Publié le 7 Janvier 2018

Message de Noël du patriarche de Moscou et de toute la Russie Cyrille

 

Bien-aimés dans le Seigneur archipasteurs, révérends prêtres et diacres, moines et moniales amis de Dieu, chers frères et sœurs,

Je vous salue cordialement à l’occasion de la grande fête de la Nativité du Christ : la fête de l’enfantement selon la chair de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ, par l’Esprit Saint et la Très Pure Vierge Marie. Nous appelons maintenant tous les hommes a glorifier avec l’Église le Créateur et Démiurge par les paroles : « Chantez le Seigneur, toute la terre » (Hirmos de la première ode du canon de la Nativité du Christ).

Le Dieu qui est Toute-bonté et qui aime Sa création envoie Son Fils Unique, le Messie attendu depuis longtemps, afin qu’Il accomplisse l’œuvre de notre salut. Le Fils de Dieu, qui est dans le sein du Père (Jn. I, 18), devient Fils de l’homme, et vient dans notre monde, pour nous délivrer du péché par Son sang et pour que l’homme ne soit plus effrayé par l’aiguillon de la mort.

Nous savons que les mages qui ont adoré le Christ Lui ont apporté des dons. Quel don pouvons-nous donc apporter au Maître Divin ? Celui qu’Il nous demande Lui-même : « Mon fils, donne-moi ton cœur et que tes yeux gardent mes voies » (Proverbes XXIII, 26).

Que signifie donner le cœur ? Le cœur est le symbole de la vie. S’il cesse de battre, l’homme meurt. Donner son cœur à Dieu, cela veut dire Lui dédier sa vie. Cette consécration n’exige pas de nous le renoncement à tout ce que nous avons. Nous sommes seulement appelés à éloigner du cœur ce qui gêne la présence de Dieu en lui. Lorsque toutes nos pensés ne se préoccupent que de notre propre ego, lorsqu’il n’y a pas dans le cœur de place pour le prochain, alors il n’y a pas de place non plus pour le Seigneur.

La présence du prochain dans le cœur dépend avant tout de notre capacité de ressentir la douleur de l’autre et d’y répondre par des œuvres charitables.

Le Seigneur nous demande d’observer Ses voies. Observer les voies de Dieu signifie voir la présence divine dans sa vie et dans l’histoire de l’humanité : voir la manifestation de Dieu, tant dans Son amour que dans Sa juste colère.

Dans la vie de notre peuple, l’année passée a été remplie du souvenir des événements tragiques du XXème siècle et des persécutions de la foi qui commençaient. Nous avons commémoré l’exploit des nouveaux martyrs et confesseurs, qui ont témoigné avec fermeté leur fidélité au Christ. Mais, même en ce temps terrible pour notre pays, le Seigneur nous a manifesté Sa miséricorde. Après une interruption forcée durant deux siècles, le Patriarcat a été rétabli en Terre russe et l’Église, au temps difficile des épreuves, a trouvé en la personne du saint hiérarque Tikhon, élu Primat, un sage et courageux pasteur, par les prières ferventes duquel, devant le Trône du Très-Haut Créateur, notre Église et notre peuple on pu traverser la fournaise des épreuves.

Nous vivons maintenant une période particulière : les afflictions n’ont pas quitté le monde, nous entendons parler quotidiennement des guerres et des bruits de guerres (Matth. XXIV, 6). Mais combien l’amour de Dieu se déverse sur le genre humain ! Le monde existe en dépit des forces du mal, tandis que l’amour humain et les valeurs familiales demeurent, malgré les efforts invraisemblables pour les détruire définitivement, les souiller et les pervertir. La foi dans le Dieu est vivante dans les cœurs de la majorité des gens. Tandis que notre Église, malgré les décennies de persécutions dans le passé récent et les mécanismes que l’on lance à présent pour miner son autorité, a été, reste et sera toujours le lieu de la rencontre avec le Christ.

Nous croyons que, après avoir traversé les épreuves actuelles, les peuples de la Russie historique renouvelleront leur unité spirituelle, deviendront prospères matériellement et heureux socialement.

La Nativité du Christ est un événement central dans l’histoire de l’humanité. Les hommes ont toujours recherché Dieu, mais dans toute la plénitude possible pour nous, le Créateur – le Dieu Trinitaire – s’est révélé au genre humain seulement par l’incarnation du Fils Unique. Il vient sur la terre pécheresse afin de rendre les hommes dignes de la bienveillance du Père Céleste et de poser un fondement ferme à la paix, donnant ce commandement : « Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix »

(Jn XIV, 27).

Que cette année soit paisible et prospère pour notre peuple, pour les peuples de la Russie historique et tous les peuples du monde.

Que l’Enfant-Dieu qui est né à Bethléem nous aide à trouver l’espoir qui vainc la crainte, et à ressentir par la foi la force de l’amour divin qui transfigure la vie humaine. Amen.

+CYRILLE, PATRIARCHE DE MOSCOU ET DE TOUTE LA RUSSIE
Nativité du Christ, 2017/2018

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Publié le 7 Janvier 2018

 

et plein de compétitions !! ça va un moment les vacances faut pas exagérer quand même !

 

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 7 Janvier 2018

 

loin des brigands et des fous,

"Ils regagnèrent leur pays par un autre chemin. "

 

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 7 Janvier 2018

ça change d'hier , un horrible concert de Noël..

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Publié le 6 Janvier 2018

 

 

Of Tatiana and family ... !  sublime l'orgue.. pour Martin hu hu hu .

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 6 Janvier 2018

 

  

 

 

Dom Guéranger ,  qui a écrit sur le mystère de l'Epiphanie des pages savoureuses auxquelles les âmes chrétiennes trouvent une fraîcheur toujours nouvelle, na pas manqué de relever le bel usage qui s'était introduit jadis en plus d'une cour chrétienne

   En France notamment, ce fut longtemps la coutume que le roi très chrétien vint à l'offrande le jour de l'Epiphanie et présentât l'or, l'encens et la myrrhe comme un tribut à l'Emmanuel. Il faut voir dans cette tradition beaucoup plus qu'un touchant témoignage de la dévotion simple et naïve de nos aïeux.  Elle répond admirablement à une réalité profonde, car elle nous représente très exactement ce qu'était le Christ Jésus, au regard des rois et des peuples du moyen-âge. Tous reconnaissaient alors dans le Christ le Roi des rois, dont l'influence douce et bienfaisante pénétrait jusque dans son fond la société chrétienne.  En ce temps-là, les princes de la terre, à l'exemple des mages se montraient les plus empressés à reconnaître dans la royauté du Sauveur l'origine et le fondement solide de leur propre pouvoir.

  Nous savons le changement qui est survenu dans la suite des temps. Non seulement la réforme protestante  avec Saint Luther a brisé l'unité de la société chrétienne et ravi au Christ-Roi une notable portion de son héritage, mais elle a engendré  ces doctrines perverses et subtiles, qui tendent aujourd'hui à amoindrir l'autorité de Notre-Seigneur jusque dans la partie fidèle de son royaume. 

Le Cardinal Pie remarquait avec beaucoup de finesse que les funestes propagateurs du catholicisme libéral ressemblent singulièrement à certains hérétiques dont parle saint Grégoire dans son homélie sur l'Epiphanie. Ceux-ci , tout en admettant que Jésus est vraiment Dieu et vraiment homme se refusaient absolument à reconnaître l'extension universelle de sa royauté:  Sunt vero nonnuli heretici, qui hunc Deum credunt, sed ubique regnare nequaquam credunt.

Ils se faisaient un devoir d'offrir à Jésus l'encens dû  à sa divinité, mais ne voulaient point y ajouter l'or que réclame sa souveraineté: hi profecto thus offerunt, sed offere etiam aurum nolunt.

Le saint pontife en tirait cette conclusion pratique que le premier de nos devoirs en la fête de l'Epiphanie est de déposer aux pieds du Seigneur qui vient de naître l'hommage qui convient au Roi de l'univers : Nos itaque nato Domino offeramus aurum, ut hunc ubique REGNARE fateamur.

   Et il serait à souhaiter que la fête de l'Epiphanie retrouvât le prestige de l'antique et joyeuse fête des rois.

 

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 5 Janvier 2018

ah ces petits russes. quelle belle famille, bon sang ! congratulations..

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Rédigé par Philippe

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Publié le 5 Janvier 2018

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

a friend VK .. , Moscou je crois.

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Rédigé par Philippe

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Publié le 4 Janvier 2018

 

Réjouissez-vous dans le Seigneur, frères bien-aimés, encore une fois, réjouissez-vous , 1 Phil. IV,4 

car c'est bien peu de temps après avoir célébré l'anniversaire  de la naissance du Christ que nous voici illuminés par la fête de sa manifestation : Celui qu'en ce jour-là une Vierge a enfanté, en celui-ci se fait connaître. Car le Verbe s'étant fait chair Jo , I, 14 a pris sur Lui notre nature avec de tels ménagements dans les débuts, que Jésus à sa naissance, tandis qu'Il se révélait aux hommes de foi, demeurait voilé aux yeux de ses persécuteurs. Les cieux donc ont annoncé la gloire de Dieu Ps. XVIII,1 et la vérité s'est faite entendre à toute la terre: Rom . X, 18 . ; et si cela a eu son accomplissement lorsque les bergers aperçurent l'armée des Anges qui leur annonçait la parution du Seigneur, c'est aussi lorsque l'étoile s'est faite le guide des Mages pour les mener L'adorer.

Ainsi cette génération du vrai Roi a jeté sa lumière du levant au couchant, puisque cette réalité que les royaumes de l'orient apprirent par les Mages,  ne fut pas ignorée non plus de l'empire romain. Car Hérode voulant éteindre l'aurore d'un roi qui l'inquiétait, par sa cruauté, sans le savoir, servait ce dessein: tandis qu'il donne toute son attention à perpétrer ce crime atroce, et que pour atteindre ce nouveau-né qu'il ne connaît pas il met à mort tous les enfants sans distinction, la renommée proclame partout avec plus de célébrité cette naissance du Dominateur annoncée par le ciel: car à la rendre plus empressée et plus soigneuse à parler se concertaient la nouveauté du signe céleste et la monstrueuse férocité du persécuteur impie.

Si d'autre par le Sauveur fut alors porté à l'Egypte, c'est que par la grâce secrète de sa présence Il voulait appeler au salut déjà tout proche ce peuple adonné à d'antiques erreurs; c'était afin aussi que celui qui n'avait pas encore rejeté de son âme la superstition, offrit , dès lors, l'hospitalité à la vérité.

   Ce jour rendu sacré par la manifestation du Seigneur a bien mérité, frères bien-aimés, la dignité toute spéciale que lui a accordée le monde entier; qu'en nos coeurs également il resplendisse d'une lumière digne de lui : et pour rendre un tel hommage à la succession de ces évènements mémorables il ne suffit pas d'y donner foi, il faut s'appliquer aussi à en pénétrer tout le sens.

   Quelles actions de grâces ne devons-nous pas en effet au Seigneur pour ce qu'il a accordé la clarté aux Gentils? l'aveuglement des Juifs nous en donne la mesure. Que peut-on imaginer de si aveugle, de si étranger à la lumière que ne furent ces prêtres et ces scribes d'Israël ?  Aux Mages qui s'informaient, à Hérode qui demandait où, d'après le témoignage des Ecritures, devait naître le Christ, Mt II,4 ce sont eux qui ont fourni la réponse qu'ils tiraient des prophéties: celle-là même qu'indiquait l'étoile du haut du ciel. Sans doute cette dernière aurait-elle pu laisser de côté Jérusalem et , comme elle le fit par la suite, conduire par son seul signe les Mages jusqu'au berceau de l'enfant; mais pour confondre l'endurcissement des Juifs, il était à propos que ceux qui déjà avaient l'astre pour les conduire, apprissent aussi de leur aveu même où était né le Sauveur. Dès lors donc l'Ecriture tournait ses prophéties à l'enseignement des Gentils, et le Christ prédit par les oracles antiques se faisait connaître aux coeurs étrangers, puisque les Juifs dans leur infidélité, professant de bouche la vérité, gardaient en leur coeur le mensonge. Ils ne voulurent point reconnaître de leurs yeux Celui qu'ils avaient révélé par le moyen des livres sacrés: Celui-là même qu'ils refusaient d'adorer tout humble en son enfance fragile, et qu'ils devaient plus tard crucifier dans tout l'éclat de ses forces pleinement épanouies.

   Comment donc, ô Juifs, pouvez-vous à la fois posséder la science et n'avoir qu'une si mauvaise information, enseigner et rester si peu instruits? On vous demande où le Christ doit naître Mt,II,4 et consultant votre mémoire, vous dites la vérité telle que vous l'avez lue :" A Bethléem de Juda . ib, 5.  Ainsi en effet l'a écrit le Prophète: Et toi , Bethléem, terre de Juda, tu n'es pas la moindre parmi les villes principales de Juda. Car c'est de toi que sortira le Chef qui doit régir mon peuple d'Israël. Michée, V,2 Ce prince est né, les Anges l'ont annoncé aux bergers Luc II, 10 , et les bergers à vous-mêmes . ib, 18  Ce prince est né, et jusqu'aux confins de l'orient les nations l'ont appris par l'éclat insolite d'un astre nouveau. Mieux : pour qu'elles ne puissent hésiter sur le lieu de cette naissance royale, c'est votre érudition qui leur révèle ce que ne leur a pas fait connaître l'étoile.

   Pourquoi vous fermez-vous la voie que vous ouvrez aux autres? Pourquoi demeure douteux à votre foi défaillante ce que votre réponse rend manifeste? Sur l'attestation des Ecritures vous indiquez le lieu de la nativité, le ciel et la terre vous témoignent que le temps est arrivé, et malgré tout la même occasion qui a embrasé l'âme d'Hérode jusqu'à la persécution , n'a fait qu'endurcir votre esprit jusqu'à l'incrédulité.

   Heureuse l'ignorance des enfants, qu'a massacrés le persécuteur, plus que votre science que dans son trouble il a consultée. Vous avez pu montrer sa citadelle , et vous avez refusé d'accueillir sa royauté. Eux , ils ne pouvaient encore Le confesser, et ils n'ont pu mourir pour Lui.

   Ainsi le Christ, car aucune époque de sa vie ne devait être privée de miracle, avant de pouvoir user de la langue déclarait sans paroles la puissance du Verbe; Il semblait déjà dire: Laissez venir à moi les enfants, car le royaume des cieux est à ceux qui leur ressemblent: Mt XIX, 14 Il couronnait d'une gloire nouvelle les enfants; et ses débuts rendaient sacrée la première enfance des nouveaux-nés; Il donnait à entendre par là que nul homme n'est inapte à recevoir la grâce des mystères divins, quand cet âge lui-même était capable de la gloire du martyre.

    Reconnaissons donc, frères bien-aimés, en ces Mages qui viennent adorer le Christ, les prémices de notre vocation et de notre foi, et animons-nous d'allégresse pour célébrer en son principe l'espérance bienheureuse. C'est à partir de là en effet que nous avons commencé d'entrer en l'héritage de l'éternité; c'est là que se sont dévoilées à nous les Ecritures qui nous parlaient du Christ en un langage caché; et la vérité que les Juifs aveugles n'ont point reçue a apporté sa lumière à toutes les nations.

    Aussi devons-nous avoir en honneur ce jour très saint, où est apparu l'auteur de notre salut; et Celui que les Mages ont vénéré enfant en la crèche, adorons-Le tout puissant en les cieux. Et de même que ceux-là sortirent de leurs trésors des présents dont les apparences n'étaient que des symboles de ce qu'ils voulaient offrir au Seigneur, ainsi à notre tour tirons de nos coeurs des dons dignes de Dieu. Sans doute c'est Lui-même qui nous prodigue tous les biens. Il recherche encore cependant le fruit de notre industrie: car ce n'est pas à ceux qui dorment qu'échoit le royaume des cieux, mais à ceux qui peinent et veillent en les commandements de Dieu; si de la sorte nous ne rendons pas improductifs ses dons, nous mériterons, par le moyen même de ce qu'Il nous a donné, de recevoir ce qu'Il a promis.

     C'est pourquoi nous adressons à votre dilection cette invitation: de vous abstenir de toute oeuvre mauvaise pour vous attacher  à une vie chaste et juste. Car des fils de la lumière doivent rejeter les oeuvres de ténèbres. Détournez-vous , donc de la haine, rejetez le mensonge, détruisez l'orgueil par l'humilité, secouez toute avarice, aimez répandre vos largesses: il convient que les membres soient adaptés à leur tête; c'est ainsi que nous mériterons d'entrer en part des béatitudes promises : par Notre-Seigneur Jésus-Christ qui vit et règne Dieu avec le Père et le Saint-Esprit dans les siècles des siècles . Amen.

saint Léon le Grand.

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Rédigé par Philippe

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Publié le 4 Janvier 2018

 

sont tous en vacances, quelle misère !

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Rédigé par Philippe

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