Publié le 5 Février 2018

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Publié le 5 Février 2018

" Je vois le visage d'un homme; s'il est jeune ou vieux, je ne puis le dire. Il peut avoir cinquante ans ou seulement trente. Parfois il parait un âge et parfois l'autre. Il y a quelque chose d'inexprimable dans ce visage, que je ne puis m'expliquer nettement. Peut-être, puisqu'il porte tous les fardeaux, porte-t-il aussi celui de la vieillesse? Mais cela est ainsi: son visage est à la fois très vénérable , et cependant faisant penser à celui d'un enfant, très calme , très doux, très modeste, rayonnant de sainteté et d'aimante bonté. Ses yeux m'attachent et émeuvent mon coeur. Son souffle est suave et me transporte hors de moi-même. Oh! je contemplerai à jamais ce visage et je ne cesserai pas d'y attacher mes regards .

   " Et je vois soudain quelqu'un venir à Lui, lever la main et frapper brutalement ce céleste visage. C'est une main dure, la main d'un homme grossier, et peut-être était-elle armée de fer. Cela ne put être assez soudain pour prendre par surprise Celui qui connaît toutes choses passées et à venir, et Il ne montre aucun signe de ressentiment, demeurant calme et grave comme auparavant;  mais l'expression de son visage est troublée, une grande enflure se produit, et , au bout d'un peu de temps, ce visage plein de grâce m'est caché par les effets de cet outrage comme si un nuage s'étendait sur lui.

   " Une main s'est levée contre le visage du Christ. Quelle était cette main? Ma conscience me dit :" Tu es cet homme-là." J'ai la confiance qu'il n'en est pas ainsi maintenant. Mais , ô mon âme , contemple le terrible fait: imagine le Christ devant toi, et imagine-toi , toi-même levant la main et le frappant ! Tu diras :" C'est impossible : je n'ai pu le faire !" 

   " Oui, tu l'as fait. Quand tu as péché volontairement, c'est alors que tu as commis ce crime. "

Bx Cardinal Newman .

 

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Publié le 5 Février 2018

 

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Publié le 5 Février 2018

 

 

 

 

FUCECCHIO. Alessio Buggiani ne savait pas. Il ne savait pas qu'il avait chez lui un petit prodige du piano, qui de l'ancien instrument à la maison est déjà arrivé à des concours régionaux et nationaux, apportant souvent des victoires et des certificats. Pierpaolo Buggiani est un garçon de 11 ans, qui a découvert qu'il a un sentiment très spécial avec ces touches blanches du milieu et les moyens noirs et les pédales. Parce que pour transformer les mouvements des mains et des pieds en mélodie, il nous faut une "coordination" mentale que tout le monde n' a pas.

Mardi, à Santo Stefano, pour le bébé-prodigy du plan sera une occasion d'être un prophète à la maison. Prochain rendez-vous qui le verra protagoniste avec d'autres jeunes étudiants de M. Berni, sera le concert de Noël "Di Suoni in... Canto" organisé par l'association La Calamita Onlus, qui se tiendra à 15h30 au sanctuaire de Santa Maria delle Vedute di Fucecchio et dont les recettes iront au soutien des activités du centre d'agrégation de La Calamita, dans la Piazza D. Mais comment est née l'inspiration du jeune Pierpaolo?

Son père, Alessio Buggiani, nous raconte:"Nous avons le piano à la maison, un souvenir de notre famille. Un vieil instrument s'est arrêté pendant un certain temps, jusqu' à ce que Pierpaolo montre une curiosité et une prédisposition inattendues pour cet objet; enfant, il était déjà capable de faire les premiers "escaliers", alors nous avons décidé de l'amener au maître Berni. C'est lui qui nous a fait comprendre que Pierpaolo possède des qualités exceptionnelles en termes de prédisposition au son du piano. Déjà à l'âge de 6 ans, il a fait les premières compétitions et aurait déjà pu être à la télé ".

Un talent, raconte-t-il à son père, associé à un personnage sensible:"Oui, peut-être que mon fils est une mouche blanche, compte tenu des passions de ses pairs. C'est un garçon timide, qui grandit et change, qui aime écouter de la musique. Mais ce n'est pas de la musique de masse, on pourrait dire. L'amour du piano de Little Buggiani se combine avec une autre passion, qui n' a apparemment rien à voir avec elle: la natation.

Il faut dire qu'en flottant et en se déplaçant dans l'eau, la même chose fait avec ses propres doigts qui se déplacent harmonieusement sur les touches du piano.

Pierpaolo Buggiani a déjà participé à 54 concours nationaux et internationaux de piano en Italie et à l'étranger, remportant 44 premiers prix dont 15 absolus ou obtenant toujours la deuxième ou troisième place. Ce sont les chiffres du très jeune pianiste, qui a toujours été l'élève du maître Fabrizio Berni qui le suit musicalement depuis que Pierpaolo, à l'âge de quatre ans et demi, a commencé son étude systématique du piano. L'oreille absolue, prédisposition innée à la musicalité, des petites mains qui volent sur le clavier avec naturel et agilité, sont des qualités qui, avec la technique, raffinée grâce aux leçons de Berni, ont également donné la possibilité à l'enfant prodige de Fucho de passer avec des notes maximales l'examen final des trois premières années de cours préuniversitaires au Conservatoire "Franci" de Sienne. Pierpaolo s'est produit dans de nombreux événements et concerts à travers l'Italie et devient une jeune promesse de la musique classique non seulement locale.
 

 

Pierpaolo si è esibito in numerose manifestazioni e concerti in giro per l'Italia e sta diventando una giovane promessa della musica classica non solo locale. Prossimo appuntamento che lo vedrà protagonista insieme ad altri giovani allievi del M. Berni, sarà l'ormai consueto Concerto di Natale "Di Suoni in...Canto" organizzato dall'Associazione "La Calamita Onlus" che si terrà martedì 26 dicembre 2017 alle ore 15,30 presso il Santuario di Santa Maria delle Vedute di Fucecchio e il cui ricavato andrà a sostegno delle attività del Centro di Aggregazione "La Calamita". Sarà l'occasione per gustare un programma che spazierà da autori romantici come Chopin ad autori contemporanei come Copland, passando per Debussy ed altri, attraverso la sapiente interpretazione di un piccolo, ma promettente pianista.

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Publié le 4 Février 2018

priez pour nous .

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Publié le 4 Février 2018

 

 

 

"Levez-vous ; pourquoi dormez-vous, Seigneur ? Levez-vous, et ne nous repoussez pas à jamais. Pourquoi détournez-vous votre visage et oubliez-vous notre tribulation ? Notre corps est attaché à la terre. Levez-vous, Seigneur, secourez-nous et délivrez-nous."

 

Le psalmiste fait entendre sa plainte :" Exsurge, quare obdormis, Domine? exsurge et ne repellas in finem ?

Pourquoi dors-tu Seigneur? Réveille toi! ne nous repousse pas à jamais ! Pourquoi détournes-tu ton visage? Pourquoi oublies-tu notre misère et notre oppression ? "  L'âme se rappelle surtout les paroles du psaume que Jésus prononça dans son agonie :" Mon Dieu, mon Dieu,  pourquoi m'avez-vous abandonné? "

Mais elle se souvient aussi que c'est dans l'heure de ténèbres que le Sauveur s'offrit à son Père qui le livrait pour nous. En union avec Lui, répétant souvent les sept paroles, elle fait un grand acte d'amour pour ce seul et très pur motif : Dieu est souverainement aimable en lui-même , infiniment plus que tous les dons qu'il m'a accordés ou que j'attends de Lui.  l'âme s'en remet pleinement à la volonté de Dieu.

Ici les actes de foi, d'espérance et de charité se fondent en quelque sorte en un acte d'abandon parfait à la divine volonté. " Pater, in manus tuas commendo spiritum meum", dit Jésus en mourant; ce fut la consécration au sacrifice de la croix.

L'âme s'unit à la consécration eucharistique qui perpétue en substance ce sacrifice sur nos autels; elle croit de la foi la plus vive que Jésus continue de s'offrir à son Père par le ministère de ses prêtres; elle croit qu'il offre avec Lui tous les membres de son corps mystique, surtout ceux qui souffrent naturellement , un peu comme Il a souffert; elle se laisse offrir par Notre-Seigneur, en pensant aux quatre fins du sacrifice: adoration, supplication, réparation, action de grâces.

Il faut à nouveau supplier Dieu de nous donner d'espérer en Lui, de créer en nous la confiance en sa miséricorde : " Sana me, Domine, et sanabor; salvum me fac, et salvus ero: Guéris-moi Seigneur, et je serai guéri; sauve-moi, et je serai sauvé . Converte nos, Domine, ad te, et convertemur: Convertis-nous Seigneur, et nous serons convertis. " Exurge, Domine adjuva nos: et redime nos propter nomen tuum: Lève-toi , Seigneur, viens à notre secours, et pour la gloire de ton nom relève nous. "

Alors , avec cette prière persévérante, l'espérance héroïque s'élève progressivement dans l'âme comme un leitmotiv oublié, très doux et très puissant, qui finit bientôt par s'imposer, par dominer toutes les voix d'enfer, par éclater en quelque sorte en hymne de confiance souveraine et de parfait abandon :" Le Seigneur ne rejette pas à toujours; mais après avoir affligé, il a compassion selon son infinie miséricorde.'

"  C'est Lui qui mortifie, et c'est Lui qui  vivifie" ; il conduit à toute extrémité et il en ramène :" Ceux qui espèrent en Dieu recevront de nouvelles forces, ils élèveront leur vol comme des aigles. Ils courront et ne se lasseront point .

" In te, Domine speravi nos, non confundar in aeternum : Je serai sauvé, Seigneur, parce que j'ai espéré en toi.

rp Garrigou Lagrange . op +

 

 

Mes biens chers Frères,

Les catholiques sont tellement habitués à l’échec, ils ont tellement pris l’habitude de capituler en rase campagne, qu’ils ne sont plus capables de prendre au sérieux la parole de saint Paul. _ Et pourtant l’apôtre, son exemple, sa parole de feu devraient nous aider et nous éclairer alors que nous sommes dans le temps liturgique qui nous prépare plus immédiatement au temps béni et sanctifiant du Carême. Trop souvent en effet, pour excuser nos échecs, pour expliquer le désastre actuel, nous regorgeons de bonnes raisons et d’alibis faciles. Les temps sont trop durs, les gens trop indifférents, L’Église trop faible, les moyens mis à notre disposition trop dérisoires.
Ah, si nous avions des instruments adaptés à la grandeur de notre mission apostolique ; ce n’est pas la bonne volonté qui manque, mais il faut bien reconnaître que les circonstances ne nous sont point favorables…
Voilà pourquoi nous nous décourageons, nous geignons, nous nous plaignons et nous ne faisons plus rien.

Et pourtant il nous suffirait de nous tourner vraiment, sincèrement vers Dieu. Nous ne pouvons arguer de notre faiblesse, de notre médiocrité, de la pauvreté des moyens mis à notre disposition. En effet, nous entendrions immédiatement Notre Seigneur nous dire, comme il le fit pour l’apôtre : Ma grâce te suffit, car ma puissance éclate dans ta faiblesse ! Dieu manifeste sa puissance, son autorité et son amour par la plus grande faiblesse qui soit.
Car ce qui est vrai du disciple, de tout disciple, c’est-à-dire de tout baptisé, est vrai, se réalise d’abord, pleinement et suprêmement dans le Christ lui-même. Quelle est la plus grande faiblesse qui soit, sinon celle de la croix : le Fils de Dieu lui-même, humilié, battu, hagard, qui semble n’avoir plus rien qui fait la dignité de l’homme, abandonné de tous, en but à un véritable déferlement de haine et de misère, c’est dans cette misère que nous contemplons, que nous est communiqué la puissance même de Dieu, la victoire de l’amour incréé, le triomphe de la sagesse divine.

Nous comprenons mieux pourquoi est proposé à notre méditation ce passage de la deuxième épitre aux Corinthiens. La liturgie du Carême, le temps de la passion, nous conduit à contempler la croix, à affronter le mystère même du mal que Dieu vient sauver et guérir. Chaque fois que nous regardons un crucifix, chaque fois que nous participons de tout notre cœur au sacrifice de la messe, chaque fois que nous faisons un acte de foi et d’amour, nous sommes introduits dans ce grand mystère : nous contemplons la puissance de Dieu qui se déploie dans la faiblesse humaine, dans la plus grande faiblesse humaine qui soit, celle de Jésus pendu sur le gibet du calvaire. Dans un apparent désastre, voici que jaillit la lumière de l’espérance, l’assurance de la victoire, la certitude du triomphe divin.

Cette victoire, mes bien chers frères, est la nôtre depuis le jour de notre baptême. Nous avons en nous le principe et la source de la victoire. Si nous sommes ce matin en cette église, c’est parce que nous reconnaissons notre faiblesse, notre péché, notre incapacité, notre paralysie pour accomplir le bien et rejeter le mal. Mais au lieu de nous morfondre dans cette morne contemplation, nous savons que la puissance divine doit rayonner dans et par notre faiblesse.
Encore faut-il que nous accueillions cette présence, cette grâce, ce pardon et que nous ne mettions point d’obstacle à son influence et à son dynamisme. C’est dans l’accueil de notre faiblesse que nous pourrons porter comme saint Paul les marques de la passion bienheureuse de Notre Seigneur.

Lorsque nous prions vraiment, lorsque nous cherchons réellement à aimer le Seigneur et à accomplir sa volonté, lorsque nous nous mettons au service de nos frères pour leur communiquer la vie divine et l’Évangile, alors la puissance du Seigneur se manifeste à travers et malgré nos faiblesses.
En revanche, nous ne devons pas nous appuyer sur nos capacités naturelles ou les capacités du genre humain à se sauver lui-même. Prenons encore une fois exemple sur saint Paul. Il ne s’appuie ni sur sa condition de juif pieux, ni même sur ce qu’il a souffert, ni sur tout ce qu’il a réalisé comme apôtre du Seigneur.
Non, tout cela doit être considéré comme des balayures, dit-il dans une autre de ses lettres, car seul pour lui compte son attachement personnel au Christ et à sa doctrine, ce que nous appelons la foi. Au soir de sa vie, saint Paul considère que sa grande victoire, le meilleur résultat de toute sa vie, le combat ultime pour lui fut d’avoir conservé la foi.

Vous l’aurez donc bien compris, mes frères, rien en nous ne constitue un obstacle au triomphe de la puissance du Seigneur, sinon notre orgueil, notre volonté propre, le refus d’être sauvé, et donc d’être aimé par Dieu.
En revanche, durant tout le temps de la Passion, il nous est demandé de contempler la croix du Seigneur, la réalité de son supplice et la victoire de son amour. C’est ce que les auteurs spirituels appellent entrer dans les plaies de Notre Seigneur. Mais écoutons saint Bernard :

« Où donc notre fragilité peut-elle trouver repos et sécurité, sinon dans les plaies du Sauveur ? Je m’y sens d’autant plus protégé que son salut est plus puissant. L’univers chancelle, le corps pèse de tout son poids, le diable tend ses pièges : je ne tombe pas, car je suis campé sur un roc solide. J’ai commis quelque grave péché : ma conscience se trouble, mais elle ne perd pas courage, puisque je me souviens des plaies du Seigneur, qui a été transpercé à cause de nos fautes. Rien n’est à ce point voué à la mort que la mort du Christ ne puisse libérer. Dès que je pense à cette médecine si forte et si efficace, la pire des maladies ne m’effraie pas » (Cantique 61, 3-4).

Voilà, mes biens chers frères, ce qui constitue pour nous un excellent programme pour toutes les semaines qui viennent. En accueillant d’un cœur joyeux et disponible la grâce de la rédemption, nous serons cette bonne terre, cette terre féconde qui rend au centuple le bon grain semé en elle.
Que notre désir de conversion et de purification soit agréé par Dieu, pour sa gloire et notre salut.

Ainsi soit-il.

Père Laurent-Marie


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Publié le 4 Février 2018

 

Dmitry a commencé à étudier la musique à cinq ans. Il a participé au VIème Festival des Arts pour Enfants "Janvier Soirées" au Musée Richter (2012), au Festival International des Jeunes Musiciens "Morning Stars" en Suisse et en Autriche (2012). Il participe régulièrement au festival russo-polonais "Académie de Musique des Jeunes". Il a joué au concert de bienfaisance de l'OSCE à Vienne (2014), a participé à la cérémonie d'ouverture des "Crazy Days of Music" à Saint-Pétersbourg avec l'Orchestre du Collège Rimsky-Korsakov (2014). Avec cet orchestre, il a fait des tournées en Lettonie et en Lituanie en 2015 et 2016. Il est boursier du gouvernement de Moscou et de la Fondation caritative Vladimir Spivakov. En janvier 2016, il a donné un récital à Vilnius dans le cadre du Festival de Noël de la Fondation caritative Vladimir Spivakov.


 

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Publié le 3 Février 2018

 
I.- Anna Ivanovna Abrikósova est née le 23 janvier 1882 à Kitaigorod, dans le centre de Moscou, dans une famille aisée d’industriels, fournisseurs officiels de chocolat de la cour impériale. Ses parents sont décédés jeunes ; sa mère en la mettant au monde, son père quelques jours plus tard, de la tuberculose. Elle alors élevée, avec ses quatre frères, chez leur oncle Nicolaï, par une gouvernante anglaise. L’un de ses frères devint ambassadeur de la cour. Un autre, Alexei Ivanovich Abrikósov, devint médecin. Il est devenu célèbre pour avoir, bien plus tard, réalisé l’embaumement de Staline et reçu différentes récompenses scientifiques dans ce qui était devenu l’Union soviétique. Le fils de l’oncle Nikolaï, cousin d’Anna, Alexei Alexeyevich Abrikósov (+ 2017), reçut le prix Nobel de physique en 2003.
Très jeune, Anna voulut enseigner. Elle obtint la médaille d’or pour ses études au Lycée féminin de Moscou en 1899. Après une première expérience, pénible, d’une part dans un collège d’enseignants, où elle fut détestée en raison de ses origines sociales, et, d’autre part, dans une école paroissiale orthodoxe dont le prêtre menaça de la dénoncer à l’Okhrana, elle partit étudier l’histoire, pendant trois ans, au Girton College de l’Université de Cambridge. Elle revint ensuite en Russie, où elle épousa en 1903 l’un de ses cousins, Vladimir Abrikósov, avec lequel elle voyagea bientôt en Angleterre, en Italie, en Suisse et en France.
II.- Au cours de ces voyages, Anna lut beaucoup, notamment des ouvrages catholiques, alors qu’elle vivait jusque-là dans un certain agnosticisme. Ainsi, elle découvrit en particulier le Dialogue, de sainte Catherine de Sienne, qui l’enthousiasma. Peu à peu, elle se tourna vers la foi catholique, guidée par l’abbé Maurice Rivière [(1859-1930), futur évêque de Périgueux, qui défendit en vain la cause de l’Action française en 1926 auprès de Pie XI], lequel était alors vicaire à l’église de la Madeleine à Paris. Celui-ci la reçut dans l’Église catholique le 20 décembre 1908. Sous l’influence de son épouse, Vladimir fit le même pas l’année suivante, mais ils ne furent pas admis, malgré leurs demandes réitérées, à intégrer le rit latin et demeurèrent donc des catholiques orientaux de rit grec-catholique. Séduite par la biographie de Saint Dominique du Père Lacordaire, Anna s’orienta vers la spiritualité dominicaine.
III.- Réclamés par leur famille, les jeunes époux rentrèrent en Russie en 1910. Ils se joignirent alors à un groupe de tertiaires laïcs dominicains de la paroisse de Saint-Louis des Français de Moscou. Ils y furent tous deux reçus tertiaires le 19 mai 1917 par le Père Albert-Marie Libercier (1841-1928), qui était curé de cette paroisse et qui rencontrait les plus grandes difficultés à développer sa petite communauté tant en raison des incompréhensions romaines et de son Ordre que des résistances du milieu orthodoxe.

 

 
La maison des jeunes époux devint un lieu de rencontre et d’amitié où beaucoup découvrir la foi catholique. Leonid Feodorov (1879-1935), exarque de la communauté catholique, converti lui-même, mort dans un camp de travaux forcés et béatifié par le pape Jean Paul II le 27 juin 2001, déclara à leur sujet : « Je salue leur maison comme une église. Il est rare que l’on rencontre des gens si jeunes et si pieux pour appuyer l’Église catholique ».
En 1913, le pape saint Pie X les reçut et les encouragea à poursuivre leur œuvre dans le monde grec-catholique de Moscou. Ils décidèrent alors de faire vœu de chasteté et de vivre comme frère et sœur. Le 19 mai 1917, Vladimir Abrikósov fut ordonné prêtre grec-catholique par le métropolite Andrey Cheptysky (1865-1944), de l’Église ukrainienne grecque-catholique, et fondateur des Studites [ce fut lui qui consacra secrètement le futur cardinal Josyf Slipyj (1892-1984)]. De son côté, Anna fit vœux religieux et prit le nom de Sœur Catherine de Sienne et fonda, dans cette Union soviétique qui venait de naître, un couvent de tertiaires régulières grecques-catholiques.
IV.- La persécution religieuse ne tarda pas à s’abattre. Le [désormais] Père Vladimir Abrikósov, d’abord condamné à mort, fut exilé à l’Ouest en 1922, après avoir conduit au catholicisme en 1920 l’ancien bolchévique Dimitri Kuzmin Karavayev (1886-1959), lequel fut lui-même déporté en 1922 et ordonné prêtre en 1927. La [désormais] Mère Catherine, qui aurait pu accompagner le Père Vladimir sur l’un des célèbres « bateaux des philosophes », par lesquels des centaines de journalistes et universitaires ont été exilés de Russie, choisit d’y demeurer. Elle écrivit bientôt au Père Vladimir : « Je suis, au sens exact du terme, seule avec des enfants à moitié nus, avec des sœurs qui s’épuisent, avec un jeune prêtre merveilleux, saint, mais terriblement jeune, le Père Nikolaï Alexandrov, qui a lui-même besoin de soutien, et avec des paroissiens consternés et désemparés, alors que moi-même j'attends d'être arrêtée, parce que lorsqu’ils ont fouillé ici, ils ont trouvé notre Constitution et nos règles ». Le Père Nicolaï (1884-1936), également converti de l’orthodoxie, fut condamné à dix ans de camp en 1924. À nouveau condamné en 1935, il mourut l’année suivante dans un camp de travail.
Mère Catherine et son petit couvent, affrontant la faim, poursuivirent leurs œuvres, notamment en enseignant dans un collège paroissial qu’elle avait créé, adorée de ses enfants, priant toujours davantage. Elle fut arrêtée par la Gépéou en 1923, avec la plupart des religieuses du couvent. Le jour même, elle avait dit aux sœurs de sa communauté : « Il est probable que chacune d’entre-vous, après avoir donné son amour à Dieu et avoir suivi sa voie, a demandé au Christ plus d’une fois dans son cœur d’avoir l’occasion de partager ses souffrances. Eh bien voilà, le moment est venu. Votre désir de souffrir pour Lui s’accomplit à présent ».

 

 
V.- Elle fut enfermée à la prison de Butyrka avec des meurtrières, des voleuses et des prostituées. Mère Philomène, compagne de Mère Catherine, raconta dans ses mémoires que ce procédé fut choisi pour rendre encore plus difficile l’emprisonnement, ces femmes traitant mal et même haineusement celles qui étaient incarcérées pour des délits politiques. Ce ne fut pas ce qui se produisit. Le même auteur raconte que « Catherine, cependant, demeura dans la paix, toujours aimable elle se gagna ses compagnes de cellules, et même la prison entière. Lorsqu’elles voyaient que Catherine passait dans le couloir pour son heure de promenade, les femmes cherchaient à sortir pour la toucher, ou lui baiser la joue ». Une autre fois, une femme à moitié nue et malade arriva dans la cellule. Il faisait froid, et les femmes dormaient serrées les unes contre les autres pour se réchauffer. Personne ne voulait de la nouvelle à ses côtés. « Catherine lui fit une petite place et lui permit de se blottir contre elle », explique sœur Philomène. « Les autres prisonnières lui dirent que la nouvelle avait la syphilis, mais Catherine s’en moquait : “Si elle me contamine, je me soignerai à l’hôpital”, dit-elle ».
Elle fut condamnée à dix ans de confinement et fut conduite à la prison de Yaroslavl, réservée aux dissidents politiques, où elle resta de 1924 à 1932. Elle ne voyait ses compagnons de malheur que pendant de brefs instants de promenade. À cette occasion, elle rencontra le Père Theophile Skalsky, prêtre polonais qui devint son directeur spirituel et qui, sorti de prison, écrivit au P. Vladimir, mari de Anna : « Elle supporte son incarcération aux mains des soviétiques avec une sainte sérénité. En dépit des horribles dégradations auxquelles elle est soumise, elle dit qu’elle est toujours prête à suivre le chemin de croix du Seigneur. En outre, elle m’a avoué qu’elle avait une tumeur à la poitrine, bien qu’elle ne s’en plaigne jamais. Le docteur a découvert qu’elle avait un cancer du sein et l’a envoyée à Moscou ».

VI.- Elle y est alors enfermée à la prison de Butyrka, où elle est opérée en 1932. L'opération lui enlève le sein gauche, une partie des muscles du dos et des côtés. Elle ne peut plus utiliser son bras gauche.

Ekaterina Peshkova, épouse de l’écrivain Maxime Gorky et chef de la Croix-Rouge politique, intercède alors pour elle auprès de Staline afin qu’elle soit libérée compte tenu de sa maladie et du peu de temps de prison qu’il lui reste à purger. Elle sort de prison le 14 août 1932. Bien qu’elle fût avertie qu’elle pourrait être à nouveau arrêtée, elle retourna aussitôt à la paroisse de Saint-Louis des Français pour reprendre contact avec les sœurs survivantes, et elle y fut reçue par Mgr Pie Neveu (1877-1946), un religieux assomptionniste français [il avait pris le nom religieux de « Pie » en l’honneur de saint Pie V et du cardinal Pie]. Mgr Neveu avait été secrètement sacré évêque par Mgr d’Herbigny le 21 avril 1926, dans cette même paroisse, pour le siège de Moscou. Constamment surveillé par la police, et ayant dû rentrer en France en 1936 pour des raisons de santé, il ne put revenir en Russie. Mère Catherine put communier auprès de lui pour la première fois depuis de nombreuses années. Il écrivit d’elle : « Cette femme est un authentique confesseur de la foi, très courageuse. On se sent insignifiant auprès d’une personne d’une telle stature morale ».
Mère Catherine se réunissait avec certaines de ses religieuses, ou avec d’autres cercles catholiques, comme celui que tentait de mettre en place Camilla Kruchelnítskaya, une laïque polonaise. Un an seulement après sa libération, la Mère Catherine fut à nouveau arrêtée avec vingt-quatre catholiques liés à ce cercle, qui fut qualifiée « d’organisation terroriste monarchique contre-révolutionnaire ». Lors de son procès en 1933, Mère Catherine, malade, quasiment aveugle, fut accusée de conspirer pour l’assassinat de Staline, dans un complot dirigé par Pie XI et Mgr Pie Neveu. Camilla Kruchelnítskaya fut condamnée au Goulag et fusillée en 1937. Mère Catherine fut condamnée à huit ans de prison. Elle fut incarcérée à la prison de Kostroma, à quelque 300 km de Moscou. De là, elle fut transférée à la prison de Burtyka, à Moscou, où elle mourut, dans un isolement total, le 23 juillet 1936, à l’âge de 53 ans. Son corps a été incinéré, avant que ses cendres ne fussent jetées dans une fosse commune du cimetière de Donskoy.
La cause de béatification de Mère Catherine Abrikosova a été introduite à Rome le 31 mai 2003.
 

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Publié le 3 Février 2018

ça grandit tout ce petit monde, depuis le temps ! bravo Ilia . ! he's grown so big!

 

 

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Publié le 2 Février 2018

Rédigé par Philippe

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