Publié le 7 Avril 2009

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MEDITATION POUR SE PREPARER A LA SAINTE COMMUNION
par Louis de Grenade


Ne t’offusques pas, mon Dieu, de ce qu’étant ce que je suis j’ose m’approcher de toi. Souviens-toi que tu ne t’es pas indigné lorsque cette pauvre femme, qui souffrait d’un afflux de sang, alla trouver remède à son infirmité en touchant le bas de ton vêtement, avant que tu ne la consoles et ne lui rendes force en lui disant : «  Aie confiance, ma fille, ta foi ta sauvée ». Souffrant moi-même d’un mal autrement plus dangereux et plus incurable que celui-là, comment ne m’approcherais-je pas de toi pour recevoir le don de ton salut ?

 

Tu n’as pas changé, mon Seigneur, la charité ni le rôle qui étaient les tiens sur la terre, même si tu es à présent au ciel. S’il en était autrement, si ta charité au ciel était différente de ce qu’elle était sur la terre, il nous faudrait une autre Ecriture, et un autre Evangile, pour nous éclairer sur ce qu’elle est désormais. Je lis, donc, dans tes Evangiles, que tous les malades, tous les misérables, se sont approchés de toi pour te toucher, parce que de toi émanait la force et que tu guérissais tout le monde. Les lépreux venaient à toi, et tu étendais sur eux ta main bénie, et tu les purifiais. A toi venaient aussi les aveugles, et les sourds, et les paralytiques, et jusqu’aux possédés, toutes les monstruosités du monde se présentaient finalement à toi, et tu n’en as rejeté aucune. En toi seul est le salut, en toi la vie, en toi le remède à tous les maux. Ta bonté à offrir le salut n’a d’égale que ta puissance à le communiquer. A qui, en vérité, pourrions-nous aller, nécessiteux que nous sommes, sinon à toi ?

 

Je sais en vérité, Seigneur, que ce divin sacrement n’est pas seulement la nourriture des bien-portants, mais aussi un remède pour les malades. Il n’est pas seulement force pour les vivants, mais résurrection pour les morts. Il ne comble pas que les justes d’amour et de consolations, il sauve et purifie aussi les pécheurs. Chacun s’approche comme il est, et reçoit la part qui lui revient.  Que s’approchent les justes, pour manger et jouir de cette table, et que résonne le chant de leur louange et de leur confession à ce banquet. Moi, je m’approcherai comme le pécheur et le malade que je suis, pour recevoir ce calice de mon salut. Je ne peux  aller nulle part sans ce mystère, et rien ne m’excuserait de n’y pas recourir. Si je suis malade, j’y trouverai ma guérison, si je suis bien portant, ma santé y sera maintenue. Si je suis vivant, j’y trouverai la force, si je suis mort, j’y ressusciterai. Si je brûle d’amour de Dieu, mon cœur sera embrasé, et si je suis tiède, j’y serai réchauffé.

 

Je ne me découragerai pas de mes aveuglements, parce que le Seigneur rend la vue aux aveugles ; ni de mes chutes, parce qu’il relève ceux qui sont tombés. Je ne fuirai pas de lui, comme l’a fait Adam quand il s’est vu nu, parce qu’il est puissant pour recouvrir ma nudité ; ni parce que je me vois souillé et plein de péchés, parce qu’il est source de miséricorde ; ni parce que je me vois si pauvre, parce qu’il est le Seigneur de tout ce qui a été créé. Je ne crois pas qu’en cela je lui fasse injure, bien au contraire, car je lui donne plutôt l’occasion, à la mesure de ma misère, de faire davantage resplendir en moi la grandeur de sa miséricorde en me portant remède. Les ténèbres de l’aveugle de naissance ont servi au plus grand resplendissement de la gloire de Dieu, et la bassesse de ma condition servira à montrer comme est bon celui qui, étant si élevé, n’a pas méprisé une si vile et si basse créature. Qu’on ne tienne compte aucunement de moi sur ce point, mais uniquement des mérites de mon Seigneur Jésus-Christ, par lesquels le Père éternel a bien voulu me prendre pour fils et me traiter comme tel.

 

C’est pourquoi je te supplie, Dieu très clément et Père de notre Seigneur Jésus-Christ, que comme le saint roi David fit asseoir à sa table un homme paralysé et affligé de plaies en considération de la grande et précieuse amitié qu’il avait pour Jonathan, voulant ainsi honorer le fils, non pour lui-même, mais pour les mérites de son père, ainsi, toi, Père éternel, daigne faire asseoir ce pauvre et difforme pécheur à ta sainte table, non pour lui-même, mais en considération des mérites et de l’honneur de ton si grand ami Jésus-Christ, notre véritable Seigneur et Père, qui par tant de douleurs et de peines, pour ta gloire et ton honneur, nous a engendrés sur l’arbre de la Croix. Lui qui, avec toi, vit et règne pour les siècles des siècles. Amen.-

Louis de Grenade

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Publié le 4 Avril 2009








Pour comprendre ce qui s'est passé au cours du dimanche des Rameaux et savoir ce que cela signifie, pour cette époque, mais aussi pour n'importe quelle époque, il existe un détail important, qui devint également pour ses disciples la clé pour comprendre l'événement lorsque, après Pâques, ils reconsidérèrent avec un regard nouveau ces journées tumultueuses. Jésus entre dans la Ville Sainte à dos d'âne, l'âne étant l'animal des gens simples et ordinaires de la campagne, et qui plus est, sur un âne qui ne lui appartient pas, mais qu'II a emprunté pour l'occasion. Il n'arrive pas sur un magnifique char royal, ni à cheval comme les grands de ce monde, mais sur un âne emprunté. Jean nous raconte que, dans un premier temps, les disciples n'ont pas compris cela. Après Pâques seulement, ils se rendirent compte qu'en agissant ainsi, il accomplissait ce que les prophètes avaient annoncé, que son action dérivait de la Parole de Dieu et qu'elle la conduisait à son accomplissement. Ils se rappelèrent, dit Jean, que dans le prophète Zacharie, on lit : « Sois sans crainte, fille de Sion : voici que ton roi vient, monté sur un petit d'ânesse » (Jn 12,15, cf. Za 9, 9).


Pour comprendre la signification de la prophétie et, ainsi, de l'action même de Jésus, nous devons écouter le texte de Zacharie en entier. Il se poursuit ainsi : « Il retranchera d'Ephraïm la charrerie et de Jérusalem les chevaux ; l'arc de guerre sera retranché. Il annoncera la paix aux nations. Son empire ira de la mer à la mer et du Fleuve aux extrémités de la terre » (9, 10). A travers ces paroles, le prophète fait trois affirmations sur le roi à venir.


En premier lieu, il dit qu'il sera le roi des pauvres, un pauvre parmi les pauvres et pour les pauvres.


La pauvreté doit être comprise dans ce cas dans le sens des anawim d'Israël, ces âmes croyantes et humbles que nous trouvons autour de Jésus - dans la perspective de la première Béatitude du Discours sur la Montagne. Une personne peut être matériellement pauvre, mais avoir le cœur rempli de convoitise de richesse matérielle et du pouvoir qui dérive de la richesse. Le fait précisément qu'elle vive dans l'envie et dans l'avidité prouve qu'au plus profond de son cœur, elle appartient au monde des riches. Elle souhaite renverser la répartition des biens, mais pour arriver à être elle-même dans la situation des riches d'avant.


La pauvreté dans le sens où Jésus l'entend - et dans le sens des prophètes - suppose surtout la liberté intérieure par rapport à l'avidité de possession et la soif de pouvoir. Il s'agit d'une réalité plus grande qu'une simple répartition différente des biens, qui resterait toutefois dans le domaine matériel, en rendant même les cœurs plus durs. Il s'agit avant tout de la purification du cœur, grâce à laquelle on reconnaît la possession comme responsabilité, comme devoir envers les autres, en se plaçant sous le regard de Dieu et en se laissant guider par le Christ qui, étant riche, est devenu pauvre pour nous (cf. 2 Co 8, 9). La liberté intérieure est la condition nécessaire pour dépasser la corruption et l'avidité qui désormais dévastent le monde ; cette liberté ne peut être trouvée que si Dieu devient notre richesse ; elle ne peut être trouvée que dans la patience des sacrifices quotidiens, dans lesquels elle se développe comme une véritable liberté. Le dimanche des Rameaux, c'est Lui, le roi qui nous indique la voie vers cet objectif, Jésus, que nous acclamons ; nous Lui demandons de nous prendre avec lui sur son chemin.


En second lieu, le prophète nous montre que ce roi sera un roi de paix : il fera disparaître les chars de guerre et les chevaux de bataille, il rompra les arcs et annoncera la paix. Dans la figure de Jésus, cela se concrétise à travers le signe de la Croix. Celle-ci représente l'arc brisé et d'une certaine façon le nouveau, véritable arc-en-ciel de Dieu, qui unit le ciel et la terre et jette un pont sur les abîmes et entre les continents.


La nouvelle arme que Jésus dépose entre nos mains est la Croix, signe de réconciliation, de pardon, signe de l'amour qui est plus fort que la mort. Chaque fois que nous faisons le signe de la Croix, nous devons nous rappeler de ne pas opposer à l'injustice une autre injustice, à la violence une autre violence ; nous rappeler que nous ne pouvons vaincre le mal que par le bien et jamais en répondant au mal par le mal.


La troisième affirmation du prophète est l'annonce anticipant l'universalité. Zacharie dit que le royaume du roi de la paix s'étend « d'une mer à l'autre... jusqu'aux extrémités de la terre ».

L'antique promesse de la terre, fait à Abraham et aux Pères, est ici remplacée par une nouvelle vision : l'espace du roi messianique n'est plus un pays déterminé qui se séparerait ensuite des autres et qui prendrait donc également inévitablement position contre d'autres pays. Son pays est la terre, le monde entier. En franchissant chaque limite, dans la multiplicité des cultures, Il crée l'unité. En pénétrant du regard les nuées de l'histoire, qui séparaient le prophète de Jésus, nous voyons ici apparaître de loin dans la prophétie le réseau des communautés eucharistiques qui embrasse la terre, le monde entier - un réseau de communautés qui constituent le « Royaume de la paix » de Jésus s'étendant d'une mer à l'autre, jusqu'aux extrémités de la terre. Dans toutes les cultures et dans toutes les parties du monde, partout, dans les cabanes misérables et dans les campagnes pauvres, comme dans la splendeur des cathédrales, Il vient. Il est partout le même, l'Unique, et ainsi toutes les personnes rassemblées en prière, dans la communion avec Lui, sont également unies entre elles dans un unique corps. Le Christ domine en se faisant Lui-même notre pain et en se donnant à nous. C'est de cette façon qu'il construit son Royaume.

Cette relation devient tout à fait claire dans l'autre parole vétérotestamentaire qui caractérise et explique la liturgie du dimanche des Rameaux et son climat particulier. La foule acclame Jésus : « Hosanna ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur » (Mc 11,9 ; Ps 117 [118], 25sq). Ces paroles font partie du rite de la fête des tentes, au cours de laquelle les fidèles avancent autour de l'autel, en tenant entre les mains des rameaux composés de branches de palmes, de myrtes et de saules. A présent, les gens élèvent ce cri avec les rameaux dans les mains devant Jésus, en qui ils voient Celui qui vient au nom du Seigneur : cette expression « Celui qui vient au nom du Seigneur », était en effet devenue depuis longtemps la façon de désigner le Messie. En Jésus, ils reconnaissent Celui qui vient vraiment au nom du Seigneur et apporte la présence de Dieu parmi eux. Ce cri d'espérance d'Israël, cette acclamation faite à Jésus lors de son entrée à Jérusalem, est devenue à juste titre dans l'Eglise l'acclamation à Celui qui, dans l'Eucharistie, vient à notre rencontre de manière nouvelle. Nous saluons avec le cri « Hosanna » Celui qui, de chair et de sang, a apporté la gloire de Dieu sur la terre. Nous saluons Celui qui est venu et qui toutefois demeure toujours Celui qui doit venir. Nous saluons Celui qui, dans l'Eucharistie, vient toujours à nouveau à nous, au nom du Seigneur, réunissant ainsi dans la paix de Dieu les extrémités de la terre. Cette expérience de l'universalité fait partie, de manière essentielle, de l'Eucharistie. En raison de la venue du Seigneur, nous sortons de nos particularismes exclusifs et nous entrons dans la grande communauté de tous ceux qui célèbrent ce saint sacrement. Nous entrons dans son royaume de paix et nous saluons également en Lui, d'une certaine manière, tous nos frères et sœurs, vers lesquels Il vient, pour devenir véritablement un royaume de paix au milieu de ce monde déchiré.


Les trois caractéristiques annoncées par le prophète - pauvreté, paix, universalité - sont résumées dans le signe de la Croix.  Il y a eu un temps - qui n'est pas encore entièrement terminé - où l'on refusait le christianisme précisément à cause de la Croix.

La Croix parle de sacrifice, disait-on, la Croix est le signe de la négation de la vie. Nous, en revanche, nous voulons la vie tout entière sans restrictions et sans renoncements. Nous voulons vivre, rien d'autre que vivre. Nous ne nous laissons pas limiter par des préceptes et des interdictions ; nous voulons la richesse et la plénitude - ainsi disait-on et dit-on encore. Tout cela nous apparaît convaincant et séduisant ; c'est le langage du serpent qui dit : « Ne vous laissez pas intimider ! Mangez tranquillement de tous les arbres du jardin ! ».


Cependant, le dimanche des Rameaux nous dit que le véritable grand « oui » est précisément la Croix, que la Croix est précisément le véritable arbre de la vie.


On ne trouve pas la vie en se l'appropriant, mais en la donnant. L'amour, c'est se donner soi-même, et c'est pourquoi le chemin de la vraie vie est symbolisé par la Croix.



Benoit XVI 2006

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Publié le 2 Avril 2009






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    Mes très chers Fils,

    Ecce nos, quid ergo erit nobis ? Voici que nous avons tout quitté pour suivre Jésus, mais quelle en est la contrepartie ? (Mt. 19,27).

 S. Pierre n'est pas inquiet du don de sa personne, mise à la disposition du Seigneur une fois pour toutes. L'inquiétude frileuse au sujet de la récompense à venir ne lui ressemble pas. Suivre Jésus, c'est au contraire sa joie et sa fierté. À qui irait-il donc, puisque le Seigneur a les paroles de la vie éternelle le centuple qu'il promet dès ici-bas (Mt. 19,29).

    Après la rédemption, après Pâques, Pierre saura nous parler de la rédemption, il dira que la foi, plus précieuse que l'or périssable, doit être purifiée au creuset de l'épreuve (I Pi. 1,7). S. Paul, après la rencontre de Damas, a saisi d'emblée la valeur de ce qui crucifie nos vies, il l'admirera même comme une source de gloire. Mieux, on ne saurait se glorifier d'autre chose que de la Croix de Jésus qui fait ainsi irruption en nos vies, Nos autem gloriari oportet in Cruce Domini (Gal. 6,14). Ecce nos, Nos autem : les deux apôtres parlent d'eux-mêmes sans dévier à droite ou à gauche, sans se perdre dans l'inutile rhétorique, ni dans la recherche illusoire du moi clos sur lui-même.

    Avant Pierre et Paul, je vois aussi la figure de Tobie. Dieu l'a rendu fort jusqu'à accepter la cécité pour le simple fait d'avoir été fidèle à son devoir (Tob. 2). Comme les consacrés, la Providence l'a retiré de la logique ordinaire de la vie morale, pour le faire accéder, tel Job, tel les Prophètes, tel Jésus lui-même, à la logique de l'amour qui ne refuse rien et se donne tout entier, car il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour celui qu'on aime (Jn. 15,13). Dans le cantique qui clôt le livre dont il est le héros, Tobie s'écrie : Servez le Seigneur dans la vérité, ne recherchez que ce qui Lui fait plaisir (Tobie 14,10/8).

    Madame l'abbesse dont nous venons de célébrer le centenaire de la mort, commente ainsi cette disposition d'âme : Les changements de fortune ne signifient rien. Tout est vanité, hors aimer Dieu et le servir. Qu'importe d'errer çà ou là sur la terre,... tout cela est d'une importance secondaire. Mais il faut servir le Seigneur dans la vérité. Il y en a bien qui le servent, mais il y en a peu qui le servent dans la vérité. Or ce sont ceux-là que le Père cherche, dira le Seigneur à la Samaritaine (Jn. 4, 23-24) : adorer le Père en esprit et en vérité... Ceux qui adorent, c'est en esprit et vérité qu'ils doivent adorer. Oportet adorare, dit l'évangile comme S. Paul dit oportet gloriari (Jn. 4,24 & Gal. 6,14). Cherchez à faire ce qui Lui est agréable, continue Tobie (Tobie 14,10/8). Et Madame l'abbesse de poursuivre : Il ne suffit pas de donner à Dieu la troisième part, après s'être servi et avoir servi le monde : le Seigneur veut tout ; et il faut lui donner non seulement ce qu'il exige, ce qu'il demande, mais aussi ce qui lui est agréable.

    La cécité de Tobie n'est pas une malchance, la vocation monastique n'est pas une erreur. Si Pierre était demeuré près d'un Sauveur sans Croix ni gloire, si Tobie avait été platement heureux de sa fidélité sans l'épreuve que nous lui savons, l'un et l'autre auraient mené une petite vie sans piment, sans assaisonnement, leur âme ne se serait pas développée. Madame l'abbesse le remarque encore avec finesse, dans un passage qui fait penser à la petite Thérèse, oisillon au plumage mouillé si loin de l'aigle divin (Ms B 5r°) : Nous sommes bien lourds. Oh ! nous ne volons pas comme des aigles, mais tout au plus comme des «oies»! Elles ne s'élèvent jamais plus d'un mètre au-dessus de la terre, et encore, pour cela, faut-il qu'on leur fasse peur. Je crois que le Bon Dieu fait un peu comme cela avec nous : nous marchons pesamment sur la terre et, pour nous exciter à voler, le Bon Dieu frappe dans ses mains, c'est-à-dire qu'il nous envoie une bonne peur, pour nous faire courir dans la vertu. Sans cela, en obéissant à la loi, on ne peut que marcher sur le sol très lourdement... (sur Tob.2,9).


    Certes, il ne faut pas mépriser les bases de la fidélité chrétienne, explique ici Madame Cécile Bruyère : elles attirent vers nous le Cœur de Dieu, mais une âme qui en resterait là, ne s'élèverait jamais bien haut, à moins que le Seigneur ne lui envoie de ces choses qui déconcertent, et où il paraît se contredire lui-même. Nous sommes alors obligés de pratiquer un aveuglement qui n'est pas ordinaire : il faut se jeter, pieds et poings liés, dans le sein de Dieu. Quand nous ne savons plus comment nous y prendre, quand nous ne pouvons nous appuyer sur personne et nulle part, lorsque le Seigneur a tout brisé autour de nous, alors cela commence à devenir sérieux. Lorsque nous n'avons plus les points d'appui les plus légitimes, alors notre âme se dirige vraiment du côté de Dieu.

    Voilà la leçon que reçoit S. Pierre dans cette page d'évangile, et que, par dessus son épaule, le Seigneur donne à tous les consacrés. Le grand Antoine, S. Benoît et tant d'autres entendirent l'appel et ont suivi Jésus et sa Croix. Avant eux, Abraham, Job ou Tobie l'ont entendu aussi. Et le centuple promis contenait pour eux tous, comme pour beaucoup, ces persécutions dont parle en cet endroit l'évangile de S. Marc (10,30).

Prions beaucoup ces jours-ci pour le Saint-Père qui récolte les persécutions. Qu'intercède pour lui S. Benoît-Joseph Labre, ce saint romain devenu insensible aux quolibets, car il voyait plus loin que ces misères-là. Puisse le pape Joseph qui a pris le nom de Benoît avoir la sagesse imperturbable du saint de ce jour continuant sa lecture malgré les insultes menaçantes du féroce Zalla. Son regard paisible, à lui seul, libéra le paysan garrotté (Cf. S. Grégoire, Dialogues, II, c. 31). La paix du pape a vocation de libérer avec la même simplicité l'humanité enlaidie, ligotée, ligaturée et asservie loin de sa dignité.

    À notre tour, appliquons-nous cette page d'évangile, confiant à la Très Sainte Vierge Marie notre liberté intérieure et la pureté de cœur qui fait le moine. Voilà quinze ans ces jours-ci que la Maison d'Or vogue dans l'océan de la volonté divine. Plus que jamais soyons fidèles, au pied de la Croix, si tel est le plaisir de son Divin Fils, le reste nous sera donné par surcroît, par sur-croix, c'est à dire en plus de la croix, comme l'indiquent les derniers mots écrits de Ste Bernadette (Carnet intime, novissima verba), amen.




pour le petit Placide
en la
SOLENNITÉ DE N. Bx. PÈRE SAINT BENOÎT
Notre Dame de TRIORS, Samedi 21 Mars 2009


dom Hervé Courau,
T. Rév. père Abbé de Triors.




*****

VEXILLA REGIS.






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Publié le 1 Avril 2009




my prayers for you



"De même nous trouvons dans la patrie le chœur des anges qui proposent la paix ; il est dit d'eux dans l'Evangile (Matthieu 5, 9) : bienheureux les pacifiques ; car ils seront appelés fils de Dieu."

st Thomas.

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Fusée: l'armée nord-coréenne menace de représailles en cas d'interception

SEOUL (AFP) — L'armée nord-coréenne lancera des représailles, notamment contre le Japon, en cas d'interception de la fusée controversée qu'elle prévoit de lancer dans les prochains jours, selon un communiqué relayé jeudi par l'agence officielle du régime communiste KCNA.

Mercredi, la chaîne de télévision américaine CNN, citant un responsable militaire américain, a affirmé que la Corée du Nord avait commencé à ravitailler en carburant la fusée grâce à laquelle elle compte tirer un présumé "satellite de télécommunications".

Ce ravitaillement pourrait signifier que la date du tir se rapproche, a indiqué cette source à CNN.

Le Pentagone n'a pas souhaité faire de commentaire.


"Nos forces révolutionnaires... n'hésiteront pas à mener des frappes punitives si les forces hostiles font le moindre geste pour abattre notre satellite", a menacé l'état-major nord-coréen cité par KCNA reçue à Séoul.

"Si le Japon perd son sang-froid et abat en vol notre satellite à des fins pacifiques, l'Armée populaire de libération déversera un orage de feu contre l'arsenal antimissile du Japon et ses installations stratégiques", ajoute le texte.

La Corée du Nord a annoncé qu'elle allait mettre en orbite entre le 4 et le 8 avril un "satellite de télécommunications" devant survoler le nord de l'archipel japonais. Elle a invoqué son droit à développer un programme spatial à l'instar de l'Iran qui a placé en orbite son premier satellite début février.

Mais les Etats-Unis et leurs alliés asiatiques soupçonnent que ce lancement pourrait masquer un tir expérimental de missile longue portée Taepodong-2, théoriquement capable de frapper un territoire américain comme l'Alaska.


Pyongyang a rétorqué qu'il assimilerait toute interception de sa fusée à un "acte de guerre" et que de nouvelles sanctions de l'ONU seraient perçues comme "un acte hostile" entraînant la rupture des négociations sur sa dénucléarisation, actuellement au point mort.

Copyright © 2009 AFP.

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Publié le 1 Avril 2009



2 Avril 2005
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R.I.P

Jean-Paul 2 priez pour nous.

"La Croix du Christ ne cesse pas d'être pour chacun d'entre nous cet appel miséricordieux et en même temps sévère à reconnaître et à confesser notre faute. C'est un appel à vivre dans la vérité."


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Publié le 31 Mars 2009

Rédigé par philippe

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Publié le 28 Mars 2009




patriarche de Jérusalem.


Programme du pèlerinage de Sa Sainteté Benoît XVI en Terre Sainte 8-15 mai 2009
CTS News


Rome

- 09h30 Départ en avion de l'aéroport international Leonardo da Vinci de Fiumicino (Rome) pour l'aéroport international Queen Alia d'Amman (Jordanie).

Amman

- 14h30 Cérémonie de bienvenue à l'aéroport Queen Alia d'Amman. Discours prononcé par le Saint-Père.

- 15h30 Viisite du Centre "Regina Pacis" à Amman. Discours prononcé par le Saint-Père.

- 17h40 Visite de courtoisie à leurs Majestés le Roi et la Reine de Jordanie au palais royal à Amman-Husseinye.
Samedi 9 Mai 2009

07h15 Messe en privé dans la chapelle de la nonciature apostolique d'Amman.

Mont Nébo

09h15 Visite de la basilique du Mémorial de Moïse sur le Mont Nebo. Discours prononcé par le Saint-Père.

Madaba

10h30 Bénédiction de la première pierre de l'université du Patriarcat Latin. Discours prononcé par le Saint-Père.

Amman

- 11h30 Visite du musée hachémite et de la mosquée Al-Hussein Bin-Talal à Amman.

- 11h45 rencontre avec les chefs religieux musulmans et avec le corps diplomatique et avec le Recteur de l'Université jourdanienne à l'extérieur de la mosquée al-Hussein bin Talal à Amman. Discours prononcé par le Saint-Père.

- 17h30 Célébration des Vêpres avec les prêtres, religieuses et religieuses, les séminaristes et les mouvements ecclésiaux à la cathédrale grecque-melkite Saint-Georges de Amman. Discours prononcé par le Saint-Père.
Dimanche 10 Mai 2009

Amman

- 10h00 Messe au Stade International à Amman. Homélie du Saint Père. Prière du Regina Coeli au Stade International à Amman. Paroles du Saint Père.

- 12h45 Déjeuner avec les patriarches et les évêques et la suite papale au Vicariat latin d'Amman.

Béthanie au-delà du Jourdain

- 17h30 Visite de Béthanie au-delà du Jourdain - Site du baptême.

- 18h00 Bénédiction de la première pierre des églises latine et grecque melchite à Béthanie au-delà du Jourdain. Discours prononcé par le Saint-Père.
Lundi 11 Mai 2009

Amman

- 07h30 Messe en privé à la chapelle de la nonciature apostolique d'Amman.

- 10h00 Cérémonie de départ à l'aéroport international Queen Alia d'Amman. Discours prononcé par le Saint-Père.

- 10h30 Départ en avion de l'aéroport international Queen Alia d'Amman (Jordanie) pour l'aéroport de Ben Gurion à Tel Aviv (Israël).

Tel Aviv

- 11h00 Cérémonie de Bienvenue à l'aéroport Ben Gurion à Tel Aviv. Discours prononcé par le Saint-Père.

Jérusalem

- 16h15 Visite de Courtoisie au président de l'Etat d'Israël au palais présidentiel, à Jérusalem. Discours prononcé par le Saint-Père.

- 17h45 Visite au mémorial de Yad vaShem à Jérusalem. Discours prononcé par le Saint-Père.

- 18h45 Rencontre avec des organisation pour le dialogue inter religieux à l'auditorium du Centre Notre-Dame de Jérusalem. Discours prononcé par le Saint-Père.
Mardi 12 Mai 2009

Jérusalem

- 09h00 Visite du Dôme du Rocher à Jérusalem. Visite de courtoisie au Grand Mufti de la mosquée. Discours prononcé par le Saint-Père.

- 10h00 Visite au Mur occidental à Jérusalem.

- 10h45 Visite de courtoisie aux deux Grands rabbins de Jerusalem au Hechal Shlomo Center à Jérusalem. Discours prononcé par le Saint-Père.

- 11h50 Prière du Regina Coeli avec les Ordinaires de Terre Sainte au Cénacle de Jérusalem. Discours prononcé par le Saint-Père.

- 12h30 Brève visite à la Concathédrale des Latins, à Jérusalem.

- 13h00 Déjeuner avec les Ordinaires de Terre Sainte, avec les abbés et la suite papale au Patriarcat Latin de Jérusalem.

- 16h30 Messe dans la Vallée de Josaphat à Jérusalem. Homélie du Saint Père.
Mercredi 13 Mai 2009

Bethléem

- 09h00 Cérémonie de bienvenue au palais présidentiel, à Bethléem. Discours prononcé par le Saint-Père.

- 10h00 Messe sur la place de la Mangeoire à Bethléem. Homélie du Saint Père.

- 12h30 Déjeuner avec les Ordinaires de Terre Sainte, avec la communauté franciscaine et la suite papale à la Casa Nova de Bethléem.

- 15h30 Visite privée à la Grotte de la Nativité à Bethléem.

- 16h10 Visite de l'hôpital Baby Caritas de Bethléem

- 16h45 Visite au camp de réfugiés Al Aida' de Bethléem. Discours prononcé par le Saint-Père.

- 18h00 Visite de courtoisie au président de l'Autorité palestinienne au Palais présidentiel à Bethléem.

- 18h40 Cérémonie de départ dans la cour du Palais présidentiel. Discours prononcé par le Saint-Père.
Jeudi 14 Mai 2009

Nazareth

- 10h00 Messe sur le Mont du Précipice à Nazareth. Homélie du Saint Père.

- 12h30 Déjeuner avec les Ordinaires du lieu, la Communauté franciscaine et la suite papale au couvent franciscain de Nazareth.

- 15h50 Rencontre avec le Premier ministre de l'Etat d'Israël au couvent franciscain de Nazareth.

- 16h30 Salut aux chefs religieux de Galilée dans l'auditorium du sanctuaire de l'Annonciation à Nazareth. Discours prononcé par le Saint-Père.

- 17h00 Visite de la Grotte de l'Annonciation à Nazareth.

- 17h30 Célébration des Vêpres avec les évêques, les prêtres, les religieux et religieuses, les mouvements ecclésiaux et pastoraux de Galilée, dans la Basilique supérieure de l'Annonciation à Nazareth. Discours prononcé par le Saint-Père.
Vendredi 15 Mai 2009

Jérusalem

- 07h30 Messe en privé dans la chapelle de la Délégation apostolique à Jérusalem.

- 09h15 Rencontre œcuménique dans la salle du Trône du siège du Patriarcat grec-orthodoxe de Jérusalem. Discours prononcé par le Saint-Père.

- 10h15 Visite du Saint-Sépulcre de Jérusalem. Discours prononcé par le Saint-Père.

- 11h10 Visite à l'Eglise apostolique arménienne à l'église saint-Jacques à Jérusalem. Discours prononcé par le Saint-Père.

Tel Aviv

- 13h30 cérémonie de départ à l'aéroport Ben Gurion à Tel Aviv. Discours prononcé par le Saint-Père.

- 14h00 Départ en avion de Ben Gurion à Tel Aviv (Israël) pour l'aéroport de Ciampino (Rome).

Rome

16h50 Arrivée à Ciampino (Rome).


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Rédigé par philippe

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Publié le 28 Mars 2009

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Publié le 28 Mars 2009














Merci Atssum.... !



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Publié le 28 Mars 2009



Très Saintes Semaines à tous près du Christ, de st Jean et de sa Mère.
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Pendant ce temps de la Passion,

Auge per iustitiam

Augmentez la grâce pour les bons

Reisque dona veniam.

Et donnez le pardon aux coupables.



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Après six lustres écoulés,
Au terme de sa vie mortelle,
Lui qui voulut naître pour cela
Il se livre à la Passion:
L'Agneau que l'on doit immoler
Est élevé sur l'arbre de la Croix.

Voici le vinaigre, le fiel, le roseau,
Les crachats, les clous, la lance;
Le doux corps est transpercé
L'eau s'écoule avec le sang;
Terre, mer, astres et univers,
De quel torrent vous êtes lavés!

Croix fidèle, de tous les arbres
Tu es le seul noble;
Nulle forêt n'en produit de pareil.
Par son feuillage, ses fleurs, son fruit;
Douceur du bois, douceur du clou,
Qui porte ce si doux fardeau!

Féchis tes branches, arbre immense,
Relâche la tension des chairs;
Assouplis l'inflexibilité
Que la nature t'a donnée;
Aux membres du Roi des cieux
Offre donc un appui plus doux.

Toi seul, tu as été digne
De porter la raçon du monde,
Et en pilote, d'aménager
Un port au monde naufragé.
Toi qu'imprégna le sang sacré
Jailli du corps de l'Agneau.


De ore leonis, libera me Domine.

LA VOLONTE DE DIEU.

"QUE TA VOLONTE SOIT FAITE."



La volonté de Dieu,
c'est ce que le Christ a fait et enseigné :

L'humilité dans la conduite
La fermeté dans la foi
La retenue dans les paroles
La justice dans les actions
La miséricorde dans les oeuvres
La rectitude dans les moeurs.

Être incapable de faire le mal
Le tolérer quand il nous touche
Garder la paix avec les frères.

Chérir le Seigneur de tout son coeur
Aimer en lui le Père
Craindre Dieu.


Ne rien préférer au Christ
Lui-même n'a rien préféré à nous.

S'attacher inébranlablement à son amour
Se tenir à sa croix avec force et confiance.

Dans la lutte pour son nom et son honneur
Témoigner avec constance de sa foi.


Montrer, sous la torture
Cette confiance qui soutient notre combat
Dans la mort,
Cette persévérance qui nous obtient la couronne.

C'est cela, vouloir être héritier avec le Christ
C'est cela, obéir au commandement de Dieu
C'est cela accomplir la volonté du Père.



 
Cyprien de Carthage
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Rédigé par philippe

Publié dans #spiritualité

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