Publié le 22 Avril 2014

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Femme, pourquoi pleurez-vous? Il ne le lui avait point dit, lorsqu'au jour de sa conversion elle pleurait à ses pieds. Maintenant l'heure des larmes est passée; la pénitence, la croix, le tombeau, tout a disparu dans les splendeurs triomphales de la résurrection. Marie ne doit plus pleurer que ces larmes qui sont éternellement dans le coeur des saints, parce que c'est Dieu qui les cause et l'extase qui les répand.

 

Qui cherchez-vous? Il n'y a plus rien à chercher, Marie: vous avez trouvé Celui que vous ne perdrez plus. Vous ne le verrez plus sur la croix entre les mains de la mort. Vous n'irez plus à son tombeau pour l'y embaumer dans les parfums de la charité. Vous ne le demanderez plus à personne sur la terre, à personne dans le ciel, à lui moins qu'à tout autre; car lui c'est votre âme, et votre âme c'est lui. Séparés un moment, vous vous êtes rejoints dans le lieu où il n'y a plus d'espace, plus de barrière, plus d'ombre, plus rien de ce qui empêche l'union et l'unité. Vous êtes un comme il le souhaitait, un comme vous l'espériez, un comme l'est Dieu dans son Fils, au fond de cette essence que vous habitez par la grâce et que vous habiterez un jour par la gloire .

 

Marie ! Oh! quel accent eut ce mot! accent de reproche, parce que Madeleine n'avait pas reconnu Jésus; accent de révélation par le reproche. Marie ! hélas! ici-bas même, que votre nom est doux dans la bouche d'un ami, et qu'il va loin au fond douloureux de notre être! Et si c'était Dieu qui le prononçât à voix basse, si c'était Dieu mort pour nous, ressuscité pour nous qui nous appelât par notre nom, quel écho ne remuerait-il pas dans les infinies profondeurs de notre misère!

 

Marie-Madeleine entendit tout dans son nom: elle entendit le mystère de la résurrection, qu'elle ne comprenait pas; elle y entendit l'amour de son Sauveur, et dans cet amour elle le reconnut.

 

Maître! répondit-elle. Un mot lui suffit, comme un mot avait suffi au Fils de Dieu. Plus les âmes s'aiment, plus leur langage est court.

 

Ne me touche pas, car je ne suis pas encore monté à mon Père. Deux fois Jésus-Christ avait laissé Madeleine le toucher, et deux fois il l'en avait louée. Et maintenant, après sa résurrection, lorsque son corps est déjà transfiguré par une vie supérieure, il s'oppose aux chastes empressements de Marie. Il ne veut pas qu'elle approche de lui ces mains qui ont autrefois embaumé ses pieds et sa tête. Pourquoi cette austérité imprévue, et comment la résurrection peut-elle restreindre l'ancienne familiarité d'une tendresse éprouvée? C'est que Jésus n'est plus ce qu'il était, objet pour tous d'un attouchement qui encourage la foi, et d'une charité qui se prenne aux conversations de la vie. Il est entre la terre et le ciel, visible encore quelques jours, mais allant à son Père, et ce n'est plus que là, là où toute chair sera transformée comme la sienne, qu'il veut être touché et possédé par les siens.

 

Il donne à Marie-Madeleine, en cette leçon sévère, un indice qu'il faut tendre plus haut, et que désormais Béthanie est au sein du Père qui a envoyé son Fils, et où le Fils va le rejoindre pour y préparer à ses amis le lieu de l'embrassement qui ne finit point.

 

Ne touchez pas le Fils de l'homme, car il n'est pas encore monté à son Père, et vous-même, Marie, vous n'y êtes pas encore montée. Vos lèvres, toutes pures qu'elles sont, tout empreintes du feu que le séraphin de la pénitence et celui de l'amour y ont laissé, ne sont pas capables de donner au corps ressuscité, au corps glorieux du Christ, les stigmates de la tendresse purifiée par la mort.

 

Il vous faut mourir avec Jésus pour toucher de nouveau Jésus. Alors seulement, alors vous et lui serez semblables; alors vous apporterez à ses pieds le baume de la résurrection et vous y déposerez le souffle virginal de l'immortalité reconquise.

 

Va trouver mes frères et dis-leur: je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu. C'est le dernier mot du Sauveur à Marie-Madeleine, et ce mot lui donne, de préférence à tous, la révélation du mystère qui va clore le passage du Fils de Dieu parmi nous et l'oeuvre de notre rédemption.

 

Lacordaire.

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Publié le 22 Avril 2014

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Père Eternel, vous êtes Amour, et en toutes choses votre Amour nous a précédés. La création, en sa splendeur première, est née de sa fécondité. Il nous a donné la vie, le mouvement et l'être, nous a modelés à votre image et a fait rayonner sur nous la plénitude éclatante de votre identité. Après que le désamour fut entré dans le monde, c'est votre Amour,  encore, dans sa surabondance, qui nous a envoyé votre Fils, en victime de propitiation pour nos péchés, comme Sauveur du monde.

 

Vous nous avez ainsi créés puis rachetés par amour, et pour l'amour, faisant de nous ô combien plus que des rachetés: des fils, des amis, des amants de Jésus au nom si doux, vainqueurs avec Lui du péché, du Démon et de la mort. La création et la rédemption sont marqués par cet égal et brûlant désir, qui les traverse et les guide: celui de nous voir entrer librement dans cet Amour pour y être éternellement vivifiés et comblés.

 

 

Le péché, hélas, nous rend aveugles à de tels dons. Il nous fait trébucher, nous alourdit, individuellement et collectivement. Il nous fait voir le monde à l'envers, nous fait dresser des autels à ce qui nous ruine et tenir pour rien la charité si pure et le Sang répandu de votre Fils. Quelle misère, mon Dieu, qu'il soit si difficle de voir, et si difficile de saisir vos mains pourtant inlassablement tendues !

 

Toujours, cependant, votre Amour est là, en avance sur chaque instant de notre temps. A mesure que notre monde s'enfonce dans le relativisme, la haine de la vie et de l'Eglise, et dans l'orgueil absurde et dérisoire, votre Tendresse , elle, paraît grandir, qui nous parle un langage toujours plus proche: celui de la miséricorde infinie que rien ne décourage.

 

Père Eternel, nous vous aimons pour tout cela, des profondeurs creusées par nos manques, nos souffrances, nos impuissances, avec l'espérance qu'elles soient autant de capacités nouvelles de vous recevoir.

 

Nous vous aimons de nous avoir donné votre Fils, avec votre Esprit vivifiant.

 

Nous vous aimons de nous avoir donné votre Mère, la très douce Marie, et l'Eglise, et le Sacerdoce, et l'Eucharistie, et les saints que vous ne cessez jamais de susciter pour illuminer les froides nuits du monde.

 

Nous vous aimons pour tous les instruments de salut que vous nous avez offerts, spécialement celui du sacrement de pénitence, qui nous ouvre chaque jour les voies de la réconciliation.

 

Nous vous aimons pour l'amour que vous avez des petits, des humbles, des souffrants et des pauvres. Nous vous aimons de donner, par l'attraction du Coeur de votre Fils, un sens à la vie de ceux que le monde prive d'espoir.

 

Nous vous aimons pour la fidélité de votre Amour et la certitude qu'elle nous donne du bonheur sans fin que vous nous promettez.

 

Père Eternel, je vous demande pardon pour mes ingratitudes sans nombre et celles du monde entier,  si lourdes au Coeur de votre Fils. Je vous offre le Corps, le Sang, l'âme et la divinité de votre Fils bien-aimé, Jésus-Christ notre Seigneur, pour le pardon de ces péchés et ceux du monde entier.

 

Reconnaissant et confiant, je me consacre en ce jour à votre Amour miséricordieux. Je vous offre ma vie entière et les miens, les défunts de ma famille, mes moines et tous ceux qui me sont chers. Prenez-moi en votre Coeur, attachez-moi indéfectiblement à vous. Aidez-moi à mieux vous connaître, à vous servir et à vous faire aimer.

 


 

 

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Publié le 22 Avril 2014

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Publié le 22 Avril 2014

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"On peut se demander pourquoi le Seigneur, après sa Résurrection, alors que ses disciples peinaient sur la mer, se tint sur le rivage. Pourtant, avant sa Résurrection, il avait, aux yeux de ses disciples, marché sur les flots de la mer. Cette question, elle aussi, sera rapidement résolue si nous considérons le motif interne.

 

Que signifie la mer, si ce n'est le temps présent qui se passe dans les tempêtes des discussions et dans les fluctuations de la vie périssable?  Et la terre ferme de la rive, n'est-elle pas le symbole de la demeure de l'éternel repos? Parce que les disciples naviguaient encore au milieu des vagues de cette vie mortelle, ils se fatiguaient sur la mer.

 

Mais parce que notre Rédempteur s'était déjà élevé au-dessus de la corruptibilité de la chair, il se tenait, après sa Résurrection, sur le rivage."

 

saint Grégoire.

 

Toutefois, ce que le message de Pâques dépasse, c’est la rationalité médiocre, celle où la « ratio » n’est que le calcul technique ou au mieux le raisonnement. En 2012, Benoît XVI avait souligné le mot de Marie-Madeleine, le premier témoin de la résurrection : l’Espérance, cette vertu qui réconcilie la foi et la raison parce qu’elle donne une raison de vivre, parce qu’elle apporte un sens dans une existence qui n’en a guère sans elle.


Pâques marque une renaissance. La lumière qui éclaire cette renaissance est comme celle d’une seconde création qui donne son sens à la première. Chaque homme peut renaître à lui même s’il se confie à cette lumière. Chacun peut effectuer cette conversion pour accéder à une nouvelle vie. Pour celui qui s’engage dans les affaires de la Cité, pour lequel la politique est une vocation, pas un métier, cette conversion doit revêtir trois visages.

 

Le premier est celui de l’Ethique.

 

Dans son encyclique Redemptoris Hominis, Jean-Paul II écrivait : « Le développement de la technique et le développement de la civilisation de notre temps, marqué par la maîtrise de la technique, exigent un développement proportionnel de la vie morale et de l’éthique. » Plus la raison technique et scientifique avance, plus la raison morale doit avancer aussi pour que l’équilibre ne soit pas rompu.

 

Deux exigences se manifestent alors. D’abord, celle de la vérité. La politique semble être la représentation la plus visible de la Comédie Humaine. Le machiavélisme ou au moins la tartuferie paraissent y régner sans partage. Notre pays s’y complaît avec délectation en haut et fatalisme en bas. Que le Président du grand parti de « droite » dise à la fois qu’il est pour et contre le mariage unisexe selon le public auquel il s’adresse n’étonne plus. Que ceux qui écrivent les plaidoyers en faveur de la justice sociale et les déclarations de guerre à la finance vivent comme des nababs agace mais ne révolte pas. C’est pour un Chrétien en politique, une grande force de faire sienne la phrase de Jean : » La vérité vous rendra libre ».

 

La seconde exigence, c’est celle du choix de la vie contre tous les renoncements, les replis rabougris sur l’individualisme, le matérialisme, le relativisme et finalement le nihilisme, ces différents masques de la « culture de mort ».

 

La Fête de Pâques est avant tout celle de la vie, du triomphe de la vie sur la mort, de l’espérance libératrice sur toutes les formes de régression désespérée de ceux qui disent : » A quoi bon ? » Pourquoi laisser vivre celui qui avant même de naître est « de trop » ? Pourquoi prolonger la vie de celui qui pèse inutilement sur les autres ? Pourquoi refuser des unions contraires à la vie mais qui ne gênent pas les autres ? Parce que cela est contraire à la vérité de la vie, de la vie humaine dont le coeur est la relation à l’autre, l’autre indispensable à la naissance d’un nouvel autre, qui dès sa conception a droit au respect et à la liberté de vivre, l’autre qui mérite la compassion jusqu’au terme de sa vie.

 

Le sépulcre vide que découvre Marie-Madeleine est l’antithèse du « sépulcre blanchi » que Jésus lance aux Pharisiens. Il y a ceux qui vivent en étant déjà morts, parce qu’ils acceptent le mensonge et le mal, qu’ils se contentent de repeindre pour les rendre plus présentables. Il y a ceux qui ont choisi de vivre en saisissant cette chance de la nouvelle vie. « Je suis le chemin, la vérité et la vie » disait le Christ. Ce sont aussi les trois visages d’une conversion politique.

 

Christian Vanneste link

 


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Publié le 21 Avril 2014

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" Ainsi, dans ce moment solennel de la résurrection du Sauveur.., ce n'est pas à sa mère que Jésus apparait d'abord; ce n'est pas à saint Pierre, le fondement de l'Eglise et le sommet de la théologie; ce n'est pas à saint Jean, le disciple bien-aimé: c'est à Marie-Madeleine, c'est-à-dire à la pècheresse convertie, au péché devenu l'amour par la pénitence.

 

Le Sauveur l'avait dit auparavant:" Il y a plus de joie dans le Ciel pour un pécheur qui se convertit que pour quatre-vingt-dix neuf justes qui n'ont pas besoin de conversion."

 

Mais c'était une bien sublime traduction de cette parole que le privilège accordé à Marie-Madeleine de voir la première le Fils de Dieu ressuscité du tombeau, vainqueur du démon, du péché, du monde, de la mort, et d'acquérir la première, dans cette vue, la certitude et la consolation du salut éternel des hommes.

 

Quel amour avait dû mériter la gloire de cette apparition et quel sentiment dut accueillir cette récompense de l'amour! Il y a là un abîme où le style de l'homme ne peut pas plus pénétrer que son coeur!

 

Je le comprends à demi, je l'entrevois, je l'adore, et si je ne puis davantage, du moins, je m'arrête toujours avec une réflexion qui m'attendrit sur cette parole de l'Evangile: Il apparut d'abord à Marie-Madeleine.

 

C'est là, sur le front de cette illustre et bienheureuse femme, une étoile qui ne pâlit point, et qui réjouira jusqu'à la fin des siècles tous ceux qui étudient, dans une âme éclairée de Dieu, le mystère de son commerce avec nous."

 

 

Saints ravissements ! l'homme étranger à Dieu et à son Christ ne vous comprend pas. Attaché à la terre  de tout le poids du péché, il ne sait pas ce que Dieu a d'empire sur son corps. Il croit à l'attraction des mondes, mais il ne croit pas à l'attraction de Dieu. Laisson-lui cette science qui flatte son orgueil, et pour nous, simples fils de l'Evangile, qui avons vu notre Dieu mourir par amour et retourner au ciel par le même amour, sachons que c'est là notre route, notre espérance, notre avenir éternel,

 

Lacordaire.

 

Comment l' Evangile a pu ne rien dire de l'apparition de Jésus à sa divine Mère. Il est impossible également de supposer que le plus parfait des fils n'a pas d'abord songé à la plus parfaite des mères. Saint Anselme répond que l'Evangile ne dit rien d'inutile, et qu'il eût été superflu de noter cette apparition à la Sainte Vierge.

 

Ainsi toute la tradition est-elle unanime à professer que la préférence donnée à Madeleine la place seulement au premier rang  après Marie, à qui appartenaient, si l'on peut ainsi parler, les prémices de la Résurrection. L'Evangile eût pu sans doute nous le dire en quelques mots, comme il dit tant d'autres choses aimables ou graves: mais en eût-il mieux satisfait notre pieuse curiosité? Pour peindre cette scène, il eût fallu plus qu'un homme inspiré, plus qu'un ange, plus que Marie même.

 

Respectons-en le secret et contentons-nous de chanter avec l'Eglise:

 

 " Reine du ciel, réjouissez-vous! Celui que vous avez mérité de porter en votre sein est ressuscité, comme il l'avait prédit! Priez pour nous votre Fils qui est notre Dieu! Alleluia !

 

 


 

rp Ollivier OP

 

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ps: le site du Barroux n'a pas répondu pour les vèpres de ce lundi , espérons que ce n'était qu'un petit incident....plutôt bizarre ..


bon courage au salon beige. et merci pour tout !  je ne regrette rien ... « S'il te plaît, pardon, merci »! ça fait des années que j'ai pas entendu ça ..

elle est lourde à rouler, la pierre de nos incertitudes, de nos vies parfois morbides et  sans horizon, de nos vides, ,  sans plus rien ni personne..  alors le postulant devra dire " ce n'est pas dans  mes propres forces que je me confie, tu connais la suite. le père Abbé il insiste beaucoup là-dessus ..nos vies sont parfois de terribles tombeaux sans vie ... et sans espérance ! " comment cela se fera-t-il ? ça c'est la ste Vierge ! « Qui nous roulera cette pierre, qui viendra à notre secours ? »

.. et quand la pierre se roule enfin c'est la Lumière . la Vie mais parfois c'est de l'autre côté que ça se passe.  "je ne meurs pas, j'entre dans la Vie", comme s'il fallait attendre ce moment pour être - enfin - heureux.

Je pense beaucoup à tout ça en ce moment... mais il n'y a si souvent personne pour la faire rouler cette pierre ! alors qu'il suffirait parfois  d'un rien, d'un mot de réconfort spirituel, de s'entendre parler de Jésus..pour ça faut téléphoner aux moines et le soleil rentre dans son coeur .

Mais la pudeur, àh la pudeur!

saintes fêtes de Pâques !  fiat lux !  Cette fête pascale elle est vraiment faite pour nous !  

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Rédigé par philippe

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Publié le 21 Avril 2014

belle chorale, ils ont de la chance d'avoir eu la messe tiens  !

... dédicace à mes amis prêtres.  

 

 

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Rédigé par philippe

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Publié le 20 Avril 2014

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" Reste avec nous, Seigneur car il se fait tard."

 

Songez donc, mes frères, quelle grande vertu l'hospitalité!

Invitez le Christ à votre table afin d'être invités par lui au festin éternel.

Offrez maintenant l'hospitalité au Christ étranger; alors, au jour du jugement dernier, il ne vous traitera pas comme des étrangers qu'il ne connaît pas, mais comme les siens, et il vous recevra dans le royaume du ciel.

 


PAX VOBIS !
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Rédigé par philippe

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Publié le 20 Avril 2014

 

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+ PÂQUES


Homélie prononcée

par le Très Révérend Père Dom Jean Pateau,

Abbé de Notre-Dame de Fontgombault.

(Fontgombault, le 20 avril 2014)

 


Chers Frères et Sœurs, mes très chers Fils,

 


Le 1er juin 1980, au Bourget, le Bienheureux Pape Jean-Paul II posait une question à notre pays : « France, Fille aÏnée de l'Église, es-tu fidèle aux promesses de ton baptême » ?


En ce saint jour de Pâques, une semaine avant sa canonisation, Jean-Paul II nous pose la même question : « Mon ami, es-tu fidèle aux promesses de ton baptême ? » Peut-être serons-nous obligés de répondre : « Quelles sont les promesses de mon baptême ? »

 


Hier soir, au cours de la grande Vigile, nous avons renouvelé ces promesses. Nous avons renoncé à Satan, aux œuvres mauvaises qu'il inspire. Nous avons réaffirmé avec force les articles du Credo : « Je crois en Dieu, Père, Fils et Saint-Esprit. Je crois en l’Église, à la communion des saints, à la rémission des péchés, à la résurrection de la chair et à la vie éternelle. »

 


Chaque, année durant la nuit de Pâques, l’Église nous ramène ainsi au saint jour de notre baptême que nous devons garder en grande vénération. Mais notre vie quotidienne porte-t- elle la trace de nos engagements ? Sommes-nous des témoins crédibles de l'amour rédempteur de Jésus-Christ reçu lorsque l'eau était versée par trois fois sur notre tête et que le prêtre disait : « Je te baptise au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit » ?  

 

Avons-nous l'audace de la foi qui nous fait dire à tout homme : « S'il te plaît, pardon, merci » au nom de Jésus-Christ qui lui même vient mendier notre amour, nous pardonner, nous aimer. Dieu est-il entré dans notre vie ? Notre cœur est-il suffisant au point de prétendre fort bien se débrouiller sans lui ?


Être baptisé, être chrétien, c'est avoir revêtu le Christ pour ne faire plus qu'un avec lui dans son corps qui est l’Église comme l'affirmait Tertullien : « Le chrétien est un autre Christ. »

Mais jusqu'où le Christ va-t-il me conduire si je le fais entrer dans ma vie, si je lui laisse brûler mon cœur de son feu purificateur ?


Laissons Jean-Paul II nous enseigner encore :

 


Quand, le 22 octobre 1978, sur la place Saint-Pierre j'ai lancé : « N'ayez pas peur ! », je ne pouvais évidemment pas savoir jusqu'où ces paroles nous entraîneraient, moi et l'Église...

C'était un encouragement adressé à tous les hommes... : n'ayez pas peur de ce que vous avez vous-mêmes créé, n'ayez pas peur de tout ce qui, dans ce que l'homme a produit, risque de se retourner contre lui ! En un mot, n'ayez pas peur de vous-mêmes !

 

Pourquoi..? Parce que l'homme a été racheté par Dieu !... La Rédemption est cette lumière qui « brille dans les ténèbres » et que les ténèbres ne parviennent pas à étouffer (cf. Jn1,5). La puissance de la Croix du Christ et de sa Résurrection est toujours plus grande que tout le mal dont l'homme pourrait et devrait avoir peur...


« N'ayez pas peur ! » a dit le Christ aux Apôtres (Lc 24, 36) et aux femmes (Mt 28, 10) après sa Résurrection. Les textes évangéliques ne nous disent pas que Marie aurait, elle aussi, reçu cet encouragement. Forte de sa foi, « elle n'avait pas peur »... Cette conviction m'a toujours habité : le Christ vaincra par Marie...


À la fin du deuxième millénaire, nous avons plus que jamais besoin d'entendre cette parole du Christ ressuscité : « N'ayez pas peur ! »... Il faut que, dans la conscience de chaque être humain, se fortifie la certitude qu'il existe Quelqu'un qui tient dans ses mains le sort de ce monde qui passe, Quelqu'un qui détient les clefs de la mort et des enfers (Ap 1, 18), Quelqu'un qui est l'Alpha et l'Oméga de l'histoire de l'homme (Ap 22, 13 ), qu'elle soit individuelle ou collective ; et surtout la certitude que ce Quelqu'un est Amour (1 Jn 4, 8.16), l'Amour fait homme, l'Amour crucifié et ressuscité, l'Amour sans cesse présent au milieu des hommes ! Il est l'Amour eucharistique. Il est source inépuisable de communion. Il est le seul que nous puissions croire sans la moindre réserve quand il nous demande : «N'ayez pas peur ! ».


Vous notez que l'homme contemporain a de la peine à revenir à la foi, parce que les exigences morales qui en découlent l'effraient. Dans une certaine mesure, c'est fondé : oui, l'Évangile comporte des exigences. À cet égard, le Christ n'a jamais bercé d'illusions ni ses disciples ni ceux qui l'écoutaient. Au contraire, avec une grande fermeté, il les a préparés à affronter toutes sortes de contradictions intérieures et extérieures, en n'excluant jamais qu'ils pourraient décider de l'abandonner...


Accepter les exigences évangéliques, c'est assumer toutes les dimensions de sa propre humanité, y discerner la beauté du dessein de Dieu, en reconnaissant la réalité de toutes les faiblesses humaines, à la lumière de la puissance même de Dieu : « Ce qui est impossible pour les hommes est possible pour Dieu. (Lc 18, 27) »

On ne peut pas séparer les exigences morales proposées à l'homme par Dieu de l'exigence de l'amour rédempteur, c'est-à-dire du don de la grâce que Dieu lui-même en un sens s'est engagé à accorder...


Il est capital pour l'homme d'entrer dans l'espérance, de ne pas s'arrêter sur le seuil, et de se laisser guider. Je pense que le grand poète polonais Cyprian Norwid, qui décrivait ce qu'il découvrait au plus intime de l'existence chrétienne, a parfaitement exprimé cette réalité : « Nous ne marchons pas à la suite du Sauveur en portant sa croix, mais nous suivons le Christ qui porte la nôtre » (Lettre à J.B. Zaleski, Paris, le 6 janvier 1851). Voilà pourquoi la vérité sur la Croix peut être qualifiée de "Bonne Nouvelle"...

 

 (Jean-Paul II, « Entrez dans l'espérance », entretien avec Vittorio Messori, Plon-Mame 1994. L'extrait est pris dans le dernier chapitre du livre intitulé « N'ayez pas peur », p. 317-323)

 


Suivons donc le Christ qui a porté notre croix. Rejetons de nos vies le levain de mort afin de revêtir les livrées du Seigneur. N'ayons pas peur de courir à sa suite sur la voie de la sainteté.

 


Demandons à Dieu la force, dans nos familles, à notre travail, dans nos communautés, de porter et de faire germer la bonne nouvelle de l’Alléluia pascal.

 

Ayons le courage de renoncer à ce qui n'est pas de Dieu, aux compromis avec le mauvais. Repoussons de nos vies médisances, calomnies et murmures. En ces jours le Christ offre à ses disciples la paix, devenons artisans de paix. Entretenons le feu pascal dans nos cœurs afin qu'il brûle et qu'il enflamme le monde.


N'ayons pas peur de suivre le Christ mort et ressuscité.

 

Amen, Alléluia.

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Rédigé par dom Jean Pateau OSB

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Publié le 20 Avril 2014

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" Vous avez entendu, très chers frères, que les saintes femmes qui avaient suivi le Seigneur vivant au tombeau avec des aromates, afin d'entourer de soins pieux, même après sa mort, celui qu'elles avaient aimé pendant sa vie.

 

Nous devons, en effet, entendre l'histoire sainte en nous demandant ce que nous devons imiter. Nous aussi qui croyons au Mort, nous pouvons, en vérité, venir à son tombeau avec des aromates, si, remplis du parfum des vertus, nous cherchons le Seigneur avec la foi des bonnes oeuvres.

 

Or, les femmes qui vinrent avec des aromates virent des anges. En effet, les coeurs qui, dans le parfum des vertus, se hâtent par de saints désirs vers le Seigneur, arrivent à voir les habitants du ciel.

 

Nous devons maintenant examiner ce que signifie le fait que l'ange est aperçu assis à droite.

 

Que signifie la gauche sinon la vie présente, et que signifie la droite sinon la vie éternelle?

C'est pourquoi il est dit dans le Cantique des cantiques:" Sa gauche soutient ma tête et sa droite m'embrasse" (Cant.II.6). Or comme notre Rédempteur avait déjà triomphé de la corruptibilité de la vie présente, il convenait que l'ange qui était venu pour annoncer sa vie éternelle fût assis à droite. Il apparut en vêtement blanc, car il annonçait la joie de notre fête. La blancheur éclatante du vêtement désigne, en effet, l'éclat brillant de notre solennité.

 

Devons-nous dire: la nôtre ou la sienne? Pour être tout à fait exacts, nous devons dire la sienne et la nôtre à la fois. La Résurrection de notre Rédempteur est notre fête, parce qu'il nous a appelés à l'immortalité, mais c'est aussi la fête des anges parce que, par le rappel des hommes au ciel, le nombre des anges a été complété.

 

Ainsi donc l'ange est paru en vêtement blanc au jour de sa fête et de notre fête parce que, par la Résurrection de Notre Seigneur, nous avons été rappelés au ciel et parce que, par cette Résurrection, les portes de la patrie céleste ont été réparées."

 

 

Saint Grégoire.

 


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Rédigé par philippe

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Publié le 19 Avril 2014

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"c'est le jour qu'a créé le Seigneur, réjouissons-nous et tressaillons en lui" .

 

 

La montagne est gravie, la victoire est remportée. Ce que nous avons attendu avec d'ardents désirs pendant les quarante jours de Carême, ce qui depuis l'Avent nous apparaissait comme notre but, est enfin réalisé: La Lumière a triomphé des ténèbres.

 

Maintenant, le divin soleil brille au-dessus de nous avec toute sa chaleur et tout son éclat. Pendant l'Avent, c'était la nuit et nous soupirions vers la lumière. A Noël, la Lumière est soudain "venue dans ce monde" et a fondé un royaume de lumière. La gloire de la Lumière s'est "levée au-dessus de la ville sainte" (l'Eglise).

 

Tel était le message du cycle de Noël. Cependant, à travers les chants qui célébraient joyeusement la Lumière, se faisait entendre un accent de tristesse:" Et la Lumière a brillé dans les ténèbres et les ténèbres ne l'ont pas reconnue", c'était le thème de la Passion.

 

Cet accent est devenu sans cesse plus fort; nous l'avons déjà entendu dans la semaine de Noël et, depuis il n'a cessé.

 

A la Septuagésime, c'est le chant dominant qui surpasse tous les autres; le premier dimanche de Carême, nous voyons le divin David partir au combat contre le géant Goliath.

 

Tout le temps de Carême pourrait s'intituler un combat: combat de la Lumière contre les ténèbres, combat historique du Christ dans l'âme de ceux qui doivent venir venir à la lumière (thème du baptême et de la Pénitence).  Il fallait, sans doute, que la Lumière disparut un moment: le Christ meurt sur la Croix.

 

Mais soudain, comme à Noël, la Lumière brille dans les ténèbres.  Après les tristesses de la Semaine Sainte, le soleil de la Résurrection se lève victorieux pour briller éternellement.

 

C'est Pâques, c'est la fête des fêtes, le point culminant de l'année liturgique.

 

Il n'y a plus qu'une pensée: la joie, l'allégresse.

 

 

priez beaucoup  pour moi,  

 

 

 

 


 

 

 

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Rédigé par philippe

Publié dans #spiritualité

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