Publié le 8 Mars 2009






Quel enseignement pouvons-nous donc retirer de ce mystère lumineux pour nos vies ? Bien des incroyants disent : si Dieu se manifestait à moi de manière visible, alors je croirais... Et bien des catholiques sont friands de visions et d'apparitions... Le peuple d'Israël, lui, demandait surtout de ne pas voir Dieu, tellement la vision de la transcendance divine était effrayante ! La Transfiguration nous rappelle que nous avons l'immense grâce de vivre sous le régime de l'incarnation. C'est la sainte humanité de Jésus et elle seule qui est pour nous le visage de Dieu, la Parole de Dieu. Désormais Dieu se révèle dans la beauté et la douceur de Jésus. A la suite d'Augustin, Maurice Zundel affirme que le Dieu véritable est « un au-delà au-dedans, plus intérieur à nous-mêmes que le plus intime de nous-mêmes ». Pour lui « la transcendance de Dieu est l'excès même de son intériorité par rapport à nous. Dieu est une immanence absolue, c'est-à-dire qu'il est pur dedans. Nous, au contraire, sommes dehors, comme l'affirmait Augustin : 'Tu étais dedans, mais c'est moi qui étais dehors.' » Nous n'avons pas d'autre lieu que Jésus pour trouver Dieu, donc pas d'autre chemin que l'homme. C'est la logique de l'incarnation. « Comment concevoir, se demande Zundel, que Dieu puisse se révéler sans prendre racine dans notre intimité et nous apparaître sans transparaître à travers nous, sans devenir lumière en nous ? » « L'Evangile, pratiquement, c'est nous-mêmes. L'Evangile, c'est, dans la vie quotidienne, notre visage où le visage de Dieu veut transparaître ».

 
Amen.

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Eh quoi! Saint Pasteur, tu laisses ton troupeau dans cette vallée profonde, obscure, parmi la solitude et les pleurs, et perçant la pure enveloppe de l'air, tu retournes à l'éternel séjour!

Heureux jusqu'alors, aujourd'hui tristes et affligés, ceux que tu avais nourris sur ton sein, dépossédés de toi, où désormais tourneront-ils leur coeur?

Que regarderont-ils qui ne leur soit choquant, les yeux qui ont vu la beauté de ton visage? Qui, ayant entendue ton harmonie, ne restera sourd aux bruits déplaisants de la terre?

A cette mer agitée qui va mettre un frein? qui va calmer la colère des vents déchaînés? Si tu es loin de nous, quelle étoile guidera le navire au port?

Ah! nuage jaloux même de cette courte joie, que te presses-tu? où voles-tu si rapide? Combien riche tu t'éloignes! combien pauvres, combien aveugles, hélas! tu nous laisses!

Tu nous enlèves le trésor qui seul faisait la richesse de notre vie, qui éloignait les pleurs, qui resplendissant pour nous mille fois plus que la pure clarté du jour.

Quelle chaîne de diamant, ô mon âme! te retient et t'empêche de suivre ton amant? Ah! brise-la, sorts de peine et libre place-toi dans la pure lumière.

Crains-tu d'en sortir? L'amour terrestre pourrait-t-il plus sur toi que l'absence de ton vouloir et de ta vie?  Vivre sans corps n'est pas faire violence à la nature, mais bien de vivre sans le Christ et loin de sa présence.

Doux Seigneur et ami, doux père et frère, doux époux, je suis tes pas, soit à travers les ténèbres, soit parmi les lieux éclatants et glorieux."

fray luis de Léon.


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Publié le 8 Mars 2009

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Publié le 7 Mars 2009




Le Petit Nicolas, quinquagénaire fringant !
À 50 ans, il joue toujours dans la cour de l'école avec Clotaire, Eudes ou Agnan - le chouchou de la maîtresse. Gamin craquant créé en 1959 par René Goscinny (1926-1977) et Jean-Jacques Sempé dans Sud-Ouest Dimanche, le Petit Nicolas souffle ses cinquante bougies avec la parution de dix histoires inédites, regroupées dans Le Ballon et autres histoires inédites.


petrus angel . évidement bien sûr!

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Publié le 7 Mars 2009




Innocent agneau, baigné dans ton sang avec lequel tu rachètes les péchés du monde, suspendu à cet arbre robuste, les bras ouverts et désireux de m'embrasser; puisque tu laisses humblement se flétrir les couleurs et la beauté de ce divin visage, déjà tout près de la mort, avant que l'âme souveraine et pure s'envole, pour me sauver, tourne vers moi tes doux yeux et me regarde.

Puisque l'immense amour, par un suprême effort, rompt les voiles de cette grandeur, attaché avec une douleur intense à ce tronc, tu penches vers ta mère ta tête couronnée d'épines; et puisque de ton coeur royal s'exhale ta voix pour implorer de la toute-puissance de ton père le pardon des fautes et des forfaits, qu'il te souvienne Seigneur, de mes péchés.

Ici, où tes mains, ouvertes par les clous, montrent tes libéralités et tes largesses; ici, où tu offres mon rachat; ici, où tu rachète les captifs, répandant de toute part la miséricorde, ton coeur ne restant satisfait dans sa générosité tant que ton corps n'est pas épuisé de sang; ici ô Rédempteur, je veux comparaître en jugement, moi le premier.
"Ici, je veux que tu contemples un pécheur enseveli dans la noire prison de ses erreurs; car je ne crains pas que tu ne t'irrites en te voyant offensé, puisque tu plaides pour les pécheurs; car les plus grandes fautes sont celles qui font paraître davantage la noblesse de ton coeur sacré; car la réparation de ces fautes, en te coûtant plus de sang, réjouit davantage ta clémence.

Bien que le lourd fardeau de ma faute m'accable et fasse courber mon faible cou (qui secoue, hélas! ton joug léger, et s'assujettit à un joug nouveau); que je foule péniblement le sol de mes pas pesants, j'espère encore te rejoindre; car puisque pour mon bien tes pieds sont cloués sur ce tronc robuste, je suis assuré que tu ne pourras me fuir.
Je suis certain, mon Dieu, que mon bon désir trouvera un port en ta clémence. J'ai confiance en ce coeur que je vois maintenant à jour par les fenêtres de ce corps ouvert; coeur mis à nu de telle sorte qu'un voleur, les mains liées, seul avec toi, en deux mots seulement te l'a dérobé; et si nous attendons encore, un aveugle bientôt s'en emparera.
Je suis arrivé en temps propice, au moment où tu fais la répartition de tes biens par un nouveau  testament. Si tu as légué  ce que tu possèdes, moi aussi je me présente à tes yeux. Et  quand, au même instant, tu lègues à la mère un fils, au disciple une mère, au père l'esprit, et au larron la gloire, comment serais-je assez malheureux pour rester seul dépourvu au milieu de tant de legs?

Vois, je suis un fils que tu peux justement déshériter à cause de sa désobéissance; mais ta clémence a dit qu'il trouverait le pardon, s'il revenait se présenter à toi. Je veux m'attacher au pied de ce lit où tu expires. Que si, docile à ma prière, tu entends la voix lamentable qui t'invoque, j'espère une grande fortune, car étant fils je reste héritier.

Je prends à témoins tous ceux qui te regardent, que tu inclines la tête en signe d'accord à ma demande, ainsi que je l'attendis toujours de ta libéralité. O admirable grandeur! charité vraie! c'est une chose certaine que tant le testateur n'est pas mort, le testament n'a point toute sa force; mais tu es si généreux, que tu meurs pour que tout soit accompli.

O mon chant! Il faut s'arrêter ici. Les larmes suppléeront à ce qui reste à dire, comme il convient en une si fâcheuse circonstance; car les chants ne sont point de raison quand la terre, le soleil et le ciel se lamentent.

luis de Leon.




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Publié le 7 Mars 2009

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Publié le 7 Mars 2009




FRAY LUIS DE LEON
+
1528-1591
Salamanca.





caeli ennarant gloriam Dei.






Qu'est-ce que cette terre, cet atome, ce sol inférieur et grossier, en comparaison de ce temple de grandeur, de lumière et de beauté?

Quand je contemple le ciel orné d'innombrables lumières, et qu'en bas je regarde la terre enveloppée d'ombre, ensevelie dans le sommeil et l'oubli,
L'amour et la peine excitent en mon âme un ardent désir, mes yeux se changent en deux sources de larmes, et enfin d'une voix plaintive, je m'écrie:

" Séjour de grandeur, temple de lumière et de beauté! Quelle infortune retient mon âme faite pour s'élever jusqu'à vous, dans cette prison ténébreuse d'ici-bas?

"Quelle mortelle folie éloigne ainsi de la vérité la raison, oublieuse de vos biens divins, égarée à la poursuite d'un vain fantôme, d'un bien trompeur?

" L'homme demeure livré au sommeil, sans s'inquiéter de son sort, et d'un pas silencieux le ciel tourne toujours et va lui dérobant les heures de sa vie.

"Ah! réveillez-vus, mortels, songez au mal qui vous perd: des âmes immortelles, nées pour un bien si grand, pourraient-elles ne vivre que d'ombres et d'illusions?

" Ah! levez les yeux vers cette éternelle et céleste sphère, et vous tromperez les caprices de cette vie si décevante avec ses craintes et ses espérances.

" Qu'est-ce de plus qu'un atome, ce sol inférieur et grossier comparé à ce vaste ciel où vit d'une existence plus pleine ce qui est, ce qui sera, ce qui a été?

"Qui peut voir ce spectacle, et priser encore la bassesse de ce monde, et ne point gémir, soupirer, pour rompre la chaîne qui retient l'âme loin de ces biens?

" Là règne le contentement, là règne la paix; là assis sur un siège élevé et magnifique se tient l'amour sacré, entouré de gloire et de délices.

"Là l'immense beauté se montre tout entière, la lumière radieuse et pure resplendit sans jamais s'éteindre, le printemps fleurit éternel.

"O champs de vérité! ô prairies vraiment fraîches! Mines fécondes, délicieuses retraites, secrètes vallées remplies de mille biens!

" Puisque la terre me parait si laide quand je vois les cieux et tout ce qu'enferme le voile étoilé, je n'ai plus souci désormais de l'amour de la terre.

" Vers toi, cour divine, vers toi, demeure de Dieu, cité sainte, mon âme exilée, éloignée de toi, soupire en cheminant sa journée.

"Airs apaisés, libres des voix et des bruits, emportez dans vos ondes vers le ciel mes gémissements sortis du coeur.

" Et mon âme affligée, dans sa dure captivité et un mal si violent, tiendra toute sa vie pour un bienheureux sort de vivre en espérance de te voir là-haut."

" Quand l'obscure nuit veut déchirer son voile sombre, triste vêtement qui dépare le ciel et enveloppe ses beautés et ses charmes,
" L'aurore en se levant embellit la rondeur du globe, sa chevelure ondule sur sa tête dorée et de sa lumière elle environne tout l'univers.

" L'air en sa pureté, revêtu de ces splendeurs éclatantes, dévoile sa beauté, et les nuages s'élevant offrent à la vue mille nuances;
" Sous le feuillage épais chantent avec l'art de la nature les oiseaux au doux plumage, à la voix mélodieuse, et ils chassent de l'âme les graves soucis.

" O chant, ô harmonie qui tient attentive la forêt ombreuse, suave mélodie, source des plus doux sentiments, qui emporte avec elle la pensée vers le ciel!
" La touche la plus pénétrante, élevée à la note la plus haute, semble rauque et muette, si on la compare à ces sons, aux purs accords de cette musique.

" Que les neuf Muses, dont les choeurs retentissent sur le Parnasse, ne soient pas orgueilleuses: si elles enchantent les bêtes sauvages, ici d'autres chants élèvent l'amour jusqu'à Dieu.

" Sur son char triomphal, oeuvre de la nature, travaillé d'or fin par une main pleine d'art, plus étincelant que s'il était émaillé de rubis,
" Lâchant les rênes, le soleil se hâte vers notre pôle, guidant ses coursiers au plus haut sommet, d'où il rétrécit l'ombre.

" Aussitôt qu'il parait au faite de la montagne, sur la cime élevée, la lune s'efface, vaincue par cette lumière, avec toute la multitude étoilée.

" Si quelque nue obscure est touchée de ses rayons d'or, elle se montre plus claire et plus pure, embellie, illuminée, nuancée de couleurs diverses.

" La rosée est tombée, aux fraicheurs du matin, de la chevelure de Diane; le soleil la frappe, elle étincelle plus que le cristal.
" La verte prairie, couronnée de plantes odorantes, de fleurs et de roses peintes des couleurs de la nature, reste baignée de cette pluie de perles.
" Mais quand la verdure ne se défend plus contre les feux du soleil, que l'air embrasé perd sa fraicheur, j'aime à me retirer sous les bois épais.

" O divine bonté de Celui qui créa les arbres touffus pour résister à la vive ardeur des rayons brûlants du midi!

" Proche du bois s'élève gracieusement une montagne, d'où une source descend, charmante en son cours et empressée de joindre la forêt.
" Avec un doux murmure, à travers les herves, elle va dirigeant sa course, et avec un bruit paisible retourne les légers cailloux, les soulevant de leur lit sablonneux.
" Parmi le feuillage se montrent les clairs rayons du soleil, et sous leurs faux les petits grains de sable rougissent brillent comme la poussière d'or du Tage.
" Après avoir arrosé les arbres touffus, elle rassemble sa course à pas précipités et va se répandre dans de larges étangs.
" Là, fendant l'onde, les poissons nagent et se jouent, et déploient leurs ailes d'un mouvement si rapide qu'il échappe à la vue la plus perçante.
" Ca et là ils vont, reviennent, sautillent légèrement; ils ornent et embellissent le frais élément qui leur donne l'être et les nourrit....

" O Dieu! quand je vois toutes ces choses faites pour mon bien et mon plaisir, je soupire après ton amour et souhaite qu'il me brûle d'autant de feux que tu veux être aimé....


Les amours terrestres se dénouent, s'altèrent, se brisent: l'amour divin est immuable, car Dieu, et en Dieu le Christ, sont amour et paix.
En eux est l'asile des âmes blessées, l'assuré rempart, la tranquille et fidèle retraite des affligés, des persécutés de ce monde, le roc immobile où nulle crainte ne les atteint. Là est le souverain bien. Tout ce qui n'est pas Dieu n'est rien.

Que sont au chrétien ces misères qu'apportent et emportent les jours?
L'éternel, l'infini, la 'familiarité avec Dieu, et presque l'unification avec lui, voilà où il aspire.
Alors 'revêtue de Dieu, vestida de Dios, s'enflammant comme un composé de lumière et d'amour, l'âme exhale la tendresse et la joie au sein de l'infinie Beauté. 

Luis de Leon. mystique espagnol.




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Publié le 6 Mars 2009





le messager. "Dame du paradis, ils ont pris ton fils, le Christ bienheureux; accours, et vois: je crois qu'ils le tuent, tant ils l'ont flagellé.

la Vierge. "Comment cela peut-il être qu'un homme ait mis la main sur lui? car il ne fit jamais aucun mal, le Christ, mon espérance...

le messager. " O dame! hâte-toi, et viens à son aide. Ils ont craché au visage de ton fils, et la foule l'entraîne d'un lieu à l'autre: chez Pilate ils l'ont mené."

la Vierge. " O Pilate! ne fait point tourmenter mon fils! car je puis te montrer comme on l'accuse à tort.."

la foule. " Crucifiez-le! L'homme qui se fait roi désobéit au sénat."

le messager. " Madame, voici la croix que le peuple amène, et sur laquelle la vraie lumière doit être élevée."

la Vierge." O croix! que vas-tu faire? Tu m'ôteras mon fils! Et que lui reprocheras-tu, puisqu'en lui le péché n'est pas?

le messager. "Madame, voici qu'on lui saisit la main, et que sur la croix ils l'ont étendue; ils la fendent d'un gros clou, tandis qu'ils ont enfoncé le fer. Maintenant, c'est l'autre main qu'ils prennent; ils l'étendent sur la croix, et la douleur s'embrase à mesure qu'elle se multiplie. Madame, le moment est venu de percer les pieds; on les cloue au bois, et, par le poids qu'ils supportent, ils ont rompu tout le corps.

la Vierge. "Et moi, je commencerai le chant funèbre. O fils qui fus ma joie! Qui a tué mon fils? ... ils auraient mieux fait de m'arracher le coeur..."

le Christ. "Femme, pourquoi te plains-tu? Je veux que tu survives, que tu me sois en aide aux compagnons que je me suis donnés sur la terre."

la Vierge. " Mon fils, ne parle point de la sorte. Avec toi je veux mourir; je veux monter sur la croix, et mourir à ton côté. Ainsi le fils et la mère auront la même sépulture, puisque le même malheur jette dans le même abîme la mère et le fils."

le Christ. "Femme, je remets dans tes mains mon coeur affligé. Jean mon bien-aimé, sera ton fils. jean, ma mère est à toi, reçois-la charitablement; prends pitié d'elle, car son coeur est percé."

la Vierge. "Mon fils, l'âme s'est échappée de tes lèvres.. O Mon fils innocent, ô mon fils resplendissant, qui es allé éclairer un autre monde, comme je te vois obscurci! O mon fils blanc et blond, mon fils au doux visage, ah! par quelle raison le monde a-t-il voulu ton opprobre et ta mort? Fils aimable et cher, fils de la femme désolée, ah! que ce peuple t'a traité méchamment! Et toi, Jean, mon nouveau fils, ton frère est mort.
Ah! j'ai senti la pointe du glaive qui me fut prophétisé...."

Frederic Ozanam: Jacopone

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Publié le 6 Mars 2009






Un peu d'histoire

Le Stabat Mater est sans nul doute un des textes sacrés les plus poignants car il reflète la douleur, la compassion d'une mère qui voit mourir son fils dans la plus grandes des souffrances.


Le texte (ou séquence) de 20 strophes de 3 vers est attribué à IACOPONE da TODI (1230-1306), franciscain, originaire de la province d'Ombrie en Italie. Mais de façon très étayée cetains experts en hymnologie proposent Saint-Grégoire le Grand (d. 604), Saint-Bernard de Clairvaux (d. 1153), Innocent (d. 1216), Saint-Bonaventure (d. 1274), Jacopone (d. 1306), Le pape Jean XXII (d. 1334), et Grégoire XI (d. 1378). Ils concluent aux seules paternités possibles d'Innocent III ou de Jacopone.


Le Stabat Mater est à la fois un poème médiéval d'inspiration sacrée et une composition musicale du type oratorio ou motet, basée en tout ou partie sur ce texte. Il appartient à la catégorie des « séquences » ou « proses », textes chantés à la messe entre l'épître et l'évangile. On le chante aussi souvent pendant les chemins de croix.

Il est,  de nos jours, chanté en grégorien selon le thème , Dom Fonteinnes chantre de Solesmes vers 1850.


Interdit par le Concile de Trente (1545-1563) comme de très nombreuses compositions musicales sacrées de l'époque, trop ornées pour mettre en valeur les textes qu'elles devaient illustrer, le Stabat Mater résista cependant à cette injonction de par la force de son texte qui suscita l'engouement des fidèles mais aussi le respect de compositeurs à l'immense talent comme Pergolèse ou Palestrina. 


Il figure aujourd'hui dans le Missel romain (dit Missel 800) à la célébration de la fête de Notre-Dame des Sept Douleurs, le 15 septembre, réintroduite par le pape Benoît XIII en 1727.


La séquence fait également partie de la liturgie du vendredi de la Passion, sous diverses formes, il est vrai.


Le caractère dramatique du texte a donc été une source d'inspiration pour près de 500 compositeurs qui reflètent en adaptant le « livret » la musique de leur époque : renaissance, baroque, romantique, contemporaine - même en jazz ! - mais aussi de leur pays puisque l'on dénombre, entre autres, un ou des compositeurs américains, anglais, autrichien, brésilien, camerounais, canadien danois, espagnol, estonien, finlandais, flamand, français, hongrois, irlandais, italiens, japonais, norvégien, polonais, portugais, russe, slovaques, tchèques ...

On trouve donc une variété considérable d'œuvres de tout style, composition vocale et orchestrale ou durée, d'après tout ou partie des strophes d'origine, en latin ou dans la langue du compositeur et parfois selon une adaptation très libre. On dénombre même une version en breton !




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" La liturgie catholique, dit excellement M. Ozanam,  n'a rien de plus touchant que le Stabat Mater dolorosa, cette complainte si douce, qu'on y reconnait bien une douleur toute divine et consolée par les Anges; si simple, enfin dans  son latin populaire, que les femmes et les enfants en comprennent la moitié par les mots, l'autre moitié par le chant et par le coeur.
Cette oeuvre incomparable suffirait à la gloire de Jacopone. "





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Publié le 6 Mars 2009



Âme du Christ, sanctifie-moi.

Corps du Christ, sauve-moi.

Sang du Christ, enivre-moi.

Eau du côté du Christ, purifie-moi.

Passion du Christ, fortifie-moi.

O bon Jésus, exauce-moi.

Dans tes blessures, cache-moi.

Ne permets pas que je sois séparé de toi.

De l'ennemi perfide, défends-moi.

A ma mort, appelle-moi.

Ordonne-moi de venir à toi,

Pour qu'avec les saints, je te loue

dans les siècles des siècles.


Amen




...
intention de prières: pour un prêtre.



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Publié le 5 Mars 2009












allez leur pie jesu tellement beau !




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