Publié le 27 Novembre 2015

 

 

 

Qu'est-ce que l'Avent ?

La chose et claire, c'est une préparation à la venue de grâce du Seigneur.

L'Avent est nettement un temps de désir, d'aspirations, d'attente. Pour que la nourriture soit profitable, il faut que le corps ait la sensation de la faim. Dieu non plus ne veut pas imposer sa grâce à des âmes rassasiées.

" Ceux qui ont faim, il les remplit de biens; quand aux riches, il les renvoie les mains vides".

C'est là une des plus anciennes lois du royaume de Dieu. C'est pourquoi, pendant quatre semaines, l'Eglise nous fait ressentir la faim spirituelle, le besoin de Rédemption, afin de nous rendre dignes de recevoir la grâce de la Rédemption.

Nous nous demandons: comment éveille-t-elle en nous ce sentiment de faim spirituelle? Elle le fait avec une grande maîtrise. Elle nous représente dramatiquement le premier avènement du Christ, et dans ce drame sacré, elle nous fait partager la faim spirituelle, l'ardent désir des plus nobles et des meilleurs hommes qui ont attendu le Messie. En même temps, elle nous fait entrevoir la merveilleuse méthode éducative dont Dieu s'est servi pour préparer l'humanité à la venue du Rédempteur.

 

Cette préparation divine a été triple.

 

1. Toute l'histoire sainte, l'Ancien Testament nous conduit comme un éducateur vers le Christ.

2. Quand la plénitude des temps fut arrivée, Dieu envoya un précurseur spécial, sa personne, sa vie annonçaient l'avènement du Christ;

3.  Enfin Dieu bâtit pour son Fils un temple de pierres précieuses: le corps et l'âme de la Mère de Dieu.

 

Cette triple préparation à la venue du Christ doit nous instruire, nous aussi, à attendre, l'avènement de la grâce du Christ. Nous comprenons maintenant pourquoi ces trois éléments occupent une place si large dans l'Avent:

l'Ancien Testament, saint Jean-Baptiste et la Sainte Vierge.

 

  . Le drame commence (Avent): Préparatifs de l'arrivée de l'Epoux.

I. Il vient.

1. On l'aperçoit dans le lointain. '1er Dim. de l'Avent .

2. Jérusalem se prépare " 2ème dim. de l'Avent

 

II. Il est déjà proche.

3;  Première joie '3ème dim. de l'Avent

4. Le Roi prend ses haillons (Quatre-Temps)

5. Derniers préparatifs et appels ardents de l'Epouse ' Ant.O

6. Devant les portes éternelles (Vigile de Noël )

 

Réfléchissons brièvement sur la signification de ce terme, qui peut se traduire par « présence », « arrivée », « venue ».

Dans le langage du monde antique, il s’agissait d’un terme technique utilisé pour indiquer l’arrivée d’un fonctionnaire, la visite du roi ou de l’empereur dans une province. Mais il pouvait également indiquer la venue de la divinité, qui sort de son lieu caché pour se manifester avec puissance, ou dont la présence est célébrée dans le culte. Les chrétiens adoptèrent le terme « avent » pour exprimer leur relation avec Jésus Christ : Jésus est le Roi, entré dans cette pauvre « province » appelée terre pour rendre visite à tous ; à la fête de son avent, il fait participer tous ceux qui croient en Lui, tous ceux qui croient dans sa présence dans l’assemblée liturgique. A travers le terme adventus, on voulait dire en substance : Dieu est ici, il ne s’est pas retiré du monde, il ne nous a pas laissés seuls. Même si nous ne pouvons pas le voir ni le toucher comme c’est le cas avec les réalités sensibles, Il est ici et vient nous rendre visite de multiples manières.

La signification de l’expression « avent » comprend donc également celle de visitatio, qui veut dire simplement et précisément « visite » ; dans ce cas, il s’agit d’une visite de Dieu : Il entre dans ma vie et veut s’adresser à moi.

 

Nous faisons tous l’expérience, dans notre existence quotidienne, d’avoir peu de temps pour le Seigneur et peu de temps également pour nous. On finit par être absorbé par ce qu’il faut « faire ». N’est-il pas vrai que souvent, c’est précisément l’activité qui s’empare de nous, la société et ses multiples intérêts qui monopolisent notre attention ? N’est-il pas vrai que l’on consacre beaucoup de temps au divertissement et aux distractions en tout genre ? Parfois, les choses nous « submergent ».

 

L’Avent, ce temps liturgique fort que nous commençons, nous invite à nous arrêter en silence pour comprendre une présence.

C’est une invitation à comprendre que chaque événement de la journée est un signe que Dieu nous adresse, un signe de l’attention qu’il a pour chacun de nous. Combien de fois Dieu nous fait percevoir un signe de son amour ! Tenir, en quelque sorte, un « journal intérieur » de cet amour serait un devoir beau et salutaire pour notre vie !

L’Avent nous invite et nous encourage à contempler le Seigneur présent. La certitude de sa présence ne devrait-elle pas nous aider à voir le monde avec des yeux différents ? Ne devrait-elle pas nous aider à considérer toute notre existence comme une « visite », comme une façon dont Il peut venir à nous et devenir proche de nous, en toute situation ?

Un autre élément fondamental de l’Avent est l’attente, une attente qui est dans le même temps espérance.

 

L’Avent nous pousse à comprendre le sens du temps et de l’histoire comme « kairós », comme occasion favorable pour notre salut. Jésus a illustré cette réalité mystérieuse dans de nombreuses paraboles : dans le récit des serviteurs invités à attendre le retour du maître ; dans la parabole des vierges qui attendent l’époux ; ou dans celle de la semence et de la moisson.

L’homme, au cours de sa vie, est en attente permanente : quand il est enfant, il veut grandir, adulte, il tend à la réalisation et au succès, en avançant en âge, il aspire à un repos mérité. Mais arrive le temps où il découvre qu’il a trop peu espéré, au-delà de la profession ou de la position sociale, il ne lui reste rien d’autre à espérer. L’espérance marque le chemin de l’humanité, mais pour les chrétiens elle est animée par une certitude : le Seigneur est présent tout au long de notre vie, il nous accompagne et un jour il essuiera aussi nos larmes. Un jour, bientôt, tout trouvera son accomplissement dans le Royaume de Dieu, Royaume de justice et de paix.

 

Mais il y a des manières très différentes d’attendre.

 

Si le temps n’est pas rempli par un présent doté de sens, l’attente risque de devenir insupportable ; si on attend quelque chose, mais que pour le moment il n’y a rien, c’est-à-dire que si le présent reste vide, chaque instant qui passe apparaît exagérément long, et l’attente se transforme en un poids trop lourd, parce que l’avenir reste tout à fait incertain. Lorsqu’en revanche le temps prend du sens, et en tout instant nous percevons quelque chose de spécifique et de valable, alors la joie de l’attente rend le présent plus précieux.

 

Chers frères et sœurs, vivons intensément le présent où nous arrivent déjà les dons du Seigneur, vivons-le projetés vers l’avenir, un avenir chargé d’espérance.

 

L’Avent chrétien devient de cette manière une occasion pour réveiller en nous le sens véritable de l’attente, en revenant au cœur de notre foi qui est le mystère du Christ, le Messie attendu pendant de longs siècles et né dans la pauvreté de Bethléem.

En venant parmi nous, il nous a rendu et continue de nous offrir le don de son amour et de son salut.

Présent parmi nous, il nous parle de différentes manières : dans l’Ecriture Sainte, dans l’année liturgique, dans les saints, dans les événements de la vie quotidienne, dans toute la création, qui change d’aspect selon que derrière elle Il est présent ou qu’elle est embrumée par le brouillard d’une origine incertaine et d’un avenir incertain. A notre tour, nous pouvons lui adresser la parole, lui présenter les souffrances qui nous affligent, l’impatience, les questions qui jaillissent de notre cœur. Soyons certains qu’il nous écoute toujours ! Et si Jésus est présent, il n’existe plus aucun temps vide et privé de sens. S’Il est présent, nous pouvons continuer à espérer même lorsque les autres ne peuvent plus nous assurer aucun soutien, même lorsque le présent devient difficile.

 

Chers amis, l’Avent est le temps de la présence et de l’attente de l’éternité.

Précisément pour cette raison, c’est, de manière particulière, le temps de la joie, d’une joie intériorisée, qu’aucune souffrance ne peut effacer. La joie du fait que Dieu s’est fait enfant. Cette joie, présente en nous de manière invisible, nous encourage à aller de l’avant avec confiance. La Vierge Marie, par qui nous a été donné l’Enfant Jésus, est le modèle et le soutien de cette joie profonde. Puisse-t-elle nous obtenir, fidèle disciple de son Fils, la grâce de vivre ce temps liturgique vigilants et actifs dans l’attente. Amen !

 

Benoît XVI

 

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Publié le 27 Novembre 2015

 

 

 

 

le petit Placide vous recommande (ami intime perso) e,merci de l'encourager. !

je me fais actionnaire spirituel de la dite société, sauf si je gagne à l'euromillions là , ça changerait la donne évidement 

.

 

son site internet .

 

page facebook

 

 

 

 

 

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Publié le 27 Novembre 2015

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Publié le 27 Novembre 2015

 

La statue de Saint-Louis montre des signes de fatigue. Installée sur la façade du collège-lycée du même nom sur le front de mer à Saint-Nazaire, elle sera remplacée en 2016. Appel de dons.

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Publié le 27 Novembre 2015

 

le pied ! avec la messe , de ces messes basses sobres et priantes,  un prêtre, un moine, un pope,  loin de ce monde d'abrutis. ça existe peut-être... qui sait ! à Tvilissi , non pas ces gens qui ne pensent qu'à se mettre les pieds sous la table,  qu'à se faire servir, qu'à vendre leur prodruit, ça y en a à tous les coins de rue; la religion:  pire que "cillit bang " ! parfois à vômir où on vend tout comme des produits d'entretien. Et plus il y en a plus ça passe. 

non un prêtre quoi. un de ces vieux prêtres à la soutane rapiécée, loin des surplis à dentelles déconnecté de ce monde de consommation.

!  pouvoir ouvrir enfin son coeur à quelqu'un, - c'est terrible de ne plus pouvoir ouvrir son coeur -   retrouver son innocence, la paix de son âme. ils sont  tellement  loin les 20 ans où on est sûr de tout.

c'est comme espérer l'euromillion à l'heure actuelle ! ... il faut savoir alors  laisser échapper de temps en temps bien des larmes dans un petit coin perdu de banquise quand on n'a plus que ça à offrir, en attendant l'heure. On pleure si souvent pour rien ... on en a  fait son deuil de tout ça . pour ce que ça a donné !  quand c'est comme ça, c'est le trop plein et ça déborde . pour du vent tiens ... 

 

 

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Publié le 27 Novembre 2015

 

ora pro nobis .

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Publié le 26 Novembre 2015

Rédigé par Philippe

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Publié le 26 Novembre 2015

 

thank you very much ! j'arrive !  faut un passeport, un visa .. c'est pas rien quand même !  c'est pas des invitations de Gascons  ça !  on peut peut-être se confesser au moins là-bas !  je serais encore capable !

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Publié le 26 Novembre 2015

 

le petit Placide se joint à ces au revoir. Merci Monseigneur et bonne retraite.

 

Célébrations d'adieu à Mgr Léonard

Mgr André-Joseph Léonard prendra congé de l'archidiocèse de Malines-Bruxelles aux jours et lieux suivants :

  • le dimanche 29 novembre à 16 h à la cathédrale Saint-Rombaut à Malines
  • le samedi 5 décembre à 17 h à la cathédrale Saints-Michel et Gudule à Bruxelles
  • le dimanche 6 décembre à 10 h à la basilique du Sacré-Coeur à Koekelberg
  • le dimanche 6 décembre à 15 h à la collégiale Sainte-Gertrude à Nivelles

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 26 Novembre 2015

 

l'oraison rappelle que saint Silvestre compris le néant de ce monde sur le bord d'une tombe ouverte et qu'il se retira dans la solitude. Comme cette pensée de la mort convient bien à la fin de l'année ecclésiastique ! Nous devrions aujourd'hui, en la fête liturgique de saint Silvestre faire un retour sur l'année écoulée:

Comme le monde, avec toute sa pompe, nous paraîtra alors peu de chose !

 

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Rédigé par Philippe

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