Publié le 28 Mai 2020

Rédigé par Philippe

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Publié le 27 Mai 2020

 

 

 

"Apprenez de moi que je suis

doux et humble de coeur " (Matth. XI, 29)

 

   La douceur est une vertu, qui modère la colère et  qui pousse à la vengeance. 

   La Sainte Ecriture recommande beaucoup la douceur: In mansuetudine suscipite insitum Verbum: Recevez avec douceur la parole qui a été entée en vous." (Jac,I,21) " Esto mansuetus ab audiendum verbum :" Ecoutez avec douceur ce qu'on vous dit . " Eccl. V, 13)

   Saint Denys attribue à la mansuétude de Moïse d'avoir été favorisé de l'apparition du Seigneur .

L'Ecclésiastique nous apprend que la douceur n'est pas seulement agréable au Seigneur, mais encore aux hommes :" Beneplacitum est Deo fides, et mansuetudo . "(Eccl. I,85) " Fili, in mansuetudine opera tua perfice, et super hominum gloriam diligeris . " (Eccl. III,19) " Ce qui est agréable à Dieu, c'est la foi et la douceur.  " Mon fils, accomplissez vos oeuvres avec douceur; et vous vous attirerez non seulement l'estime, mais aussi l'amour des hommes." 

   La douceur est un sacrifice de la patience et de la longanimité, une modération de la colère qui nous laisse maîtres de nous-mêmes dans nos paroles et dans nos actions. Cette vertu triomphe de l'agitation, tempère le jugement et met un frein à la langue. Cette vertu est d'une haute importance dans la vie pratique. " Si, par votre douceur , nous dit saint Basile, vous avez acquis la stabilité et la fermeté de votre volonté, de manière à être prêts à toutes les bonnes oeuvres, venez et remerciez-en le Seigneur avec moi."

" Gare aux ivrognes, je ne parle pas de ceux qui sentent l'effet du vin. J'entends la colère, qui est une ébriété de l'esprit, qui le trouble et le confond. Représentez-vous un homme en colère et regardez comme il se met en fureur comme s'il se trouvait sous l'empire du vin. Il n'est pas maître de lui-même; il ne connaît ni soi-même ni les autres, et comme s'il était offusqué par les ténèbres, il se jette sur tout le monde, offense et insulte et ne sait pas ce qu'il dit. Il n'y a pas moyen de le calmer: il insulte, il bat, il menace, il hurle , il n'a nul égard. Mettez-vous en garde contre cette ivresse, mais également de celle qui est l'effet du vin. " 

   " Bienheureux ceux qui sont doux, parce qu'ils posséderont la terre. " (Matth, V, 4)

   Par le moyen d'un prudent silence, la douceur a le secret de bannir les querelles et les disputes, de dissiper les premiers mouvements de la colère et de la vengeance et d'épargner ainsi beaucoup d'amertumes, de chagrins et d'agitations. La douceur est une excellente conseillère. 

   " A l'imminence d'un moment pénible, conseille Saint Bonaventure, il faut envisager l'épreuve comme une purification du péché, un préservatif contre les rechutes et un exercice de vertu. Durant la tempête, il convient de courber la tête en se soumettant à la volonté de Dieu, qui a tout disposé à cet effet et qui a déjà veillé à ce que nous sentions moins l'aiguillon de la douleur. Si nous sommes affligés à cause de l'insuccès d'une chose désirée ou espérée , il faut nous rappeler que beaucoup d'évènements , propices de leur nature, n'ont pas eu un plus heureux résultat, et cependant nous sommes demeurés calmes. De même que l'homme ne peut pas se promettre un bien qui n'est pas à sa disposition, ainsi il ne doit pas se contrister si ce bien ne se vérifie pas. " 

   Après que la tempête a sévi, nous nous réjouissons d'avoir échappé au naufrage et d'avoir atteint le port après une traversée dangereuse. Nous nous mettons bien en garde de nous indigner contre l'auteur des difficultés éprouvées ou de nourrir des pensées de vengeance contre lui. 

   Avons-nous mérité un si rigoureux châtiment de la part des hommes, il peut se faire que nous l'avons encore mérité davantage devant Dieu; et nous considérons alors que l'auteur de notre affliction a été l'instrument de la justice divine. 

   Le prophète Isaïe appelle Assuérus la verge de la colère de Dieu, parce que le Seigneur se servit de son bras pour châtier Israël coupable : " Vriga furoris mei et baculus ipse est, in manu eorum indignation mea. " (Is. X,5)

   " Ceux qui sont doux, dit saint Augustin, cèdent aux méchants et ne leur opposent pas de résistance, mais triomphent du mal par le bien." 

   La mansuétude éloigne la colère et la vengeance. Elle est la fleur et le parfum de la charité. Le divin Rédempteur présente cette fleur si belle à notre admiration, et nous invite à imiter sa douceur incomparable. 

   Tous les saints ont cultivé avec soin l'humilité.

Nous vous supplions, ô Esprit Consolateur, de nous accorder le don si précieux de la douceur évangélique. 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 26 Mai 2020

 

 

Une grande paix est réservée à

ceux qui aiment votre loi. ( Ps. CXVIII,165)

 

"Que rien ne puisse troubler ma paix, ni me faire sortir de Vous. " 

ste Elisabeth de la Trinité. 

   

 

   La perfection de la joie se trouve dans la paix en deux choses:

- d'abord en ce qui concerne le calme au milieu du trouve extérieur: car, on ne peut pas jouir parfaitement de l'objet de son amour, lorsqu'on est troublé dans son bonheur.

   Si le coeur jouit d'une paix profonde dans la charité divine, rien ne pourra le troubler; parce que tout entier dans le calme, rien ne le soucie; d'où le Psalmiste dit :" Pax multa diligentibus legem tuam, et non est illis scandalum." (Ps. CXXXIII, 165) Ceux qui trouvent leur bonheur en Dieu ne se laissent pas troubler par les choses extérieures. 

   La perfection de la joie consiste dans l'apaisement du désir flottant; car il ne peut y avoir une joie parfaite, quand elle ne peut pas être satisfaite. La paix requiert donc l'accomplissement de ces deux conditions, c'est-à-dire, de ne pas être troublés dans la possession de notre bonheur et d'être satisfaits dans nos désirs . " Qui donc nous séparera de l'amour du Christ? " ( Rom , VIII,85)

   Par rapport à la paix, il peut y avoir un double motif:

- par rapport à la concentration des propres appétits;

- selon l'union du propre appétit avec l'appétit d'autrui. 

   Or, la charité opère la concentration des appétits en Dieu, quand nous l'aimons de tout notre coeur, de manière que nous dirigeons tout vers lui. Elle opère l'union de l'appétit propre avec celui des autres, quand nous aimons le prochain comme nous-mêmes; d'où il suit que l'homme est disposé à accomplir la volonté du prochain, comme sa volonté propre. 

   Les amis ont le même vouloir et le même non vouloir . 

  La paix n'est pas possible sans la grâce sanctifiante. Comme la paix consiste dans la tranquillité et dans la concentration de l'appétit et que l'appétit peut-être d'un bien véritable ou d'un bien apparent; de même la paix ne peut être ou véritable ou apparente. Mais la vraie paix ne peut subsister que dans la jouissance d'un bien véritable , parce que tout mal, bien qu'on puisse le considérer comme un bien, sous certains rapports, qui satisfait l'appétit, n'est pas , toutefois, exempt de beaucoup de maux qui troublent et agite la personne qui en est sujette. La paix véritable ne peut exister que pour les bons et pour ce qui concerne le bien. 

   La paix des méchants est une paix apparente et n'est pas véritable, selon les paroles de la Sagesse: " In magno viventes inscientiae bello , tot et tam magna mala pace appellant : Vivant dans une grande confusion causée par l'ignorance du bien, ils donnent le nom de paix à des maux si grands et en si grand nombre ( Sap. XIV,22) 

   De même que la paix véritable ne peut provenir que du bien, qui peut être parfait ou imparfait, il y a aussi une paix parfaite, qui consiste dans l'entière jouissance du Souverain Dieu, par laquelle tous les appétits se concentrent en pleine harmonie; et c'est dans cette jouissance que se trouve la dernière fin de la créature raisonnable, selon les paroles du Psalmiste :" Qui posuit fines tuos pacem; Il a établi la paix jusqu'aux confins de tes Etats. " ( Ps. CXLVIII,8)

   La paix imparfaite est celle dont on jouit sur la terre; car bien que le mouvement principal de l'âme repose en Dieu, il y a néanmoins quelques répugnances, qui viennent du dedans et du dehors, qui troublent cette paix . ( St Thomas)

   La paix ne manquera pas de régner lorsque les sens et les appétits sensuels sont retenus sous l'empire de la raison , et que la raison est soumise à Dieu et à sa très sainte loi. (st Augustin ) 

   La paix est le fruit de la possession de Dieu par le moyen de la grâce sanctifiante.

   Quand l'âme , purifiée des passions et détachée de toutes les choses terrestres , s'élève vers les régions supérieures, qui pourra jamais troubler notre paix, si Dieu est avec nous? Quel bien pourra nous suffire, si Dieu ne nous suffit pas? 

   Les pacifiques qui ne troublent pas la paix des autres, ni ne se laissent troubler dans leur propre paix, mais s'efforcent à la promouvoir partout , sont appelés enfants de Dieu, c'est-à-dire disciples, amis, chéris de Dieu , qui est le Dieu de la paix, dont le divin Fils est venu pour apporter la paix aux hommes de bonne volonté. 

   La paix de l'âme victorieuse ici-bas sera consommée dans le repos éternel du Paradis.

  "Nous vous prions, ô Très Sainte Trinité, de nous accorder une paix abondante, la victoire de toutes les embûches du démon, le triomphe de l'Eglise, le zèle pour le salut des âmes, la sérénité après les pluies, la lumière après les ténèbres, la tranquillité après les orages et les tempêtes, les précieux secours de votre dilection, les prodiges de votre toute puissante Majesté pour mettre un frein aux blasphèmes des persécuteurs, la pénitence réformatrice des pécheurs et la ferme et stable persévérance des justes.

st Cyprien. 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 26 Mai 2020

 

Bravo Juju ! very nice......  thank you very much.

 

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Publié le 26 Mai 2020

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Publié le 26 Mai 2020

 

 

 

 

Merci à la fraternité saint Pierre, et à tous ces jeunes, 

on aura eu de très bons moments durant ce confinement ! splendide. 

 

avec l'assurance de mes prières. 

le petit Placide. 

abbé John Berg. fssp +  

 

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Publié le 25 Mai 2020

 

 

 

" Sit nomen Domini benedictum." 

 

La patience doit être parfaite dans 

ses oeuvres (Jac, I,4)

 

   La patience doit être parfaite dans ses oeuvres: elle doit être accompagnée de fermeté, de persévérance, de charité, et de toutes les autres vertus chrétiennes.

   " La patience nous dit saint Bonaventure, est la généreuse acceptation des souffrances en vue de la gloire éternelle. Il faut distinguer la patience vertueuse de la patience fictive ou forcée.

   La patience peut être considérée comme vertu et comme fruit du Saint-Esprit. En tant que vertu, la patience consiste dans l'habitude de supporter avec paix et résignation les adversités de la vie. Nous appelons fruit du Saint-Esprit la joie que nous éprouvons dans l'exercice même de la patience. 

   Non seulement la patience nous est nécessaire ici-bas pour supporter les adversités, mais elle nous servira aussi d'échelle pour nous élever vers les régions célestes, où il n'y aura plus ni faim, ni soif, ni aucune souffrance.

  " Les vrais patients, dit saint Augustin, sont ceux qui préfèrent plutôt souffrir les maux que de les causer. " 

  Bien que la patience ne soit pas la première des vertus, elle a néanmoins le secret de nous conduire à la perfection par la tolérance des adversités dont proviennent

- la tristesse, qui est modérée par la patience

- la colère qui est calmée par la mansuétude

- la haine , qui est vaincue par la charité

- l'injustice contraire à la justice.

Saint Grégoire appelle la patience , la source et la gardienne de toutes les vertus, non pas directement et comme leur cause et leur conversation, mais en tant qu'elle en éloigne les conséquences funestes. 

   La patience est un don de Dieu selon les paroles du Psalmiste :" Ab ipso patientia mea: C'est de lui que vient ma patience. (Ps. LXI,6) Souffrir patiemment par amour du Souverain Dieu, quand nous pourrions ne pas souffrir en perdant sa grâce, c'est l'effet de la charité.  Quand l'Apôtre dit que la charité est patiente, il veut signifier que la patience n'est pas possible sans la grâce, selon les paroles qu'il adresse aux Romains :" Charitas Dei diffusa est in cordibus nostris per Spiritum Sanctum, qui datus est nobis: L'amour de Dieu a été répandu dans nos coeurs par le Saint-Esprit qui nous a été donné. " (Rom.V,5)

   La patience tire son efficacité de la force; parce que la force se manifeste spécialement en ne se laissant pas vaincre par les difficultés :" Sustinere, id est, immobilis sistere in periculis: Supporter , c'est se ternir debout et immobile au milieu des dangers. " 

   Notre divin Maître fit preuve d'une sublime patience par suite de l'ignorance de ses disciples, la pétulance, la dureté et l'amour propre du peuple et l'indifférence et la malice de ses ennemis. 

   L'impatience sera toujours une mauvaise conseillère, car ses fruits sont toujours acerbes et nuisibles. Si nous n'arrivons pas à opérer des miracles à l'exemple de Notre-Seigneur Jésus-Christ, nous pourrons cependant , avec le secours de sa grâce, pratiquer la patience, qui produit des fruits précieux, comme la joie au milieu des épreuves supportées par amour pour Jésus-Christ et le triomphe contre la tristesse. 

   La patience a de grands avantages , dit saint Bonaventure:

- elle rend supportables les peines de la vie. Quand la patience accompagne l'épreuve , elle afflige le corps, tourmente l'esprit et excite les remords;

- elle nourrit d'une manière substantielle l'esprit et y produit l'effet d'une sainte et bienfaisante nourriture corporelle

- elle forme un grand sujet d'édification d'autant plus précieuse qu'elle est plus rare. Nous trouvons, en effet, beaucoup de personnes chastes, mortifiées, pauvres, humbles, charitables , recueillies; mais bien peu qui sachent demeurer maîtres d'elles-mêmes au milieu des affronts.

- Elle purifie des péchés et nous préserve de nouvelles rechutes;

- Elle augmente l'infusion des vertus et des dons surnaturels :" Secundum multitudinem dolorum meorum in corde meo, consolationes tuae laetificaverunt animam meam: Vos consolations ont rempli de joie mon âme, à proportion du grand nombre de douleurs qui ont pénétré dans mon coeur. " (Ps. XCIII,19)

Elle nous réserve une belle couronne dans le ciel :" Réjouissez-vous en ce jour, dit le divin Maître parce que votre récompense sera grande dans le ciel . ( Luc, VI 23)

- Elle nous unit à Celui qui a porté nos souffrances . (Saint Bonaventure) 

 

Nous vous supplions, ô Jésus, au nom de vos larmes et de vos souffrances, de nous accorder la grâce de porter notre croix non seulement avec patience et résignation, mais avec une crainte filiale et une joie intense, pour votre amour. 

 

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 25 Mai 2020

 

 

Le Règne de Dieu ne consiste

pas dans le boire et dans le manger, 

mais dans la justice, dans la paix et dans la joie que donne

le Saint-Esprit . ( Rom. XIV,17)

 

 

" Alors " nous serons rassasiés quand sa gloire apparaîtra", quand nous le verrons en sa lumière."

sainte Elisabeth de la Trinité.  

 

   

 

La charité produit en nous la joie spirituelle, qui est un effet du Saint-Esprit, comme la charité, selon les paroles de l'Apôtre.

  La joie provient de l'amour, soit à cause de la présence de la personne qu'on aime, soit à cause du bonheur dont elle jouit elle-même. C'est là un amour de bienveillance, qui fait que nous nous réjouissons des bonnes conditions où se trouve un ami, bien qu'il soit éloigné de nous. 

   La charité forme l'essence de l'amour, dont le bien est immuable; et parce que Dieu est la bonté même. Quand Dieu est l'objet de notre amour, il opère des effets très nobles dans nos coeurs, selon les paroles de saint Jean: " Dieu est charité , et celui qui demeure dans la charité demeure en Dieu, et Dieu en lui." (I Joan IV,16) Il s'en suit que la joie spirituelle que Dieu nous communique a sa source dans la charité. 

    Dans une conférence tenue sur l'allégresse en présence de saint Philippe de Néri, ce saint, qui réunissait en lui toutes les vertus unies à une souveraine gaieté, termina la conférence par ces paroles : " L'allégresse chrétienne intérieure est un don de Dieu, dérivé de la bonne conscience, grâce au mépris des choses terrestres uni avec la contemplation des biens célestes." 

   Un de ses disciples nommé Valerio, composa un dialogue intitulé Philippe , ou de l'allégresse chrétienne; et un autre Paleotto, voulut prouver que la vieillesse du juste a aussi son charme et sa joie; de sorte qu'en écrivant un livre sur le bonheur de la vieillesse, il proposa saint Philippe de Néri comme le plus beau type du vieillard, que l'on pût trouver, saintement joyeux et enjoué. 

   La joie de la charité est la joie de la sagesse divine, dans laquelle il ne peut y avoir de tristesse, selon la parole de l'Ecriture Sainte :" Non habet amaritudinem conversatio illius. " (Sap, VIII,16)

   La charité produit en nous différentes espèces de joie:

- une joie principale , qui forme le fond de la charité. Quand nous nous réjouissons du bien infini que le Seigneur renferme en lui-même: cette joie est exempte de tristesse. En effet, le bien infini, objet de notre satisfaction est une joie très pure qui ne peut être ternie par la tristesse. 

   C'est dans ce sens que l'Apôtre nous invite à une continuelle allégresse :" Gaudete in Domino semper.

   - Il y a une autre joie spirituelle, qui consiste dans la participation au bien divin. Or , cette participation peut-être plus ou moins grande : il arrive même quelquefois que le Seigneur dans ses vues impénétrables , nous enlève ses consolations, afin que nous le recherchions avec plus d'avidité, et que, passé le temps de l'épreuve, nous nous réjouissions plus vivement en Dieu , au point de pouvoir nous écrier: Consolationes tuae laetificaverunt animam meam. 

   La joie spirituelle produite par la charité peut se vérifier en nous selon les paroles de Jésus à ses disciples :" Je vous ai dit cela, afin que ma joie soit en vous, et que votre joie soit pleine." (Joan XV.11)

   La plénitude de la joie peut s'entendre de deux manières:

- de la part de la cause de notre joie, en tant que nous avons un juste motif de nous réjouir. 

   Or uniquement, le Seigneur possède en lui-même la plénitude de la joie, parce qu'ayant une cause infinie, sa joie est aussi infinie dans sa cause, et elle lui appartient nécessairement , pendant que la joie des créatures a ses limites. 

   - La plénitude de la joie peut s'appliquer à celui qui la possède. 

   En ce sens, on peut la comparer au désir qui se calme lorsqu'il est satisfait; et elle sera pleine, quand il ne reste plus rien à désirer. 

   Or, pendant que nous demeurons ici-bas, nos désirs ne sont jamais pleinement satisfaits, car nous souhaitons de nous rapprocher toujours davantage de Dieu par le moyen de la grâce sanctifiante.  C'est seulement au Paradis que notre joie sera pleine, parce que tous nos désirs y seront comblés, selon les paroles du Psalmiste :" Qui replet in bonis desiderium tuum;" (Ps. CII,5) 

   Les désirs des Bienheureux seront satisfaits d'une manière ineffable , parce qu'ils obtiendront plus qu'ils n'auraient pu désirer: " Non enim in cor hominis ascendit, quae praeparavit Deus diligientibus se." (I Cor. II, 9)

   A ce bonheur inexprimable Notre-Seigneur Jésus-Christ voulut faire allusion lorsqu'il dit qu'une mesure pleine au delà des bords sera réservée aux âmes généreuses. (Luc, VI,88)

   Cette joie sera si grande que la créature ne pouvant la contenir, elle entre plutôt dans la gloire que la gloire entre en elle. C'est pour cela que nous lisons en saint Matthieu :" Intra in gaudium Domini tui. " ( Matth. XXV, 21)

 

   Nous vous supplions, ô Très Sainte Trinité, d'avoir pitié de nos tristesses dans cet exil et de nous accorder le don de la joie spirituelle, au milieu de nos tribulations. 

a very nice friend , thank's ! on s'aime bien tous les deux, depuis le temps ! merci ... 

Philippe . 

 

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 25 Mai 2020

 

 

 

 

le plus dur est encore devant, sentiments de ras le bol, la persévérance !!!  c'est pas gagné. 

 mais bon ! bon courage à tous. 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 24 Mai 2020

 

" Oh! si tu savais comme Il est bon, comme Il est tout Amour! Je lui demande de se révéler à ton âme, d'être l'Ami que tu saches toujours trouver, alors tout s'illumine et c'est si bon de vivre ! 

 

sainte Elisabeth de la Trinité. 

 

 

   Dans sa Lettre Encyclique " Divninum illud munus", le pape Léon XIII recommande de déployer un plus grand zèle pour la diffusion au culte du Saint- Esprit. Le Souverain Pontife désire ardemment que le peuple chrétien soit bien instruit par rapport aux grâces diverses et aux nombreux bienfaits dont il redevable au Saint-Esprit; car l'ignorance en cette matière serait indigne des enfants de lumière. 

   Nous devons aimer le Saint Esprit, puisqu'il est notre Dieu et parce qu'il est le premier Amour et l'Amour éternel. Rien n'est plus aimable que le premier Amour. Il convient que nous lui témoignions un amour reconnaissant pour tous les bienfaits dont il nous a comblés et dont il ne cesse de nous combler avec ses sept dons précieux et ses fruits admirables. 

   L'amour que nous avons pour la Troisième Personne de la Très Sainte Trinité peut produire en nous un double fruit: Augmenter toujours davantage en nous sa connaissance, tout en nous enrichissant de plus en plus de ses dons et de ses fruits.

    Celui qui aime sincèrement, ne se contente pas d'un amour superficiel, mais il cherche à pénétrer de jour en jour plus intimement dans la connaissance de l'objet de son amour. 

   La Sainte Ecriture nous dit que le Saint-Esprit pénètre tout, même les profondeurs de Dieu. L'amour que nous aurons pour le Saint Esprit ne manquera pas de nous enrichir de plus de son amour infini pour nous. 

   L'amour au Saint-Esprit doit nous inspirer une grande haine du péché, puisque, en péchant nous offensons l'Esprit de sainteté. Nous tous, nous dépendons de la Bonté divine, qu'il nous faut attribuer tout particulièrement au Saint-Esprit. Celui qui pèche, offense l'Auteur des biens célestes, l'Esprit-Saint; et ne faisant aucun cas de ses bienfaits et de ses dons, le pécheur devient de jour en jour plus audacieux. Gardons-nous bien surtout de commettre des péchés par malice, parce que celui qui s'éloigne de propos délibéré de la vérité, pèche plus gravement contre le Saint-Esprit. 

   Puisque le Saint-Esprit habite en nous comme dans son temple, nous devons non seulement éviter le péché, mais encore pratiquer toutes les vertus, afin de mériter les complaisances d'un Hôte si saint et si bienfaisant. Parmi toutes les vertus, celle de la pureté doit occuper en nous une place d'honneur, . 

" Ne savez-vous pas, dit l'Apôtre, que vous êtes le temple du Saint-Esprit et que l'Esprit de Dieu habite en vous?  Mais si quelqu'un profane le temple de Dieu, le Seigneur le détruira; car le temple de Dieu est saint, et vous êtes ce temple. "(I Cor. III,16,18)

   Il convient d'invoquer souvent l'Esprit-Saint, car nous avons tous besoin de son secours. Chaque homme a besoin de sagesse et de force; chacun doit par conséquent chercher dans toutes les difficultés, doutes et adversités, son aide auprès de Celui qui est la source éternelle de la lumière, de la force, de la consolation et de la sainteté. 

   Nous devons l'invoquer souvent avec les belles paroles de la liturgie :" Venez Esprit-Saint; venez Père des pauvres; venez Donateur des bienfaits. " 

   Comment se pourrait-il que cet Esprit divin, dont il est écrit qu'il implore (qu'il nous fait implorer), avec des soupirs ineffables, puisse manquer d'exaucer nos supplications?

   Nous devons demander tout spécialement la flamme sacrée de la Charité à l'Amour consubstantiel du Père et du Fils, cette sainte charité dont parle saint Michel-des-Saints , lorsqu'il écrit : Elle repose dans le centre du vrai, du bon et du beau; rien ne peut la troubler, ni rien ne peut la nuire. Déjà immergée dans l'océan de la divinité, elle vit dans la lumière et l'harmonie. Que pouvons-nous encore ajouter, puisque ni langue mortelle, ni plume humaine ne peuvent nous décrire ce qu'est la charité divine.

   L'Esprit-Saint est appelé l'Amour et le Don. 

  Il est appelé l'Amour, puisqu'il procède par le moyen de l'amour.

Il est la Personne de l'amour, d'où il suit qu'il en est encore le don et le gage. L'Esprit-Saint étant l'amour, est encore la paix, le repos et la joie; car la paix et la joie sont les fruits de l'amour. Les saints Pères appellent l'Esprit-Saint, la joie, le bonheur, la béatitude de la Très Sainte Trinité, la douceur de l'Ingendré et de l'Engendré (st Aug. ), l'huile de l'allégresse (st Ambroise) le parfum suave et la ressemblance du Fils (st Athanase) , le baiser, la joie et l'allégresse du Père et du Fils et le soupir ineffable de la Divinité.  (St Bernard) 

rp François Xavier. 

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Rédigé par Philippe

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