Publié le 17 Février 2014

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Tout l'Ancien Testament est la préparation à la venue du Rédempteur. Cain et Abel sont les ancêtres et les fondateurs des deux royaumes: le royaume de Dieu, le Royaume du monde. La Sainte Ecriture n'est pas une histoire du monde, mais une histoire sainte: elle ne veut pas nous raconter des faits dignes d'êtres connus, mais le développement de l'oeuvre de la Rédemption...

 

 


 

 


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Publié le 16 Février 2014

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Publié le 16 Février 2014

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  Le péché grave, offense contre la Majesté infinie, demande une peine qui, ne pouvant être infinie en intensité, doit l'être au moins en durée: c'est la mort éternelle. Mais d'autres conséquences nous atteignent dès cette vie.

 

   La grâce de l'état d'innocence assurait l'harmonie complète entre les diverses parties de notre nature, en sorte que le composé humain ne devait être ni dîssous par la mort ni troublé par les infirmités et les autres mots qui sont le triste lot des enfants d'Adam.

 

  Le péché origiinel ayant brisé cette économie de préservation, les suites inévitables ont été les pénalités de la vie présente et la mort corporelle. C'est un point de l'enseignement catholique que la mort est entrée dans le monde par le péché, selon le langage de saint Paul; (Rom. V, 12); que la désobéissance de notre premier père nous a transmis la mort et les autres peines corporelles et le péché, qui est la mort de l'âme ...

 

   Est-il vrai que la Rédemption nous délivre de tout cela?

 

   La mort éternelle, la peine éternelle, effets du péché mortel, ne peuvent subsister que là où subsiste la faute grave. Du moment qu'elle efface le péché, la Passion remet la peine capitale; et c'est pourquoi saint Paul assure qu'elle nous préserve de la colère de Dieu. (Rom V, 9)

 

   Mais, le péché lavé et l'âme purifiée, ne reste-til aucune dette à payer à la justice divine? 

 

La Passion a satisfait surabondamment pour toutes les fautes, payé toutes les dettes, et plus que cela, à l'infini. La somme est versée d'avance; seulement il faut la toucher, nous l'appliquer, la faire nôtre.... Pour cela, nous devons nous rendre semblables à Notre-Seigneur, nous configurer en quelque sorte à sa passion et nous y associer.

 

   L'efficacité rédemptrice ne nous sera appliquée que par notre libre coopération; c'est la loi du salut et qui peut en contester la sagesse?

 

   La manière parfaite de nous ensevelir avec le Christ, c'est le baptême. Voilà pourquoi les baptisés n'ont à offrir aucun autre paiement, délivrés qu'ils sont par la satisfaction de Jésus-Christ.

 

   Le Sauveur n'étant mort qu'une fois pour les péchés, on ne peut s'ensevelir qu'une fois avec lui par le bain sacramentel.

 

Ceux donc qui pèchent ensuite doivent, pour obtenir le pardon, se rendre semblables au Sauveur en participant à ses souffrances. S'ils savent associer entièrement à lui par la douleur et l'amour, c'est-à-dire par la contrition et la charité parfaites, ils s'approprient ses satisfactions et sont exempts de tout autre tribut à la justice divine.

 

   Beaucoup d'hommes, même après la justification au tribunal de la pénitence, n'arrivent pas à se conformer parfaitement à Notre-Seigneur par l'intensité de leurs actes, et c'est pourquoi ils n'obtiennent pas la rémission totale de leur dette; il reste une partie de leur peine, qui doit être payée en ce monde ou en purgatoire.

 

   Mais c'est en vertu de la Passion que cette peine sera un jour remise. Dès que l'âme se sera transfigurée en son Sauveur, ou par les satisfactions volontaires et méritoires de cette vie ou par les purifications du purgatoire, elle recevra les effets pléniers de la Rédemption.

 

Si l'âme refuse d'entrer en union avec le Christ, elle s'exclut d'elle-même de tous ces bénéfices. Il reste toujours vrai, cependant, que le Rédempteur a payé aussi pour elle et qu'il ne tenait qu'à elle de s'appliquer la valeur versée pour son rachat.

 

   Ainsi, pour tous ceux qui se rendront semblables à Jésus-Christ par leur libre coopération, la Rédemption sera une complète délivrance et de la peine éternelle et, tôt ou tard, de la dette contractée par le péché.  

 

 

RP HUGON op

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Publié le 16 Février 2014

http://livres-mystiques.com/partieTEXTES/Garrigou_Lagrange/Garrigou.jpg

 

" S'écartant des vérités fondamentales du christianisme, les modernistes et les protestants libéraux ont enlevé à la mort de Jésus tout caractère surnaturel....

Il n'est pas mort pour expier à notre place, pour nous racheter, pour nous rendre une grâce surnaturelle, pour nous mériter la vie éternelle. Sa mort a seulement une valeur d'exemple, comme celle d'un Socrate ou d'un Léonidas.

 

... Voilà ce que devient un mystère surnaturel aux yeux de la sagesse humaine, .. qui ne trouve plus que ténèbres dans ce qui est de la foi de l'Eglise, la foi de tous les martyrs et de tous les saints. "

 


 

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Publié le 16 Février 2014

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http://www.websanjorge.es/wordpress/wp-content/uploads/2011/06/Vi%C3%B1adores.jpg

 

 

" Allez, vous aussi à ma vigne."

 

 

premier point.

 

Nous devons de nouveau reconnaître que nous sommes des pécheurs; le premier point est donc d'avoir une conscience profonde de notre état de pécheurs. C'est pourquoi, dès que nous franchissons le seuil de la maison de Dieu, l'Eglise nous fait entonner ce chant saisissant :" Je suis envahi par les gémissements de la mort, les douleurs de l'enfer m'ont envahi".

 

Quand nous ouvrons le bréviaire, il nous montre des images de la chute originelle. Cependant il ne faut pas que l'espérance fasse défaut à notre conscience de pécheurs.

 

" Dans ma tribulation, j'ai crié vers le Seigneur et il m'a exaucé de son saint temple". Déjà dans le lointain nous voyons briller la lumière de Pâques.

 


deuxième point: l'invitation.

 

Nous recevons l'invitation de Dieu. Dieu, le Père de famille et le Maître de la vigne, appelle les ouvriers et il les appelle à toute heure. Comme cela est consolant! Il n'est jamais trop tard; Dieu nous appelle à tout âge; que nous soyons enfant, jeune homme ou jeune fille, homme ou femme, vieux ou vieille, nous sommes invités; répondons donc à l'appel. Le dimanche que nous célébrons aujourd'hui est le grand jour d'enrôlement du Seigneur. Dieu, dans son amour, recherche l'âme humaine.

 

troisième point: une tâche nous est prescrite.

 

La vie chrétienne n'est pas une vie idyllique, une vie oisive; c'est un rude labeur à la chaleur du jour, un dur combat dans l'arène. Pour nous montrer d'une manière vivante ce qui nous attend, l'Eglise nous conduit au tombeau du vaillant lutteur qu'est saint Laurent. Son combat pour le Christ, sur le gril du martyre, doit être notre idéal.

 

cinquième point : le salaire

 

Au combat est réservée la couronne de la victoire et le travail mérite un salaire. C'est le denier de la vie éternelle, la couronne impérissable du ciel. Si les enfants du siècle dépensent tant de fatigue pour obtenir une couronne périssable, que ne devons-nous pas faire pour mériter la couronne éternelle?

 

 

 

dom Pius Parsch

 

 

http://www.catequesissalta.com.ar/imagenes/compendio03.jpg

 

 

" au commencement  Dieu créa le ciel et la terre "

 

 


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Publié le 16 Février 2014

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Publié le 15 Février 2014

ils n'en n'ont pas d'autres ? au point où en est ! ça remonte le moral de les voir !

 

très  bon et saint  carême aux moines...On offre tout pour eux.  

 

 

 

http://www.lepoint.fr/images/2014/02/15/par-2431728-jpg_2088389.JPG

© Guillaume Souvant / AFP

 

 

 

 

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Publié le 15 Février 2014

 

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Le propre de l'office sacerdotal est de donner les choses sacrées. sacerdos, sacra dans. Or la chose sacrée, auguste, sainte, par excellence, c'est assurément la divinité, le reste ne peut être appelé saint que par rapport à Dieu: les choses sacrées sont donc ou ce qui descend de Dieu vers l'humanité, ou ce qui monte des hommes vers la divinité.  D'où il suit que le ministre des choses sacrées est celui qui établit ce double courant, de Dieu vers l'homme et de l'homme vers Dieu, et qui est par office médiateur entre Dieu et son peuple.

 

Quelles sont les choses augustes que le prêtre doit faire descendre de Dieu vers nous?

 

D'abord, la science du divin.

 

Les connaissances naturelles viennent, assurément, du premier Auteur, qui nous a infusé des facultés et qui les applique à leurs actes par une motion actuelle et efficace; mais elles ne sont pas sacrées, parce qu'elles ne nous font point participer à la vie propre et intime de Dieu.

 

Ce qui nous donne cette communication et cet épanchement de Dieu, c'est le surnaturel. Il n'y a donc que la science surnaturelle qui puisse véritablement être appelée sacrée.

 

Le prêtre donc, homme des choses divines, sera le docteur du surnaturel, celui qui a pour mission d'enseigner la doctrine révélée, cet ensemble de croyances et de mystères qu'on appelle la loi de Dieu. Les maîtres profanes, même entourés de toutes les auréoles et portant le sceptre du génie, ne pourront jamais élever leur enseignement à la hauteur d'un sacerdoce: l'humanité leur refusera ce titre et ne regardera comme prêtres que ceux qui ont la science du divin, dont les lèvres gardent la doctrine révélée, dont la bouche annonce la loi du Seigneur.

 

Après avoir illuminé l'intelligence, il faut communiquer aux hommes les bienfaits d'en-haut qui inspirent la volonté et transforment, en la divinisant, l'âme tout entière: ce sont les dons de la grâce.

 

Le prêtre, en même temps qu'il est docteur, est aussi sacrificateur, soit par une intervention morale, des prières et des supplications qui inclinent Dieu à verser lui-même sa grâce dans les âmes, soit par des rites sensibles, des sacrements efficaces qui sont les canaux et les instruments de la sainteté.

 

La grâce est toujours un écoulement de l'amour divin; mais, si l'homme est coupable, cet amour est un pardon immense, une insondable miséricorde, qui justifie l'âme et remet la dette d'une offense infinie.

 

Voilà donc les principales choses sacrées que le prêtre fait descendre du Ciel sur l'homme: la science de Dieu, la grâce et l'amour de Dieu, la miséricorde et le pardon de Dieu.

 

Quellles sont, de la part des hommes, les choses sacrées que le prêtre fait monter vers la divinité?

 

D'abord, la prière, qui est le premier devoir de la créature raisonnable, le premier acte de toute religion: témoignage d'adoration au Principe suprême de qui vient notre être, protestatiion d'obéissance au souverain Seigneur, preuve d'amour à notre Fin dernière. Voilà les obligations primordiales de l'humanité.  Puisque le prêtre est médiateur et représentant du genre humain, son office  est de prier au nom du peuple.

 

Un autre don, plus auguste encore, qu'il doit offrir, c'est le sacrifice.

 

Même dans l'hypothèse de l'innocence complète, l'homme est tenu d'offrir à Dieu le sacrifice latreutique ou d'adoration, pour protester de sa dépendance à l'égard du Créateur et affirmer les droits de Dieu sur lui; le sacrifice d'action de grâces pour les bienfaits reçus; le sacrifice de demande pour les secours divins nécessaires dans l'avenir.

 

Ainsi, par leur notion même, le sacrifice et le sacerdoce, s'appellent mutuellement, comme des réalités inséparables; et Dieu, soit dans l'ancienne soit dans la nouvelle alliance, a décrété qu'ils seraient indissolublement unis.

 

Voilà la conception véritable du sacerdoce: le prêtre est le médiateur entre l'humanité et la divinité; pris parmi les hommes et institué pour les hommes en ce qui est de Dieu, il établit le double courant du surnaturel, il fait monter vers Dieu les offrandes, et surtout le sacrifice, il fait descendre sur les hommes la grâce et le pardon; enfin, il doit être appelé de Dieu, vocation qui implique aussi une sorte de consécration intérieure.

 

rp Hugon. OP

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Publié le 14 Février 2014

   http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/f/fc/Francisco_de_Zurbar%C3%A1n_-_Christ_on_the_Cross_-_WGA26051.jpg

 

Le sacrifice désigne un acte extérieur de religion par lequel la créature reconnait le souverain domaine de Dieu. Telle est l'idée primordiale, la notion fondamentale, qui doit se vérifier dans tous les états de la vie humaine.

 

   Même supposée innocente et ornée de la grâce sanctifiante, l'humanité dépend essentiellement de Dieu, dont elle reçoit comme une faveur absolument gratuite tout ce qu'elle a de facultés, de vie, de mouvement et d'être. La conservation, même pour un seul instant, parce qu'elle est la création continuée, suppose de la part de Dieu un amour infini qui tient à sa disposition une puissance infinie, capable de combler cet abîme infini qui sépare le néant de l'être.

 

   La créature raisonnable, convaincue que son existence est une aumône, doit remercier le Créateur; et, comme elle voit avec une entière évidence qu'elle dépend essentiellement de Dieu, elle doit affirmer pratiquement sa sujétion et confesser par un acte extérieur et sensible que Dieu a sur elle un droit total de vie et de mort.. Or, la manière la plus expressive de reconnaître ce droit, c'est d'offrir ou, mieux de détruire en l'honneur de Dieu une chose que nous substituons à notre place et qui est notre vicaire, surtout les choses extérieures et visibles qui servent davantage au soutien de notre existence.

 

   D'où il suit que la matière du sacrifice doit être sensible, afin que le souverain domaine du Créateur soit affirmé extérieurement devant les hommes, pour qui rites et signes sont nécessairement extérieurs. Le sacrifice sera donc lui aussi une offrande sensible, pour être l'acte fondamental de la religion parmi les hommes, laquelle doit être sensible comme la nature humaine et soumettre à Dieu à la fois âmes et corps.

 

   Ce qui est fondamental dans le sacrifice c'est de reconnaître le souverain domaine de Dieu et d'apaiser sa justice par une immolation et une totale destruction.

 

   Le sacrifice est signe de la sujetion de l'homme à Dieu, du pardon qu'il lui demande, de la réparation qu'il lui offre pour l'apaiser. Le sacrement a pour fin la sanctification de l'homme, le sacrifice, le culte divin. Le sacrement produit la grâce par l'efficacité même du rite, ex opere operato,; le sacrifice n'est pas, de sa nature, une cause immédiate de sainteté, mais, comme il est une interpellation officielle adressée au ciel, il incline Dieu à nous donner lui même sa grâce, et il obtient que les mérites et les satisfactions de Jésus-Christ nous soient appliqués. Le sacrement ne profite qu'à celui qui le reçoit; le sacrifIce est utile à la multitude immense pour laquelle il est offert. Le sacrement, plus efficace comme signe pratique et cause de la grâce, n'a point cependant les quatre grandes fins du sacrifice:

 

  Celui-ci est d'abord l'adoration expressive qui proclame très haut les droits de Dieu et son souverain domaine, on l'appelle latreutique;

 

solennelle action de grâces pour les bienfaits reçus, il devient eucharistique;

 

il attire de nouvelles faveurs sur l'humanité toujours pauvre et qui n'a d'elle que le néant, il est impétratoire.

 

enfin, dnas l'hypothèse de la chute, il offre une réparation pour nos fautes et nous rendre favorable le Dieu justement irrité, il devient ainsi expiatoire, safisfactoire, propitiatoire.

 

 

rp Hugon. op.


 


 


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Publié le 13 Février 2014

http://www.passionistnuns.org/blog/wp-content/uploads/2012/04/Alleluia.jpg

 

 

   Avec la Septuagésime se produit, dans la liturgie, un changement brusque de sentiments; c'est alors que disparait des chants liturgiques un petit motif. Enfants d'un siècle de peu de foi, nous n'en sommes pas frappés; mais le Moyen Age croyant ressentait vivement ce changement: l'Alleluia cesse et nous ne l'entendrons plus que dans la nuit de Pâques.

 

  A la messe, le Roi divin, qui fait son entrée au moment de l'Evangile, n'est plus salué par le chant de l'Alleluia. De même les huit Heures de prière du jour ne commencent plus par l'Alleluia. On le remplace par le chant ou la récitation de cette formule: Louange à toi, Seigneur, Roi de la gloire éternelle. C'est assurément un beau salut; mais ce n'est qu'un supplément qui nous fait deviner toute l'importance que l'Eglise attribue à l'Alleluia.

 

  Qu'est-ce donc que l'Alleluia? Ce mot vient de l'hébreu (Hallelu-Iah- et veut dire: louez Yahvé (Dieu).. Mais déjà dans l'Ancien Testament, il avait perdu son sens primitif et était devenu un cri de joie. On lit dans le livre de Tobie:" Dans les rues de Jérusalem (de la Jérusalem célesteà, on chantera Alleluia. (XIII.22)

 

   C'est dans ce sens que les premiers chrétiens ont adopté ce mot dont ils ont fait un chant de joie, un chant céleste, un chant de résurrection. Il appartient à la liturgie primitive, et, depuis lors, il a retenti à travers tous les siècles; on l'entendra jusqu'à la fin du monde, et là-haut, dans la Jérusalem céleste, il sera chanté sans fin. L'Apocalypse nous dit:" Le chant victorieux de l'Alleluia retenti comme le bruit des grandes eaux, comme le roulement des tonnerres puissants (Apoc, XIX, 6)

 

  Dans les premiers temps du christiannisme, l'Alleluia était en usage même dans la vie privée des chrétiens; les fidèles le chantaient chez eux, les paysans en poussant leur charrue, les artisans dans leur boutique. Les navigateurs chantaient: Entonnant notre chant de rameurs: Alleluia. Les soldats chrétiens en avaient fait leur cri de guerre. " Alleluia, le Seigneur est ressuscité!", c'est ainsi que les chrétiens se saluaient au matin de Pâques. Bien plus ils enterraient leurs morts au chant de l'Alleluia. Quelle foi, quelle espérance de la résurrection, n'exprime pas ce chant de l'Alleluia sur un cercueil!

 

 

  Mais la véritable place de l'Alleluia est dans la liturgie. Au début, on ne le chantait qu'à Pâques, comme le chant proprement de la Résurrection. Maintenant il accompagne l'âme fidèle à travers toute l'année; il imprime à la vie chrétienne son caractère de joie à la pensée de la résurrection, et d'attente assurée de la victoire. L'Eglise le chante ou le récite plusieurs fois par four: au commencement de chacune des Heures de l'Office (huit fois par jour). Elle le chante surtout à la messe dans l'antienne Alleluia qui est le chant annonciateur de l'Evangile, la proclamation du héraut annonçant l'arrivée du Christ dans l'Evangile; ce chant est un des plus riches et des plus précieux parmi les chants choraux de notre liturgie. Seulement dans l'avant-carême et le carême, temps consacrés à la pénitence pour nos péchés, l'Eglise ne peut chanter son cri de joie. Il lui faut pour un certain temps, se séparer de son cher Alleluia. Cette séparation a lieu le samedi avant la Septuagésime.

 

   On a aimé comparer le temps de l'Avant-Carême aux soixante dix ans de la captivité des Juifs qui symbolise la douleur du pécheur.

 

   Aujourd'hui, nous chantons l'Alleluia pour la dernière fois. Puisse-t-il nous rappeler toujours notre vocation! Nous sommes des hommes ressuscités, des hommes célestes, des hommes joyeux. Nous sommes ressuscités par le baptême, nous devons rompre avec le péché; nous sommes citoyens du ciel, nos pieds marchent sur la terre, mais notre coeur est au ciel:" votre séjour est au ciel".La marque de la véritable vie chrétienne est la joie.

 

  Le chrétien est un enfant du soleil qui répand la lumière, la chaleur, la vie et la joie. Apprenons à être gais et joyeux; que le caprice et la mélancolie n'aient pas de place dans notre coeur! Soyons joyeux et répandons la joie autour de nous. Voilà ce que nous prêche l'Alleluia quotidien.

 

dom Pius Parsch

 


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