Publié le 29 Décembre 2008








LA BEAUTE SAUVERA LE MONDE.









Dostoïevski dans l'Idiot fait dire au prince Michtine : "La beauté sauvera le monde"[1] "et l'art en est un instrument" dira S. Boulgakov. L'art doit être l'instrument de ce salut . Car l'art découvre le monde à la lumière de la Transfiguration (S. Boulgakov)) Il ouvre le monde sur l'infini, sur le mystère. L'art est l'instrument de ce salut, parce qu'il est instrument de guérison, de méditation, de purification, d'illumination et d'union au créateur par la création. l'art est sacrement, car c'est un don de Dieu, il est don de Dieu dans l'homme. L'art est instrument parce qu'il nous rend visible l'invisible, parce qu'il nous éduque le regard pour voir Dieu dans la transparence du monde. La beauté n'a peut être pas encore sauvé le monde, mais l'art aura sauvé l'étonnement puis l'émerveillement. S'il n'a  pas révélé Dieu à tout le monde il en aura mis certains sur le chemins, il aura permis aux hommes de pressentir l'interrogation suppliante et émerveillée du Christ en face de son Père, des hommes face à Dieu.

 Nicolas Berdiaev, qui propose d'intéressants développements sur le sujet qui nous préoccupe: «Les rapports entre le salut et l'acte créateur, le rôle de l'acte créateur dans la vie spirituelle posent des questions fondamentales dont dépendent l'avenir de la spiritualité dans le monde et la possibilité d'une nouvelle spiritualité. L'amour chrétien doit être compris comme la manifestation suprême de l'acte créateur dans la vie, comme la création d'une vie nouvelle. » I1 dit également: « L'art est une création transfiguratrice, non certes une transfiguration réelle, mais l'annonce de cette transfiguration. La beauté d'une danse, d'une symphonie, d'un poème, d'un tableau entrera dans la vie éternelle. L'art n'est pas passif; il est, au contraire, actif et, comme tel théurgique » Dieu attend avec impatience les résultats de notre créativité, car il « veut de moi un acte de création libre », La créativité est notre devoir face à Dieu.

Selon Berdiaev, « il est impératif de se rappeler que la créativité de l'homme n'est pas un droit ou une exigence de notre part, mais un appel et une exigence de la part de Dieu à notre égard. Dieu attend l'acte créateur de l'homme, qui est une réponse à l'acte créateur divin ».

 

"La beauté sauve le monde" reprend Soloviev. Pourquoi la beauté  exprime soit le ciel soit l'enfer? La beauté sauvera le monde et l'art en est un instrument. Si la beauté de Dieu peut sauver l'homme et avec lui tout l'univers, c'est parce qu' elle apaise et guérit, elle motive, elle libère les énergies créatrices, elle unifie et elle nous ramène à nos origines: là où réside l'expression suprême du salut, de la guérison et de la victoire sur tous les dualismes. La beauté nous permet d'oublier la douleur pour reposer dans la joie. Comme le dit Simone Weil la beauté est "l'éternité ici-bas".

Ainsi l'art, rassemblant tous les hommes les unit au divin par l'esprit. A travers la matière spiritualisée par l'homme dans le rayon de la divine beauté , les hommes communient à l'Être, qui est être avec, être ensemble rassemblé par la Beauté. La beauté est un éclat du mystère de l'Être. 


link

Voir les commentaires

Rédigé par philippe

Publié dans #videos

Repost0

Publié le 29 Décembre 2008








un splendide
message de paix.
.. très beau film
, un régal
d'une heure!


...





Voir les commentaires

Rédigé par philippe

Publié dans #videos

Repost0

Publié le 29 Décembre 2008




Once in Royal David's City






on aurait cela dans les églises, ben dis-donc..! qu'on nous rende le pain des pauvres qu'on nous a volé.




Voir les commentaires

Rédigé par philippe

Publié dans #videos

Repost0

Publié le 28 Décembre 2008



Francesco Furini
[Florence, 1603 - Florance, 1646]
Saint Jean l'Evangéliste

Un jeune garçon est assis à sa table de travail. Si aucun attribut traditionnel (auréole, aigle) ne permet de reconnaître dans cette image le plus jeune des apôtres du Christ, quelques mots lisibles sur le livre ouvert renvoient cependant au début du quatrième Évangile du Nouveau Testament qui lui est attribué : "In principio erat Verbum" ("Au commencement était le Verbe"). Le visage songeur aux yeux noyés dans l'ombre, le bras nu reposant sur un livre fermé, se détachent d'une épaisse obscurité. Un rayon de lumière issu d'une ouverture sur la gauche effleure les carnations modelées par le clair-obscur. Il illumine les détails précieux de l'encrier et de la plume posés sur la table, ou de la manche bouffante travaillée en rehauts de blanc à la pointe du pinceau. La draperie d'un éclatant vermillon, lourd morceau d'étoffe théâtralement drapé sur l'épaule, retombe en plis cassés. Seule note colorée, elle confère une imposante dignité à ce jeune modèle d'atelier qui apparaît dans d'autres peintures de Francesco Furini. Ce peintre, qui devint prêtre en 1633, ne renonce pas ici à la sensualité et à la virtuosité qui caractérisent sa production antérieure. Influencé par l'art du Caravage, il compose, par un jeu de clair-obscur, une représentation intériorisée et sensible.

link





"Le Verbe est en dehors, il ne se meut pas; il demeure: "Il était". Pour lui, ni passé, ni à venir; il est tout entier au présent, mais à un présent qui n'est pas le nôtre, si ténu et insaisissable. De là cet imparfait:" Il était." Il ne désigne pas une imperfection en lui, mais en moi, dans ma pensée impuissante, dans mes mots trop courts. ...

... écouter, dans cet abîme et ce silence, la Parole qui ne commence pas et par laquelle tout a commencer, entrer avec elle dans l'immensité où elle retentit, qui est sa demeure, où elle veut que je demeure, avec elle et que je dise ce qu'elle dit!"




dom Guillerand.

Voir les commentaires

Rédigé par philippe

Publié dans #spiritualité

Repost0

Publié le 28 Décembre 2008

Rédigé par philippe

Publié dans #videos

Repost0

Publié le 28 Décembre 2008



pas étonnant! elles ont fait coucou à l'Espérance, il y a quinze jours ! j'ai failli aller dans le décor en les regardant ...!  superbe.

Voir les commentaires

Rédigé par philippe

Publié dans #divers

Repost0

Publié le 28 Décembre 2008

Rédigé par philippe

Publié dans #spiritualité

Repost0

Publié le 27 Décembre 2008



merci Nicolas, amitiés. et
bonne continuation.
UDP. J'aurais aimé les 24 degrés avec mais firefox a refusé,
ça passe pas .. snif
bonne année 2009 .

Voir les commentaires

Rédigé par philippe

Publié dans #divers

Repost0

Publié le 27 Décembre 2008



L'auteur des paroles n'est autre que Joseph Domergue, curé doyen d'Aramon de 1691 à 1728, mort à Avignon en 1729.

Elle a été publiée pour la première fois en 1763 dans un recueil de noëls provençaux de Saboly.

La musique empruntée à la messe de turenne, est attribuée à Lulli.




Qui a fait la «Marche des Rois » ?
 
Un vrai tonneau des Danaïdes que cette question, tonneau sans fond dans lequel chaque controversiste apporte en pure perte son seau, toujours absolument vide de sérieux arguments.
Et chaque année depuis bientôt seize ans de la première édition de ce volume ; après de patientes recherches sur les objections diverses présentées, je n'ai éprouvé nul besoin de changer d'avis sur ma première opinion, si simple, si naturellement vraie.
Le curé doyen d'Aramon, Domergue, est-il l'auteur des paroles du célèbre Noël qui sert d'épigraphe à ce chapitre et de texte à la Marche des Rois ?
- Oui, incontestablement.
- Peut-on lui attribuer la musique aussi ?
- Non, trois fois non ; car Domergue n'était pas plus musicien que le menuisier Peyrol, que Puech et d'autres qui ont adapté des Noëls par eux composés sur des airs connus, anciens ou nouveaux. Domergue n'a pas une ligne dans le grand dictionnaire des musiciens de Fétis, pas plus d'ailleurs que dans Larousse comme poète ; et le digne homme vous le dit lui-même en écrivant tout simplement en tête de son oeuvre : « Air de la Marche de Turenne », car, c'est incontestablement une marche, une marche militaire bien caractérisée ; vous n'avez qu'à vous en assurer en faisant siffler devant vous l'air sur un fifre et en scandant les mesures sur un ou plusieurs tambours.

Il n'y a que deux phrases dans l'air , et ce qui prouve encore mieux que l'air existait avant la confection du poème, c'est la difficulté qu'a éprouvé l'auteur de plaquer les paroles sur la seconde phrase où elles doivent être légèrement contorsionnées par le débit.

Le curé Domergue mourut en 1728, quarante ans après Lulli, l'auteur prétendu de la Marche de Turenne. Et nous ne voulons rien affirmer sur ce point qui doit, pour un moment, être éloigné du débat; mais le poète connaissait évidemment l'air de cette marche, puisqu'il indique que c'est sur cet air qu'il faut chanter sa composition.
Les éditeurs, qui imprimèrent dix, quinze ou vingt ans après sa mort, des recueils de Noëls, Séguin, Aubanel à Avignon, Pontier à Aix, Mossy à Marseille, répètent tous l'indication « air de la Marche de Turenne », aucun n'en publie la musique; l'air était donc bien connu, il suffisait de l'indiquer.

Et comment le poète connaissait-il cet air au fond d'un village du Comtat ?
Pourquoi n'aurait-il pas été rapporté par un des soldats de l'armée de Turenne, où nombre de Provençaux avaient été enrôlés pendant les campagnes du Roussillon et des Cévennes ? Demandez plutôt au petit pâtre que vous rencontrerez dans une excursion sur les cimes alpestres, en l'entendant siffler la marche bien célèbre aussi dans sa banalité de la Casquette au père Bugeaud, s'il connaît l'auteur des paroles et de la musique et qui lui a appris cet air ?
Et dans un siècle ou deux, si les tambours de nos régiments ont cessé de battre cette marche ou ce pas accéléré, si on retrouve dans un vieux recueil de chansons sur lequel nos petits-neveux puissent lire : Air de « As-tu eu ! la casquette ! la casquette ! » les mêmes dissertations ne pourront-elles pas se produire ?

M. Henri Maréchal, inspecteur du Conservatoire, auteur de l'opéra de l'Opéra Calendal, a déclaré à Mistral qui le consultait à ce sujet, n'avoir rien trouvé dans la bibliothèqûe du Conservatoire et ne voit dans l'indication de l'air que la fantaisie d'un auteur désireux de donner un titre ronflant à son œuvre, et il ajoute que le cas est fréquent dans les airs populaires. Mais Mistral ne s'est pas déclaré convaincu avec cette déduction par trop hardiment spécieuse.

Castil-Blaze, un bien érudit chercheur, n'hésite pas à attribuer l'air à Lulli ; on ne prête qu'aux riches : Nous serons moins affirmatif et sans avoir la preuve que le musicien génial, qui dirigeait à la cour de Louis XlV le groupe des petits violons du roi, ait composé cette marche et qu'elle ait précédé le cortège du grand capitaine dans sa rentrée à Paris plus ou moins solennelle ; ce qui ne résulte d'ailleurs d'aucune chronique de l'époque, nous ne nous refusons pas à admettre que cet air fut un de ceux adoptés par la musique régimentaire du grand capitaine, orchestre très simplifié de fifres et de tambours pour l'infanterie, les trompettes, alors comme aujourd'hui, étant déjà l'apanage exclusif de la cavalerie.
Mais pourquoi cet air ne se trouve-t-il pas dans les archives du Conservatoire ? ce qui étonne spécialement M. Maréchal.
Avant de démontrer la simplicité presque banale de ce déficit dans les dites archives, nous trouvons une aussi simple explication de la trouvaille du curé d'Aramon qui n'était pas musicien, nous en fournirons bientôt une nouvelle preuve.
Le bon curé n'avait-il pas pu entendre chanter ou siffler le dit air par un des soldats de l'armée de Turenne, de retour dans ses foyers à Aramon ? un des fifres ou un des tambours du régiment qui avait cette marche dans son répertoire ?
M. Laforgue, avocat marseillais, qui a, comme tant d'autres, apporté son seau à ce tonneau des Danaïdes, dit qu'il ne faut point demander à Paris des documents sur la matière et voudrait que le dit air fut provençal.
M. Cargier de Lourmarin voudrait qu'on dirigea les investigations vers la ville d'Aix, soit aux archives de la maitrise, soit à la bibliothèque Méjanes; nous lui réservons une réponse stupéfiante.
M. Vincent, membre érudit de l'Académie de Marseille, qui a repris naguère la même thèse, réserve toute opinion contradictoire et se borne â désirer qu'un fureteur patient puisse établir d'une façon certaine l'état civil de la vénérable marche et bien mériter ainsi de l'art provençal.
 
link




Voir les commentaires

Rédigé par philippe

Publié dans #divers

Repost0

Publié le 27 Décembre 2008

Rédigé par philippe

Publié dans #spiritualité

Repost0