Publié le 26 Mars 2017

 

 

 

"O mon Christ aimé, crucifié par amour."

 

Qu'avez-vous commis, très doux enfant , pour être jugé ainsi ?

Qu'avez-vous commis, très affectueux jeune homme, pour être ainsi traité? Quel est votre crime, quel est votre tort, quel est le motif de votre mort, l'occasion de votre condamnation?

C'est de ma blessure que vient votre douleur, c'est ma faute qui vous a tué. C'est moi qui me suis donné les coups, c'est vous qui en souffrez, votre crucifixion est le fruit de mon travail.

C'est moi qui ai mérité votre mort, c'est de mon infamie que vous portez le châtiment. O admirable punition, ô mystère ineffable! Le vicieux péché et c'est le vertueux qui est puni; le coupable accomplit les délits et c'est l'innocent qu'on fouette; l'injuste offense, et on condamne le juste; ce que mérite le méchant, c'est le bon qui le subit; ce que consomme le serviteur c'est son maître qui le paie; ce que commet l'homme, c'est Dieu qui en supporte les conséquences.

Jusqu'où s'est abaissée, Fils de Dieu, votre humilité? Jusqu'où a atteint votre amour? Où est parvenue votre compassion? C'est moi qui ai violé la justice et c'est vous qui payez l'amende; j'ai perpétré le crime et c'est vous qui êtes puni; j'ai accompli le forfait et vous vous soumettez à la torture; je me suis enorgueilli et vous vous humiliez; je me suis enflé, et vous vous rapetissez; j'ai désobéi et vous effacez par votre obéissance le méfait de ma désobéissance; j'ai cédé à la gourmandise, et vous souffrez la faim; l'attrait de l'arbre m'a entraîné au péché, votre charité parfaite vous convie à la Croix; j'ai porté la main sur le fruit défendu, vous avez subi l'instrument du supplice; je me suis régalé de cette nourriture, vous jeûnez sur le gibet; je me délecte dans la jouissance, vous êtes déchiré par les clous; je goûte la douceur de la pomme, et vous l'amertume du fiel;  Eve en riant prend part à mon plaisir, Marie en larmes à votre douleur.

Voici, Roi de gloire, voici paraître mon impiété et briller votre piété, voici rendues évidentes mon injustice et votre justice. Que vous rendrai-je, ô mon Roi et mon Dieu, pour tous les bienfaits dont vous m'avez comblé?  Car on ne peut trouver dans le coeur de l'homme une réplique digne de telles faveurs. Est-ce que toute la sagacité humaine pourrait inventer quelque chose de comparable à la miséricorde divine,? Et il n'est pas au pouvoir de la créature de fournir par ses travaux une juste contrepartie aux secours qu'elle reçoit du Créateur; mais cependant dans votre admirable providence, ô Engendré de Dieu, vous avez laissé à ma fragilité un besoin à satisfaire ce qu'elle fera  si, recevant en son esprit la componction qu'apporte votre visite, elle crucifie sa chair avec ses vices et ses concupiscences; et lorsque vous le lui avez accordé, elle commence en quelque sorte à souffrir avec vous pour vous, puisque vous-mêmes avez daigné mourir à la place du pécheur.

Et ainsi remportant sur elle-même cette victoire intérieure, à votre suite elle se fortifie pour la palme intérieure; car étant venue à bout de la persécution spirituelle, elle ne craint plus d'être soumise pour votre amour au glaive matériel.

Par ce moyen, la petitesse de sa condition si elle se rend agréable à votre bonté, aura le pouvoir de répondre, dans la mesure de ses forces à la grandeur du Créateur.

C'est là, le remède céleste, bon Jésus, c'est là l'antidote que nous a préparé votre amour. Je vous en supplie, par vos oeuvres de miséricorde de jadis, versez sur mes blessures, l'onguent qui pourra neutraliser l'infection venimeuse qu'y a causée la vipère et me rendre à mon intégrité première; faites qu'ayant goûté le nectar de votre suavité, je méprise de toute mon âme les séduction de la prospérité qu'offre le monde,  et ne redoute de sa part à cause de vous aucune adversité; et qu'enfin, me souvenant de la noblesse éternelle, j'éprouve une répugnance persévérante pour les vents de l'enflure éphémère d'ici-bas.

Que sans vous, rien, je vous en prie, ne me soit agréable, que rien ne me plaise, qu'aucun trésor, qu'aucune beauté ne m'agrée, hormis vous. Que toutes choses, si je ne vous y trouve pas, soient viles à mes yeux, que toutes me  soient objet de dédain. Que soit pénible pour moi ce qui vous est contraire; et que pareillement soit insatiable mon désir de ce qui vous plait. Que la joie sans vous me soit ennui; et que mon bonheur soit d'être attristé pour vous. Que votre nom soit mon réconfort, et votre souvenir ma consolation; Que mon pain, ce soient les larmes  ps. XLI,4  que je verserai nuit et jour en scrutant votre justice; que j'estime votre loi un bien pour moi au-dessus de monceaux d'or et d'argent.  Ps. CXVIII,72 Que j'aime à vous obéir; qu'il me soit abominable de vous résister.

Soyez indulgent à mes impiétés, je vous le demande, ô mon espérance, par toutes les oeuvres de votre puissance. Ouvrez mes oreilles à vos commandements, et ne laissez pas mon coeur s'abandonner aux paroles de malice,  j'en appelle à votre saint nom, pour chercher des excuses à ses péchés.  ps CXL, 4

Je vous implore aussi par votre admirable humilité, que le pied de l'orgueilleux ne m'atteigne pas, et que la main des méchants ne me fasse pas fuir.  ps. XXXV, 12

texte ancien

 

Voir les commentaires

Rédigé par Philippe

Publié dans #spiritualité

Repost 0

Publié le 26 Mars 2017

Rédigé par Philippe

Repost 0

Publié le 26 Mars 2017

https://encrypted-tbn3.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcRy6iXk_bVw7ACl0VmkKPIrEkrFexPJKT1__EYhy_L0bxE92SNz3g

 

merci mon Père, messe et sermon very nice. tout à fait monastique. quelqu'un qui parle de confession oulalalala

Qu'avec sa sainte Mère, le Christ Rédempteur nous mène à sa sainte Résurrection.

[:malavita:1] enfant gâté le petit Placide, quand même! mes prières pour vous. heureuses  rencontres . je promets d'être sage !  on va essayer pas garanti quand même. faut présumer de rien dans ce genre d'aventure.  le psy n'est pas toujours contrôlable .

 

Voir les commentaires

Rédigé par Philippe

Publié dans #spiritualité

Repost 0

Publié le 25 Mars 2017

Rédigé par Philippe

Repost 0

Publié le 25 Mars 2017

 

 

 

 

 

Cette Rose d'Or bénite par les Papes et donnée par eux à quelque personnage de marque a une histoire ancienne qui n'est pas sans intérêt. Elle remonte au haut moyen âge ou même peut-être à l'Empire. Le IV° dimanche de Carême, la station avait lieu à Sainte Croix de Jérusalem, où sont conservées d'insignes reliques de la Passion; le Pape s'y rendait processionnellement en tenant en main une rose d'or, symbole probablement du répit que marque ce jour, au milieu de la grande pénitence quadragésimale. Puis les Papes prirent l'habitude de l'envoyer à des Eglises, à des Princes ou à des Etats. Mais depuis Grégoire XIII , à la fin du XVI° siècle, la rose d'or est le plus souvent destinée à une Souveraine catholique. Dans la liste des reines ou princesses qui furent favorisées de ce don précieux, on relève les noms de toutes les grandes familles régnantes d'Europe.

Le Ier Mai 1668, un bref nommait légat a latere le cardinal de Vendôme, pour porter la rose d'or à la reine de France, Marie-Thérèse. Le don, qui avait une valeur de 1600 écus, représentait un plan de rosier, avec quelques fleurs épanouies et des boutons, porté dans un vase de vermeil. La remise de la Rose fut accompagnée d'un grand apparat.

Peu d'années après en 1701, Clément XI envoya la Rose d'Or à Marie-Louise de Savoie, qui épousait Philippe V , petit-fils de Louis XIV, et allait devenir reine d'Espagne. L'archevêque de Milan, chargé comme légat d'offrir le présent, le fit à Nice.

Enfin, le Pape Pie IX qui avait accepté en 1856 d'être parrain du prince impérial, fils de Napoléon III, voulut envoyer à l'impératrice Eugénie la Rose d'Or bénite cette même année. La cérémonie eut lieu dans la chapelle du château de Saint Cloud le 19 Août. Le don consistait en un rosier d'or contenu dans un vase également en or, lequel reposait sur un socle de lapislazuli, aux armes du Pape et de l'Empereur.

La  reine Hélène est la seconde souveraine de la Maison de Savoie qui reçoit la Rose d'Or. En effet, en 1847, le pape Pie IX, qui avait été parrain de la Princesse Maria-Pia, future reine du Portugal, envoya la Rose à la reine Marie-Thérèse, femme de Victor-Emmanuel II.

Après Léon XIII qui donna trois fois la Rose (en particulier à la reine des Belges, en 1893 pareil don ne fut plus envoyé durant les pontificats de Pie X et de Benoît XV.

Mais Pie XI reprit la tradition. Et dès 1923, il envoya la Rose d'Or à la reine d'Espagne. Puis, en 1925, à la reine Elisabeth de Belgique qui célébrait le 25 ème anniversaire de son mariage.

Résultat de recherche d'images pour "pie XII et la reine hélène"

Pie XII un dimanche de laetare 1937  bénit la Rose d' Or dans sa chapelle privée..

dont il doit faire hommage à la reine d'Italie, la reine Hélène, à l'occasion du 40 ème anniversaire de son mariage.  La présentation se fit solennellement un 4 avril dimanche in albis, dans la chapelle Pauline du Palais du Quirinal où quelques semaines plus tard eut lieu le baptême du petit prince de Naples.

Un autel avait été érigé dans le grand salon attenant à la chambre du Souverain Pontife. Le précieux rameau, un véritable plant de roses de 48 centimètres de hauteur en or massif, placé dans un vase de style Renaissance, reposait entre deux cierges auprès du crucifix

Le pape, ayant pris place dans un fauteuil et mis l'étole, récita les prières rituelles puis introduisit dans la capsule de la fleur du baume du Pérou et du musc du Tonkin. Il l'aspergea d'eau bénite et l'encensa et , avant de se retirer donna aux assistants une quinzaine de personnes, sa bénédiction. Le cardinal secrétaire d'Etat, le nonce auprès du roi d'Italie, Mgr Borgongini-Duca assistaient à la cérémonie. La Rose d'Or fut conservée dans la chapelle privée du Pape jusqu'au moment de la remise à la souveraine.

 

Voir les commentaires

Rédigé par Philippe

Publié dans #spiritualité

Repost 0

Publié le 25 Mars 2017

Rédigé par Philippe

Publié dans #spiritualité

Repost 0

Publié le 25 Mars 2017

Rédigé par Philippe

Publié dans #divers

Repost 0

Publié le 23 Mars 2017

 

 

Image associée

 

Jetez les yeux, Père clément sur votre Fils très clément, qui a pour moi souffert une telle inclémence. Que la vue de sa souffrance, Roi très bon, vous fasse ressouvenir avec bienveillance de celui pour qui il souffre. N'est-ce pas, ô mon Seigneur, ce Fils innocent que vous avez livré pour racheter votre serviteur. N'est-il pas l'auteur de la vie, lui qui s'est laissé mener comme une brebis à la tuerie, lui qui s'est fait à vous obéissant jusqu'à la mort, et n'a pas craint de subir la mort la plus atroce?

Songez, ô vous qui avez disposé toute l'ordonnance du salut, que si sans doute vous l'avez engendré de votre puissance, vous avez néanmoins voulu le rendre aussi participant de ma faiblesse. Ce que vous apercevez là, c'est vraiment votre divinité, qui revêtue de ma nature est montée sur le gibet de la Croix, et a supporté, dans la chair qu'elle a assumé, un dur supplice.

Seigneur mon Dieu, ramenez le regard de votre majesté sur l'oeuvre de votre ineffable bonté. Considérez le corps écartelé de votre doux Fils, voyez couler de ses mains innocentes son sang sacré; et ainsi apaisé, remettez les crimes qu'ont accomplis mes mains.  Contemplez ce côté sans défense, férocement ouvert d'un coup de lance; et renouvelez-moi dans cette source sainte et sacrée que je crois avoir coulé de là.

Voyez: ces pieds immaculés qui ne se sont pas tenus dans la voie des pécheurs, mais ont toujours marché dans votre loi, les voici cruellement percés de clous; affermissez donc mes pas dans vos sentiers , et faites par votre bonté, que je prenne en haine toute voie d'iniquité.  La voie de l'iniquité, que votre miséricorde la détourne de moi que votre faveur me fasse choisir la voie de la vérité. Je vous en prie, Roi des saints, par ce Saint des Saints, par ce mien Rédempteur, faites-moi courir la voie de vos commandements afin que je puisse être uni d'esprit à celui qui n'a pas eu horreur de se revêtir de ma chair.

Ne prêtez-vous point attention, bon Père, comme votre Fils très cher, malgré sa jeunesse, a le cou blanc comme neige et tout flétri, et comme sa tête s'est abîmée en une mort chèrement acquise?

Regardez, Créateur plein de tendresse, l'humanité de celui que vous avez engendré, et dans votre amour prenez  en pitié la faiblesse de celui que vous avez créé fragile. Voyez sa poitrine mise à nu et toute blanche, son côté rouge de sang, tous ses vaisseaux, étirés, se dessèchent , les lumières de ses beaux yeux sont éteintes, ses lèvres royales sont toutes pâles, ses bras étendus sont tout raides, ses jambes de marbre pendent, son sang bienheureux, à flot, arrose ses pieds transpercés.

Jetez les yeux, Père glorieux, sur les membres lacérés de votre Fils très cher; et souvenez-vous avec bienveillance de cette nature qui est la mienne. Considérez le châtiment qui pèse sur l'homme-Dieu et soulagez la misère de la créature humaine.

Voyez le supplice du Rédempteur, et remettez la faute de celui qu'il rachète. C'est lui , Seigneur, que vous avez frappé à cause des péchés de votre peuple, lui qui est cependant le bien-aimé en qui vous avez mis vos complaisances.

Il est cet innocent en qui n'a pas été trouvée de fourberie et que cependant on compte parmi les malfaiteurs.

texte ancien.

Voir les commentaires

Rédigé par Philippe

Publié dans #spiritualité

Repost 0

Publié le 23 Mars 2017

 

V. L’ange du Seigneur apporta l’annonce à Marie,
R. Et elle conçut du Saint-Esprit.
Je vous salue Marie, pleine de grâce. Le Seigneur est avec vous.Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles est béni.Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
V. Voici la Servante du Seigneur, R. Qu’il me soit fait selon votre parole.
Je vous salue Marie, pleine de grâce. Le Seigneur est avec vous.Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles est béni.Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
V. Et le Verbe s’est fait chair R. Et il a habité parmi nous.
Je vous salue Marie, pleine de grâce. Le Seigneur est avec vous.Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles est béni.Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
V. Priez pour nous, sainte Mère de Dieu, R. Afin que nous soyons rendus dignes des promesses du Christ.
Prions. Daignez, Seigneur, répandre votre grâce dans nos âmes, afin qu'ayant connu par la voix de l'Ange l'Incarnation de Votre Fils Jésus Christ, nous puissions parvenir par sa Passion et par sa Croix, à la gloire de sa Résurrection, par le même Jésus Christ Votre Fils, notre Seigneur. Amen
 

Voir les commentaires

Rédigé par Philippe

Publié dans #spiritualité

Repost 0

Publié le 23 Mars 2017

Rédigé par Philippe

Publié dans #videos

Repost 0