Publié le 12 Juin 2017

Clear Creek, Antoine Forgeot, Fontgombault, prière, liturgie

 

retour aux jours ordinaires... ça fait drôle.

 

  Supplions aussi notre Père,

Père de l'éternelle gloire,

Père de la grâce puissante

Qu'il nous garde du péché glissant

Qu'il nous rende forts et sans peur

Qu'il brise les dents du jaloux

Nous aide en passes difficiles

Donne sa grâce pour agir.

 

ad laudes.

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 11 Juin 2017

http://www.caritasregiondemurcia.org/wp-content/uploads/2014/07/IMG_7698.jpg

 

Salve, Regína, mater misericórdiae
vita, dulcédo et spes nostra, salve
Ad te clamámus, éxules fílii Evae.
Ad te suspirámus, geméntes et flentes
in hac lacrimárum valle.
Eia ergo, advocáta nostra,
illos tuos misericórdes óculos
ad nos convérte.
Et Jesum, benedíctum frucum ventris tui,
nobis post hoc exsílium osténde
O clemens, o pia, o dulcis Virgo María

 

pour un jeune couple dont la maman est hospitalisée.

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 11 Juin 2017

aux futurs mariés, beaucoup de bonheur !

 

   Ironie des symboles. Dans la théologie spirituelle, le mariage, les noces mystiques marquent l'extase, l'étape suprême des vies saintes.

L'épithalame de Yahweh et la synagogue est célébré en strophes ferventes par les prophètes. Les vierges sages rejoignent l'Epoux en la vigile des noces éternelles. Le Christ passe au doigt de sa fiancée, Catherine de Sienne, l'anneau de leurs épousailles. Or, l'on voit tout le peuple des époux et des épouses de chair qui déclinent l'invitation au festin nuptial du Roi :" J'ai pris femme, et donc je ne puis venir" .

   Le mariage est l'apologue de la sainteté dans les deux Alliances: sous la Loi de crainte et sous la loi d'Amour.  Or des consciences chrétiennes ont créé cette parabole amère que leur mariage soit pour les époux une renonciation fatale à la sainteté. 

   Le P. Doncoeur remarquait naguère avec une mélancolie troublante que dans le cortège liturgique du sanctoral bien peu d'époux défilent la main dans la main. Dans les fêtes de l'Eglise, jour après jour, les martyres au nimbe rouge et les pècheresses aux tresses dénouées se pressent avec les moniales au voile consacré et les veuves au béguin blanc.

   Hormis quelques couples royaux, la légion des époux et des épouses renonçant aux gloires de la canonisation , accèdent à la dernière demeure du Royaume par une voie médiocre et plane, sans le tourment des héroïsmes et des miracles.

   On pourrait sans doute expliquer ce fait dans l'histoire de l'Eglise qu'il y ait si peu de saints couronnés ensemble chez les chrétiens mariés. Expliquable, ce reste un fait douloureux qui semblerait, ou confirmer les vieilles théologies pessimistes du mariage, ou solliciter peut-être ces mystiques  séduisantes d'un amour de l'Eden ou du cinéma.  Avec toute ma conscience de prêtre et avec tout l'optimisme chrétien; en pensant à ces saints ignorés: celle qui est ma mère et ce travailleur obscur qui est mon père, et qui un jour furent de jeunes épousés tressaillant dans un rêve de bonheur et de foi qui ne les a point trompés , je me refuse de toutes mes forces à croire que ce sacrement qui est grand soit une embûche et une dérision pour la sainteté.

   Chez saint Thomas d'Aquin, l'organisme sacramentaire chrétien est illustré de l'intérieur par un recours à l'analogie de la vie organique et sociale, c'est-à-dire à l'aide d'une nature qui existe et dont on connait en partie les fonctions.

  Une vie qui naît, c'est le Baptême. Une vie qui grandit, et c'est la Confirmation. Une vie qui se nourrit et c'est l'Eucharistie. Une vie qui atteint la perfection de la fécondité au  service de la société et du Royaume et c'est le Mariage.

   Non, les époux ne sont pas des étrangers ni des hôtes de passage, mais vraiment les concitoyens des saints: ils sont - et je consens que je sollicite l'exégèse en parlant de la sorte - ils sont les domestici Dei, ceux qui font la domus, la maisonnée de Dieu.

   Le mariage est une vocation, une destinée, ainsi que disent naïvement nos gens: non pas ce fatum de la mythologie et du romantisme, mais un lieu spirituel et terrestre où se noue et s'exprime, dans les aptitudes secrètes et les circonstances et les choix inspirés, la prédestination éternelle des âmes à leur béatitude.

   Vocation personnelle et totale qui saisit l'être dans les sources profondes de l'amour et qui instaure l'amour dans une vie, comme une espèce visible de la grâce et de la fidélité. Hélas! c'est là la plus grande profanation qu'à cause de tant de péchés, de révoltes commis en son nom et sous son masque, on ne puisse penser à l'amour sans scandale.

   Mais l'amour n'est pas ce vertige de fauve qui cerne la proie facile d'un pauvre corps: et la véhémence même de ses débordements dénoncerait encore sa grandeur inassouvie, s'il restait une âme pour la mesurer.

   L'amour, déjà si pur à ses origines dans l'argile de la création et dans le souffle de Dieu , a connu sa Rédemption dans le Coeur de chair du Christ qui a pu dire avec l'élan terrible et la générosité de l'homme qui aime :" Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu'on aime."

   Le jeune homme et son élue, un jour, dans la conscience d'un rêve très pur, ou malgré peut-être des émois inconnus ou des remords troubles, ont découvert que leur mariage serait une vocation à l'amour. Ils ont consenti que ce ne fût pas la virginité, que ce ne fût pas le sacerdoce qui devienne l'image de l'amour le plus saint qui se puisse penser; mais que ce fût leur mariage qui symbolise l'amour du Christ et de l'Eglise :" Vous les hommes, aimez vos femmes de même que le Christ a aimé l'Eglise, et s'est livré pour elle... Il la voulait faire paraître devant lui, cette Eglise, glorieuse et donc nette de toute souillure, de rides et autres choses semblables.  Voilà pourquoi l'homme laisse père et mère pour s'attacher à sa femme et ne faire plus, à eux deux qu'une seule chair. Ce mystère est grand, mais moi je dis par rapport au Christ et à l'Eglise.

   Le prêtre et les époux se partagent les dimensions du Corps mystique.  ... Le prêtre exerce un pouvoir sur un sacrement de Chair et de Sang, sur un sacrement d'amour qui est gage d'immortalité. Les époux sont liés dans un sacrement de chair et d'amour pour peupler le Ciel d'élus.

   Après la parole sur le pain , il n'a pas d'action de l'homme qui appelle plus impérieusement et plus intimement l'action de Dieu, que cette attente d'une âme dans les corps que les époux pétrissent de leur chair même. Dieu a partagé avec l'homme sa création et sa rédemption, et la chair et le sang " pourront hériter le Royaume des Cieux " parce qu'il y a l'Eucharistie et le Mariage.

   Par leur mariage, les époux entrent dans cet état de leur vie qui fera oeuvre de vie, et ils instaurent le lieu de leur service et de leur vocation à l'amour: leur maison. Ils ratifient que le Christ ait puisé ses plus belles paraboles du Ciel dans leur maison et dans leurs humbles besognes domestiques :" Le Royaume des Cieux est semblable à une femme qui a perdu une pièce de monnaie et qui allume la lampe et qui balaie la maison jusqu'à ce qu'elle l'ait trouvée... Le ciel est comme cette mère de famille qui met du levain pour que le pain fermente et lève; il est comme cet homme qui fait ses semailles au printemps, qui invite des amis à la fête de sa maison, qui engage des ouvriers.... "

   L'homme et la femme qui se donnent la main dans un serment à la face de l'Eglise ont joint leur prédestination dans une grâce désormais commune et mutuelle.

   Quand l'homme dit à la femme et quand la femme dit à l'homme :" Je t'accepte" , ils sont devenus les artisans de leur grâce et de leur sainteté.  Je t'accepte pour te sanctifier dans ton amour par le mien, dans la fécondité de notre chair unie, dans le lieu de notre maison. Ce n'est pas seulement la foi, c'est une foi qui sera fidélité mutuelle et confiance unie au Dieu qui les joint: ce n'est plus seulement l'espérance, c'est une providence conjointe de la paternité et de la maternité; ce n'est plus seulement la charité, c'est l'amour de l'autre devenu plus prochain à soi que soi-même dans une destruction surnaturelle de l'égoïsme.

   Au jour de leurs noces, les époux ont reçu tout l'équipement de leur sainteté, mais d'une sainteté de l'amour et de la fécondité dans leur maison.

Le père, la mère, l'enfant : ce sont les trois espèces visibles, efficaces et durables de la grâce du mariage chrétien. Les époux furent ministres et continuent d'être les artisans de leur sacrement. Leurs fidélités muettes et les dévouements prodigieux de leur amour devenu charité; leur amour qui s'est fait chair et âme d'enfant, les unissant en exigences nouvelles et dans leurs suprêmes énergies ; les tâches très humbles de la maison où une reine loyale et sublime peut se montrer maternelle même avec son époux, tout peut et doit devenir sacramentel: tout peut prolonger l'Incarnation dans l'humain le plus ineffable.

   Vous, mon frère et ma soeur, croyez à votre sacrement qui est grand. Vous ne serez ni thaumaturges, ni pénitents, ni contemplatifs, ni réformateurs, ni fondateurs d'Ordre.. Vous ne serez ni persécutés, ni bafoués, ni exilés, ni exaltés dans des tâches ardentes et victorieuses. Mais vous serez des saints. D'une sainteté ignorée et qui s'ignore, sans auréole et sans hommages, sans oeuvre que votre oeuvre de chair et de grâce.

    Consentez seulement que vos noces terrestres soient votre premier pas dans un cheminement ensemble vers la Maison des noces éternelles. Domestici Dei.

 

+ rp Audet . op

 

  

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 11 Juin 2017

 

je n'ai trouvé que ça pour caractériser un plouc ! mais bon. pourtant quand j'en vois je me sauve .  sauve qui peut !  ça se prend pas pour rien tous ces gens..

y en a même dans les ploucs leurs gosses ils vouvoient leurs parents dis-donc!  dans les milieux trads surtout...

" mère est-ce que vous autorisiassesse  que je nettoyasse  votre maison !  que je crêpassasse  votre chignon ! burk ! ... eh oui hélas ça existe encore . !  souvent des petites gens qui se croient issus de la haute bourgeoisie .. il faut bien se donner un genre, même si madame fait des ménages aux fins de mois difficiles,  avoir une certaine notoriété dans ce monde. faire croire qu'on est quelqu'un .. famille plouc arrivera toujours en retard à la messe, même habitant tout à coté pour se faire remarquer , le sens de l'autre très limite enfermé dans son univers étriqué  etc.. 

bon ce serait de la haute parfois, .. je comprendrai ..  moi, on m'aurait imposé  ça je me serais sauvé de la baraque. Tout à base de formalisme de conformisme surtout, pour éviter d'avoir des sentiments d'affection .  mettre une barrière par une espèce de dictature imposée. Ich bin der Pacha .

j'aurais fugué, devenu réac par réaction. ! vouvoyer mon père il aurait pu manquer que ça tiens..!   et pourtant notre lignée est d'une très  grande noblesse. Dans les très grandes familles, le vouvoiement parents enfants  est un rituel transmis de générations en générations, mais dans les très grandes familles seulement. Une certaine élégance, comme une monarchie instaurée et héritée . mais

N'est pas très grande famille qui veut.  On peut-être très grande famille aussi sans avoir un de devant. Financièrement il faut en avoir les moyens. Quand on a les moyens oui des choses qui passent facilement et qui ne heurtent pas.  Quand on n'a pas les moyens ça n'a franchement aucun sens.  ça fait vraiment plouc.  On peut avoir aussi un "de" et être plouc! ça arrive.  c'est aussi puant. faut le faire pour vivre avec, à moins d'avoir une carapace solide et imperméable.

J'ai connu comme ça une très grande famille du bordelais. Les enfants faisaient même le baise-main à leur mère,  mais c'étaient des châtelains. Fallait voir le château dans le Gers, des moments inoubliables.  ! la première et seule fois où j'ai fait le baise-main à une dame .  Ca devait s'imposer sans doute.

là oui.

les ploucs c'est quelque chose que les russes ne connaissent pas.  Une espèce pas en voie de disparition. ça ne doit pas se traduire en russe.

..Simon, oui de la très grande noblesse parce que de la très grande éducation.  Des choses qui se voient et qui se sentent. Enfin de compte la généralité du plouc, c'est qu'il n'a pas d'éducation quand tout ne lui est pas dû et qu'il ne doit rien à personne.

les goûts et les couleurs.... !  à chacun son univers à chacun son plouc !

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 11 Juin 2017

Rédigé par Philippe

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Publié le 10 Juin 2017

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"Incroyable, 1 ère place !!! Je n'arrive pas à croire que ces 7 jours passés si vite, n'arrive pas à croire qu'aujourd'hui était le dernier jour de la " marche vers la maîtrise de la concurrence à St. Petersbourg ! Je suis heureux, que je pouvais faire partie de cette incroyable compétition,"  traduction du russe, pas toujours extra.

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je savais bien que t'étais un grand pianiste. Garde cette simplicité, cette humilité  et cette gentillesse. C'est ce qui fait ton charme. bravo Simon. quelles belles photos. Merci mes petits soleils, toujours prêts à vous dire merci, à être étonnés de l'attention qu'on leur porte, à répondre à vos souhaits, à vos petits mots, ça change. et pourtant on est pas tout seul . avec plus de 600 amis;  étonné même qu'il me réponde.. alors que certains ici on peut leur envoyer des messages, c'est le mépris, - le mépris du bas ce qu'il y a de pire - ce ne sont pas des ploucs ,   quelle belle éducation tiens . sont pas tous comme ça faut pas croire. parfois le succès leur monte à la tête, imbus de leur personnage quand ils ne sont pas achetés par des sociétés de disques.. . Mais lui c'est un cas. En général dans tous  les petits ça va ... rien que le fait d'être étonné de son succès, ça prouve beaucoup de chose. au moins on ne regrette pas de donner de son temps pour eux.

. good luck  Simon ! et encore toutes mes  félicitations. trop gentils tout ça   dixit que l'enregistrement n'était pas le meilleur.. mais bon , bon pour la Salle Pleyel à Paris non mais.  merci pour ces échanges si chaleureux. ça remonte le moral tu sais...

super beau tous ces petits !

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 10 Juin 2017

Rédigé par Philippe

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Publié le 9 Juin 2017

 

 

 

" Marche en présence de Dieu et sois parfait."

 

règle de saint Benoît .

 

La grande lumière nous vient de la connaissance du mystère de la Sainte Trinité. Il n'y a qu'un seul vrai Dieu. Ce Dieu qui est en nous tout entier, c'est le Dieu unique en sa nature et trine en ses Personnes. Et cette constatation nous confond. Ainsi cette Trinité vivante, que nous avons coutume de nous représenter dans je ne sais quel lointain où elle se montrerait à découvert aux anges et aux ciel,  cette Trinité adorable, elle est en nous, elle vit en nous.

   En moi, en ce moment, comme à tous les autres instants de ma vie, Dieu le Père en se connaissant lui-même engendre son Fils et lui donne toute sa nature divine pour en faire son égal et son " consubstantiel" . En moi, en ce moment, Dieu le Père et Dieu le Fils s'aiment, et des torrents infinis de cet amour unique où ils se donnent l'un à l'autre procède la Personne du Saint-Esprit.  Cela , encore une fois, se passe en moi, à chaque instant, et je ne le savais pas: Vere Dominus est in loco isto, et ego nesciebam (Gen. XXVIII, 16) Et cette vérité dont je ne puis douter, comme elle provoque mon âme à l'admiration, au respect, et par-dessus tout à de nouvelles adorations.

   Mais je ne suis qu'au seuil de ce monde nouveau. Car ce Dieu vivant en moi m'appelle à partager son bonheur, à entrer, comme fils adoptif et sous les auspices du Fils unique, dans le mouvement de vie qui , au sein de la Trinité, emporte le Fils par amour jusque dans le sein du Père. Pour me  donner cette espérance inouïe, pour m'assurer cet héritage divin, le Fils s'est fait semblable à moi et s'est livré pour moi.

    C'est ce même Fils qui , présentement, avec son Père et l'Esprit-Saint, réside en moi; il veut me préparer aux jouissances célestes d'une vie divine dont il me fera partager un jour avec lui le bonheur; et il me donne dès ici-bas, il me donne sans interruption la vie de la grâce qui est une participation à la vie divine dont il vit lui-même...

   Devant un Dieu qui, présent en moi, me comble ainsi de ses dons gratuits, les uns en espérance, les autres déjà réalisés, ce n'est plus seulement l'adoration qui remplit mon coeur, c'est la confiance absolue et l'abandon total, c'est la reconnaissance qui conduit à l'amour.

   Oui , c'est à l'amour réciproque que me convie mon Dieu en révélant à ma foi le mystère auguste de sa vie en trois Personnes, en élevant mes espérances jusqu'à attendre avec une ferme confiance la participation béatifiante à sa propre vie. Et cet amour, il ne l'envisage pas seulement pour plus tard, dans la béatitude du ciel: il veut le voir réalisé dès ici-bas. Présent en moi, il se donne à moi pour me prouver qu'il m'aime et me provoquer à l'aimer.

   Nous touchons ici au mystère central de notre vie intérieure.  Essayons de comprendre un peu mieux ce don que Dieu nous fait de lui-même en habitant dans nos âmes en vertu de la grâce sanctifiante et de la charité.

   Si quis diligit me ... Pater meus diliget eum, et ad eum veniemus, et mansionem apud eum faciemus (Joan, XIV, 23)  Attachons-nous à ces derniers mots : Dieu établira sa demeure chez nous.

   Etre chez quelqu'un, ce n'est pas seulement se trouver physiquement dans sa demeure. Des touristes visitent un château historique; le propriétaire y habite dans quelques pièces qu'il s'est réservées; un guide conduit les visiteurs. Peut-on dire que cette foule anonyme est reçue chez le maître du château? Certainement non ! Etre reçu chez quelqu'un, c'est être accueilli par lui comme un hôte intime, qu'on entoure de prévenances, qu'on ne laisse pas seul, mais auquel on donne de son temps, auquel on ouvre son coeur dans des conversations pleines d'abandon, auquel on fait part, sans compter et sans rien cacher , des biens et des trésors que l'on possède afin que, pendant son séjour, il en jouisse comme s'ils étaient à lui.

   C'est ainsi que Dieu entend venir chez nous et nous admettre chez lui. Sa présence en nous, cette présence toute spirituelle du Dieu vivant et agissant en nous, n'est pas seulement l'étroite dépendance qui résulte du lien causal; elle implique de la part de notre Dieu des rapports personnels avec nous , un don de lui-même à nous. Dans le sanctuaire de nos âmes, nous habitons avec notre Dieu; nous sommes chez lui et il nous admet comme ses hôtes à jouir de ses biens et de lui-même.  Il est chez nous et il attend de nous le libre abandon de tout ce que nous possédons et qui nous vient de sa libéralité. Et comme il se donne à nous par amour, c'est par amour aussi qu'il veut que nous nous donnions à lui.

   Le ciel nous dévoilera pleinement un jour cet Hôte divin: nous le verrons et nous jouirons de lui. Mais ici-bas, nous savons par la foi qu'il est en nous, chez nous, que nous le possédons vraiment parce qu'il se donne à nous; et cette certitude que nous donne la foi autorise la confiance, dilate l'âme, la remplit de douceur et de suavité, donne la paix et la sécurité.

   Dieu va parfois plus loin encore dès ici-bas, et il permet à certaines âmes très pures, tout à fait livrées  à lui et traitées par lui avec une prédilection absolument gratuite, de prendre conscience de cette présence intime et de cet amour.  L'âme alors ne sait pas seulement, elle expérimente Dieu présent et elle jouit du Dieu aimant. Aux élans de son coeur vers Dieu, le Maître intérieur, silencieux pour nous et enveloppé dans les ombres de la foi, répond d'une façon perceptible en entr'ouvrant les voiles. Heureuses les âmes que l'Hôte divin traite ainsi! Devant les perspectives infinies qui sont ouvertes à notre vie intérieure, c'est-à-dire à notre intimité avec Dieu, qui de nous pourrait ne pas sentir son courage s'enflammer et sa reconnaissance grandir envers ce Dieu présent en nous, non pas seulement par la nécessité de sa nature, mais par un don gratuit de lui-même, inspiré par son amour infini et nous conviant à un amour qui, de notre côté , peut aussi grandir et s'accroître sans limite et sans cesse?

   Essayons désormais de vivre de ces splendides réalités que la foi nous révèle. Efforçons-nous de n'oublier jamais que Dieu est en nous, qu'il nous aime et que nous devons l'aimer et le traiter comme notre Hôte. Souvenons-nous que le péché mortel chasse Dieu de notre âme,  non qu'il empêche sa présence physique, mais parce qu'il contraint notre Dieu à se replier pour ainsi dire sur soi-même en cessant de nous aimer et de se donner à nous dans la charité. Souvenons-nous que le péché véniel, sans mettre notre Hôte divin à la porte de notre âme, se désintéresse de lui pour courir après des bagatelles qui lui déplaisent , et constitue un manque d'égards et de respect, voire même parfois une véritable insulte.  Souvenons-nous enfin que la tiédeur est une attitude inexcusable, puisqu'elle nous place, à l'égard du Dieu que nous savons par la foi présent en nous, dans un état d'indifférence telle que nous avons pris et que nous gardons l'habitude de penser et d'agir comme si Dieu n'était pas notre Hôte aimant sans cesse occupé à nous combler de bienfaits.

   Et pour conclure à la pratique, voyons un peu comment , au début d'une oraison , nous pouvons utiliser cette grande vérité de la présence de Dieu telle que nous venons de la comprendre.

   Après nous être recueillis, c'est-à-dire avoir ramené à nous notre imagination vagabonde et repris en main toutes nos facultés, nous nous adresserons à Dieu et nous lui dirons :

" Mon Dieu, je crois que vous êtes partout présent. Je crois que vous êtes en ce lieu où je suis venu pour vous prier. Je sais que les objets qui m'entourent et que perçoivent mes sens sont, malgré les apparences, moins réels que vous ne l'êtes vous-même, ô Dieu éternel. Je sais, je crois que vous êtes en moi, que vous y êtes tout entier, avec toutes vos perfections, avec votre vie trinitaire dont je suis le sanctuaire indigne. Je crois que tout mon être, toute mon existence est suspendue à votre volonté créatrice, comme l'effet à sa cause, comme le rayon au foyer lumineux , comme le son aux lèvres qui le profèrent. O mon Dieu, dont je dépends absolument, je reconnais mon néant, et je vous adore. Ah! si du moins je n'étais que néant! mais je suis pécheur: j'ai retourné contre vous les dons que vous me faites . Au moment même où je les recevais de vous, je les ai employés pour vous déplaire et vous insulter. Pardon, mon Dieu!  De ce pardon je suis indigne; mais votre miséricorde infinie, votre amour toujours actuel à mon égard raniment ma confiance. Et ce pardon que vous m'accordez en ce moment me donne un nouveau sujet de vous louer avec toutes les créatures qui reçoivent de vous tant de bienfaits; il me donne surtout un nouveau motif de vous aimer, ô mon Hôte divin auquel je reviens, désolé de ma conduite, mais décidé à m'abandonner à votre amour. Je veux, du moins, employer le temps de cette oraison à vous tenir compagnie, à vous dont j'ai si souvent méconnu, oublié la présence.  Depuis longtemps vous m'attendez: me voici enfin, ô mon Dieu; daignez m'accueillir et par votre grâce me retenir près de vous pendant tout le temps de cette oraison ; car sans vous je ne puis même vous prier comme il convient; et je suis heureux de cette dépendance totale parce qu'elle me lie plus étroitement à vous....."

 

p Catherinet.

  

 

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 9 Juin 2017

 

 

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le Sacré Coeur ce sont toutes nos affections sensibles, quand on est brisé là-dedans, c'est toute notre vie, notre affectivité  qui y  est broyée . alors après faut se résigner .. y rentrer dans ce sanctuaire mystérieux  comme un petit pianiste dans sa partition. Il n'en n'a plus besoin.  Il oublie tout , il ne sait même pas les notes qu'il joue. Il joue, comme quand on fait sa prière, qu'on dit l'office ,  il joue simplement parce qu'il connait tout par coeur, il s'est pris au jeu; . ah on ne la connaît que trop son existence..  on ne rigole pas là-dedans c'est du sérieux. même si on n'y comprend que dale alors dans sa quête de l'absurde, il y distingue pourtant  des harmonies ...qu'importe tout le reste.  même s'il y faut laisser des plumes et  bien des larmes. le Sacré Coeur est dans ces longs silences et ces soupirs tout au long de la portée c'est peut-être après tout l'essentiel .

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 9 Juin 2017

 

  

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" Père, j'ai faim ! donnez à mon âme

sa nourriture . "

 

   Le signe sensible de l'Eucharistie, c'est le pain et le vin. Le sacrement nous est donné sous la forme d'un repas. La grâce spéciale de l'Eucharistie sera donc une grâce de réfection.

   La nutrition est la loi fondamentale de la vie, remarque les savants. Et bien avant eux les bonnes gens répétaient qu'il faut manger pour vivre. En parlant ainsi, on pense surtout à la vie corporelle, et dans le vieux dicton populaire d'allure un peu mélancolique se trouve condensée l'expérience de tous les labeurs, de toutes les souffrances que coûte à l'homme son pain de chaque jour.

   Mais nous avons une autre vie, non seulement spirituelle, mais surnaturelle et divine.

Dieu nous a, par grâce, fait entrer en participation de sa propre nature. Or cette autre vie, il faut la nourrir aussi. Comment se procurer l'aliment qui lui convient?  Oh! je sais bien où il se trouve, l'hésitation n'est pas possible. Puisqu'il s'agit de vie divine, ce ne peut-être que cet aliment divin auquel le Père, le Fils et l'Esprit-Saint communient dans l'éternel banquet qui constitue leur béatitude.

   L'aliment nécessaire, l'unique , c'est l'essence même de Dieu, et nous n'échapperons à la mort, nous ne  pourrons croître et grandir que dans la mesure où nous serons admis à ce divin repas. Alors la question se pose: Comment y prendre part? ...

   Sans doute cela est donné aux élus qui nous ont devancés là-haut. Transiens ministrabit illis. Passant au milieu d'eux et se montrant tel qu'il est, le Seigneur les rassasie de la vision et de la jouissance de lui-même... Mais pour nous autres, qui ne sommes pas encore parvenus à l'âge parfait de nos pères, les saints du ciel, pour nous, les enfants de la vie divine, cette nourriture , telle qu'elle, est trop forte encore.  Et il faudrait que s'accomplisse quelque chose comme cette oeuvre maternelle qui consiste à transformer le pain substantiel en gouttes de lait proportionnées à la faible constitution des tout petits, afin de leur permettre de vivre, de grandir, et le moment venu , de s'asseoir à la table de leurs aînés pour y manger avec eux l'aliment des forts.

   La bonté de Dieu est infiniment plus féconde que le coeur d'une mère.

   Voyez ce qu'il a fait pour nous. Lui, le froment des élus, il s'est jeté en terre, anéanti selon le mot de saint Paul, tel le beau grain doré qui pourrit dans le sillon... Puis, comme le germe tout frêle, il apparut au monde. Il grandit au milieu des difficultés de toute sorte et de labeurs incessants, sous le souffle brutal des contradictions et des haines qui faisaient rage autour de lui. Enfin il arrive à sa maturité, " son heure ", comme il disait. Lui-même, il s'offrit à ceux qui venaient l'arracher de la terre des vivants... Isaïe L III,8  Et pareil au blé que l'on bat sur l'aire, pour l'écraser ensuite sous la meule de granit, lourde et implacable, il fut frappé, meurtri , broyé par la souffrance.  Rappelons-nous les fouets de la flagellation retentissant sur lui avec un bruit de fléaux. Songeons à cette passion depuis le jardin du pressoir, où écrasé sous le poids des péchés du monde, il laissait couler le sang de tout son corps, jusqu'au Golgotha, où il fut poussé, tombant et retombant sous la croix pesante, et puis étendu, pâle, exsangue, sans forme ni beauté pour attirer nos regards comme un objet devant lequel on se couvre le visage. Ibid, 3

   C'est dans la nuit où tout cela se tramait, quand il savait et acceptait tout, que son amour pour nous, allant jusqu'à l'extrême limite (in finem dilexit) et devenu semblable à un feu consumant, s'empara de ce corps pétri de douleur et, le voilant sous les espèces eucharistiques, en fit ce pain nécessaire à notre âme qui chaque jour depuis lors est offert aux enfants de Dieu :" Filioli, petits enfants, approchez-vous, prenez et mangez. Voici mon corps livré pour vous, rompu pour vous, broyé pour vous."

   La voilà donc résolue pour notre vie surnaturelle la question du pain. L'aliment des anges est devenu celui des hommes. Mais pensons à ce qu'il y a fallut de labeurs et de peines divines... S'il suffit d'un mot du prêtre chaque matin pour nous procurer la sainte Eucharistie, n'oublions pas tout ce que suppose cette simple parole.

   Ainsi quand nous êtions enfants, il suffisait d'un geste de notre mère pour nous donner le morceau de pain de notre repas. Et nous ne savions pas, petits insouciants, regarder plus loin que ce geste facile. Un jour pourtant, jour plus ou moins tardif dans notre vie, nous avons pris conscience de ce qu'avait coûté ce morceau de pain , nous avons vu qu'il était composé de bien des souffrances, et que nos parents y avaient, peut-être mis pour nous des lambeaux de leur vie. Alors devant lui, notre âme s'est sentie émue de respect et d'amour. Et pour peu nous serions tombés à genoux.

   C'est maintenant, c'est devant le pain eucharistique qu'il faut tomber à genoux; car dans cette petite hostie, il y a vraiment le Dieu fait homme qui nous a tant aimés: son corps brisé pour nous, toute sa vie répandue comme une libation ... " Chaque fois que vous mangez ce pain , dit saint Paul, chaque fois que vous buvez ce sang, vous annoncez la mort du Seigneur."

   Oui , tombons à genoux, mais non pas à la façon du janséniste, loin de la table sainte, en tremblant de frayeur. Ce n'est pas ainsi que l'on traite une nourriture. Rappelons-nous au contraire la joie de nos parents quand à la fin de la journée de peine ils nous voyaient manger avec avidité le pain qu'ils avaient gagné; voilà ce qui les récompensait le mieux de leurs labeurs.

   Tels sont aussi  les désirs de Jésus-Christ; c'est pour que nous le mangions souvent , tous les jours, qu'il s'est fait notre pain. Sainte Catherine de Sienne l'avait bien compris :" Père, j'ai faim, disait-elle, donnez à mon âme sa nourriture." Alors, rapporte Raymond de Capoue, le pain vivant s'échappait des mains du prêtre et se précipitait dans le coeur affamé qui s'ouvrait à lui.

RP Joret op

" Père, j'ai faim ! .. Alors, rapporte Raymond de Capoue, le pain vivant s'échappait des mains du prêtre et se précipitait dans le coeur affamé qui s'ouvrait à lui. j'ai essayé mais de Chavagnes ça a pas marché à cause de la frontière entre le Nord et le sud, ça doit être ça ..snif .! !! "

 

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Rédigé par Philippe

Publié dans #spiritualité

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