Publié le 21 Octobre 2017

 

 

 

bonnes et saintes vacances . !

 

                  L'Introït est un invitatoire à l'allégresse de la louange. Et cette plus grande joie n'est pas un plaisir d'évasion par lequel l'imagination sacrée prendrait une revanche dérisoire sur les laideurs et les misères du siècle. Il ne rêve pas, le saint Jean de l'Apocalypse, lorsqu'à l'Epître , il entr'ouvre un ciel plus peuplé que tous les Empires bâtis de main d'homme; c'est le vent de l'inspiration prophétique qui déchire le voile de l'espace et du temps et le met en présence des choeurs des bienheureux chantant les louanges de l'Agneau.

    Lorsque l'homme, seul, tentait de se représenter quelques Champs-Elysées par delà la mort, il n'était jamais arrivé à donner une substance de joie à l'espérance des justes: on ne sait quel regret diffus, quelle mélancolie impalpable habitait ces demeures pourtant préservées du mal  et , dans ce climat de nostalgie, les âmes délivrées se changeaient en ombres gémissantes.

C'est qu'il y manquait la présence du Fils de Dieu, sans lequel les rassemblements des élus se révélaient à la pensée la plus ambitieuse d'espoir aussi vides que le désert. D'un coup d'aile de son génie porté par l'Esprit de Dieu, saint Jean nous découvre une vérité plus belle que les métaphores de Platon et les poésies de Virgile.

 

L'Agneau peuple le ciel d'une communauté de vivants.

A la fin c'est la joie qui vaincra.

 

     La joie vaincra parce que  les régénérés dans le sang du Christ ne sont pas quelques prédestinés échappés par miracle au naufrage de toute la race des hommes. Les élus sont une immense foule. Turba magna. Et ils viennent de toute tribu, de toute langue, de tout peuple, de toute nation, pour former tous ensemble la patrie des patries, la seule dont la victoire ne fera ni esclaves ni tyrans. Car le ciel est une société; la joie de chacun s'y trouve multipliée par la joie de tous; ainsi la goutte d'eau de l'océan est portée de tout l'élan de la marée vers l'astre dominateur . A une époque où les masses armées par des inimitiés sans merci s'écrasent les unes les autres de tout leur poids matériel, il est bon que l'Eglise ne cesse pas d'inviter les chrétiens à penser , dans la sérénité et l'assurance de la foi, à ces multitudes de bienheureux délivrés de la haine, à ces immensités humaines réconciliées par l'adoration.

     L'Eglise annonce avec tout son dogmatisme la venue d'un ordre pacifique qu'aucune convoitise jamais ne contestera. L' Apocalypse est plus vraie que le journal et nos histoires. Cette certitude n'est pas donnée aux seuls croyants. Avec eux, qu'ils le sachent ou qu'ils l'ignorent, se sont faits disciples de saint Jean quelques artistes privilégiés, les imagiers du XII ème siècle qui sculptaient la vision de l'Apocalypse au tympan des églises , le van Eyck du rétable de saint-Bavon, à Gand, et le Rimbaud d''Une saison en Enfer", chez qui la chose littéraire, sur le bord du silence s'achève en liturgie.

    " Quelquefois je vois au ciel des plages sans fin, couvertes de blanches nations en joie. Un grand vaisseau d'or au-dessus de moi agite ses pavillons multicolores sous les brises du matin... A l'aurore, armés d'une ardente patience, nous entrerons aux splendides villes... Et il me sera loisible de posséder la vérité dans une âme et dans un corps."

                     La joie vaincra parce qu'un jour, peut-être tout proche, peut-être démesurément lointain (mais puisqu'il doit venir il est déjà arrivé, et le temps ne mûrit plus que l'inévitable), Dieu interviendra dans l'histoire des hommes  pour arrêter d'un mot les proliférations du péché, pour briser d'un coup et pour toujours la puissance du mal. L'Ange qu'a vu saint Jean se lèvera du côté du soleil levant; les portes de tous les Purgatoires s'ouvriront sur la merveille de l'accomplissement de toutes choses. L'Enfer sera scellé à jamais; et il ne sera plus donné aux quatre anges mystérieux le pouvoir de nuire à la terre, à la mer et aux arbres. Quand bien même Dieu perdrait toutes les batailles temporelles que livrent ses saints contre le mal, l'autorité de la révélation nous assure qu'il gagnera la dernière et qu'il rebâtira , plus beau, le Paradis, perdu par l'orgueil et la malice des commencements.

                              La joie vaincra. Mais elle a déjà vaincu dans les saintetés qui traversent la terre avant d'aller se mêler aux louanges éternelles, elle a déjà vaincu dans toutes nos abbayes bénédictines.

Dans l'Evangile des Béatitudes, lu en ce jour de la Toussaint, le Christ dit aux saints, à nos moines :" Vous êtes heureux" . "Beati estis".

On vous persécute, le mensonge dit toute sorte de mal de vous, à cause de moi. Aux yeux des insensés vous paraissez des vaincus et des faibles. Mais en réalité c'est vous qui êtes déjà les vainqueurs et les surhommes; vous êtes les juges de vos juges, car possédant l'amour, vous possédez la plus grande force et la plus grande joie, la béatitude. Il semble que par ce mot de béatitude, théologie et mystique aient voulu aller dans le langage au-delà même du langage: la béatitude, c'est la pureté et la plénitude d'un bonheur qui fait éclater le bonheur; toutes les formes sont brisées; toutes les limites sont reculées. Par l'amour, l'infini et toute sa gloire sont invisiblement présents dans l'âme d'un pauvre homme, humilié devant les puissances de la chair et du monde, mais qui déjà fête en son coeur la Toussaint éternelle.

              Quelle admirable annonciation de la joie que ce chapelet des béatitudes égrené par le Seigneur. Non pas le songe d'un utopiste qui prédirait aux naïfs la fin sur  cette terre de la souffrance et de la misère, mais plutôt une confidence solennelle et tranquille, publique et secrète à la fois , faite à toute l'humanité par le Maître du bonheur et du malheur: au fond de la souffrance nécessaire du juste, de la passion immanquable de l'innocent, il y a voilée mais réelle, invisible mais la même,  la substance de toutes les béatitudes célestes.

              Le monde disait, comme il le dit et le dira tous les jours jusqu'à l'apparition de  l'Ange de l'Orient :

Heureux les riches et les avides, car ils sont comblés par la multitude de leurs trésors et les obéissances tremblantes des adorateurs de la fortune.

Heureux les durs, car le refus du pardon et le mépris des larmes d'autrui est l'honneur et l'héroïsme des races fortes.

Heureux ceux qui connaissent les tempêtes des passions, le plaisir véhément de la main qui saisit et qui dépouille le bien convoité comme on le voit tous les jours sur l'internet !  ils se croient forts et puissants , ils sont en réalité les plus faibles et les plus méprisants.

Heureux ceux qui débarrassés des timidités de l'enfance, n'honorent plus que des dieux de la chair et du sang. Heureux les fils de la terre, car ils savent que le mensonge est l'intelligence des habiles, l'ingratitude et la cruauté  la justice des violents et des puissants.

     Mais le Seigneur a dit une fois sur la montagne et il redit à chaque Toussaint :" Heureux les pauvres et les doux et les purs et les miséricordieux car ils possèderont et le ciel et la terre; la prière de sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus du fond d'un cloître dénudé et d'une vie obscure dirigeait plus l'histoire du monde que toutes les diplomaties et toutes les batailles.

Heureux ceux qui pleurent, travaillent et souffrent persécution pour mettre en les hommes un peu plus de justice, d'amitié et de paix, car ils sont déjà entrés dans la paix, la justice , l'amitié de Dieu. Heureux et puissant Saint Louis dans les chaînes de la captivité et l'exil de l'Orient infidèle, car , plus roi qu'à Vincennes, il purifie devant Dieu l'âme de la France et il rend son pays digne de plus hauts destins.

Heureux et puissante sainte Jeanne d'Arc sur son bûcher plus proche au Ciel, plus présente à la terre que tous les trônes de la chrétienté. Heureux les hommes et les femmes, heureuses les patries victimes aux yeux du monde de leur plus grande générosité, car leur  salut est assuré avec leur salut celui d'une multitude. Turba magna.

       Et pour remonter au Saint des saints, à l'exemple des exemples, le Christ au sein des tortures physiques et des angoisses morales de sa passion n'a-t-il pas joui de toute l'ampleur de la vision béatifique? Quelle profondeur de christianisme dans cette thèse de théologie.

           " Nous y croyons à l'Amour" . Ceux qui aiment sont des dupes, répètent les mille voix d'un monde de péché où la victoire semble promise à celui qui haïra le plus implacablement son ennemi. N'en croyons pas ces formules de mort qui n'ont pour elles que de fragiles apparence humaines .

             Croyons-en plutôt l'expérience divine du disciple bien-aimé.

Le parti de l'amour n'est pas le parti parti de la naïveté et de la défaite; le parti de l'amour n'est pas le parti du risque et de la belle aventure; le parti de l'amour est le parti de la plus grande force, de la plus grande victoire, de la plus grande joie, parce qu'il est le parti de Dieu.

 

Amen.

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Rédigé par Philippe

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Publié le 20 Octobre 2017

saint Jean Paul II

 

 

en action de grâces , avec l'assurance de nos prières.

années 2009. 2011.

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 20 Octobre 2017

 on ne se laisse pas abattre , vous voyez ! hu hu hu ... un petit catho de pologne ... héritage JP II  pour Maarten  splendide, incroyable.

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Publié le 20 Octobre 2017

"Il conservait avec soin toutes ces choses, les méditant dans son cœur”

"Les injures qu'on lui fait ne l'émeuvent ni ne l'offensent. Les évènements de ce monde la trouvent, non pas indifférente, mais calme: elle les voit en Dieu, et non plus qu'ils ne troublent la paix divine, ils ne lui ravissent la sienne. "

merci mon père !

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 20 Octobre 2017

 

 

 

 

 

 

 

 

  très sympa Arthur.. ! bravo, very nice . un futur invité pour me Liszt Provence !

le prénom de mon arrière grand-père non mais !

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Rédigé par Philippe

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Publié le 20 Octobre 2017

Rédigé par Philippe

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Publié le 20 Octobre 2017

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Publié le 20 Octobre 2017

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Publié le 19 Octobre 2017

 

 

 

 

 

                          Quel bonheur d'appartenir à la communion des saints, d'y posséder toute la gloire et le bonheur des bienheureux!  Dans un corps, chaque membre a ses aptitudes spéciales, mais celles-ci n'en appartiennent pas moins au corps et donc aussi à tous les membres. Nous aussi nous pouvons nous réjouir de la sagesse des chérubins, de la charité des séraphins, de la dignité des apôtres, du courage des martyrs , de la clairvoyance des prophètes, des miracles des confesseurs, de la pureté des vierges; nous pouvons être aussi fiers que si tout cela nous appartenait, car tout vient du même Esprit qui habite aussi en nous,  et tout nous appartient donc comme aux membres d'un même corps. Si le corps d'un seul saint nous est si cher, combien ne doit pas l'être la communion et la communauté de tous les saints dans l'Esprit de Dieu !

                          Combien sont à plaindre ceux qui se séparent de cette société pour donner libre cours à une passion aveugle et insensée, et pour se joindre aux ennemis de Dieu, au rebut de l'humanité, aux habitants de l'enfer ! Triste déchéance ! Ils étaient des anneaux précieux à la main de Dieu, ils recevaient de lui leur beauté et leur gloire et maintenant ils se plongent dans la fange. Ils étaient des membres harmonieux façonnés par Dieu, placés dans la chaîne d'or des saints dont Dieu s'entoure: ils augmentaient leur propre éclat par leur union avec les autres et les voilà enchaînés avec Caïn le fratricide, avec Judas le traître, avec Mahomet le séducteur impie, à une chaîne infernale. Ils étaient des pierres précieuses dans la couronne qui orne la tête de Dieu: ils sont maintenant la joie du démon qui les souille et les profane, qui les enchâsse dans la couronne de son affreux triomphe.

    Attachons-nous toujours davantage à Dieu et à ses saints pour devenir de plus en plus dignes de leur compagnie, pour que les liens qui nous unissent à eux deviennent de jour en jour plus étroits.

   " Coeur humain, coeur assoiffé, éprouvé par tant de tribulations, oui, toi qui es accablé par les tribulations, comme tu te réjouirais si tu possédais tous les biens qui sont préparés pour toi au ciel!  Interroge ton âme, si elle peut saisir la joie d'une telle béatitude.  "

saint Anselme

conclusion des béatitudes...

 

  Chrétien, Ne dois-tu pas être rempli d'une vive reconnaissance envers Dieu, qui par sa grâce t'as destiné à une si haute union avec lui-même et avec ses saints?  Médite souvent cette douce vérité, contemple-là sans relâche, et tu ne perdras pas si légèrement par le péché le trésor précieux de la grâce.

merci mon Père pour ces articles, on est bien là, on envie personne on ne peut pas nous le voler au moins ça   ..!

 

en union de prières

 

Philippe

 

 

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 18 Octobre 2017

 

 

 

      "Heureux ceux qui souffrent persécution pour la justice, parce que le royaume des cieux est à eux ! "

 

   En vérité, au-delà de la paix, il n'y a plus rien. Et voici que Notre-Seigneur prononce une huitième béatitude.

    En présence  des Pharisiens ennemis, à la veille d'envoyer ses disciples comme des brebis au milieu des loups, il proclame le bonheur de ceux qui souffriront pour la justice.  La dernière béatitude renferme toutes les autres, qu'elle confirme et manifeste à la fois. Soit, en effet qu'il faille l'imputer à des adversaires, soit que, plus dure et plus cuisante, elle vienne des frères dans la foi et la recherche du bien, la persécution prend tout : la terre natale, les parents, les amis, la tranquillité, l'honneur, les biens , et ne laisse que Dieu.  Elle constitue une mise en demeure continuelle de pratiquer, dans un très haut degré, la pauvreté, la douceur, la miséricorde; elle apprend à fond la fragilité de ce qui passe et la solidité de la seule justice; elle contraint, pour ainsi dire, de déserter un monde inhabitable, afin de se réfugier auprès de Dieu, dans la citadelle de la virginité du coeur et de la paix.

                       La paix! Ne dirait-on pas que la béatitude des persécutés en est, à un titre tout spécial, l'achèvement et comme une forme plus parfaite? Les hommes et le démon cessent d'avoir prise sur l'âme qui y est enclose: " De ce royaume régi par la paix et l'ordre, dit magnifiquement saint Augustin, le prince de ce monde, qui ne domine que les pervers et les désordonnés a été jeté dehors.  Et cette paix une fois établie et affermie au-dedans, quelques persécutions que soulève celui qui a été jeté dehors, il augmente la gloire qui est selon Dieu; pas une pierre de l'édifice n'est pas lui ébranlée, mais l'impuissance de ses machines ne sert qu'à faire éclater la solidité de la construction intérieure....Heure où s'élève le cri triomphal : " Qui nous séparera de la Charité du Christ? Sera-ce la tribulation, ou l'angoisse, ou la persécution, ou la faim , ou la nudité, ou le péril, ou le glaive? "

         Mais saint Thomas, plus profondément, assigne , avec sa promptitude et sa sûreté habituelles, la raison première de cette fermeté dans l'essence même de la paix, c'est-à-dire dans le fruit de l'union ou la jouissance de la fin : ' Ce sera la paix parfaite, lorsque la volonté se reposera dans la plénitude de tout bien, obtenant du même coup l'immunité à l'endroit de tout mal. " ou encore :" Si quelqu'un jouit parfaitement de la chose aimée - et suffisante à son amour -, à savoir Dieu, quoi qu'il survienne, il est impossible de le détourner de cette jouissance." 

Et la paix imparfaite elle-même nous offre dès ici-bas quelque ombre de ces grandes réalités : l'âme a sa demeure dans la charité du Seigneur, dans son coeur; elle étanche sa soif à la source même des eaux vives : rien ne peut plus l'arracher de là . 

   Il nous semble comprendre, après cela, cette chose incompréhensible à la nature: la plus grande béatitude de la souffrance . Il nous semble comprendre pourquoi la parole divine, quittant soudain le ton uni du simple énoncé, s'exalte comme en un cantique " Heureux serez-vous, lorsqu'on vous insultera, qu'on vous persécutera, et que l'on dira faussement toute sorte de mal contre vous à cause de moi. Réjouissez-vous et soyez dans l'allégresse... "

        

   Le ciel s'ouvre à ceux dont la terre ne veut plus: ils possèdent le Royaume avec une sécurité jusque alors inconnue; et déjà ils entrevoient la plénitude de leur récompense, qui " sera grande " dans l'éternité dit le Seigneur.

    Par cette voie de larmes et de gloire, les saints nous ont précédés. Aussi l'Eglise n'a-t-elle pas assez de pompes pour célébrer leur triomphe. Empruntant tour à tour le style naïf de l'hymnographe ancien ou les accents inspirés de l'Apocalypse, elle nous les montre . " martyrs glorieux", "confesseurs vêtus de lumière", "choeurs des vierges saintes " , chantant debout leur cantique  d'action de grâces " à Celui qui est assis sur le trône et l'Agneau", ou bien nous aidant de leurs prières, afin de nous "porter ensemble dans les cieux. "

     Par cette voie, nous ont précédés surtout le Christ et sa Mère. Il n'avait où reposer sa tête; elle n'eut d'autre richesse que son Fils. Ils furent doux et humbles de coeur: ils n'élevèrent point la voix, ni ne prétendirent à l'honneur; et leur part ne fut point avec les heureux de ce monde. La nourriture de Jésus était d'accomplir la volonté de son Père et de parfaire son oeuvre; elle eut faim et soif de la justice, celle dont les désirs hâtèrent la bienheureuse naissance du Rédempteur. Il fut le bon Pasteur de qui la tendresse infatigable se mit à la poursuite de la brebis perdue; elle, cependant préludait à son rôle de mère de la miséricorde. Nous sommes impuissants à soupçonner seulement ce que l'âme du Seigneur eut de divinement simple et transparent devant la face de son Père; chez la Vierge des vierges, la clarté divine se levait et étalait ses royales splendeurs, sans qu'une ombre la vint offusquer. La paix incomparable de notre Sauveur parut singulièrement dans la majesté de sa mort; Marie se tint debout au pied de la croix. C'était l'heure de la puissance des ténèbres: le démon déchaînait ses suppôts contre l'Homme de douleur; la divine Mère souffrit toutes les passions de son Fils et un glaive transperça son âme .

 

     Mais par leur martyre, ils fondaient , lui de strict mérite, elle du mérite de convenance, le royaume des fils de Dieu et des bienheureux. Ils le possèdent à jamais. Il en est le roi; elle en est la reine. Il est l'étoile du matin donnée au victorieux, le flambeau de la céleste cité; elle est aussi l'étoile dont la pureté matutinale réjouit les habitants de la Jérusalem éternelle.

     Sur terre, ils font la lumière, la beauté, la joie de notre vie: de lui par elle, afflue en nous la grâce, qui constitue, au centre de notre âme, le trésor de la béatitude divine.

 

 

 

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Rédigé par Philippe

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