Publié le 29 Janvier 2014

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Doux est le souvenir de Jésus !

Il donne les vraies joies du coeur;

mais plus que le miel et toutes choses,

douce est sa présence.

 

Il ne se chante rien de plus suave;

rien ne s'entend de plus agréable,

nulle pensée n'est plus douce

Que Jésus le Fils de Dieu.

 

O Jésus! espoir des pénitents, que

vous êtes tendre pour ceux qui vous

implorent, bon pour ceux qui vous cherchent,

mais que n'êtes-vous pas pour ceux qui vous trouvent.. !

 

 

   Quand nous entrons dans une église nous nous contentons souvent de demander une grâce particulière pour nous et pour les nôtres; pensons à remercier quelquefois le Bon Dieu de nous avoir donné Notre-Seigneur. L'Incarnation vaut bien une action de grâces spéciale. Cette action de grâces, qui doit commencer ici-bas, sera celle des saints pendant l'éternité, ce sera le cantique des élus dont parle l'Apocalypse " A Celui qui est assis sur le trône et à l'Agneau, louange, honneur, gloire et puissance dans les siècles des siècles...

 

remercier Dieu du don infini qu'il nous fait .

 

rp. Garrigou Lagrange.

 


 


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Publié le 29 Janvier 2014

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   Au moment de la consécration, dans la paix du sanctuaire, il y a comme un grand élan d'adoration qui monte vers Dieu. Le prélude en est le Gloria et le Sanctus, dont la beauté est soulignée certains jours par le chant grégorien, le plus élevé, le plus simple et le plus pur de tous les chants religieux, ou parfois par des magnificences de la musique polyphonique; mais lorsque arrive le moment de la double consécration, tout se tait: le silence exprime à sa manière ce que le chant ne peut plus dire.

 

   Ce silence est l'image de celui qui, selon l'Apocalypse se produisit au ciel, quand l'Agneau eut ouvert le livre fermé de sept sceaux, le livre des décrets de Dieu relatifs à son royaume.

 

Que ce silence de la consécration soit notre repos et notre force.

 

   N'oublions pas que la fin la plus haute du saint Sacrifice est la Gloire de Dieu, la manifestation de sa Bonté, qui est la fin même de l'univers. Ainsi, par une messe, c'est en quelque sorte toute la création qui, dans une prière d'adoration réparatrice et d'action de grâces, remonte vers son Créateur...

 

   Aux périodes les plus troublées la Providence envoie des pléiades de saints, il faut demander au Seigneur d'envoyer au monde des saints qui aient la foi et la confiance des Apôtres, comme aux premiers jours de l'Eglise.

 

Recueillons-nous sous la grande prière du Christ, pour qu'il présente les nôtres à son Père, pour qu'il augmente ainsi la valeur de nos adorations, de nos supplications, de notre réparation, de notre action de grâces.

 

Pensons que le Christ, en s'offrant par toutes les messes, offre aussi tout son corps mystique, symbolisé par la goutte d'eau versée dans le calice au début de la Messe, pour être convertie avec le vin au précieux sang.

 

   Plus conscients de la misère humaine que nous constatons tous les jours en nous et autour de nous, demandons au Christ Jésus, Prêtre pour l'éternité, de nous sauver, d'avoir pitié de tant d'égarés, victimes de l'éducation qu'ils ont reçue; prions le Sauveur de garder dans sa main tant de petits enfants qu'on cherche à l'heure actuelle à lui arracher.

 

   Et si le mal est grand, ne le constatons pas aavec un regard pessimiste et découragé, mais en pensant que le Sauveur est plus fort que tous ses ennemis réunis, et que son acte d'amour plaît plus à Dieu que tous les péchés ne lui déplaisent.

 

   Forts de cette conviction, rappelons-nous la parole de saint Paul :" Lorsque je suis faible, c'est alors que je suis fort, ... je puis tout en celui qui me fortifie: Omnia possum in eo qui me confortat." .

 

   En tout temps, particulièrement aux heures de tristesse et de tentation, appuyons-nous sur les mérites infinis du Christ, comme le fait l'Eglise en terminant toutes ses oraisons par ces mots: per Christum Dominum nostrum. Comme l'enfant prodigue, comme le bon larron repentant, les âmes les plus égarées doivent penser à s'appuyer sur les mérites du Christ.

   Tel ce pénitent qui, ne s'étant pas confessé depuis quarante ans, après l'aveu de ses fautes entendit le prêtre lui dire:" Mais alors quel bien avez-vous fait? " Il répondit: " J'ai gardé la foi en la valeur infinie des mérites du Christ, et c'est pourquoi je suis venu me confesser. " Cet homme avait par la foi au Christ touché les profondeurs de Dieu..

 


 

rp Garrigou Lagrange.

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Publié le 28 Janvier 2014

 

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La Garde-Freinet

(Provence-Alpes-Côte d'Azur)

83680 France

 

 

 


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Publié le 26 Janvier 2014

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  On sait que l'élément mystérieux, le noyau caché de la prière chrétienne est le sacrifice chrétien. S'il y a le christianus orans, le chrétien en prière, il y a aussi le christianus sacrificans, le chrétien qui offre un sacrifice.

 

   En fait, dans le christianisme, les deux attitudes ne sont qu'une seule et la même, ou plutôt elles sont si complètement entrelacées que la prière chrétienne par excellence se trouve dans les paroles et les actions qui préparent, constituent et complètent le sacrifice chrétien, crète de la vague de la prière chrétienne. Le chrétien lui-même se trouve autant chez lui dans l'action du sacrifice qu'il l'est dans l'exercice de la prière.

 

   L'acte du sacrifice est le plus simple et le plus direct de tous les actes religieux dont l'homme est capable. Cet acte possède une signification naturelle et littérale que l'homme ignore vite quand il essaie de s'unir à Dieu d'une manière plus subjective et plus abstraite. Des rites compliqués de moindre importance peuvent entourer l'acte du sacrifice ou la victime, mais les hommes ont toujours compris que, lorsqu'ils offrent un sacrifice, ils livrent quelque chose à Dieu, de même qu'ils abandonnent leur fille à celui qui l'épouse.

 

   L'acte du mariage peut se dérouler dans les fêtes de noces les plus fantastiques et comprendre des cérémonies symboliques ou insignifiantes; l'action fondamentale demeure claire, simple et directe comme le chant de l'oiseau, et tout le monde le connait:" L'homme laissera son père et sa mère et s'attachera à son épouse, et ils seront deux dans une seule chair. "

 

   L'homme qui va offrir un sacrifice apporte à Dieu un don, un don définitif et final, un don sans regret. Si Dieu lui rend une part de ce don, ou même ce don tout entier, tant mieux pour l'homme, mais l'attente de ce retour n'est qu'accidentelle au don qui constitue le sacrifice. Le fait qui a contribué le plus à rendre l'acte du sacrifice clair et vrai, c'est qu'il implique une victime déterminée ou un objet qui doit être choisi pour des qualités déterminées, qui doit être offert à un moment déterminé, au moyen d'actions et de cérémonies exactement fixées par la tradition.

 

   La clarté d'intention est, plus que pour tout autre sacrifice, le glorieux privilège du sacrifice chrétien. Le christianus sacrificans se rend au temple avec une volonté si déterminée, si lucide, qu'elle lui donne une allégresse de coeur. Regardons-le, regardons sa foi, son intelligence, quand il quitte ses occupations quotidiennes pour accomplir l'acte sublime du sacrifice divin, qui surpasse les sacrifices de tous les lieux et de tous les temps; il sait que le Fils de Dieu a offert lui-même un holocauste parfait, un sacrifice d'une douceur infinie. La mort du Christ sur la Croix est le seul vrai sacrifice. Le chrétien connait la déclaration solennelle de saint Paul disant que le Christ "s'est livré lui-même pour nous à Dieu, comme une oblation et un sacrifice d'agréable odeur."

 

   "L'agréable parfum" a été le mérite de tous les sacrifices depuis celui de Noé jusqu'alors.

   Le chrétien sait que le Christ " ne s'est pas offert lui-même plusieurs fois comme le grand-prêtre entre chaque année dans le sanctuaire avec un sang qui n'est pas le sien."

 

   N'est-ce pas le coeur même de l'espérance chrétienne, que 'le Christ s'est offert une seule fois pour ôter les péchés de la multitude?"

 

   La conscience chrétienne est comme hantée par la mémoire de cette grande chose, la mort de Dieu, le sacrifice de l'Agneau de Dieu et sa richesse inépuisable de miséricorde.

 

   Qu'est-ce donc que le chrétien va voir, quand il porte le souvenir du sacrifice du Fils de Dieu sur la montagne? Il va encore voir un sacrifice, prendre part à un sacrifice, même offrir un sacrifice avec une intention aussi claire que s'il avait été invité à prendre un agneau de son troupeau et à l'apporter au prêtre.

 

   Car, bien que le sacrifice du Fils de Dieu ne puisse pas être répété dans le cadre naturel et terrible du premier Vendredi Saint, il peut être répété en toute vérité, en toute réalité, dans un mystère, dans le sacrement, in mysterio, in sacramento .

 

 

dom Vonier.

 

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Publié le 26 Janvier 2014

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Le centurion nous apparait sous des traits particulièrement sympathiques. Il est le porte-étendard de la gentilité, il reçoit le Roi qui "fait son entrée", en notre nom. De quelles vertus n'est-il pas orné! Il a de la charité pour son esclave, il est humble. Lui, le fier Romain, il n'ose pas approcher du Christ. Il a la foi:" Je n'ai trouvé une telle foi en Israël". Il a le sens du devoir professionnel. C'est un soldat, de la tête aux pieds; il exige l'obéissance, mais il sait lui aussi obéir. Nous comprenons que l'Eglise ait élevé à cet homme un monument imperissable, en empruntant ses paroles, au moment de la communion:" Seigneur, je ne suis pas digne..." C'est donc avec le centurion que nous approchons de la Sainte Table.

 

 

du même auteur.


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Publié le 25 Janvier 2014

Ce que j'ai toujours cru d'ailleurs ! 

 

 

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Guillaume Souvant/AFP

 

"Le Vatican de la France"

 

En 2012, M. Tissier avait proclamé urbi et orbi que, pour lui, il était "hors de question de marier des pédés"... Une virile détermination entérinée officiellement le 24 octobre par une délibération du conseil municipal annonçant qu'il démissionnerait en bloc si un couple homosexuel voulait s'unir à Fontgombault.

 

Le texte, qui a mis le feu aux poudres, invoquait "une loi naturelle, supérieure aux lois humaines".

 

"Les moines sont là depuis 1091. La commune, elle est comme ça... Quand on n'est pas d'accord avec ça, on ne vient pas habiter ici. Quand on habite Fontgombault, on sait à quoi s'en tenir", déclare le maire à l'AFP.

 

"Pour le maire, Fontgombault c'est le Vatican de la France !", s'insurge Mme Prudhomme, en assurant que l'épicerie du village, sur injonction de M. Tissier, ne propose plus de DVD jugés trop lestes.

 

Interrogé par l'AFP sur le concept de "loi naturelle", le père Trémolet de Villers, avec une onction toute monastique, juge que celle-ci "est quelque chose sur laquelle tout le monde, toutes les religions, peuvent se retrouver".

 

Une opinion sur laquelle devront trancher le tribunal administratif de Limoges, saisi par le préfet de l'Indre d'une requête en annulation de la délibération, et les juges de Châteauroux, qui ont reçu des plaintes pour discrimination de deux "indignés".

 

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Publié le 23 Janvier 2014

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Ce grand évènement  n'a-t-il pas dans notre vie son pendant? Oui. Le premier jour de notre conversion fut notre baptême, ce fut l'intervention du Christ dans notre vie. Ce fut un jour de pure grâce, sans le moindre mérite de notre part. Il est vrai que nous n'en eûmes pas conscience et, dans un certains sens, c'est dommage. Quelle action puissante exerçait le baptême, dans la primitive Eglise, sur les baptisés adultes! C'était, dans le plein sens du mot, une conversion, un redressement de toute la vie. Pensons, par exemple, à Saint Augustin. Pour nous, qui sommes baptisés les premiers jours de notre enfance, nous avons souvent besoin d'une seconde conversion, qui nous fait passer d'une vie tiède ou peut-être pécheresse, en tout cas d'un christianisme inconscient à une vie chrétienne zélée et consciente, qui comporte un renouvellement de la grâce et des promesses baptismales. Ce jour devrait être consacré à la pensée reconnaissante de ces deux conversions: la conversion inconsciente et la conversion consciente.

 

Il y a encore une autre heure de Damas, dans notre vie, c'est la messe. Là le Christ vient à notre rencontre, sa grâce se rattache à la première grâce qu'il nous donna et veut achever ce qu'elle commença alors. Elle veut maintenir en nous le sentiment de la conversion, ce sentiment que nous admirons dans la vie de Saint Paul. Vingt ans, trente ans après sa conversion, il est encore ému aux larmes, quand il pense au chemin de Damas.

 

C'est là la marque d'un homme vraiment grand, quand une impression décisive ne s'affaiblit pas en lui. Car la conversion seule ne suffit pas, il faut qu'elle soit durable et l'heure de Damas de la messe nous aide à la rendre telle.

 

A chaque messe (forme extraordinaire) se produit une conversion, une transsubstantiation. J'apporte à l'autel ma misère humaine et je reçois en échange la vie divine: j'apporte du pain terrestre (à l'Offrande) et je reçois en retour le pain divin (à la communion) .

 

C'est un Saul qui vient à la messe, c'est un Paul qui s'en retourne.

 

dom pius parsch

 

 


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Publié le 22 Janvier 2014

 

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Qui credit in eum non judicatur.

 

Voilà les paroles que disait l'Eglise ce matin et la divine grâce a bien voulu les faire entrer si profondément dans mon âme que je me suis mis à pleurer de bonheur sur les marches de l'autel. Que vous dirai-je? je débordais de tendresse.

 

Je suis écrasé d'étonnement quand je pense à ce que Dieu fait en moi depuis huit années. J'ai beau résister à la grâce, j'ai beau me souiller, m'enivrer d'orgueil jusqu'au vertige, commettre des crimes, j'ai beau être lâche, ingrat, violent, presque blasphémateur, il suffit que je m'approche du Sacrement pour qu'aussitôt je nage dans les splendeurs de l'enthousiasme religieux, et pour que je sente ma foi se fortifier et s'agrandir démesurément.

 

Qu'est-ce que cela veut dire? Je connais des chrétiens qui valent cent fois mieux que moi, dont la vie est pure autant que la mienne est troublée et qui n'ont presque jamais ces consolations. Quel effroyable compte Dieu ne me demandera-t-il pas un jour? C'est à faire trembler.

 

Voici que j'ai passé trente-deux ans passés et j'en suis encore à me demander quelle est ma voie. A cet égard mon ignorance est si profonde, je suis enveloppé de ténèbres tellement épaisses que ma pauvre âme en est tout obscurcie et se trouvent souvent incapable de parler à Dieu autrement que par des cris et des larmes. Il m'est arrivé de passer des heures devant le Saint-Sacrement sans pouvoir dire autre chose que l'invocation " Cor Jesu sacratissimum miserere nobis, que je répétais sans cesse. Tout le monde ici s'étonne de moi et de mes inexplicables contradictions. Je scandalise tous ceux qui m'approchent. On ne comprend pas qu'avec ce qu'on veut bien appeler mes talents, je ne puisse pas gagner mon pain et qu'avec ma foi je sois incapable de me résigner. Quand il me faut solliciter quoi que ce soit, j'entre en agonie, et quand la nécessité devient si pressante qu'il faut absolument lui obéir,  la réaction de l'orgueil est d'une telle violence que je casse en deux les âmes les plus disposées à me secourir.

 

Je vais soudainement, impétueusement, sans aucune transition appréciable de l'absolu découragement aux enthousiasmes les plus extravagants. La seule pensée que je dois passer par la porte commune et cheminer dans les voies vulgaires me désespère jusqu'à me faire crier de douleur. Qu'est ce que Dieu veut de moi? Domine quia me vis facere? Saint Paul le demandait à Jésus et je le lui demande à mon tour. Je le lui demande comme je peux, avec mon orgueil, puisque j'ai de l'orgueil, avec le sentiment profond de mon impuissance, puisque malgré mon orgueil je me sens impuissant, avec toute ma foi, toutes mes misères épouvantables, toutes mes tortures morales, avec toutes les voix lamentables qui sont en moi. Mais enfin je le lui demande et je le lui demande sans cesse.

 

Quelle vie, mon Dieu! Comment pourrais-je vous dire ce que je souffre et combien je souffre? Pourquoi cette effrayante complication? Pourquoi cette guerre de toutes les facultés de mon esprit contre toutes les facultés de mon coeur? Pourquoi mon âme n'est-elle pas simple comme tant d'autres âmes que j'ai rencontrées dans ma vie et qui coulaient comme une nappe tranquille au soleil de Dieu?

 

Je porte en moi des ambitions avides et dévorantes, comme une fringale de quatre jours, des Tantalides de domination et de bonheur, que je ne puisse assouvir en aucune façon et me déchirent avec rage. Dieu vient souvent à mon secours,  Il me donne une heure, deux heures, quelque fois une journée entière de paix profonde.

 

Mais le monde est là toujours, il faut bon gré mal gré que je m'y replonge et l'enfer recommence.......

 

Je suis ce qu'un chrétien ne devrait pas être, je suis malheureux. La vie m'accable de tous côtés. Je raidis de toutes mes forces mes deux bras autour de la Croix et je pleure. Je sais que je dois souffrir, j'ai souvent demandé à Dieu de me faire souffrir pour ceux que j'aime, afin d'obtenir leur conversion, je l'ai demandé des centaines de fois, je l'accepte, je le veux et cependant, parfois je n'en peux plus et la résignation me semble impossible.  La nature lutte effroyablement en moi contre la grâce et sur le champ de bataille qui est mon déplorable coeur s'accomplit l'interminable égorgement de toutes les minutes de ma vie. Le temps fuit sous moi, il me semble que j'aurai demain quarante ans et que je n'aurai rien fait encore. Toute mon existence, toutes mes facultés seront-elles employées uniquement à la recherche ignoble de la pièce de cent sous? Est-ce ce là ma destinée? .................

 

 

Léon Bloy

 

 

 


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Publié le 21 Janvier 2014

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©Jean-Louis PERLA

 

 

   Avant que l'homme ne soit atteint par le mal, il y a lieu de considérer que du mal se trouve dans le monde. Et à ce propos déjà, la question est de savoir d'où il vient et si on peut le justifier.

 

   Cataclysmes de la nature, hostilité des éléments entre eux, dépérissement et mort des êtres animés: le monde nous offre ce spectacle. Pourquoi, demandons-nous, faut-il que la terre tremble, que les fleuves débordent de leur lit et que la tempête déracine les arbres? Pourquoi y a-t-il des régions arides et des cieux incléments? Pourquoi le ver se met-il dans le fruit et l'agneau est-il dévoré par le loup? Pourquoi les feuilles tombent-elles des arbres et les oiseaux un jour cessent-ils de chanter?

 

 

   Nous rêvons d'un monde où rien de semblable ne se passerait, et devant le spectacle que le nôtre nous offre, nous ne nous défendons pas, abstraction faite des effets qui peuvent s'ensuivre pour nous, de certains sentiments d'effroi, d'indignation ou de mélancolie.

 

    En quoi nous n'avons pas entièrement tort. Tel que ce monde est fait, il comporte certainement du mal pour les choses particulières qui le composent. Il n'est point avantageux à l'agneau d'être dévoré par le loup. Nous commencerions toutefois d'avoir tort si nous prétendions juger ce fait du point de vue de l'agneau. Non qu'on doive adopter le point de vue du loup!

 

 

   Jugeons-en du point de vue de l'univers, et comprenons que les différents phénomènes que nous déplorons comme des maux,, en réalité relèvent de lois et expriment un ordre qui sont la beauté inviolable du monde.

 

   Peut-être y a t-il deux sortes d'esprits: ceux qui sont tout occupés par le fait et ceux qui s'élèvent aisément à la vue des lois. Nous ne jugerons correctement du mal qu'à la condition de ne pas rester entièrement étrangers à la seconde manière de penser. Platon proclamait le monde " très grand et très beau et très bon et très accompli"; il termine sur ces quatre superlatifs son dialogue de Timée, qui est tout entier un effort pour analyser la beauté du monde.  Il n'est aucun des maux auxquels sont sujets les êtres particuliers qui ne tombe sous des règles et donc ne se découvre comme un bien pour l'univers. Les accidents mêmes et les effets du hasard, pour qui aurait le regard assez pénétrant et vaste, se réduisent à l'ordre général. La science n'est rien d'autre que la tentative d'apercevoir en tout évènement particulier l'effet ou l'application nécessaire des lois selon lesquelles est réglé ce monde.

 

   Que l'on s'élève au point de vue de l'univers, et l'on verra une beauté dans les cataclysmes de la nature, dans l'hostilité des éléments entre eux, dans le dépérissement et la mort des êtres animés. Rien que d'harmonieux dans ces évènements, rien que de conforme à l'ordre, rien que d'avantageux pour le monde. Nous savons que le même phénomène qui peut choquer le profane enchante le savant, c'est-à-dire celui qui est capable de voir le fait particulier en liaison avec l'ensemble des choses, et dans le trouble même, de discerner la constance des règles, au nom desquelles nous proclamons que ce monde est bien fait.

 

   L'optimisme cosmique d'un Platon est passé dans la théologie chrétienne. Platon admirait le monde sur la considération du monde même. Nous savons qu'il a été créé par Dieu et, sur cette seule donnée, nous affirmons qu'il est bien fait. Nous allons jusqu'à dire qu'il ne pouvait être formé avec plus de sagesse et de bonté.

 

   Dieu, certes, pouvait créer des choses et des êtres meilleurs que ceux qu'il a faits; le monde que nous avons sous les yeux, à considérer les parties dont il est composé, n'est pas le meilleur des mondes possibles. Pourquoi Dieu s'est-il arrêté à faire celui-ci? Il n'en est d'autre raison que le décret de sa sagesse.

 

   Ce que nous devons dire, et l'affirmation est capitale, c'est que, les parties de l'univers étant ce qu'elles sont, il ne peut être meilleur qu'il n'est: car il règne en lui un ordre impeccable auquel concourt, tel qu'il est, chacun des êtres compris en l'univers.

 

 

   Changer un être particulier sous prétexte de le rendre meilleur, ce serait troubler l'harmonie de l'ensemble, exactement, dit S Thomas d'Aquin, comme on troublerait la mélodie de la cithare si l'on tendait une des cordres plus qu'il ne se doit. Nous mettons en question l'univers même quand nous prétendons corriger le moindre de ses détails. Et l'entreprise n'est-elle pas téméraire aux humains, de réformer l'univers?

 

 

   Nous sommes prêts à reconnaître qu'il doit y avoir du mal dans le monde. Puisque les créatures sont constituées en des degrés différents d'être et donc de bonté, les unes seront bonnes à ce point qu'elles sont soustraites à toute diminution et défaillance, les autres dans une telle mesure telle qu'elles sont sujettes à défaillir, à décliner, à disparaître. Il faut des êtres corruptibles, si nous voulons que l'univers soit parfait et accompli; il faut des êtres susceptibles de mal comme des êtres définitivement établis dans leur bonté. Mais s'ils sont susceptibles de mal, admettons aussi que le ma les atteigne quelquefois; tout de même que ce qui est corruptible ne peut manquer de connaître la corruption. Voudrait-on que Dieu mît à la corruption un empêchement soudain? Mais s'il est justifié d'avoir fait certaines natures corruptibles, il fait bien aussi de les laisser suivre leur cours. Autrement, il corrigerait son oeuvre, comme si, du premier coup, il ne l'avait pas réussie. La beauté de l'univers, en vue de laquelle il avait fait ces natures, ne peut être lésée lorsque ces natures, en effet, révèlent leurs imperfections. ....

 

   Car n'est-il pas vrai que de ce mal non empêché du bien procède, que jamais nous n'aurions connu si le mal d'abord n'avait eu lieu? Il n'y aurait pas la douceur du printemps s'il n'y avait les rigueurs de l'hiver, ni l'éclat des matins s'il n'y avait l'obscurité des nuits. Il n'y aurait point le rassasiement s'il n'y avait la faim ni l'éclosion de la semence si elle ne mourrait pas dans la terre. Il n'y aurait pas l'avènement des générations nouvelles si les anciennes ne s'en allaient, ni la croissance admirable des enfants s'il n'y avait le déclin des vieillards. Cette observation est juste en même temps que belle. Il faut voir exactement de cette manière le mal dont notre monde est le théâtre. Du mal qui arrive, Dieu tire du bien. A ce prix, l'univers est en effet plus beau de contenir du mal, comme un chant, dit encore st Thomas d'Aquin, est en effet plus suave du fait des silences qui en ponctuent le développement.

 

   ....

 

 

 

    En présence du mal dont la création nous offre le spectacle, nous ne sommes pas déconcertés. Il ne concerne jamais que des êtres ou des cas particuliers. En définitive, il se réduit à l'ordre et il concourt à la beauté de l'ensemble. Dieu est plus glorifié d'avoir fait un univers où le mal a sa place. A nous de comprendre que toute créature a son prix et de concevoir devant tout évènement de la nature l'admiration que mérite l'ordre inviolable de l'univers. Le lyrisme des psaumes où sont exaltées la splendeur des cieux et la gloire de la terre est passible de la plus rigoureuse justification théologique. S. François d'Assise est dans la vérité lorsqu'il laisse s'échapper de son âme le cantique des créatures. Si nous sommes empêchés d'entrer dans les mêmes sentiments, la raison n'en est-elle pas que d'emblée nous interprétons la nature dans son rapport avec l'homme? Elle nous inspire l'effroi, l'indignation ou la mélancolie. C'est que déjà nous nous introduisons de quelque manière dans la nature. Elle nous effraie, parce qu'elle risque de nous faire mal. Si nous nous sentions en sécurité, ses cataclysmes produiraient sur nous un tout autre effet: " Suave mari magno..." Elle nous indigne, parce que le loup dévorant l'agneau nous voyons l'homme rapace et sanguinaire asservir à ses convoitises l'innocent: le genre littéraire des fables est tout fondé sur cette transposition.  Elle engendre en nous la mélancolie en vertu de l'on ne sait bien quelles analogies subtiles et parce que le paysage nous devient un état d'âme.

 

   En réalité, il n'y a pas de larmes des choses. La communion sentimentale de l'homme avec la nature n'est point illégitime; il est véritable que l'homme fait partie de cet univers et que sa vie est indissolublement mêlée avec celle du monde. Mais il ne doit pas être dupe.  Il nous appartient de regarder l'univers comme il est. Nous nous priverions d'un objet admirable et nous nous vouerions à l'erreur si nous n'êtions point capables de traiter d'abord l'univers comme un spectacle.

 

Il est étendu sous nos yeux afin que nous en considérions les merveilles et qu'à travers tout ce qu'y s'y trouve et s'y déroule nous découvrions l'ordre irréprochable de ses mouvements, mieux encore, l'incorruptible gloire de Dieu.

 

 


R.P. DEMAN O.P.


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Publié le 21 Janvier 2014

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Fontgombault : des plaintes sur le bureau du procureur

 

Seule Éliane Renaud Boissel, deuxième adjointe, a consenti à répondre à quelques questions. Elle assure qu'elle « n'était pas au courant » non plus. Quant aux proportions prises par l'affaire, elle estime que « c'est de l'animosité contre le maire et l'abbaye » et trouve cela « complètement stupide ».

 

SOUTIEN AU MAIRE

 

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Le calme après la tempête

 

L'équipe de TF1 venue pour faire un reportage sur le sujet est restée sur sa faim, comme les personnes à l'affût d'une déclaration ou d'une simple allusion au dossier qui fait tant parler localement.

 

Le premier magistrat a éludé la polémique consécutive au vote du conseil, récemment contesté par le préfet de l'Indre. C'est donc un élu consensuel, entouré de la plupart de ses colistiers et du conseiller général, Gérard Blondeau, qui a souhaité la bienvenue aux nouveaux arrivants dans la commune, rendu hommage à un thème qui lui est cher – la famille – en saluant les quatre naissances de l'année 2013, avant de souligner que la commune n'avait pas enregistré de décès.

Jacques Tissier a enfin remercié le couple d'épiciers, installé depuis peu au bourg,(très sympas d'ailleurs! )

dont « l'extrême disponibilité est très appréciée par la population »

 

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Rédigé par philippe

Publié dans #divers

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