Publié le 23 Août 2013

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Semaine fontgombauldienne extra ! Merci messieurs les abbés... retrouvés au bout de 4O ans passés. j'ai médité sur  tout le trésor que j'avais reçu par votre intermédiaire...!  que d'action de grâces, n'est-ce pas?


Retrouver des vieux vétérans de la catholicité dans ce lieu magique..Que de souvenirs qui sont revenus à la surface. Pas rien.

 

Que l'on se souvienne que j'étais à Candé, il y a vingt ans alors là, ! J'en suis tombé raide par terre. merci mr l'abbé , mr. le chanoine. ... 

 

Que Dieu bénisse tous ces prêtres et ceux qui m'ont transmis la vraie foi de l'Eglise. Et il faut continuer encore, même si humainement c'est parfois désespérant. J'ai rajeuni de quarante ans en une semaine record battu; ça m'a fait beaucoup de bien... 

Quel trésor d'être encore là, je pense à nos défunts, et d'avoir gardé la foi. Fontgombault aura été le seul phare durant toutes ces années, et comme je disais s'il n'y avait pas eu les moines, on aurait tout laissé tomber. Mais la prière des moines est plus terrible qu'une armée rangée en bataille ... 

ONLR, même dans la tourmente, même seul, mais on n'est pas seul, on a les moines. ....avec l'assurance de mes prières pour tous ceux rencontrés ces jours-ci et tous les jeunes qui m'ont particulièrement édifié, la grande classe quoi !  .. Alexandre et cie.. .. merci beaucoup.

 

MISERICORDIAS DOMINI IN AETERNUM CANTABO........

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Publié le 18 Août 2013

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Hail Mary, full of grace,

the Lord is with thee.

Blessed art thou among women,

and blessed is the fruit of thy womb, Jesus.

Holy Mary, Mother of God, pray for us sinners,

now and at the hour of our death.

 

Amen

 

tut tut .

 

for Peter from Phillippe,

 


 

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Publié le 18 Août 2013

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Avant de rejoindre mes moines, il me fallait faire une révision de ma voiture...! maké ! mes pneus usés... et le garage qui me dit: ça fait depuis 2010 qu'ils n'avaient pas été changés... Il était temps! j'étais donc visiblement verbalisable!  j'avais des craintes et n'aurais pu partir sur des doutes.  ..On ne part jamais avec les moines avec des doutes, mais avec des certitudes. 

Pas le moment avec mes 12 points sur mon permis!  ... C'est en arrivant à Luçon que je les avais changés.. J'ai fait effort. Des Uniroyal .. à l'arrière peuvent encore aller loin.

le dernier virage avant la retraite, - encore un an, de sursis,  si Dieu veut ! -  celle de l'éternité? Je ne sais. Le bonhomme est peut-être aussi usé que ses pneus, quoique les témoins alerte santé ne se soient pas encore déclanchés. - étonnant d'ailleurs -. Même si depuis ton départ c'est plutôt le grand profond trou noir,  tellement si trop peu partagent nos convictions surtout religieuses.. . Fontgombault, la communauté saint Martin  étaient notre dénominateur commun.

 

La croix est lourde à porter. On ne sait pas pourquoi tout à coup nous sommes projetés dans un endroit où on n'aurait jamais voulu être, qu'on n'aime pas spécialement, où rien ni personne ne nous y lie,  sur une terre étrangère, hostile,  à laquelle on aurait jamais pensé. On voudrait toujours être ailleurs que là où on est. Bayonne, Fontgombault qui n'y a pas pensé, rêvé !

On s'imagine toujours l'ailleurs toujours plus beau, plus séduisant,  idéalisant l'ailleurs où facilement la croix n'y serait pas plantée. Le Bon Dieu a ses mystères. Il faut croire que Lui seul soit le Maître de nos destins.

 

Avec le lépreux, (on est tellement comme des pestiférés, des indésirables qui plus est quand on est étiqueté:fontgombault, tradi) )  je voudrais revenir en arrière et te dire merci d'avoir pu aller jusqu'au bout de ma carrière professionnelle, au-delà de toutes les difficultés rencontrées. La vie n'est pas un long fleuve tranquille. 

 

Deo gratias pour tous ces jeunes prêtres rencontrés qui m'ont édifié, - tes frères entre autres -

  et qui m'ont appris à relativiser tous mes petits problèmes; deo gratias pour mon ami Jean, deo gratias pour dernièrement Peter qui m'a redonné le goût  au chapelet,  surtout à la vraie vie intérieure... deo gratias pour tous les biens reçus, pour un voisinage quand même assez sympa.

.Que dans cette action de grâces je n'oublie personne .j'amène tout ce petit monde à l'abbaye.

. Le reste est silence, ... (hamlet) 

 

Pendant cette "cure de désintoxication", mes prières seront pour toi et les tiens. (il faut s'équiper de bons pneus pour aller au ciel.)

pour toute ta famille;

que domine pendant ces quelques jours avec les miens,  simplement mon sentiment de gratitude et de  reconnaissance. 

 

Un certain mois d'Août 2010. merci. 

 

Philippe.

 

 


 

 


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Publié le 17 Août 2013

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" les neuf autres, où sont-ils". lc 17,17

 

 

 

Seul le Samaritain abandonné, le gentil, disposé par sa longue misère à l'humilité qui rend au pécheur la simplicité du regard de l'âme,

reconnaît Dieu à ses œuvres et lui rend grâces pour ses bienfaits.

 

Que de siècles d'abandon apparent, d'humiliation et de souffrance, devront passer sur Juda à son tour, pour qu'enfin, reconnaissant lui-même son Dieu et son Roi dans l'adoration, le repentir et l'amour, il entende comme cet étranger tomber de la bouche du Christ les paroles de pardon : Lève-toi et va, ta foi t’a sauvé !

 

dom Guéranger.

 

 

 

"Dans notre langue française, la signification du mot « reconnaissance » est fort belle et très expressive. Chez nous, remercier, rendre grâce, c’est reconnaître. Il y a là un travail d’idées vraiment très beau. " On reconnaît ", c’est plus vaste que la simple gratitude. On reconnaît non seulement l’acte bienveillant, mais le sentiment dont il procède, et de plus la qualité du bienfaiteur, la supériorité de la personne qui a bien voulu faire acte pour nous. La reconnaissance, c’est le sentiment qui affecte le cœur en face de la qualité de la personne bienfaisante, en face des aspirations qui ont dicté le bienfait ; c’est le sentiment, et de la distance entre le donateur et celui qui reçoit, et de la bonté de celui qui donne et de la valeur du don. Notre mot français dit tout cela. " C’est l’acte de l’intelligence mis à la base des sentiments du cœur."


 P. Clerissac.

 

"Très doux Jésus, vous avez répandu sur les hommes les bienfaits de votre charité, et leur ingratitude n'y répond que par l'oubli et le délaissement. Nous voulons réparer leur coupable indifférence. Nous vous promettons de tout notre coeur, de faire tous nos efforts pour amener le plus d'âmes possibles à votre coeur, source d'amour et de bonté."

 

acte de réparation au Sacré-Coeur.

 

 

"L'un d'entre eux, voyant qu'il avait été guéri, revint sur ses pas en glorifiant Dieu à haute voix et se jeta aux pieds de Jésus, le visage contre terre, en le remerciant. Or c'était un Samaritain." Lc 17 15-16

 

 

 

Seigneur, pardonnez-nous! Nous sommes des hommes actifs, non des âmes reconnaissantes. Nous ne prenons pas le temps de revenir vers vous, de rentrer en nous-mêmes, de nous approcher de vous en renouvelant notre foi et notre confiance, de vous glorifier pour la toute-puissance de votre amour. Piètres contemolatifs, nous attendons tout de votre action, de nos initiatives personnelles dont nous nous glorifions, nous n'avons pas de temps à vous consacrer, nous ne retournons pas vers vous, source de tout bien, "qui opérez en nous le vouloir et l'opération même. Phil. 2,13

 

 

"La foi de l’unique lépreux qui - se voyant guéri, plein de surprise et de joie - revient immédiatement à Jésus, à la différence des autres, pour manifester sa reconnaissance, nous permet de percevoir que la santé recouvrée est le signe de quelque chose de plus précieux que la simple guérison physique ; elle est le signe du salut que Dieu nous donne dans le Christ. Ceci s’exprime dans les paroles de Jésus : ta foi t’a sauvé.

 

Celui qui invoque le Seigneur dans la souffrance et la maladie est sûr que Son amour ne l’abandonne jamais, et que l’amour de l’Église, qui prolonge dans le temps Son œuvre de Salut, ne lui manquera jamais. La guérison physique, expression d’un salut plus profond, révèle ainsi l’importance que l’homme a aux yeux du Seigneur, dans la totalité de son âme et de son corps. Du reste, chaque sacrement exprime et réalise la proximité de Dieu lui-même, qui, d’une façon absolument gratuite, « nous touche au moyen des réalités matérielles…, en en faisant des instruments de la rencontre entre nous et Lui-même »

 

« L’unité entre création et rédemption est ainsi rendue visible. Les sacrements sont l’expression du caractère corporel de notre foi, qui embrasse la personne tout entière dans son corps et dans son âme »

 

Benoît XVI


 

 

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"Elle entra, tomba à ses pieds et se prosterna à terre, puis elle prit son fils et sortit."

 

II Rois 4,37

 

Seigneur, vous me comblez aussi de vos dons et de vos miséricordes. Je veux vous remercier de votre puissance en vous adorant, je veux vous rendre grâce par l'holocauste de mon amour et par une vie consacrée tout entière à votre service.

 

 

 

" les neuf autres, où sont-ils". lc 17,17

 

 

 


 

 

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à la maison Mère, avec les 60 autres  ... avant d'aller à Glasgow !

 

 

 


 

 

 


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Publié le 16 Août 2013

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" O vous notre avocate, tournez vers nous vos regards miséricordieux".

 

 

Par le dogme de l'Assomption, l'Eglise définit que Marie est entrée "en corps et en âme dans la gloire céleste, lorsqu'elle eut achevé le cours de sa vie terrestre.".

 

La Reine des Anges ne pouvait être soumise à la corruption, elle devait prendre place à la droite du Roi!

 

"Marie a été élevée aux cieux: le choeur des anges est dans la joie". alleluia de la Messe.

 

L'Assomption achève et couronne tous les autres privilèges de la Vierge, en particulier son immaculée conception et sa maternité divine. Elle marque l'accomplissement plénier de sa rédemption par le Christ. Cette rédemption achevée, nous l'attendons pour la fin des temps. Elle concerne tout l'homme, âme et corps.

 

Tous nous sommes appelés à être unis spirituellement et corporellement au Dieu-homme glorifié, Jésus-Christ, et par lui à la Trinité sainte.

 

"Il nous a ressuscités et fait asseoir aux cieux, dans le Christ Jésus."  saint Paul Eph. 2,6

 

Pour nous, c'est dans l'espérance; pour la Vierge, dans la réalité et la vérité.

 

 

" La mort, châtiment du péché,

a perdu sur vous son empire,

Vous montez avec votre corps

au ciel vers votre divin Fils.

Cette gloire si lumineuse

rejaillit sur l'humanité,

qui se voit en vous appelée

au plus degré de beauté.

Vers nous, ô Reine triomphante,

jetez les yeux, dans notre exil,

et que votre main maternelle

nous conduise au bonheur du ciel".

 

hymne des premières Vèpres.

 

 

AVE MARIA

 

 

+

 

 


 

 

 

Homélie prononcée

par le Très Révérend Père Dom Jean Pateau,

Abbé de Notre-Dame de Fontgombault

(Fontgombault, le 15 août 2013)


Hodie assumpta est Maria in cælum

“Aujourd’hui Marie a été élevée au Ciel.”

 


Chers Frères et Sœurs,

Mes très chers Fils et vous plus particulièrement qui fêtez en ce jour votre jubilé de profession religieuse,


Deux motifs président à notre joie. Tout d’abord, nous fêtons Marie qui, comme le Pape Pie XII l’a solennellement défini en 1950, après avoir achevé le cours de sa vie terrestre, a été élevée aux Cieux avec son corps et son âme. Ce privilège est unique. Le saint pape a manifesté la richesse du dépôt de la foi en promulguant solennellement cette vérité que chaque chrétien est tenu, en conséquence, de croire, afin d’être en pleine communion avec l’Église et son enseignement.

 

Notre monastère, consacré à Notre Dame précisément sous le vocable de l’Assomption, donne à cette fête un éclat particulier, tout en ayant conscience d’honorer ainsi celle qui est la mère de tous les hommes.


Dans les premières années après la refondation de Fontgombault en 1948, l’affluence aux offices en de tels jours était moindre. Aussi de nombreux moines ont émis profession en cette fête. Aujourd’hui, et c’est notre deuxième motif d’action de grâces, nous fêtons le jubilé de profession de l’un d’entre eux. Ce jubilé est une action de grâces pour cinquante ans passés à la recherche de Dieu et à son service. C’est aussi, pour l’avenir, la volonté de réaffirmer les engagements, pris lors de la première profession monastique, de stabilité, de conversion des mœurs et d’obéissance, tels que les énumère saint Benoît. Ces engagements reviennent, selon une acception plus commune, à la pratique de la pauvreté, de la chasteté et de l’obéissance.


Quel lien établir entre la fête de l’Assomption et un jubilé de profession ? Un mot suffit : fidélité.

 

Fidélité de Marie, fidélité du moine et surtout, fidélité de Dieu.

 


La fidélité de Marie est résumée dans un mot de sa cousine Élisabeth : Marie est celle qui a cru.

 

C’est à travers ses réponses de foi aux appels du Seigneur que les grâces uniques dont la Mère de Dieu a été l’objet ont porté du fruit. Il ne faudrait pas imaginer Marie comme l’une des figurines d’une image d’Épinal. Certes, les épisodes, rapportés par l’Évangile, de l’Annonciation, de la Visitation, des noces de Cana ou du Calvaire, certes, les dogmes de la Maternité divine, de l’Immaculée Conception ou de l’Assomption, nous paraissent extraordinaires et pourraient ainsi tendre à l’éloigner de nous. La même réaction pourrait naître d’ailleurs de la lecture de la vie des saints. La sainteté serait alors inaccessible, réservée aux autres.

 

Tel n’est pas le plan de Dieu : il propose à notre contemplation et comme exemple en premier lieu sa Mère, et à sa suite un long cortège de témoins, les saints. Être saint, c’est plaire au Seigneur. Comment Marie Lui a-t-elle plu ? Par son humilité et par sa foi. Le mystère de l’Assomption, le mystère de la vie de Marie, ne sont au fond que le couronnement de l’ouverture sans réserve d’un cœur au don de la grâce divine qui s’incarna en son sein et dont les fruits les plus beaux se nomment humilité et foi. La sainteté de Marie se révèle accessible pour celui qui veut bien, en face de Dieu, se considérer comme un enfant. Marie lui prépare un chemin sûr pour aller vers Jésus, le chemin de l’humilité et de la foi.

 


Le moine, enfant de Marie, veut suivre sa mère, et ce durant toute sa vie.

 

Dans le contexte d’un jubilé, le chemin de sainteté apparaît soumis à l’épreuve du temps. Le tout n’est pas de prononcer des vœux au jour de la profession, puis d’oublier les promesses faites en présence de Dieu et de ses saints ; le tout est de durer et de demeurer fidèle aux promesses faites à Dieu. Le chemin de sainteté, qui ne peut être autre que le chemin de la vie, se poursuivra pour chacun d’entre nous le temps que Dieu voudra, où et comme il voudra. Durer dans la fidélité, c’est répondre à la visite de tout messager divin : “Je suis le serviteur du Seigneur.” C’est tendre au mieux, en rendant le sacrifice de notre vie à Dieu plus parfait, en faisant notre pauvreté plus radicale, notre obéissance plus empressée.


La fidélité de Marie et la fidélité du moine ne dépassent-elles pas nos limites humaines ? Notre secours est dans le Nom du Seigneur, gardien de notre fidélité. Dieu est fidèle, lui qui dès avant notre naissance a pris soin de nous et qui chaque jour nous comble de grâces.

Si Dieu et les saints demeurent présents à nos côtés, si la grâce de Dieu ne nous manque jamais, ne serait-il pas urgent de nous poser la question de l’accueil que nous réservons aux dons de Dieu, tant au plan du temps que nous lui consacrons qu’au plan de l’intimité que nous lui offrons ? Cette reflexion nous renvoie à nous-mêmes : Dieu est fidèle, Marie est fidèle, le moine doit être fidèle, mais moi, suis-je fidèle ? Suis-je fidèle aux promesses de mon baptême ? Voir une nef si pleine est cause d’action de grâces, et je ne crois pas que vous soyez tous venus pour notre jubilaire. C’est pour Marie que vous êtes venus, c’est pour louer le Seigneur et les dons qu’il a faits à sa Mère. Mais Dieu nous attend chaque dimanche, chaque jour même à chaque instant. Il est le Dieu fidèle. Le visitons-nous dans le tabernacle, le rencontrons-nous dans la réception des sacrements ?


En cette année de la foi, il est bon également de réfléchir sur la fidélité à nous laisser imprégner par l’enseignement de l’Église dont Marie est la mère. Sommes-nous des enfants obéissants ? Les moyens modernes ne manquent pas qui donnent accès à l’ensemble des discours et des enseignements du Saint-Père. Souvent un travail de fond visant à nourrir la foi n’a pas notre préférence. Il sera toujours temps un jour de penser à Dieu, car il est éternel. Oui, Dieu est fidèle et éternel, mais nous ne sommes ni l’un ni l’autre... L’homme moderne est imprégné de relativisme : est vrai ce que je crois... demain cela aura changé... Être éclairé, c’est se faire esclave de l’éphémère et oublier la vérité de l’Éternel. C’est renoncer à la fidélité afin de ne pas prendre le risque de durer.


Au moment de la mort de saint Benoît, deux de ses frères eurent une même vision : ils virent qu'une voie recouverte de tissus précieux et illuminée de lampes innombrables, s'étendait de sa cellule jusqu'au ciel, empruntant un chemin tout droit, à l'Orient. Au sommet se tenait un homme brillant, majestueusement vêtu, qui leur demanda : “Cette voie que vous contemplez, de qui est-elle ?” Ils reconnurent qu'ils ne le savaient pas. Alors il leur dit : “C'est la voie par laquelle Benoît, le bien-aimé de Dieu, est monté au ciel.”

 

Le chemin qu’a suivi l’âme de Benoît n’est autre que le terme du chemin que lui-même offre à chacun de ses moines : “Toi donc, qui que tu sois, qui te hâtes vers la patrie céleste, accomplis, avec l'aide du Christ, cette toute petite Règle, écrite pour les débutants ; cela fait, tu parviendras, avec la protection de Dieu, aux plus hautes cimes de la doctrine et des vertus, que nous venons de rappeler. Amen.” (Saint Benoit, Sainte Règle, c. 73)


Que l’enseignement d’humilité et d’enfance du saint patriarche des moines d’Occident trouve un écho en nos cœurs. Cet après-midi, nous processionnerons au chant des litanies et des cantiques populaires. Faisons vraie notre démarche. La conversion de la France est conditionnée par notre propre conversion. La force du veilleur, c’est la puissance de la vérité et de la fidélité de Dieu. En face du mensonge organisé, érigé en loi et promu par des hommes politiques sans scrupule, la vérité demeure lumineuse, accusatrice. Elle se tient comme la Croix du Golgotha ou comme Marie près de cette Croix. Tenons- nous fermement à ses côtés, fidèles.


Aux Vêpres, avant la procession du vœu de Louis XIII.


Au soir de cette fête glorieuse en l’honneur de Notre Dame, dans la fidélité au vœu du roi Louis XIII, nous voulons élever une dernière supplication vers celle qui est la Patronne de la France.


Alors que notre cœur est baigné par la lumière des heures bénies de ce jour, il ne faut cependant pas renoncer à poser un regard réaliste sur la situation de notre pays.

 

Depuis bien des décennies, la machine infernale de la culture de mort progresse lentement mais sûrement, faisant sauter un à un les verrous qui assuraient la protection de la vie humaine, et ce, dès l’aube de cette vie alors qu’elle se rencontre sous la forme d’un chétif embryon, jusqu’à son terme, lorsque s’approchent devant elle les portes de la mort. Les progrès de la science qui devaient servir la vie ont été confisqués et légalement mis au service d’une culture dont le but avoué est de satisfaire le plaisir effréné de l’homme qui se dit civilisé et moderne.


Les hommes politiques, éducateurs de la cité et serviteurs du bien commun, ont abandonné depuis longtemps toute référence à la nature humaine, don de Dieu, et à son enracinement dans une terre chrétienne. Esclaves des médias et des sondages, adeptes d’écoles de pensée sans repères, il laisse dériver une épave au gré du courant de la pensée dominante.


Il est temps qu’en France se lève une nouvelle classe politique dont le propos sera le service désintéressé de la cité et la promotion authentique de l’homme, une classe politique qui s’emploiera à comprendre et à faire respectter par les lois le droit naturel dont les fondements sont posés dans le cœur de chaque homme et qui est l’unique moyen d’assurer une paix durable au sein de la cité et entre les peuples.


Aujourd’hui, la France a besoin plus que jamais de l’intercession de sa céleste Patronne.


Marie, montrez-nous le chemin sûr de la vérité et de la fidélité.

Reine des Anges et des Archanges, foulez au pied le prince du mal et du mensonge.

Mère des hommes, obtenez-nous la force d’aller à contre-courant dans la fidélité à l’Évangile et de proposer à tout homme le message du Christ sans l’altérer ni le dissimuler.

Notre Mère, priez pour nous.

 

 



 

 

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Publié le 10 Août 2013

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"Courez pendant que vous avez la lumière de la vie. Alors la nuit de la mort ne vous surprendra pas »

 

(Jean 12, 35).

 

 

 

règle de st Benoît.

 

la grâce de la Béatitude. la persévérance finale.

 

 

"Ne savez-vous pas que dans les courses du stade, tous courent, mais un seul remporte le prix. Courez donc de manière à le remporter."

 

 

Regarder devant nous, jamais en arrière:" je cours vers le but". Phil. 3, 14

 

Quel but? "Le bonheur que vous promettez " dit la liturgie, c'est-à-dire la grâce de Dieu sur terre et, après la mort, la béatitude et la gloire.

 

"Dieu tout-puissant et miséricordieux, c'est votre grâce qui permet à vos fidèles de vous honorer dignement et de vous servir; accordez-nous de courir, sans trébucher, vers le bonheur que vous promettez."

 

Le désir de voir Dieu est au fond de tout coeur humain. Nous aspirons de toutes nos forces à la béatitude, même si nos modernistes n'en font plus aucun cas, même si les fins dernières ne sont plus au programme de prédication. La vie éternelle ne consistant qu'à être bien avec 'son frère en humanité " ! grand mot à la mode qu'on entend chaque dimanche! 

 mais...
 

 

"Nous contemplerons dans la vision la réalité de sa splendeur."

 

oraison de l'Epiphanie.

 

"O Déité, Ineffable Déité! Tu es la souveraine et éternelle Bonté. Tu es l'infini et moi le fini. O Déité, Nature divine, Trinité éternelle, tu es un océan sans fond." 

 

sainte Catherine de Sienne.

 

le mot courir a parfois le sens de se précipiter, s'élancer. Courir, pour avoir une place honorable dans la société, courir pour fuir un danger, des ennemis,... pour se fuir, se cacher, .. on court rarement pour avoir la dernière place.  


" Dans la voie de Dieu qui n'avance pas recule",

 

Seigneur "qu'elle est douce à mon palais, ta promesse.

plus que le miel à ma bouche!

 

Je cours sur la voie de tes ordres,

car tu as mis mon coeur au large. 

 

ps. 118

 

"Donnez-nous le mérite de la vertu,

donnez-nous la mort des saints,

donnez-nous la joie sans fin."

 

 

ONLR

 

"Celui qui aura tenu bon jusqu'au bout, celui-là sera sauvé." Mt.10, 22

Jésus est leur garant: il est capable de sauver de façon définitive ceux qui par lui s'avancent vers Dieu,

Commencer n'est rien, il faut persévérer pour remporter le prix du combat, même si de nos jours "tout le monde va à la maison du Père .

 

La mort pour le moderniste ne peut avoir de sens sacré, catholique,  ayant rompu tout lien avec le surnaturel. Mort comme il a vécu, dans la médiocrité, dans sa pauvreté, dans sa misère, dans sa solitude, car le moderniste est profondément seuL Il n'a ni le passé, ni le présent, ni le futur avec lui. 


L'image de mon oncle prêtre sur son lit de mort revêtu de ses habits sacerdotaux m'a toujours profondément marqué. J'avais 14 ans, avant concile. 


Là le moderniste dépose le corps de leurs sacerdoces ou de leurs religieux, dans un cercueil, civil,  cravaté, nul habit ecclésiastique, monastique, de signes religieux,  sacerdotal. Et seul un chapelet qu'on daigne encore leur glisser entre les doigts..

Oh froideur de la mort où même là ils sont déshabillés de toute  identité.


Rentrant un jour par hasard dans une communauté religieuse, j'avais vu ce spectacle qui m'avait glacé,  .."pauvres gens!"  mépris de la nature humaine; comme on méprise l'adolescence on méprise aussi la vieillesse. le moderniste a du mépris pour les choses d'ordre surnaturelles..même la mort, ayant regardé d'un sourire dédaigneux,  petit,  ceux qui en sont encore à des pratiques ancestrales , des dévotions d'un autre âge. -

 

Ils s'interpellent par leurs prénoms, plus de distinction, comment pourrait-il y en avoir pour des choses plus élevées, plus hautes qu'eux?...quand on a tout ramené au ras des pâquerettes, tout nivelé à la base. Ils se croient populaires, ils n'ont fait que régresser, pataugeant dans leur auto-suffisance.


  voilà les "frères en humanité" ! appliquant toute leur idéologie jusque même dans  cet instant ultiime qu'est la mort. Et à ces gens il faudrait leur remettre notre vie spirituelle ! !!! 


Quel contraste avec la mort d'un moine. Oh mort d'un moine, mort d'un soldat, d'un légionnaire, je vous salue avec un profond respect. 


Alors nous ne professons pas la même religion.. La mort désacralisée, la mort démocratisée, la mort banalisée, :  dégoût profond.

 même celui qui n'a aucune religion, qui n'aura jamais mis les pieds dans une église, qu'il soit même païen,  anti chrétien, "il entre dans la maison du Père."

Mais de Dieu on ne se moque pas.


 


" Il faut persévérer malgré les chutes, les fautes et les imperfections.  Tant que nous sommes ici-bas, nous ne pouvons les éviter. Seule la Vierge a été préservée du péché par le privilège de soa conception immaculée. 

 

Si nous tombons, regrettons notre faute, demandons pardon à Dieu, et reprenons la route avec plus d'amour.

 

"Dans un acte d'amour, même non senti, tout est réparé, et au-delà."

ste Thérèse de l'Enfant Jésus.

 

Que notre fragilité et notre inconstance ne nous découragent jamais.

 

"Tant qu'il fait jour,

il nous faut travailler;

Car la nuit vient,

où nul ne peut travailler. " Jean 9,4

 

« L’heure est venue,  de sortir de notre sommeil. » (Romains 13:11).  Ouvrons les yeux à la lumière divine. Ayons les oreilles attentives à la voix de Dieu qui nous crie chaque jour cet avertissement : 

« Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, n’endurcissez pas vos coeurs »

 

règle de saint Benoît.

 

Quand la mort "aura rompu la toile" (Saint jean de la Croix) nous serons confondus devant la bonté, la miséricorde et l'amour infini de notre Dieu; nous le remercierons de tant de grâces, surtout celle de la persévérance finale, simplement d'avoir gardé la foi catholique.

. La grande leçon du mystère de l'Assomption.

  

 

 

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"Venez à moi,  vous qui me désirez et rassasiez-vous de mes fruits."


 

Courons à l'odeur de ses parfums et respirons la senteur de ses grâces. Si le bonheur de la voir nous est différé et retardé, reposons-nous parmi les fleurs dont elle réclame le soutien quand elle dit dans le Cantique : « Soutenez-moi de fleurs, fortifiez-moi de fruits, car l'amour me fait défaillir ».

 

Quelles sont ces fleurs, sinon les mystères divins accomplis en sa faveur et les secrets autrefois cachés depuis les siècles et qui, montrés maintenant dans la chair et manifestés dans l'esprit, ont éclos des oracles des Pères comme d'autant de bourgeons ?

 

Quant aux fruits, l'Apôtre nous les explique ainsi : « Les fruits de l'Esprit sont la charité, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bienveillance, la longanimité, la mansuétude, la foi, la modestie, la continence, la chasteté » (...)

 

Considérons donc ces deux ‘corbeilles' d'or, pleines de fruits et ornées de fleurs : le Nouveau et l'Ancien Testaments, disposés de part et d'autre, à gauche et à droite de la Vierge. Des deux, l'Ancien est sur la gauche ; la grâce du Nouveau resplendit sur la droite. Il convient que la loi de mort soit sur la gauche et la loi de vie sur la droite, car la première fait le transgresseur et la seconde ôte la transgression. La Vierge des vierges, elle, apparaît au milieu, dans l'éclat printanier des fleurs et l'exquise douceur des fruits.

 

Comme l'arbre planté au centre du paradis, elle dresse sa tête jusque dans les hauteurs du ciel et, de la rosée d'en haut, elle conçoit et produit un fruit de salut, un fruit de gloire, un fruit de vie : qui en mangera, vivra éternellement.

 

 

 

 

 

Saint Amédée de Lausanne, Homélie I,

 

 

 


 

 

 


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Publié le 9 Août 2013

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Prière à Notre Dame de l'Assomption

 

 

« O Vierge Immaculée, Mère de Dieu et Mère des hommes,

 

Nous croyons avec toute la ferveur de notre foi en votre Assomption triomphale en âme et en corps au ciel, où vous êtes acclamée Reine par tous les choeurs des Anges et par toutes les phalanges des Saints ;

 

Et nous nous unissons à eux pour louer et... bénir le Seigneur, qui vous a exaltée sur toutes les autres pures créatures, et pour vous offrir l'élan de notre dévotion et de notre amour.

 

Nous savons que votre regard, qui maternellement enveloppait l'humble et souffrante humanité de Jésus sur la terre, se rassasie au ciel en voyant l'humanité glorieuse de la Sagesse incréée, et que la joie de votre âme à contempler face à face l'adorable Trinité fait tressaillir votre coeur de béatifiante tendresse ;

 

Et nous, pauvres pécheurs, nous dont le corps alourdit le vol de l'âme, nous vous supplions de purifier nos sens, afin que nous apprenions, dès ici-bas, à goûter Dieu, Dieu seul, dans le charme des créatures.

 

Nous avons confiance que vos regards miséricordieux s'abaissent sur nos misères et sur nos angoisses, sur nos luttes et sur nos faiblesses ; que vos lèvres sourient à nos joies et à nos victoires ; que vous entendez la voix de Jésus vous dire de chacun de nous, comme jadis de son disciple bien-aimé : Voilà votre fils ;

 

Et nous, qui vous invoquons comme notre Mère, nous vous prenons, comme Jean, pour guide, soutien et consolation de notre vie mortelle.

 

Nous avons la vivifiante certitude que vos yeux, qui ont versé des larmes sur la terre baignée du sang de Jésus, se tournent encore vers ce monde en proie aux guerres, aux persécutions, à l'oppression des justes et des faibles ;

Et nous, dans les ténèbres de cette vallée de larmes, nous attendons de votre céleste lumière et de votre douce piété le soulagement des peines de nos coeurs, des épreuves de l'Eglise et de notre patrie.

 

Nous croyons enfin que dans la gloire où vous régnez, vêtue de soleil et couronnée d'étoiles, vous êtes, après Jésus, la joie et l'allégresse de tous les Anges et de tous les Saints ;

 

Et nous, de cette terre où nous passons en pèlerins, réconfortés par la foi en la résurrection future, nous regardons vers vous, notre vie, notre douceur, notre espérance, attirez-nous par la suavité de votre voix, pour nous montrer, un jour, après notre exil, Jésus, le fruit béni de votre sein, ô clémente, ô miséricordieuse, ô douce Vierge Marie. »

 

 

Pie XII, 1er nov. 1950,

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