps du Saint Ascète, en se demandant comment ouvrir une tombe dans le sol desséché, deux lions apparurent et creusèrent pour lui une fosse, dans laquelle il déposa le corps.


Sur le chemin du retour, il rencontra quatre vieillards qui demeuraient dans une grotte depuis soixante ans, et plus loin, dans un endroit paradisiaque, quatre autres jeunes ascètes. Nobles d'Oxyrynque, ils avaient renoncé aux études profanes pour apprendre, dans la solitude, la vraie sagesse. Ils vivaient séparés pendant cinq jours, et se retrouvaient le dimanche, pour recevoir la communion d'un Ange. Malgré son désir de rester avec eux, Paphnuce dut reprendre sa marche, et finalement il parvint en Egypte, où il témoigna qu'en vérité des hommes de chair peuvent mener en ce monde une vie semblable à celle des Anges. Il passa le reste de ses jours de manière agréable à Dieu, et s'endormit en paix pour rejoindre le séjour des justes.

 

source 


 

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Rédigé par philippe

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Publié le 11 Juin 2008


Le Chêne et le Roseau



Le Chêne un jour dit au Roseau :
"Vous avez bien sujet d'accuser la Nature ;
Un Roitelet pour vous est un pesant fardeau.
Le moindre vent, qui d'aventure
Fait rider la face de l'eau,
Vous oblige à baisser la tête :
Cependant que mon front, au Caucase pareil,
Non content d'arrêter les rayons du soleil,
Brave l'effort de la tempête.
Tout vous est Aquilon, tout me semble Zéphyr.
Encor si vous naissiez à l'abri du feuillage
Dont je couvre le voisinage,
Vous n'auriez pas tant à souffrir :
Je vous défendrais de l'orage ;
Mais vous naissez le plus souvent
Sur les humides bords des Royaumes du vent.

La nature envers vous me semble bien injuste.
- Votre compassion, lui répondit l'Arbuste,
Part d'un bon naturel ; mais quittez ce souci.
Les vents me sont moins qu'à vous redoutables.
Je plie, et ne romps pas.

La Fontaine.

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Rédigé par philippe

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Publié le 10 Juin 2008



"Ô mon Seigneur et mon Bien ! Je ne puis parler de la sorte sans verser des larmes et sentir mon âme inondée de bonheur. Vous voulez, Seigneur, demeurer avec nous comme vous demeurez au Sacrement de l'autel. Je puis le croire en toute vérité, puisque c'est un point de notre foi, et c'est à bon droit que je puis me servir de cette comparaison. Et si nous n'y mettons obstacle par notre faute, nous pouvons mettre en vous notre bonheur. Vous-même, vous mettez votre bonheur à demeurer en nous, puisque vous nous l'assurez en disant : « Mes délices sont d'être avec les enfants des hommes ! » 0 mon Seigneur, quelle parole que celle-là. Chaque fois que je l'ai entendue, elle a toujours été pour moi, même au milieu de mes grandes infidélités, la source des consolations les plus vives. Mais, ô mon Dieu, serait-il possible de trouver une âme qui, après avoir reçu de vous des faveurs si élevées, des joies si, intimes, et compris que vous mettiez en elle vos délices, vous ait offensé de nouveau, et ait oublié tant de faveurs et tant de marques de votre amour dont elle ne pouvait douter puisqu'elle en voyait les effets merveilleux ? Oui, cela est possible, je l'affirme. Il y a une âme qui vous a offensé, non pas une fois seulement, mais souvent, et cette coupable, c'est moi, ô mon Dieu. Plaise à votre Bonté, Seigneur que je sois la seule âme de cette sorte, la seule qui soit tombée dans une malice si profonde et qui ait manifesté un tel excès d'ingratitude ! Sans doute, vous avez daigné dans votre infinie Bonté en tirer quelque bien et plus ma misère a été profonde, plus aussi elle fait resplendir le trésor incomparable de vos miséricordes. Et avec combien de raison ne puis-je pas les chanter éternellement ! Je vous en supplie, ô mon Dieu, qu'il en soit ainsi, que je puisse les chanter et les chanter sans fin ! Vous avez daigné me les prodiguer avec tant de magnificence ! Ceux qui le voient en sont étonnés. Moi-même j'en suis souvent ravie, et je puis mieux alors vous adresser mes louanges ! Si une fois revenue à moi je me trouvais sans vous, ô Seigneur, je ne pourrais rien. ... Ne le permettez pas, Seigneur. Ne laissez pas se perdre une âme que vous avez achetée au prix de tant de souffrances.

 

j'en suis resté à cette année mémorable et pleine de bons souvenirs.. On vit avec ses souvenirs les meilleurs. Ce sont eux qui gardent après tout notre jeunesse d'âme. Là on peut arrêter le temps et le revivre avec abondance.  C'est ce qui est chouette. Que peut tout le reste. Il y a des gens avec qui l'on sent cette communion si étroite et si vraie, si simples et toujours égals à eux-mêmes.

Tant pis pour le reste. Le tout c 'est de se retrouver quelque part, de rester ce que l'on est, et de ne pas lâcher. dixit CP et il a bien raison. 

Il y a tant de choses,  véhicules de doutes, de retour sur soi,  il ne faut sans doute pas se laisser prendre au piège. Il ne faut croire que ce qui peut nous relever et aller de l'avant et laisser ce qui nous abaisse et nous remplit enfin de compte que trop de scrupules.. DUC IN ALTUM! sans aucun doute.



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Rédigé par philippe

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Publié le 6 Juin 2008

L'HOMME NOUVEAU
LA VIE BENEDICTINE,
SOURCE DE TOUTE PAIX.

"La réponse libre de l'homme à l'appel de Dieu est une question d'amour. Quand Dieu a montré et manifesté tant d'amour pour l'homme et que celui-ci a les yeux de l'âme assez ouverts pour le reconnaître, le coeur assez libre pour y répondre, alors il entrevoit que la source du vrai bonheur est de rendre amour pour amour."

à ne pas manquer  le dernier numéro
Merci pour cet excellent entretien avec le père Abbé..superbe!


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Rédigé par philippe

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Publié le 6 Juin 2008



Dieu est en vous comme étant l'Etre infini, et il vous comble de ses faveurs.
Il est tout-puissant ; il vous fait du bien et il vous aime avec sa toute-puissance.
Il est sage ; vous sentez qu'il vous fait du bien avec sa sagesse.
Il est infiniment bon ; vous sentez qu'il vous aime avec sa bonté.
Il est Saint ; vous sentez qu'il vous aime et vous fait du bien avec sa sainteté.
l est juste ; vous sentez qu'il vous aime et vous comble de faveurs d'une manière juste.
Il est miséricordieux, compatissant, clément ; vous éprouvez sa miséricorde, sa compassion et sa clémence.
Il es l'Etre fort, sublime délicat ; vous sentez qu'il vous aime d'une manière forte, sublime, et délicate. Il est chaste et pur ; vous sentez que son amour pour vous est chaste et pur.
Il est vrai ; vous sentez qu'il vous aime en vérité.
Il est libéral (Sg 6,17) ; vous constatez qu'il vous aime et vous comble de faveurs d'une manière libérale, sans intérêt aucun, avec le souci unique de vous faire du bien.
Il possède une souveraine humilité et c'est avec une souveraine humilité et une souveraine estime de vous qu'il vous aime.
Il vous met à son niveau ; il se découvre lui-même à vous avec joie dans ces connaissances qu'il vous donne ; il vous montre un visage plein de grâce et, dans cette union avec lui qui vous fait tressaillir de joie, il vous dit : « Je suis à toi et pour toi ; je suis content d'être ce que je suis pour être à toi et me donner à toi ».
Qui pourra exprimer ce que vous ressentez, ô bienheureuse âme ! en vous voyant aimée de la sorte ...

st jean de la Croix

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Rédigé par philippe

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Publié le 5 Juin 2008



"Recevez-moi Seigneur, suivant votre promesse et je vivrai; et ne permettez pas que je sois confondu dans mon
espérance".

"voulez-vous persévérer dans votre sainte entreprise jusqu'à la mort?
je le veux, avec l'aide de la grâce de Dieu.


cérémonie de profession.

"La mission est sacrée, tu l'exécutes jusqu'au bout."

"Vitam aeternam omni concupiscentia spirituali desiderare."

règle de st Benoît



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Rédigé par philippe

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Publié le 5 Juin 2008



Réparer, s'offir. Invitation du sacré Coeur à plus d'amour, de tolérance. Réparer le mal qu'on a fait, qu'on a pas voulu faire.
 La souffrance seule unit les âmes. Dans ces lacs d'amertume, on apprend seulement ce qu'aimer et donner veulent dire. On y retrouve ses vrais amis, ses proches. Tout le reste est superficiel et a si peu d'intérêt. Ce sont des "pseudos" qui ne veulent rien dire qui n'appartiennent à rien.
Là nous nous identifions à quelqu'un et notre famille est immense dans la communion des saints.
Emblème puissant du Sacré Coeur pour nous inviter sans doute à changer enfin le nôtre.
 C'est la meilleure école, l'école de la patience et de la miséricorde, l'école du pardon, l'école de l'amour  On y trouve sans doute sa raison d'être et d'espérer. L'amour aura raison de tout. L'amour aura sa revanche, l'amour aura son dernier mot. Là où il n'y a pas de rejet mais qu'aspiration.
Nous sommes des petits kangouroux avec plein de réserve et nos fautes freinent tant notre élan et nous collent à la pauvre terre, nous apesantissent sur "ce limon indigne d'une âme immortelle",  et nous empêchent tant de sauter, de sauts en sauts jusqu'au dernier, l'ultime. Fasse que ce soit le bon et du bon côté. 
Quelle belle occasion de se réconcilier avec le monde et l'univers...
Coeur Sacré de Jésus, pardon, miséricorde.





 


adoration au collège, on ne manquera pas de s'y joindre.
intention de prières: pour Olivier.

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Rédigé par philippe

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Publié le 5 Juin 2008

On va à la chapelle dire son chapelet et au retour ma surprise est quand même énorme, un message d'un de mes meilleurs amis.. un vieil ami ça.
Ben dis donc, depuis le temps.
Bon il faudra que l'on se revoie quand même.. raconter nos vieilles histoires d'antan. Merci,  car il arrive au meilleur moment. Le Seigneur est vraiment délicat. Comme me dit un confrère, on devrait aller à la chapelle plus souvent... lol..
Ma prière, évidement pour toi et les tiens...Alors n'hésite pas à passer. Entre les Indes et Londres, il y a Chavagnes et des anglais, bof qui sait! On ne va pas se donner rendez-vous à Cusco quand même, d'abord je n'ai  pas de passeport..
Merci beaucoup cela m'a fait énormément plaisir, un rayon de soleil c'est pas trop mal. Il m'en faut si peu pour me rendre heureux, mais là c'est quand même pas mal, il a fait effort le Bon Dieu surtout quand on s'y attend pas. enfin des fois que cela fasse tâche d'huile qui sait!


Philippe..

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Rédigé par philippe

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Publié le 4 Juin 2008



« L'éducation - la vraie - celle qui donne seule des résultats complets et définitifs consiste à apprendre aux enfants à faire usage de leur liberté. »


Je crois que c'est là le point capital. Il faut savoir que l'enfant est un être né pour être libre, qu'il est vite conscient et avide de sa liberté, qu'il n'admet pas que l'on touche à ce bien le plus précieux de son être. [...]


« L'enfant doit sentir chez son éducateur ce respect vrai et profond de sa liberté ; à l'occasion même, l'éducateur insistera pour que l'enfant prenne une conscience plus nette de cette liberté. Puis dans un travail, qui s'exerce plus par l'action discrète et silencieuse de la présence que par les remontrances, il explique affectueusement à son élève comment on doit librement et volontairement se soumettre à un règlement pour former sa volonté et pour assurer le bon fonctionnement de la vie en société.


Lui expliquer le pourquoi de l'obéissance, sa grandeur. Bien souligner qu'aucun homme n'a le droit, en tant qu'homme, de commander à un autre homme ; mais que toute autorité est une délégation de l'autorité divine et que toute obéissance, en définitive est une obéissance qui remonte jusqu'à Dieu. Aller toujours au fond des choses ; ouvrir de larges horizons ! »


Peu nombreux sont les éducateurs qui ont cette souple discrétion d'action, qui savent marcher, non devant, mais derrière l'enfant, pour le laisser aller à son train et n'intervenir que lorsqu'il y a danger d'erreur qui aboutirait à un moindre épanouissement moral. [...]

 

père Jacques de Jésus carme.


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Publié le 4 Juin 2008




Et pourtant il faut vivre encore,
Dormir, s'éveiller tour à tour,
Et traîner d'aurore en aurore
Ce fardeau renaissant des jours?
Quand on a bu jusqu'à la lie
La coupe écumante de vie,
Ah ! la briser serait un bien !
Espérer, attendre, c'est vivre !
Que sert de compter et de suivre
Des jours qui n'apportent plus rien ?

Voilà pourquoi mon âme est lasse
Du vide affreux qui la remplit,
Pourquoi mon coeur change de place
Comme un malade dans son lit !
Pourquoi mon errante pensée,
Comme une colombe blessée,
Ne se repose en aucun lieu,
Pourquoi j'ai détourné la vue
De cette terre ingrate et nue,
Et j'ai dit à la fin : Mon Dieu !

lamartine.

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Rédigé par philippe

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