Publié le 24 Novembre 2016

 

[:malavita:1]naaan ,   pas celui de Bodeaux .. évidement ! très belle celle de la Cathédrale, félicitations à mr. le recteur. y a même l'eau de la Grotte de Lourdes qui y coule, splendide . Je me suis posé quand même la question, si ça gèle , comment kils font ? 

 

crèche Fontgombault fait mains. dernier Noël 2011 tiens !

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 24 Novembre 2016

  

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' En cette heure décisive pour le monde, Marie accepte avec humilité et abandon le bon plaisir divin: Je suis la servante du Seigneur. Qu'il me soit fait selon votre parole".

   Consentement auquel est suspendue la destinée spirituelle de milliards d'êtres humains de tous les temps. L'acte de Marie était libre. Dieu qui a créé la liberté en laisse l'usage aux hommes.

   La grâce la plus éminente, la plus pressante, ne contraint jamais. Grand mystère que ce fond de la volonté humaine qui est libre de dire oui ou non. Sans doute, la Sainte Vierge Marie était-elle si parfaitement en accord avec la pensée de Dieu qu'elle s'harmonisait sans hésitation à la volonté divine, dès qu'elle la concevait clairement.

   Ce qui nous révèle la liberté de Marie, c'est justement sa question à l'ange. Pour faire un acte d'une spontanéité spirituelle, il lui fallait une connaissance raisonnable de ce que Dieu demandait. Mais aussitôt la clarté obtenue, elle dit  : Fiat " qu'il en soit ainsi puisque Dieu le veut". Nous n'aurons jamais assez de reconnaissance à Marie pour cette acceptation si lumineuse, si ordonnée, si aimante.

   Remarquons toutefois que la Sainte Vierge ne demande que juste ce qu'il faut, pour que son acte soit raisonnable. Puisque Dieu accorde cette maternité avec son dessein de demeurer vierge, elle accepte sans interroger sur la suite des évènements. Cela lui apportera-t-il joie ou souffrance, exaltation ou abaissement? Comment ce fils de Dieu, qui sera aussi le sien, arrivera-t-il à réaliser ce règne éternel que l'ange annonce? ... Elle ne va pas plus vite que Dieu. Quel exemple pour nous toujours si impatients de scruter l'avenir, pour savoir ce qui nous arrivera en bien ou en mal.

                                       Contemplons maintenant l'éminente dignité de Marie, devenue réellement mère de Dieu.

   Toute sa grandeur est dans cet évènement. Avant, ce n'était que préparation, sans que la sainte Vierge trop humble, pour rêver une si haute destinée, y ait songé. Après, aucun évènement ne pourra rien y ajouter. Son couronnement dans le ciel "ne fera que révéler parfaitement ce qui existe" secrètement.

   Cette union avec Dieu par l'humanité de l'enfant qui doit naître est pour Marie une transfiguration totale de son être. On ne peut que suggérer quelques idées par analogie. Il est légitime de comparer cette union à cette fusion des êtres que saint Paul exprime ainsi: Est-ce que je vis? Ce n'est plus moi. C'est le Christ qui vit en moi. (Gal. II,20)

   La fin de la vie surnaturelle, telle que Dieu nous l'a révélée, c'est l'union avec Dieu. Nous en parlons, comme d'une très belle chose.

Nous la voyons surtout comme une réalité magnifique dans l'avenir. Sur terre, on peut l'atteindre par la foi. Et même chez les saintes âmes, il y a des " pressentiments d'éternité". Les saints nous décrivent comme ils pensent ce sentiment d'union, avec toutes les illuminations et les transformations qu'elle opère dans tout leur être. Etant déjà si inhabiles à parler de la vie d'union des âmes privilégiées, que dirons-nous de cette union à la fois physique et spirituelle telle qu'elle se réalise en Marie, à partir de l'Annonciation?

   Nous pouvons dire que cette présence de Jésus en Marie, est comme un sacrement, à condition de comprendre qu'il s'agit d'une action sanctifiante qui dépasse en perfection toutes les initiations sacramentelles, et les ordinations sacerdotales et les communions eucharistiques. Marie n'avait pas à être purifiée comme nous par le Baptême, ni affermie par la Confirmation. Par l'Immaculée Conception, elle est en parfaite harmonie avec Dieu. Mais la présence du Dieu incarné est une consécration dont l'effet demeure, et une communion dont la grâce opère à tout instant.

   S'il nous est donné de saisir, toujours par une analogie lointaine, ce qui se passe dans l'être de Marie, lors de l'Annonciation, il nous sera facile de comprendre pourquoi le culte de la Sainte Vierge a pris dans l'Eglise une telle extension. Certains esprits ont pu s'étonner, qui n'avaient pas approfondi le rôle de la maternité de Marie dans notre Rédemption. Penser que Jésus ait pu par la suite traiter sa mère, 'comme s'il s'était servi d'elle pour s'incarner , et il était sorti de cette chair, et, en apparence, il n'y avait plus rien de commun entre elle et lui...", c'est une idée fausse.

   Dieu avait choisi Marie, l'avait ornée de privilèges, à son insu, pour la préparer à cette indicible union de la maternité. Il faut songer au contraire à une infinité de délicatesses, de prévenances, d'égards, pour cette créature la plus aimée, parce qu'elle était la plus pure, la plus fidèle, " pleine de grâce, bénie entre toutes les femmes."

   Or ces délicatesses, qui prirent une forme humaine au cours des années de vie terrestre de Jésus, commencèrent dès la conception de l'enfant, qui est Dieu, par des effusions silencieuses, des clartés, des inspirations, des attraits d'amour, enfin tout ce qui convient à un être choisi pour être l'intermédiaire entre Dieu et l'humanité.

   Jésus est le Médiateur. Mais Marie est en vérité la médiatrice du Médiateur par le consentement qu'elle a donné à l'incarnation.

   C'est sur quoi se fonde la dévotion exceptionnelle de l'Eglise à Marie, si l'on peut dire que cette dévotion n'aura jamais fini de se préciser et de s'accroître.

   Marie est la plus proche de Dieu, et en même temps elle est femme, elle est de notre race. Lorsqu'on a compris une fois cette vérité, l'on voit très bien que notre louange sera toujours inférieure à sa dignité, et d'autre part, qu'il n'y a pas de situation si désespérée qui ne puisse trouver par Marie une solution. Elle existe pour cela: pour être l'intermédiaire humain de la grâce divine, pour notre rédemption.

   C'est à cette hauteur spirituelle qu'il faut situer la très sainte Vierge Marie, Mère de Dieu.

Il y a un fait d' ordre humain dans l'Annonciation: la conception de l'enfant. Mais ce fait ne prend tout son sens que par son aspect spirituel. Saint Augustin écrira: " Son union comme mère avec l'Enfant ne lui eut servi de rien, si elle n'avait été plus heureuse de porter le Christ dans son coeur que de le porter dans sa chair."

   Maternité qui devient la cause de l'union la plus parfaite entre une créature et Dieu. Maternité qui unit toute l'humanité à Dieu, sous un mode nouveau. Nous allons de l'un à l'autre de ces deux grands aspects de la maternité de la Sainte Vierge. L'un nous révèle sa grande dignité entre toutes les femmes, son union aux richesses indescriptibles.

   Il nous est doux de penser qu'une fille des hommes ait été unie si profondément à Dieu.

   L'autre aspect nous révèle les espérances que nous pouvons fonder sur celle dont le consentement était attendu au nom de l'humanité tout entière. C'est pour elle, mais aussi, d'une manière indissoluble, en notre nom et pour nous qu'elle a dit:" Qu'il me soit fait selon votre parole.

   Nous en retirerons cette conviction que Dieu a voulu que la Rédemption fut quelque chose de très humain., pour nous tenter de mille manières de donner notre consentement à sa venue en nous.

   Qu'il nous donne la grâce de trouver facile ce consentement, puisqu'il doit être fait en union avec notre Mère, si divine et si humaine.

 

                                                                  fr J Webert op +

  

Bon et saint Temps de l'Avent . 

'Avec l'Immaculée, tournés vers les réalités d'En-Haut"

 

 

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Publié le 24 Novembre 2016

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Publié le 24 Novembre 2016

 

[:malavita:1]dans quel monde qu'on est quand même. qu'elle se dit ! vivement la quille !!! courage Laetitia tout passe!

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Publié le 24 Novembre 2016

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Publié le 23 Novembre 2016

L’extraordinaire expérience d’un prêtre dans un confessionnal

 

Dans un confessionnal tout le monde passe. Le confessionnal est un lieu de mission. C’est comme partir vers des terres inconnues et évangéliser, annoncer la rédemption du Christ, Sa miséricorde envers l’homme, proclamer l’amour de Dieu pour ceux qui ne le connaissent pas encore. Dans un confessionnal se déverse un monde de douleur, un monde de souffrance, un immense besoin d’être écouté, de partager des situations que, seul, on ne peut plus supporter ; dans un confessionnal entre un grand besoin d’être pardonné.

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Publié le 23 Novembre 2016

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Publié le 22 Novembre 2016

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   Si Marie fut troublée par la visite de l'ange, ce n'est pas à cause d'un resplendissement de puissance et de majesté. Une âme telle que la sienne ne s'étonnait de rien: elle avait quelque chose de l'âme de l'enfant et du poète qui ne trouve jamais que c'est trop beau.

   Son trouble a une origine spirituelle.

   Pourquoi l'ange la vient-il visiter, pourquoi la nomme-t-il pleine de grâce? Cette appellation la révèle à elle-même. Elle savait qu'elle était en relation intime avec Dieu, mais la qualité de sa grâce ne lui était jamais apparue comme maintenant. Ainsi un enfant modeste rougit-il légèrement quand on lui fait compliment pour un travail qu'il ne croyait pas avoir réussi.

   Pour Marie, l'émotion fut profonde, car ce salut lui révélait soudain une perfection de la grâce en elle, telle que cela l'isolait encore davantage parmi les autres femmes. Et comme Dieu ne fait rien au hasard, elle pensa promptement qu'une telle salutation était le prélude à un changement radical dans sa vie. Elle savait bien que toute attention divine est le signe d'un évènement futur. Parfois Dieu envoie certains pressentiments qui sont de véritables préparations à un tournant de notre vie. Non pas qu'il faille suivre tous les pressentiments, sans discernement. Mais nous voyons après coup que Dieu nous avertis intérieurement.

   Tout cela pour expliquer la qualité du trouble de Marie, trouble qui n'est pas une faiblesse ni une agitation, mais un remous profond dans une âme qui s'apprête à accueillir une annonce sur son destin.

   L'ange la rassure. Elle n'a rien à craindre puisqu'elle a trouvé grâce devant Dieu. Tout fait supposer à Marie que cette grâce est unique, mais son humilité ne s'attribue certainement pas le destin auquel l'a préparée cette grâce. L'ange lui annonce qu'elle sera la mère d'un enfant qui sera appelé Jésus, c'est-à-dire Sauveur, " Dieu sauve", et ce nom temporel s'ajoutera à son nom éternel:" Fils du Très Haut".

   Pour comprendre comment les termes de cette annonciation pouvaient prédisposer Marie à voir de quoi il s'agissait, il est bon de comparer les paroles de l'ange à une prophétie d'Isaïe qui devait être familière à la Vierge Marie, si attentive à tout ce qui se rapportait à la venue du Rédempteur. Isaïe avait dit :" Un enfant nous est né, un fils nous a été envoyé; l'empire repose sur ses épaules et on le nomme Admirable, Conseiller, Dieu fort, Père de l'éternité, Prince de la paix. Il s'assiéra sur le trône de David et dominera sur son royaume pour l'établir et l'affermir dès maintenant jusque dans l'éternité. (Is. IV,6-7)

   L'ange Gabriel dit:"  Vous enfanterez un fils auquel vous donnerez le nom de Jésus. Il sera grand et on l'appellera le Fils du Très Haut. le Seigneur  Dieu lui donnera le trône de David, son père. Il règnera sur la maison de Jacob pour l'éternité et son règne n'aura pas de fin . (Luc, I, 31 )

    La ressemblance est frappante entre les deux textes . Il était facile pour une âme religieuse comme celle de Marie de voir dans les paroles de l'ange l'accomplissement de tant de désirs depuis des milliers d'années, l'accomplissement de son plus cher désir pour les hommes malheureux .

   La suite le montre bien. Elle rappelle son dessein de garder la virginité. Certes, elle ne discute pas la parole de l'envoyé divin. Elle avoue simplement son ignorance: comment peuvent s'accorder virginité et materrnité ? Ainsi la sainte Vierge Marie, au moment le plus élevé de sa destinée, fait-elle un admirable acte d'humilité.  C'est le sommet de la foi dans la Vierge Marie. Sa préoccupation principale n'est pas de sauvegarder son intention de demeurer dans la virginité. Ce serait un choix, et même à cette heure altitude, Dieu ne veut pas qu'on choisisse soi-même. Et Marie ne peut même désirer, ni regretter, à plus forte raison ce que Dieu ne veut pas. La transposition est facile dans la vie pratique de tous les chrétiens.

   Ce que Dieu ne veut pas, n'a pas de valeur, même si c'est très élevé et très généreux en soi. Dieu ne nous demande pas de faire les actes les plus purs, les plus sacrifiés qu'on puisse concevoir: il nous demande de faire sa volonté.

   La question posée par la Vierge Marie est causée par l'opposition apparente de deux certitudes: elle a fait voeu de virginité, sous l'inspiration divine; elle entend qu'elle est destinée à être mère du Sauveur, par l'annonce d'un envoyé divin. Elle n'est pas tentée de choisir ceci ou cela: elle demande seulement comment il sera possible de concilier les deux volontés de Dieu.

   C'est l'un des moments où il nous est donné de saisir la parfaite harmonie de l'âme de la Vierge Marie. Sa réponse à l'ange est un signe de l'équilibre, selon l'ordre divin, d'une âme que sa conception immaculée a préservée de ces oscilliations de la volonté que nous ne connaissons que trop nous-mêmes.

   Quand notre volonté oscille entre deux actes à faire, même s'ils sont bons, une préférence personnelle peut se glisser dans notre intention. C'est plus vrai encore, lorsqu'il s'agit, hélas! d'actes douteux .

   Regardons notre modèle, situé à une très haute altitude, et qui doit donner son consentement à des évènements uniques dans l'histoire humaine. Mais que cette perfection ne nous effraie pas: c'est cependant dans cette direction que nous devons avancer.

   Un désintéressement total, sauf à la volonté de Dieu.

Une foi sans hésitation, parce que tout ce que Dieu envoie est bon, finalement et même si cela ne parait pas de suite, et même si cela ne doit pas paraître en cette vie terrestre.  Et croyons bien que ce n'est pas là un état réservé à des professionnels de la vie mystique. Tout chrétien doit pouvoir réciter cette demande du Pater: Que votre volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Il n'est pas dit que ce soit toujours clair et agréable. Dans la mesure où nous aimons, dans cette mesure nous comprendrons....

   Marie était donc parfaitement disposée à accueillir la volonté de Dieu, qu'elle qu'elle fût . Sa question est le fait d'un être parfaitement raisonnable, qui veut savoir, mais pour bien agir. C'est la vierge sage, la vierge très prudente qui parle. La réponse de l'ange vient lui donner toute clarté et lever l'apparente contradiction entre virginité et maternité: c'est Dieu qui créera lui-même l'être matériel du Sauveur, en même temps qu'il créera son âme humaine+ Et voici que se réalise la prophétie d'Isaïe: Une Vierge concevra et enfantera un Fils. Il sera appelé l'Emmanuel, Dieu avec nous. 

 

 

 

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 22 Novembre 2016

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   Maintenant que nous avons quelque idée des préparations spirituelles au grand évènement de l'Incarnation, venons-en à la méditation du mystère.

   "C'est dans l'obscurité d'une pauvre maison de Nazareth que se tint la conversation la plus décisive que le monde ait jamais connue". Cet échange de pensées entre l'envoyé divin et la jeune fille israélite marque un tournant de l'histoire religieuse de l'humanité, par ce qu'il signifie en lui-même, et parce qu'il renferme comme conséquences pour l'avenir.

   L'action se développe en plusieurs temps.

   L'ange apparait et salue Marie. Marie se trouble. L'ange la rassure et lui annonce sa maternité future. Marie interroge sur l'accomplissement de ce fait. L'ange lui annonce l'origine toute divine de cette maternité. Marie accepte: Qu'il me soit fait selon votre parole. Chaque temps de ce drame spirituel renferme de grandes profondeurs. Le spirituel tient sous peu de volume, si l'on ose dire. Quelques phrases, quelques sentiments, et c'est un univers.

   Reportons-nous à des évènements purement humains: une déclaration d'amour, une déclaration de haine... quelques mots et toute la vie est changée. C'est bien plus vrai quand nous pénétrons dans la sphère surnaturelle. Tout le divin y est engagé. C'est l'éternelle providence de Dieu, la sagesse infinie, qui se révèle sous des paroles brèves, sous des actes simples. 

   L'Ange apparait et salue Marie. Ce que fut l'apparition, nous n'en pouvons guère juger que par conjecture. Il y eut une forme visible, sans doute lumineuse, pour mettre en relief l'excellente dignité de l'envoyé céleste.. Il y eut aussi des paroles humaines. C'est la supposition la plus naturelle. Mais ce qui doit nous intéresser par dessus tout, c'est le sens profond de ces paroles: Je vous salue, pleine de grâce. Cette salutation, qui depuis a passé sur d'innombrables lèvres humaines, renferme une signification d'une portée extraordinaire. C'est la première fois qu'une créature humaine est saluée d'un tel titre par un envoyé céleste. Du moins, c'est l'Eglise qui nous avertit de la valeur de ces termes. Pleine de grâce, ce n'est pas simplement un hommage à l'élévation morale de Marie, à sa parfaite beauté spirituelle.

   Il faut prendre l'expression en rigueur de terme. La grâce est une mystérieuse participation créée à la nature divine. L'âme de Marie en a reçu autant qu'une créature humaine peut en recevoir. C'est une plénitude. En cette salutation est affirmé le privilège de l'Immaculée Conception. Il n'y a pas un temps, si court fut-il où Marie ne fut pas en possession de cette plénitude.

   Ne craignons pas de nous aventurer jusqu'en ces hauteurs. Ce qui nous manque souvent, c'est une idée des choses surnaturelles. Nous sommes trop souvent utilitaires, ne recourant au divin que selon nos besoins. A la longue, nos idées religieuses se rapetissent à notre mesure. Faisons, au contraire, un effort pour saisir ce divin le mieux possible. Et l'on peut ajouter que nous en serons étonnement récompensés.

   Ce doit être pour nous un réconfort de penser qu'il existe une âme aussi belle que celle de la Vierge Marie.

Pensons-y quand l'humanité nous parait trop proche de l'animalité, par sa barbarie, par ses convoitises brutales. C'est une tentation, spécialement en ces temps-ci, que de mal penser de l'humanité, tant et si bien que nous en arrivons parfois à être scandalisés de voir que Dieu laisse s'accomplir de tels désordres.

   Si Dieu a créé une telle beauté que Marie, pleine de grâce, et aussi les âmes des saints, beautés moins achevées mais très captivantes, il ne faut pas désespérer de l'humanité. Il semble qu'à travers l'âme transparente de Marie, nous apercevons le grand amour de Dieu pour l'homme. Car elle est notre soeur en humanité, " l'honneur de notre peuple".

   Si Dieu a eu tant d'égards pour un être appartenant à notre race, cela ne nous donne-t-il pas l'espérance qu'il jettera un regard favorable sur tous les autres membres de cette race?

 

   L'extraordinaire révélation qu'une fille des hommes ait été si pure et si belle doit être une source de joie et de consolation, pour le temps, et pour l'éternité.

   Il faut nous rafraîchir sans cesse l'âme à cette source bienheureuse. Elle nous donnera l'espoir indéfectible d'une amélioration de l'humanité. Cet envahissement de l'humanité déchue par l'amour miséricordieux de l'Eternel, c'est tout le Christianisme.

   Et ce nous est une joie, douce et vivifiante, que cette grâce nous soit transmise à travers l'âme toute pure de la Vierge de l'Annonciation.

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 22 Novembre 2016

 

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   Marie s'était préparée, au cours de ses années d'adolescence, au grand évènement de sa destinée, qui était en même temps le plus grand évènement de l'histoire du monde. Elle s'y était préparée, sans savoir encore ce qui lui arriverait. Son trouble et sa perplexité, au moment de la visite de l'ange Gabriel, montrent assez qu'elle ne s'attendait pas à être la mère du Rédempteur incarné.  C'est pour nous, une grande consolation de penser que Marie a vécu dans la foi, et non pas dans la clarté de la vision de Dieu.

   Elle est un merveilleux exemple d'une attente de la destinée, dans l'humilité et la confiance et d'une adaptation de tous les instants à la volonté divine.  Elle avait médité les textes prophétiques. Elle désirait plus que quiconque la venue du Rédempteur. Elle s'y préparait, par la sainteté de sa vie, prête à le reconnaître, à l'accueillir, comme fera plus tard le vieillard Siméon .

   Mais de là à penser qu'elle serait la mère de ce Rédempteur, il y a un abîme que Marie n'a franchi qu'au moment de l'Annonciation. Elle était trop humble, c'est-à-dire trop vraie, pour s'attribuer sans raison un rôle aussi extraordinaire. Elle avait fait voeu de virginité, ce qui, selon les idées communes, l'excluait de la maternité. Elle avait peut-être médité la prophétie d'Isaïe:  Voici qu'une vierge concevra un fils, et son nom sera Emmanuel.  Le récit de l'Annonciation nous porte au contraire à croire que cette idée d'être la mère du Rédempteur lui paraissait d'abord s'opposer avec l'idée de demeurer vierge.

   Néanmoins Marie était préparée, par son adolescence de contemplation et de piété, à cette heure solennelle de l'Incarnation. " Ses aspirations vers le Rédempteur l'emportaient sur celles de tous les autres hommes" par leur force et leur pureté. Et leur degré de perfection la préparait immédiatement à recevoir le message divin.

   Ainsi l'intensité d'un désir dispose-t-elle à un grand évènement spirituel. Tout désir en ce monde ne trouve pas son achèvement, aucune réalisation ne s'accomplissent sans qu'on y ait été préparé. Celui qui crée une machine, , ou découvre une loi de l'univers physique, le fait parce qu'il "y pensait toujours", sans s'en rendre compte bien souvent. Il en faudrait dire autant d'une grande amitié, ou d'un grand amour: ils n'arrivent pas par accident. Tout cela suppose de longues préparations, des tendances développées et affinées, tout un passé d'élévation morale, et même de sacrifices. Rien de grand ne s'improvise. Et surtout l'oeuvre de la sanctification, c'est-à-dire la venue de Dieu dans notre âme.

   Ainsi la Vierge immaculée était-elle au plus près de la maternité divine, sans le savoir. Personne comme elle, ne désirait Dieu. Elle le voulait pour elle-même, mais elle le voulait pour l'humanité déchue. Personne n'avait comme elle la conscience de l'horreur de cette déchéance, de sa misère, et des conséquences du mal se répercutant à travers les siècles. Elle en souffrait pour tous. Une aspiration très pure soulevait l'âme de la Vierge Marie. Elle-même, étant immaculée, était agréable à Dieu et ne possédait que des sentiments purs et ordonnés. Si bien qu'elle était celle qui désirait le plus intensément la Rédemption des hommes, et qui, en même temps, était la plus qualifiée pour présenter ce désir au Dieu Très-haut.

   Elle ne demandait pas cette Rédemption dans une vue égoïste, comme il nous arrive de prier pour être tirés d'affaire. Elle demandait la réalisation des promesses divines, qu'elles avait méditées dans les paroles des saints Livres. Elle demandait que cela s'accomplit pour que le Règne de Dieu arrive, mais aussi pour que nos offenses soient pardonnées.

   Sa prière était une anticipation du ' Pater " , en accentuant le souhait de voir Dieu connu, aimé, obéi, et en faisant des demandes pour être délivré du péché, de la tentation et du mal, une application non pas à elle-même, l'Immaculée, mais à toute l'humanité déchue et besogneuse.

   Pour notre foi, il est clair que les préparations spirituelles de Marie annonçaient la venue du Messie. D'ailleurs à cette époque, de saintes âmes, tels Siméon et Anne, multipliaient les prières et les jeûnes, dans la conviction que cela pouvait hâter la venue du Messie. Sans doute ne devait-il s'incarner que selon le temps prévu dans les desseins éternels. Mais cette préparation même était un effet de la grâce divine qui se répandait dans les coeurs pour leur faire désirer plus ardemment le Messie.

   Ainsi la vie spirituelle de l'humanité s'exprime-t-elle au plus haut point de perfection dans l'âme de Marie.

   Beaucoup d'hommes désirent le bonheur et ne savent où il est. Beaucoup d'autres le cherchent en aspirations idéales. Certains savent que c'est en Dieu qu'ils trouveront le repos. Quelques-uns dans l'Ancien Testament le concevaient sous les aspects du Messie Sauveur. Mais personne n'était aussi qualifié que Marie pour désirer le vrai Rédempteur. Par son Immaculée Conception elle était aussi proche de Dieu que peut l'être une créature. Elle avait, dans sa foi très pure et dans les illuminations du don de Sagesse, des pressentiments divins, des clartés sur ce que Dieu voulait pour les hommes, sur l'infinité de sa miséricorde, sur l'ingéniosité qu'il montrait à conquérir le coeur de l'homme...

   Les  âges anciens de l'Eglise en venaient jusqu'à penser que cette attente du Messie par Marie, sans une âme si pure et si ardente, avait fini par exercer un attrait sur Dieu, qui se serait incarné, comme pour répondre à ce bel amour de la jeune Vierge Marie. Charmante et naïve pensée, à la vérité. C'est une anticipation de la parole de Jésus, dans l'Evangile de saint Jean: Si quelqu'un m'aime, il gardera ma parole, et mon Père l'aimera, et nous viendrons à lui, et nous ferons notre demeure en lui (saint Jean XIV,23) Mais saint Jean a écrit également: Dieu nous a aimés le premier. Et la Sainte Vierge Marie n'échappe pas à cette loi. Bien mieux, elle en est le magnifique exemple.

   La liturgie emploie à son propos, tous les textes qui conviennent directement au Fils, éternelle Sagesse. J'ai été établie depuis l'éternité. Ce qui est une affirmation de la préordination de Marie à être la Mère du Sauveur.  Dieu l'a aimée le premier, elle aussi, et de quelle manière privilégiée....

   Si donc la sainte Vierge Marie était à la limite supérieure de l'humanité dans son désir du Rédempteur, c'était l'effet d'une prédestination divine à laquelle elle répondit d'ailleurs avec toutes les énergies de son être spirituel.

 

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Rédigé par fr Webert .op +

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