Publié le 20 Février 2021

 

 

" Vous bâtissez sur nos ruines antiques, vous réparez les brèches, vous restaurez notre demeure" dévastée par la souffrance, et vous en faites le monument de votre amour."

" La nuit de mon doute et de ma nostalgie s'est illuminée d'espérance ... " 

Jérémie. 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 19 Février 2021

 

   Au pied de la croix, la Sainte Vierge était debout, douloureuse, mais grande et forte, une véritable puissance. Jean était auprès d'elle, il souffrait lui aussi. Parmi ceux que Jésus avait choisis, il était le seul au pied de la croix . Il a pris possession de la Vierge Marie, ii l'a prise comme sienne. Quelle audace, quelle grâce, et aussi , pour l'instant quel poids douloureux !

   Il l'avait entraînée avec lui. Elle restait digne, ferme; elle était conçue immaculée: elle était toute pure et forte. Il n'y avait pas la moindre faiblesse dans sa volonté, et pourtant dans son coeur, quelle souffrance, dans son esprit aussi quelles angoisses!

   Son Fils, le Verbe incarné, son Roi, était mort; on l'avait déposé dans un sépulcre, comme un mort; il l'était, la blessure du coeur l'indiquait bien. Il n'y avait pas d'illusions possibles, même pour l'amour le plus ardent qui veut toujours espérer. Jésus était mort, et maintenant,  elle n'avait même plus son corps, elle était seule. 

   Elle était habituée à la solitude pendant la vie publique de Jésus; mais elle entendait parler de lui , de ses miracles, du succès de sa prédication. Certes, elle vivait au milieu des blasphèmes contre sa divinité, contre sa mission, dans l'atmosphère gênante du clan familial: les siens ne croyaient pas en Jésus, ils avaient du mépris pour lui. Mais lui était vivant, puissant, il donnait son message, et Marie était heureuse. 

   Maintenant , il n'y a plus rien. Apparemment, les siens avaient raison: les grands, les puissances établies avaient condamné Jésus et la condamnation avait été exécutée avec la connivence de Pilate.

   Elle était seule, la seule véritable puissance qui restait, mais seule; et cette puissance, cette fécondité, elle la portait lourdement, douloureusement. 

   La croix est notre espérance. Ô Marie, vous êtes maintenant notre seule espérance vivante, et nous venons près de vous. Jean ne vous donne-t-il pas actuellement avec un respect souverain , toute l'affection filiale et tendre qu'il a pour Jésus? ...

   ... 

   Nous voudrions nous aussi, ô Marie, rester silencieux auprès de vous, pour vous voir, pour vous témoigner, par notre silence, notre affection et notre respect. Nous voudrions entrer dans les profondeurs où se trouve votre âme; nous voudrions revivre avec vous ces heures. Nous les revivrons actuellement, avec l'espérance de la Résurrection.

P. Marie Eugène de l'Enfant Jésus. 

 

 

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Publié le 19 Février 2021

 

 

Au pied de ta Croix, Bien-Aimé,
Jésus, mon Amour crucifié.
Je viens te redire de prendre
Mon cœur sans jamais me le rendre !


 

-Sainte Elisabeth de la Trinité

 

carmel de Dijon 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 19 Février 2021

Rédigé par Philippe

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Publié le 19 Février 2021

 

 

 

 

   Pour qu'une barque puisse avancer, il faut qu'elle soit sur l'eau.

   Si je m'amusais à prendre l'eau au gobelet et à la jeter sous la barque, il y aura de l'eau sous la barque, mais jamais assez pour la soulever et pour la faire partir. Il faut une certaine quantité d'eau , on dit " un certain tirant d'eau" .

   De même pour l'âme. Pour être soulevée et emportée vers Dieu, il lui faut une certaine quantité de prière, un certain tirant de prière.  Plus la prière sera profonde et large, plus l'âme sera légère et rapide dans la poursuite de son Dieu. En revanche une prière mesquine, une prière au gobelet, laissera l'âme inerte et lourde, impossible à remuer.  C'est par vagues pressées et profondes que la prière doit venir assiéger l'âme pour la ramener un moment et pour toujours vers la haute mer. 

 

rp Bruckberger.  op . 

 

 

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Publié le 19 Février 2021

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Publié le 18 Février 2021

 

 

« Au fond du cœur de tout homme venant en ce monde, il y a une soif, la soif de l'infini. Cette soif, c'est quelque chose que l'homme ne peut pas arracher de son cœur ; Dieu lui-même l'y a mise comme sa marque de fabrique. Nous sommes libres de chercher cet infini hors de Dieu, mais nous ne sommes pas libres de ne pas chercher l'infini. Si l'homme le cherche en Dieu, il le trouve, mais si, oubliant son Dieu, il le demande aux créatures, au lieu de l'eau vive, il ne trouve en ces pauvres créatures que quelques gouttes d'une eau bourbeuse qui ne saurait apaiser sa soif. [...]

 

« Fecisti nos ad te, Domine, et irrequietum est cor nostrum donec requiescat in te. »

« Vous nous avez faits pour vous, Seigneur, c'est pourquoi notre cœur ne sera jamais tranquille tant qu'il ne reposera pas en vous. »

St Augustin

 

« Seigneur, vous nous avez faits pour vous ». « Pour vous » est une traduction un peu faible. Le Docteur, en effet, ne dit pas tibi mais bien ad te ; or ad exprime la tendance ; il faut dire : « Seigneur, vous nous avez faits vers vous ». Dieu nous a créés dans une tendance vers lui ; tout notre être est une tendance vers l'infini et alors la conséquence : irrequietum est cor nostrum - notre coeur est sans repos possible, - donec requiescat in te - jusqu'à ce qu'il se repose en vous. [...]

 

Quand l'homme s'éloigne de Dieu qui est la source des eaux vives, il se met à creuser d'autres citernes et, en les creusant, il les crève du même coup, parce qu'il veut y mettre l'infini ; il les fabrique, il les fait éclater par l'immensité de son désir : Foederunt sibi cisternas dissipatas... »


P. Pierre-Thomas Dehau op+ 

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Publié le 18 Février 2021

 

 

     Mais il faut voir, en même temps que ce beau rayonnement de grandeur répandu sur la vie de Jésus,  toute la sainte patience qui s'en exhale. Dès les premières manifestations de son ministère, Jésus se heurte aux tristes misères et aux implacables méchancetés dont il doit mourir. La poignante histoire de sa tentation au désert montre qu'il n'a pas du tout l'intention d'échapper aux dures nécessités par des fausses grandeurs. Il est décidé à mener sa vraie grandeur dans la patience. Satan essaie en vain sur le Christ ce qu'il a tenté, et, je crois bien réussi, sur tant de chefs de peuples et de meneurs d'hommes: ils doivent ne se priver de rien, ils doivent s'imposer par beaucoup d'ostentation et par beaucoup d'empire. C'est une voie tout opposée que choisit Notre-Seigneur, celle qu'il saura si bien dire en ses béatitudes parce qu'elle est si entièrement et si résolument la sienne. 

   De temps à autre, la colère le prend, l'indignation lui arrache de dures imprécations. Mais tout cela est retenu, et sa patience au fond est inlassable. Par ce côté patient de sa vie, il s'apprend à souffrir, comme dit saint Paul, et il s'exerce à la grande obéissance de la croix. Nous avons là comme le revers et la contrepartie de sa grandeur. 

   Jésus se mêle sans précaution à tout et à tous. Vous le rencontrez dans la poussière des routes, dans la bousculade des foules, dans les celliers, dans les déserts, à la montagne et à la mer. Il ne mange pas toujours à sa faim. La fatigue le prend. Les gens le harcèlent. Ses ennemis l'espionnent, et il en est parmi eux qui ne plaisantent pas. Il accueille tout le monde. ll n'envoie promener personne. Il se fait le guérisseur des bancals, le prédicateur des petites gens, l'ami des pécheurs. Bien des fois vous l'eussiez vu, il ne fait pas figure de grand homme. Son précurseur, un vaillant lui aussi, avait eu l'intuition de cela lorsqu'il avait montré du doigt ce Messie sous le signe de l'Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde. Des prophètes l'avaient également prédit tel qu'un agneau qui se laisse tondre sans se plaindre et mener à la boucherie sans se révolter. 

 Nous sommes assez habitués à considérer cette patience de Jésus. Il nous semble même qu'elle nous est due et qu'elle va de soi. Il ne faut d'ailleurs ni l'exagérer ni l'édulcorer. Elle n'est empreinte d'aucune lassitude, d'aucune pusillanimité. Il ne faut surtout jamais la séparer d'avec les vertus de grandeur. La patience de Notre-Seigneur, envers nous, envers tout, est elle aussi, pleine de grandeur d'âme. Et il ne faut pas moins de force et d'énergie morale d'un côté que de l'autre. D'autant qu'elle est tout enveloppée, je veux dire de cette patience de Jésus, de beaucoup de condescendance et de ce que j'ai nommé la gentillesse. On est fort quand on est là. A peine deux ou trois fois on l'entend gémir de son isolement et de l'incompréhension qui l'entoure, comme la fois qu'il pousse cette plainte étrange, rapportée par les trois synoptiques : O génération incrédule et gâtée ! jusques à quand serai-je près de vous ? Jusques à quand vous supporterai-je? 

   Malgré tout, il nous supporte gentiment bien, notre Sauveur. Il se fait petit avec nous. Il nous mâche le pain de la vérité et de la vie. Il est toujours prêt à tout pardonner: vous savez jusqu'où il va dans ce sens. Il aime jusqu'à ses ennemis les plus déclarés, il ne fait que du bien à ceux mêmes qui le haïssent, il prie pour ceux qui le calomnient ou le persécutent, il bénit ceux qui le maudissent. C'est dire qu'il patiente avec tout ce qui est cause de sa mort. Et cependant ne croyez pas qu'il soit durci et insensible. Il a voulu donner aux témoins de sa transfiguration le spectacle navrant de son agonie. Nous sommes fixés à cet égard, et c'est là, dans cette nuit de Gethsémani , qu'il faut venir mesurer la patience de Jésus, la grandeur d'âme dont elle s'accompagne, et la force qui les nourrit l'une et l'autre. 

   En revanche, ces deux vertus de patience et de magnanimité qui ont rehaussé toute sa vie vont venir l'aider dans la mort. Vous méditerez la Passion sous ce double aspect.

   Vous verrez comme Jésus est grand dans sa Passion.

   Vous verrez comme Jésus est patient dans sa Passion.

   Et vous n'aurez pas de peine à démêler à travers cela l'étonnante fermeté d'âme qui porte en lui si haut la vertu de force.

   fr. Rogatien Bernard . +op 

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Publié le 18 Février 2021

 

priez pour nous

+
 

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 17 Février 2021

 

 

 

" Il renouvelle notre jeunesse

comme celle de l'aigle " 

ps. 102 

Dieu attend ma coopération .. Il donne des ailes à mon esprit, à mon coeur, de fortes ailes pour m'élever vers Lui. Si ce carême pouvait couper ce fil qui me tient à la patte , "mon moi" ,  ma misère, ma pauvreté, mes dégoûts, mes déceptions, les humiliations, le mépris, ... mes ras le bol.  

Ne jamais désespérer de la miséricorde de Dieu.. Nous oublier, sortir de nous pour voler vers Dieu, sinon notre esprit est trop replié sur lui-même, comme englué, dans la boue de ses fautes, 

nous dépérissons.. On en a tellement marre de soi. Ne pas se prendre pour ce qu'on est pas, ça c'est facile. On n'a pas fait de hautes études théologiques, !!!  pauvre de science et de culture devant Dieu. pas de risque de s'enfler d'orgueil. on reste un petit sans trop d'instruction juste ce qu'il faut. Le malheur de se savoir intelligent. Ca monte à la tête. Ca écrase l'autre. 

40 jours pour enfin voler pour de bon.  quelle misère.  Je vais redevenir jeune.. oups ! 

pour mon envol vers Dieu. L'aigle vole très haut vers la lumière. " Fils de lumière, nous faisons comme l'aigle lorsque nous nous consacrons au service de la lumière et produisons des fruits grâce à elle. ... pour que nous soyons "lumière du monde." Si , aidés de la grâce nous nous appliquons à la résurrection spirituelle, rien ne pourra lier nos ailes ni gêner notre envol vers Dieu... 

Etre libre. c'est pas la vie de famille qui pourrait me retenir, comme y en a pas, c'est peut-être ça qui retient mon envol.  y en a qui n'ont pas le temps de réfléchir et d'autres qui réfléchissent de trop alalala.. 

Jésus apprend moi à voler, mon dernier envol? qui sait ! 

miserere mei Deus... 

 

 

 

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Rédigé par Philippe

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