Publié le 17 Mars 2009











à consommer avec modération, non mais; on est en carême!
à la santé de
tous les Patrick, d'Hermas, d'Assum, de tous les liseurs & de mes amies...


 



Hail Glorious Saint Patrick

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Publié le 16 Mars 2009







Confession de Foi de Saint-Patrick

"Sans relâche, je rends grâce à mon Dieu, qui m'a gardé fidèle au jour de ma tentation, si bien qu'aujourd'hui je peux avec confiance offrir mon âme en sacrifice, comme une hostie vivante, au Christ mon Seigneur, qui m'a gardé dans tous les passages difficiles de ma vie. Et je dis: Qui suis-je, Seigneur, ou quelle est ma vocation, pour que tu m'aies couvert de ta si grande divinité? Aussi, aujourd'hui, parmi les peuples, je ne cesse d'exulter et de magnifier ton nom, où que je puisse me trouver, et pas seulement quand tout va bien, mais aussi dans les difficultés, Quoi qu'il m'arrive, de bien ou de mal, je dois en conséquence l'accepter d'une âme égale, et toujours rendre grâce à Dieu qui m'a montré comment avoir en lui une foi indéfectible et sans limite; il aura aussi écouté ma prière, car mon désir, le voici: bien qu'incapable d'accomplir, dans ces temps qui sont les derniers, une oeuvre si bonne et si admirable, je souhaite parvenir pourtant à imiter ces hommes dont le Seigneur, autrefois, avait prédit qu'ils annonceraient son Evangile en témoignage pour toutes les nations.


D'où me vient cette sagesse, qui n'était pas en moi, car je ne connaissais pas le nombre de mes jours, et je n'avais pas le goût de Dieu? D'où m'est venu par la suite le don si grand et si salutaire de connaître Dieu et de l'aimer, au point de perdre patrie et famille, et de venir parmi les Irlandais prêcher l'Evangile? Oui, d'où vient que j'aie pu supporter les outrages de la part des incroyants, endurer la peine de ma pérégrination, et de nombreuses persécutions, y compris l'emprisonnement, et renoncer à ma libération pour être utile aux autres?


Et si j'en suis digne, me voilà prêt à donnez jusqu'à ma vie, sans hésitation et de très bon coeur, pour son nom ; oui, je souhaite la mettre à son service jusqu'à la mort, si le Seigneur me le permet. Car je suis infiniment débiteur à l'égard de Dieu, lui qui m'a accordé cette grâce exceptionnelle de faire renaître en Dieu de nombreux peuples par mon intermédiaire, puis de les conduire à la plénitude de la foi ; il m'a aussi permis d'ordonner en tout lieu des ministres pour ce peuple venu récemment à la foi, ce peuple que le Seigneur s'est acquis des extrémités de la terre comme il en avait fait autrefois la promesse par ses prophètes: A toi viendront les nations des extrémités de la terre, en disant: Ainsi nos Pères se sont procuré de fausses idoles, qui sont sans utilité. Et ailleurs: Je t'ai placé comme une lumière pour les nations, afin que tu sois leur salut jusqu'au bout de la terre.

C'est là que je veux attendre la réalisation de sa promesse, car jamais il n'y faillit, ainsi qu'il s'engage dans l'Evangile Ils viendront d'Orient et d'Occident pour s'attabler avec Abraham, Isaac et Jacob. Nous le croyons en effet: du monde entier viendront les croyants.


De la Confession de St Patrice, évêque (Chap. 14-16: PL 53, 808-809)


Prière


Pour te faire connaître, Seigneur, aux peuples d'Irlande tu as choisi l'évêque saint Patrice; à sa prière et par ses mérites, accorde à ceux qui ont la joie d'être chrétiens d'annoncer aux hommes les merveilles de ton amour.

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Bonne et sainte fête de saint Patrick.




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Publié le 16 Mars 2009



Une autre manière de rentrer dans l'ordre, et dans l'ordre ... ce qui dépeuplerait les prisons françaises !
pauvre Chilméric, je ne sais s'ils ont éprouvé sa vocation. Une idée qu'elle est bonne pour Yann pour éléments difficiles, après tout pourquoi ne pas reprendre les bons usages, les bonnes vieilles traditions.


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Publié le 16 Mars 2009









You are the Shepherd

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Publié le 15 Mars 2009

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Publié le 15 Mars 2009






patron de l'Irlande




Je me lève aujourd'hui,
Par une force puissante,
L'invocation à la Trinité,
La croyance à la Trinité,
La confession de l'unité du Créateur du monde.

Je me lève aujourd'hui,
Par la force de la naissance du Christ et de Son Baptême,
La force de Sa Crucifixion et de Sa mise au tombeau,
La force de Sa Résurrection et de Son Ascension,
La force de Sa Venue au jour du Jugement.

Je me lève aujourd'hui,
Par la force des ordres des Chérubins,
Dans l'obéissance des Anges,
Dans le service des Archanges,
Dans l'espoir de la Résurrection,
Dans les prières des Patriarches,
Dans les prédictions des Prophètes,
Dans les prédications des Apôtres,
Dans les fidélités des Confesseurs,
Dans l'innocence des Vierges Saintes,
Dans les actions des Hommes justes.


Je me lève aujourd'hui,
Par la force du Ciel,
Lumière du Ciel,
Lumière du Soleil,
Éclat de la Lune,
Splendeur du Feu,
Vitesse de l'Eclair,
Rapidité du Vent,
Profondeur de la Mer,
Stabilité de la Terre,
Solidité de la Pierre.

Je me lève aujourd'hui,
Par la force de Dieu pour me guider,
Puissance de Dieu pour me soutenir,
Intelligence de Dieu pour me conduire,
Oeil de Dieu pour regarder devant moi,
Oreille de Dieu pour m'entendre,
Parole de Dieu pour parler pour moi,
Main de Dieu pour me garder,
Chemin de Dieu pour me précéder,
Bouclier de Dieu pour me protéger,
Armée de Dieu pour me sauver :
Des filets des démons,
Des séductions des vices,
Des inclinations de la nature,
De tous les hommes qui me désirent du mal,
De loin et de près,
Dans la solitude et dans une multitude.

J'appelle aujourd'hui toutes ces forces
Entre moi et le mal,
Contre toute force cruelle impitoyable
Qui attaque mon corps et mon âme,
Contre les incantations des faux prophètes,
Contre les lois noires du paganisme,

Contre les lois fausses des hérétiques,
Contre la puissance de l'idolâtrie,
Contre les charmes des sorciers,
Contre toute science qui souille le corps et l'âme de l'homme.

Que le Christ me protège aujourd'hui :
Contre le poison, contre le feu,
Contre la noyade, contre la blessure,
Pour qu'il me vienne une foule de récompenses.


Le Christ avec moi,
Le Christ devant moi,
Le Christ derrière moi,
Le Christ en moi,
Le Christ au-dessus de moi,
Le Christ au-dessous de moi,
Le Christ à ma droite,
Le Christ à ma gauche,
Le Christ en largeur,
Le Christ en longueur,
Le Christ en hauteur,
Le Christ dans le coeur de tout homme qui pense à moi,
Le Christ dans tout oeil qui me voit,
Le Christ dans toute oreille qui m'écoute.
Je me lève aujourd'hui,
Par une force puissante,
L'invocation à la Trinité,
La croyance à la Trinité,
La confession de l'unité du Créateur du monde.

Au Seigneur est le Salut,
Au Christ est le Salut,
Que Ton Salut Seigneur soit toujours avec nous !

Amen ! Amen ! Amen !







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Rédigé par philippe

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Publié le 15 Mars 2009




L'Ordre de saint Benoît parcourait le second siècle de sa glorieuse carrière, lorsqu'un jour, vers le coucher du soleil, deux pèlerins inconnus gravissaient le flanc rocailleux du Mont-Cassin, puis venaient frapper à la porte du couvent.

- Soyez les bienvenus, mes frères, leur dit le père hôtelier.
- Dieu vous bénisse de votre charité.
- Frères, que demandez-vous? leur dit l'abbé.
- Nous sommes venus, reprennent les étrangers, pour servir Dieu avec vous dans cette sainte maison.

Ils sont admis au nombre des frères; mais, selon les règles de la prudence, ordre est donné de veiller avec soin sur leur conduite et d'éprouver leur vocation. L'abbé lui-même veut se charger de l'un d'eux.

Pour exercer sa patience et son humilité, il l'envoie garder les brebis; l'étranger obéit avec empressement. Chaque matin il conduit sur le plateau de la montagne son petit troupeau qu'il surveille avec zèle et qu'il ramène chaque soir au monastère.
Un jour, des larrons, sortis brusquement de la forêt, voulurent lui enlever une de ses brebis; il court à eux et leur dit:" Faites de moi ce que vous voudrez, mais je ne souffrirai pas que vous preniez rien de ce qui m'est confié." Alors ces méchants lui arrachent ses habits et se retirent; le pauvre berger revient dépouillé au monastère. Pour l'éprouver l'abbé le réprimande; l'inconnu répond humblement:" Je sais que je ne suis qu'un pécheur qui commets beaucoup de fautes."

Quelque temps après, l'abbé le met à une autre épreuve et lui ordonne d'aller aider le frère qui sert à la cuisine. L'étranger s'incline profondément et se rend à son nouvel emploi; mais, dans des fonctions nouvelles pour lui, il accumule les maladresses. Le frère cuisinier, pâtre grossier, s' impatiente si fort qu'il en vient à le frapper. L'inconnu ne répond rien; mais l'autre étranger  ne pouvant contenir son indignation, dit au frère cuisinier:"
- Frère que Dieu et Carloman vous le pardonnent!"
A quelques jours de là, une nouvelle faute provoque la répétition de cette scène, et le compagnon de l'inconnu dit encore :"
- Frère, que Dieu et Carloman vous pardonnent!"
Enfin, une troisième maladresse attire le même traitement au pauvre novice. Alors son compagnon, emporté par la colère, saisit un pilon, en frappe le cuisinier, et lui dit:"
- Méchant serviteur, que Dieu ni Carloman ne te le pardonnent!

L'abbé, ayant appris cette querelle, fit comparaître le coupable devant le chapitre assemblé.
- Pourquoi, lui dit l'abbé, avez-vous frappé le frère cuisinier?
- C'est parce que j'ai vu le plus méchant de tous les serviteurs frapper le meilleur et le plus noble de tous les hommes. C'est notre prince Carloman qui a quitté sa dignité et la gloire du monde pour l'amour de Jésus-Christ.
A ces mots, tous les religieux étoonnés se lèvent de leurs stalles, entourent le prince et lui font mille excuses. mais oubliant ce qu'il avait été dans le siècle:" Mes pères et mes frères, leur dit-il, vous vous trompez, je ne suis pas un prince, je ne suis qu'un pauvre pécheur...

Carloman était le fils de Charles Martel et le frère de Pépin le Bref; il se trouvait par le testament de son père, roi d'Austrasie.

Il mourut lors d'un voyage en Europe. Son corps revint au Mont-Cassin ... dans un cercueil d'or..où il fut trouvé en 1628


Mathilde Bourdon
histoire de l'ordre de st Benoît


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Rédigé par philippe

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Publié le 15 Mars 2009





La vie de saint Benoît est un parfait modèle de la vie chrétienne, parce que, sans se reposer jamais, il a tendu sans cesse à une perfection plus haute.

Nous le voyons premièrement, sortir des plaisirs des sens, par la mortification et la pénitence, secondement, de la satisfaction de l'esprit, par l'amour de la discipline et de la régularité monastique; enfin, sortir de la vue de sa propre perfection, par une parfaite humilité et un ardent désir de croître.. Aussitôt, qu'il fût arrivé à cet âge ardent où je ne sais quoi commence à se remuer dans le coeur, que la contagion des mauvais exemples et sa propre inquiétude précipitent à toute sorte d'excès; aussitôt il se sentit obligé à prêter l'oreille attentive à Celui qui lui disait:" Egredere, sors!  J'aurais besoin d'emprunter ici les couleurs de la poésie pour vous représenter vivement cette affreuse solitude, ce désert horrible et effrayant dans lequel il se retira. Un silence affreux et terrible, qui n'était interrompu que par les cris des bêtes sauvages; et comme si ce désert épouvantable, n'eût pas été suffisant pour sa retraite, au milieu de ces vallons inhabités et de ces roches escarpées, il se choisit un trou profond, dont les bêtes n'auraient pu qu'à peine faire leur tanière. C'est là que se cache se saint jeune homme, ou plutôt  c'est là qu'il s'enterre tout vivant, pour y faire mourir tous ses sens, jusqu'aux affections les plus naturelles. Sa vie toute céleste l'élève déjà à la condition des anges; uniquement occupé de la prière et de la méditation des vérités éternelles, il oublie presque qu'il a un corps, et semble avoir perdu le sentiment de ses besoins. Un religieux le nourrit du reste de son jeûne...

Mais ô faiblesse de notre nature, qui trouve toujours en elle-même le principe de sa perte! le feu infernal le poursuit jusque dans cette grotte affreuse; déjà elle lui parait insupportable, déjà il regarde le monde d'un oeil plus riant... Animé d'un saint transport, il se jette dans un amas d'épines, et convertit, par cette généreuse violence, les attraits de la volupté en une douleur vive mais salutaire... Ces épines rappelèrent à son souvenir, et l'ancienne malédiction de notre nature, et les supplices que le Sauveur a soufferts pour nos voluptés infâmes.

C'est là ce que doit faire en nous le plaisir des sens. Aussitôt qu'il commence à se réveiller, cette douceur trompeuse dont il nous séduit, nous dit rappeler la mémoire de ce trouble, de cette alarme, de cette amertume, où ces excès ont plongé la sainte âme de Notre Sauveur. Ne croyons pas que ce combat nous soit inutile; au contraire, la victoire nous est assurée. Saint Benoît, par ce seul effort, a vaincu pour jamais la concupiscence... Sortons donc du plaisir des sens; mais prenons garde, qu'en sortant de cet embarras, pour aller à Dieu librement, nous ne arrêtions pas en chemin, et ne soyons pas retenus par la satisfaction de l'esprit.

C'est à quoi s'est opposé le grand saint Benoît lorsqu'il s'est obligé, ainsi que ses religieux, à la loi de l'obéissance. Voulons-nous que nos passions soient invincibles? En les autorisant par notre liberté indocile, nous les mettons en état de ne pouvoir plus être réprimées. Vous suivez vos inclinations, vous faites ce que vous voulez, vous ne pouvez plus en être le maître, vous allez où vous ne voulez pas, et ces chaînes que vous avez vous-mêmes forgées, vous coûteront plus à rompre que le fer le plus dur. Vous voilà donc où vous ne voulez pas: ainsi vous arrivez à la servitude par la liberté.

Prenez une voie contraire: allez à la liberté par la dépendance. Qu'est-ce que la liberté des enfants de Dieu, sinon une étendue et une dilatation d'un coeur qui se dégage de tout le fini? dégagez-vous; n'ayez de volonté que celle de Dieu: ainsi vous entrerez dans les puissances du Seigneur, et oubliant votre volonté propre, vous ne vous  souviendrez plus que de sa justice.

La perfection chrétienne n'est pas dans un degré déterminé; elle consiste à croître toujours. Jésus-Christ en est le modèle; c'est lui que nous devons suivre. Jamais nous ne pourrons, dans cette vie, atteindre à l'éminence de sa sainteté; par conséquent il faut avancer sans cesse et sans se relâcher jamais.

Ainsi saint Benoît, après avoir mené ses disciples par tous les sentiers de la perfection, à la fin il les rappelle au premier pas, en leur faisant sentir que tout ce qu'il leur a prescrit n'est encore que le commencement d'une vie vraiment chrétienne et religieuse.

" Qui que vous soyez, leur dit-il, qui désirez arriver promptement à la céleste patrie, accomplissez, par la grâce de Jésus-Christ, cette règle comme un petit commencement de la vie monastique, et vous vous élèverez enfin, en la pratiquant, à de plus grandes choses; vous parviendrez, avec le secours de Dieu, au comble d'une doctrine toute sainte et d'une vertu toute divine..."

Il appelle l'accomplissement de sa règle un petit commencement... Et pourtant, cette règle, c'est un précis du christianisme, un docte et mystérieux abrégé de toute la doctrine de l'Evangile, de toutes les institutions des saints Pères, de tous les conseils de perfection. Là paraissent, avec éminence, la prudence et la simplicité, l'humilité et le courage, la sévérité et la douceur, la liberté et la dépendance. Là la correction a toute sa fermeté, la condescendance tout son attrait, le commandement toute sa vigueur, la sujetion son repos, le silence sa gravité, la parole sa grâce, la force son exercice, la faiblesse son soutien; et toutefois il l'appelle un commencement, pour nourrir toujours ses enfants de la crainte...

Que si ceux-là vivent en crainte, qui sont dans la voie de la perfection, combien doivent être saisis de frayeur ceux qui s'abandonnent aux vices...!"

panégyrique de saint Benoît
 Bossuet. 

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Rédigé par philippe

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Publié le 14 Mars 2009













Pour le pape, les moines, .
pour le petit Placide.



O bon Père Benoît, chef et Patriarche des moines, espérance et consolation de tous ceux qui recourent à vous de tout leur coeur, je me recommande humblement à votre très sainte  protection. Daignez, en raison de l'excellence de vos mérites, me défendre  contre tous les ennemis de mon âme et m'accorder dans l'abondance de votre tendresse, la grâce de la componction et le don des larmes, afin que je puisse pleurer comme il convient et abondamment tant de fautes et d'offenses dont je me suis souvent rendu coupable depuis ma jeunesse contre l'aimable et désirable Seigneur Jésus-Christ, et afin que je mérite de vous louer et de vous honorer dignement.

O olivier, ô vigne d'une extraordinaire fécondité dans la maison de Dieu. O vase d'or massif, orné de toutes sortes de pierres précieuses, choisi par Dieu et très agréable à son coeur, enrichi d'innombrables dons de la grâce comme d'autant de diamants étincelants.  Je vous prie, je vous supplie, je vous conjure  de toute l'ardeur de mon coeur et par tous les désirs de mon âme, Père très bienveillant et doux Maître, de daigner vous souvenir devant Dieu du pauvre pécheur que je suis, pour que, dans sa bonté&, il me pardonne tous mes péchés, me maintienne dans le bien et ne permette pas que quelque malheur m'éloigne jamais de lui. Puisse-t-il, au contraire, m'admettre après vous, ô Père, dans la société  des Bienheureux et m'accorder la joie de le contempler; là je goûterai le bonheur éternel avec vous et avec l'immense armée de moines placée sous votre étendard. Daigne m'accorder cette grâce notre Dieu et Seigneur Jésus-Christ, qui, avec le Père et le Saint-Esprit, vit et règne dans les sicècles des siècles.
Amen.

PRIONS.

Nous vous demandons, Dieu tout-puissant, en vertu des mérites et des exemples de notre Bienheureux Père saint Benoît, de ses disciples Placide et Maur, de la Vierge sa soeur scholastique et de tous les saints moines qui ont combattu pour vous dans les rangs de son armée et sous sa conduite, de renouveler en nous votre Esprit-Saint, afin que, sous son inspiration, nous luttions avec vigueur contre la chair, contre le monde et contre le démon. Et puisque la palme de la victoire ne s'obtient que par les fatigues du combat, donnez-nous la patience dans l'adversité, la constance dans les tentations et la prudence dans le danger. Donnez-nous l'éclat de la chasteté, le désir de la pauvreté, le mérite de l'obéissance et la fidélité résolue dans l'observance. Puissions-nous, forts de votre secours et unis par les liens de la charité fraternelle, nous acquitter de notre service avec une commune ardeur et traverser cette vie présente de manière à mériter d'entrer un jour, victorieux et couronnés, dans l'éternelle Patrie pour y être réunis aux phalanges des saints moines. Par le Christ Notre Seigneur.

Amen.


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Rédigé par philippe

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Publié le 14 Mars 2009






"Mais nous avons toujours un temple. Notre âme en est un; respectons ce temple si saintement consacré, et inséparable de nous-mêmes. Gardons-nous bien de le faire servir à aucun indigne trafic. respectons ce temple, et le Saint-Esprit qui y habite."

Bossuet






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Rédigé par philippe

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