Publié le 20 Mars 2016

 

 

Chers Frères et Sœurs, mes très chers Fils,

 
La longue cérémonie de ce jour ouvre la porte de la Sainte Semaine et invite à entrer résolument dans la commémoration du Mystère pascal : Passion, Mort et Résurrection de Jésus.

Comment ne pas relever le contraste saisissant entre la joyeuse procession des Rameaux qui accompagne le Christ triomphant aux portes de Jérusalem, et la solitude du Seigneur mourant sur la Croix au Golgotha, rejeté de la Cité tant aimée ?

 

Ne sommes-nous pas de ces chrétiens de la fête, seulement de la fête, prompts à goûter les plaisirs souvent vains et stériles du monde, mais timides quand la voix du Christ se fait entendre qui dit : « Viens » ? Certes, nous avons été créés pour la béatitude. La vie au paradis terrestre, dans une certaine proximité de Dieu, était déjà un avant-goût de l’éternité promise à ceux qui, durant leur vie, auront fait le choix de Dieu. Mais n'avons-nous pas fait, souvent, un autre choix ?

 

Être chrétien de la fête, c’est s’étourdir pour évacuer le drame de la Croix, pour évacuer le drame du péché, le drame de mon péché.

 
C’est refuser d’entendre la voix de Jésus qui nous invite à le suivre sur le chemin du Calvaire. Évacuer le drame de la Croix, c’est imaginer n’avoir pas besoin de Sauveur en croyant pouvoir se sauver soi-même.

 

Plus que quiconque, Jésus a mesuré le poids du péché de l'humanité. Il ne nous demande pas de porter ce fardeau. Il ne nous demande même pas de porter tout le poids de notre péché, mais simplement de nous reconnaître pécheur.

 

Aurons-nous, sans attendre le jour de la rencontre avec Dieu, un regard de vérité sur notre propre vie ?

 
Est-ce que dans mes paroles, dans mes actes, je choisis d’expérimenter l’éloignement de Dieu, de mes frères ? Est-ce que je choisis de me faire étranger à l’amour ? Cet examen de conscience, qui ne doit pas s’achever dans une lamentation stérile, révélera le chantier où Dieu déjà nous attend, où il nous dit : « Viens » : le chemin de notre croix, le chemin de notre conversion.

 


La procession de ce matin nous a fait goûter la joie de la proximité avec Jésus. Poursuivons donc la route avec lui vers la Croix rédemptrice.

 
Offrons au Seigneur notre misère dans la réception personnelle du sacrement de réconciliation. Entrer au confessionnal, c’est remettre à la miséricorde de Dieu la misère de notre pauvre vie, c’est rendre fécond pour nous l’amour de Dieu pour l’homme manifesté sur la Croix.

 

Seul Dieu pouvait faire naître de mon péché, de ma misère, un acte d’amour. Par le mystère de la Croix, Dieu a opéré cet « admirable commerce ». Le Dieu de colère qui tonne dans les cieux, s’est fait Dieu de miséricorde.

 
Puissions-nous, hommes de colère, à l’ombre de sa Croix avec Marie, puiser dans cette miséricorde la force de nous convertir et d’aimer.

 

Amen.

 

dom jean Pateau

père abbé de Fontgombault.

Voir les commentaires

Rédigé par Philippe

Publié dans #spiritualité

Repost0

Publié le 20 Mars 2016

 

Comment se prépare une élection ?  Il n’y a évidemment ni période de campagne électorale, ni organe officiel de préparation.  Les abbés ont toujours eu la possibilité de parler entre eux pour essayer de voir quels sont les candidats les plus aptes à remplir cette tâche. 

Dans les mois qui précèdent un Chapitre Général, il y a évidemment des noms de candidats possibles qui circulent. 

 

C’est une façon de chercher la volonté de Dieu en se renseignant et en s’éclairant mutuellement. 

Qui peut être élu?  La situation a évolué au cours de l’histoire de l’Ordre.  Traditionnellement, n’importe quel moine pouvait être élu, même s’il n’était pas supérieur. un prieur titulaire (ou même un supérieur ad nutum) pouvait être élu.

 

Sont éligibles tous les profès ayant au moins 7 ans de vœux solennels dans l'Ordre (c. 623 ; C. 39.3) et au moins 35 ans d'âge (ST 39.3.A) [9] .  N'importe quel profès de l'Ordre remplissant ces conditions peut être élu, de même que l'abbé d'une maison-fille, mais non l'abbé d'un autre monastère

Une fois la confirmation reçue, le nouvel élu est installé dans sa charge. Il a, à partir de ce moment, la pleine responsabilité de sa communauté et tous les pouvoirs de l'abbé. On prend alors contact avec l'évêque pour déterminer la date de la bénédiction abbatiale.

 

 

source scourmont

 

Voir les commentaires

Rédigé par Philippe

Publié dans #spiritualité

Repost0

Publié le 20 Mars 2016

Rédigé par Philippe

Publié dans #spiritualité

Repost0

Publié le 19 Mars 2016

 

Le petit Placide vous souhaite

une sainte semaine  dans l'espérance

de la Résurrection, en union de  prières

avec tout le sacerdoce et nos

communautés monastiques

pour notre futur père abbé.

 

priez pour moi.

+

 

Voir les commentaires

Rédigé par Philippe

Publié dans #divers

Repost0

Publié le 19 Mars 2016

 

 

 

 

 

 

Moi, le petit âne, il m’est arrivé une aventure extraordinaire que je vais vous raconter.
J’étais alors un petit âne. Personne n’était encore monté sur mon dos.

Un jour que j’étais attaché dans la rue du village, devant la porte de la maison de mon maître, deux hommes sont venus. Ils m’ont détaché et m’ont amené vers l’un de leurs amis qu’ils ont appelé Jésus. Puis, on a mis des vêtements sur mon dos et Jésus s’est assis dessus. Je me suis laissé faire bien docilement. Jésus avait un regard si doux, il semblait si gentil. J’ai vite compris que c’était quelqu’un de très important.

Partout où l’on passait, Jésus était accueilli comme un roi. Des gens jetaient des vêtements sur notre passage. D’autres coupaient des feuillages dans la campagne et les agitaient en criant : « Hosanna ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! » Nous sommes ainsi montés à la grande ville de Jérusalem et Jésus est entré dans le Temple. Nous avons parcouru les rues immenses.

Jésus ne disait plus rien. A quoi pouvait-il penser ? Plus personne ne chantait ? Quand nous passions avec Jésus au milieu de la foule des gens, ils nous regardaient en silence. Certains disaient tout bas :

Mais que vient donc faire Jésus à Jérusalem ?Le soir, quand nous sommes revenus à la maison, j’étais très fatigué !
Et mon maître m’a dit :
- Je crois qu’aujourd’hui, tu as porté le roi du monde !

Depuis, lorsque je réfléchis, je me dis que je n’ai pas vraiment compris ce qui s’était passé mais je sais que ce jour reste gravé en moi comme le plus jour de ma vie ! Peut-être ai-je porté quelqu’un de vraiment très  Merveilleux.

Philopin.

 


 

source .

 

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par Philippe

Publié dans #spiritualité

Repost0

Publié le 19 Mars 2016

 

 

Le petit placide adresse à ses amis russes et Ukrainiens ses

sincères condoléances .

de tout coeur avec vous.

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par Philippe

Publié dans #divers

Repost0

Publié le 18 Mars 2016

 

 

 

A vous Joseph, les chants des cohortes célestes

et le choeur unanime et vibrant des chrétiens,

A vous, grand saint qu'unit un chaste mariage

A la Vierge très glorieuse.

 

Lorsque vous la voyez lourde d'un fruit sacré,

Votre coeur est troublé par le doute et l'angoisse;

Mais l'ange vous apprend que l'enfant est conçu

Par le souffle de l'Esprit Saint.

Vos mains emmaillotaient le Seigneur nouveau-né,

Vos pas suivent sa fuite en l'Egypte lointaine,

Et l'ayant à Sion, perdu, cherché, trouvé,

Vous passez des pleurs à la joie.

Il faut la mort à tous pour être bienheureux,

Il faut clore sa vie avant d'avoir la palme;

Pour vous déjà la terre est un ciel, où merveille

Vous avez pu jouir de Dieu.

 

Daignez nous pardonner, Trinité souveraine,

Et grâce à Saint Joseph, nous accueillir aux cieux

Pour qu'enfin nous puissions vous chanter à jamais

L'hymne de la reconnaissance.

Amen.

 

Voir les commentaires

Rédigé par Philippe

Publié dans #spiritualité

Repost0

Publié le 18 Mars 2016

 

À l’issue de leur assemblée plénière, vendredi 18 mars à Lourdes, les évêques de France ont annoncé la réélection DE Mgr Pontier jusqu'en 2019.

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par Philippe

Publié dans #divers

Repost0

Publié le 18 Mars 2016

 

" O croix fidèle, arbre unique par ta noblesse, nul bois n'a jamais porté de fruit semblable à celui qu'on voit pendre à tes rameaux sanglants! Tout y est doux, le bois, les clous et le poids qu'ils soutiennent".

 

C'est une foule immense qui chante ainsi. Dans cette foule immense, je vois des millions de martyrs de tous les âges et de toutes les conditions, qui ont affronté les plus horribles souffrances pour unir leur témoignage de leur sang au témoignage de Jésus-Christ, et affirmer ainsi sa divinité.

La nature, par toutes ces voix les plus touchantes et les plus persuasives, protestait contre leur sacrifice, mais ils ont entendu le cri du grand martyr: " Debout, marchons:" Surgite eamus, et ils ont répondu:" Armons-nous de patience et courons au combat qui nous est proposé, les yeux fixés sur l'auteur et le consommateur de notre foi, Jésus, qui au lieu de la joie qu'il pouvait se promettre, a méprisé l'ignominie et enduré le supplice de la croix."

Près des martyrs, je vois les pénitents, austères amants de la douleur, qui, pour crucifier leur chair, ont inventé des tourments dont la délicatesse mondaine se scandalise. Les abstinences, les jeûnes, les haires, les cilices, les chaînes, les verges cruelles, ont servi d'instruments à ces sublimes bourreaux, pour graver, en leur corps, l'image des saintes tortures qu'ils ont contemplées sur la croix.

" Le Christ a souffert, disaient-ils, pour nous servir d'exemple, afin que nous suivions ses traces. Comme ce vaillant capitaine, allons à la gloire par la passion. Comme ce miséricordieux rédempteur, immolons-nous volontarement, et sauvons le monde par nos douleurs."

 

Après les pénitents, ce sont les affligés.

Grand Dieu, quelle légion de coeurs meurtris par l'injustice, l'ingratitude, le mépris, l'injure, le désanchantement!

Que d'yeux en larmes, que de vies penchées vers le désespoir!

Trop souvent rebutées, les consolations humaines n'osent plus approcher de ces infortunés, mais dès qu'ils se tournent vers le crucifié, une voix tendre les appelle:" Venez vous tous qui êtes écrasés par le poids de vos peines, venez à moi et je vous consolerai." Et ils viennent, et dans l'embrassement du grand martyr de l'injustice et de l'ingratitude, du plus méprisé et du plus maltraité des hommes, ils échangent leurs maux contre de mystérieuses promesses qui donnent à leur âme, toute à l'heure inconsolable, la force de vivre et de souffrir encore.

Vous aussi, pauvres pécheurs, plus nombreux que les martyrs, les pénitents et les affligés, vous accourez au pied de la croix. Ployée sous le fardeau de vos iniquités, votre âme tremblante cherche un refuge contre la justice divine, entre les bras du supplicié qui a promis le paradis au voleur pénitent et pardonné à ses bourreaux.

Quand vous avez baisé ses plaies et murmuré, à travers les sanglots de votre repentir, ces douces et consolantes paroles:"

 

Voici l'agneau de Dieu, voici celui qui

efface les péchés du monde,"

 

vous vous relevez le coeur confiant, et tout prêts à marcher dans une sainte nouveauté de vie.

 

R.P. Monsabré des frères prêcheurs.

 

Voir les commentaires

Rédigé par Philippe

Publié dans #spiritualité

Repost0

Publié le 18 Mars 2016

 

 

Venons donc « puiser aux fontaines du Sauveur  »; nos âmes en sortiront pleines de vie, toutes pures, tout éclatantes d’une beauté céleste; il ne restera plus en elles la moindre trace de leurs anciennes souillures ; et le Père nous aimera de l’amour même dont il aime son Fils.

N’est-ce pas pour nous recouvrer, nous qui étions perdus, qu’il a livre à la mort ce Fils de sa tendresse ? Nous étions devenus la propriété de Satan par nos pochés; les droits de l’enfer sur nous étaient certains; et voilà que tout à coup nous lui sommes arrachés et nous rentrons dans nos droits primitifs. Dieu cependant n’a point usé de violence pour nous enlever au ravisseur: comment donc sommes-nous redevenus libres ? Écoutez l’Apôtre: « Vous avez été rachetés d’un grand prix ». Et quel est ce prix ? Le Prince des Apôtres nous l’explique : « Ce n’est pas, dit-il, au prix d’un or et d’un argent corruptibles que vous avez été affranchis, mais par le précieux sang de l’Agneau sans tache ». Ce sang divin, déposé dans la balance de la justice céleste, l’a fait pencher en notre faveur: tant il dépassait le poids de nos iniquités! La force de ce sang a brisé les portes mêmes de l’enfer, rompu nos chaînes, « rétabli la paix entre le ciel et la terre  ». Recueillons donc sur nous ce sang précieux, lavons-en toutes nos plaies, marquons-en notre front comme d’un sceau ineffaçable et protecteur, afin qu’au jour de la colère le glaive vengeur nous épargne.

 

    Avec le sang de l’Agneau qui enlève nos péchés, la sainte Église nous recommande en ces jours de vénérer aussi la Croix, qui est comme l’autel sur lequel notre incomparable Victime est immolée. Deux fois, dans le cours de l’année, aux fêtes de son Invention et de son Exaltation, ce bois sacré nous sera montré pour recevoir nos hommages, comme trophée de la victoire du Fils de Dieu; à ce moment, il ne nous parle que de ses douleurs, il n’offre qu’une idée de honte et d’ignominie. Le Seigneur avait dit dans l’ancienne alliance : « Maudit celui qui est suspendu au bois ». L’Agneau qui nous sauve a daigné affronter cette malédiction ; mais, par là même, combien nous devient cher ce bois autrefois infâme, désormais sacre! Le voilà devenu l’instrument de notre salut, le gage sublime de l’amour du Fils de Dieu pour nous. C’est pourquoi l’Église va lui rendre chaque jour, en notre nom, les plus chers hommages; et nous, nous joindrons nos adorations aux siennes. La reconnaissance envers le Sang qui nous a rachetés, une tendre vénération envers la sainte Croix seront donc, durant cette quinzaine, les sentiments qui occuperont particulièrement nos cœurs.

    Mais que ferons-nous pour l’Agneau lui-même, pour celui qui nous donne ce sang, et qui embrasse avec tant d’amour la croix de notre délivrance ? N’est-il pas juste que nous nous attachions à ses pas ; que, plus fidèles que les Apôtres lors de sa Passion, nous le suivions jour par jour, heure par heure, dans la Voie douloureuse ? Nous lui tiendrons donc fidèle compagnie, dans ces derniers jours où il est réduit à fuir les regards de ses ennemis; nous envierons le sort de ces quelques familles dévouées qui le recueillent dans leurs maisons, s’exposant par cette hospitalité courageuse à toute la rage des Juifs; nous compatirons aux inquiétudes mortelles de la plus tendre des mères ; nous pénétrerons par la pensée dans cet horrible Sanhédrin où se trame l’affreux complot contre la vie du Juste. Tout à coup l’horizon, si chargé de tempêtes, semblera un moment s’éclaircir, et nous entendrons le cri d’Hosannah retentir dans les rues et les places de Jérusalem.

Cet hommage inattendu au fils de David, ces palmes, ces voix naïves des enfants hébreux, feront trêve un instant à tant de noirs pressentiments. Notre amour s’unira à ces hommages rendus au Roi d’Israël qui visite avec tant de douceur la fille de Sion, pour remplir l’oracle prophétique ; mais que ces joies subites seront de peu de durée, et que nous retomberons promptement dans la tristesse ! Le traître disciple ne tardera pas à consommer son odieux marché ; la dernière Pâque arrivera enfin, et nous verrons l’agneau figuratif s’évanouir en présence du véritable Agneau, dont la chair nous sera donnée en nourriture et le sang en breuvage.

Ce sera la Cène du Seigneur. Revêtus de la robe nuptiale, nous y prendrons place avec les disciples; car ce jour est celui de la réconciliation qui réunit à une même table le pécheur repentant et le juste toujours fidèle. Mais le temps presse : il faudra partir pour le fatal jardin ; c’est là que nous pourrons apprécier le poids de nos iniquités, à la vue des défaillances du cœur de Jésus, qui en est oppressé jusqu’à demander grâce. Puis tout à coup, au milieu d’une nuit sombre, les valets et la soldatesque, conduits par l’infâme Judas, mettront leurs mains impies sur le Fils de l’Éternel; et les légions d’Anges qui l’adorent resteront comme désarmées en présence d’un tel forfait. Alors commencera cette série d’injustices dont les tribunaux de Jérusalem seront l’odieux théâtre: le mensonge, la calomnie, la soif du sang innocent, les lâchetés du gouverneur romain, les insultes des valets et des soldats, les cris tumultueux d’une populace aussi ingrate que cruelle; tels sont les incidents dont se rempliront les heures rapides qui doivent s’écouler depuis l’instant où le Rédempteur aura été saisi par ses ennemis, jusqu’à celui où il gravira, sous sa croix, la colline du Calvaire. Nous verrons de près toutes ces choses ; notre amour ne nous permettra pas de nous éloigner dans ces moments où, au milieu de tant d’outrages, le Rédempteur traite la grande affaire de notre salut.

 

dom Guéranger.

 

Voir les commentaires

Rédigé par Philippe

Publié dans #spiritualité

Repost0