Publié le 8 Mai 2014

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" O grande, ô pieuse, ô très louable Marie! s'écrie saint Bonaventure, on ne saurait prononcer votre nom sans être embrasé d'amour; on ne saurait penser à vous sans une grande joie du coeur: on ne saurait se souvenir de vous sans une douce tendresse."

 

   C'est que Marie est, après Dieu, toute bonté. Plus la bonté est grande, plus elle s'épanche, comme pour se décharger de son abondance. Voyez la Bonté infinie qui est Dieu le Père et qui s'épanche tout entier dans le Fils. Que fera-t-elle dans la créature qui approche le plus de la divinité? Elle lui fait produire une Personne divine dans une nature humaine. Enfin, la même Bonté infinie, ainsi reçue en Marie, devient une source féconde d'une infinité de biens qui se sont épanchés sur toute l'Eglise.

 

   Dieu plaça, dès la création du monde, au paradis terrestre, une source merveilleuse qui jaillissait de terre et qui se divisa en quatre grands fleuves, lesquels suivant des cours différents, arrosèrent la face de la terre, lui portant la fraîcheur et la fécondité; saint Jérôme dit que ce paradis représentait l'Eglise chrétienne, et que la Sainte Vierge est la source que Dieu a placée au milieu pour en faire sortir quatre grands fleuves de grâces.

 

   Le premier fleuve se nomme Phison, mot qui veut dire aurifère ou producteur d'or. Et que faut-il entendre par cet or, sinon la charité sainte et la grâce sanctifiante, qui ne sont qu'une même chose?

 

   En quel état serait le monde, si le Phison spirituel s'y coulait en abondance? Il se partage en autant de bras différents que nous avons de sacrements et de saintes pratiques de vertus dans la religion chrétienne. Nous savons que c'est Jésus-Christ qui est le principe de toutes les grâces , mais nous savons aussi que ce principe de la grâce nous est venu par Marie. Elle ne fait avec le Père qu'une même fontaine, d'où son Fils tire son origine.

 

Pesez un peu celà à loisir entre Dieu et vous; c'est une vérité si douce et si aimable, qu'elle charme toute âme qui la considère.

 

   Le second fleuve du paradis s'appelait Géhon, qui signifie épanchement du coeur.

 

Peut-on mieux exprimer cette grâce de la divine Maternité, dans laquelle le Fils unique, sortant du coeur de son divin Père, vient se rendre dans le sein virginal de sa très sainte Mère, pour en sortir semblable à nous, se donner à nous, nous ouvrir son coeur, et nous faire puiser dans cette source de la vie divine tous les précieux trésors de l'éternité?

 

   Voyez ce grand fleuve de grâces qui a sa première source dans le sein de la très sainte Mère; il s'étend de là sur toute la surface de la terre, particulièrement sur toute l'Eglise chrétienne. Il présente ses eaux à tous:" Si quelqu'un a soif, qu'il vienne à moi et qu'il boive!"

 

   Que font tous les chrétiens qu'on voit courir à la sainte communion? Ne vont-ils pas au fleuve Géhon pour se désaltérer dans cet épanchement du coeur du divin Père et de la divine Mère, qu'on appelle Jésus-Christ? C'est là qu'ils trouvent la satisfaction de tous leurs désirs,, en prenant possession de Dieu même; c'est là qu'ils s'enrichissent de grâces et de sainteté dans la mesure de la grandeur de leur âme. 

 

   Et jamais ce grand fleuve ne s'est tari ou ne se tarira jusqu'à la fin du monde... O fleuve d'eau vive! ô source vivante de tout le bonheur du temps et de l'éternité, de quelle fontaine sortez-vous pour venir ainsi nous désaltérer et nous enrichir de la substance de Dieu même? Vous avez deux sources, l'une est le sein éternel de votre divin Père, et l'autre est le sein virginal de Marie, ma divine Mère.

 

   Le nom du troisième fleuve était Tygris, mot qui signifie flèche volante.

 

   Et cela exprime parfaitement bien les grâces actuelles, les saintes inspirations de Dieu, les grâces prévenantes et excitantes, qui volent incessamment par toute la terre comme des traits d'amour qui vont toucher les coeurs, les percer pour les faire mourir au péché: fleuve de grâces admirable sans lequel les autres deviendraient inutiles. Il faut que la flèche vienne piquer le coeur et le réveiller de son assoupissement.

 

   Hélas! que de fois elle est avertie et ne veut obéir! Combien de gouttes des eaux de ce fleuve tombent sur des terres stériles et ingrates et ne produisent aucun fruit! Et néanmoins ce grand fleuve roule ses eaux en abondance sans tarir jamais.

 

   Cherchez maintenant la fontaine d'où ce troisième fleuve tire son origine, et vous trouverez que c'est la même que celle des deux autres. Mais c'est toujours par l'intercession de la Sainte Vierge qu'elles nous sont ménagées et distribuées. Saint Bernardin de Sienne enseigne que Marie, depuis qu'elle a porté le Verbe dans son chaste sein a une certaine juridiction sur la possession temporelle du Saint-Esprit, c'est-à-dire sur les visites qu'il fait aux âmes par ses grâces actuelles, parce qu'elle est Mère du Fils dont il procède éternellement. Et il cite un autre témoin de très grande autorité, saint Jérôme, qui dit que la plénitude de la grâce est en Jésus-Christ comme dans la Tête, et qu'elle est dans la Sainte Vierge comme dans le Cou, par où elles passent pour se répandre dans les parties du Corps mystique de Jésus-Christ.

 

" Puisque, dit encore saint Bernardin, tout l'être de Dieu a été enfermé dans le sein de Marie, je puis dire qu'elle est comme l'océan de la divinité, d'où sortent tous les ruisseaux et tous les fleuves de la grâce. C'est un endroit naturel qui lui a valu sa dignité de Mère."

 

Il dit encore:" Jésus-Christ passe dans le sein de sa Mère sans rien perdre de ses grandeurs. Marie a donc sur tous les dons, sur toutes les vertus et sur toutes les grâces du Saint-Esprit une telle juridiction, que tout se distribue par ses mains à qui il lui plait, quand  elle veut et autant qu'elle veut "

 

Voilà l'admirable fontaine qui nous verse de son sein les eaux du fleuve Tygris avec une telle abondance, que toute la terre en est arrosée.

 

   Le quatrième fleuve s'appelait l'Euphrate, c'est-à-dire Fructueux ou abondant en fruits.

 

Le fleuve qui nous vient de Marie est chargé de toute l'abondance des fruits du temps et de l'éternité; c'est à ce fleuve que sont attachés les mérites de toutes les bonnes oeuvres, les mérites des travaux des apôtres et des souffrances des martyrs, les mérites des oraisons des contemplatifs et des pratiques austères des confesseurs, ceux des aumônes des riches et de la patience des pauvres, enfin tous les fruits des vertus qui se pratiquent dans toute l'Eglise.

 

 

Levez vos yeux et portes-les sur toute l'étendue de la Sainte Eglise, vous la verrez arrosée des eaux abondantes de la grâce, qui la rendent si fertile en fruits de l'éternité, et vous direz :" Voilà le jardin du Seigneur, voilà le paradis terrestre!"

 

Mais levez les yeux jusqu'au paradis céleste, vous y verrez la multitude innombrable des fruits amassés ici-bas, et qui ont été produits par le fleuve abondant et délicieux de l'Euphrate. Les richesses de ce fleuve viennent de la même source que celles des trois autres, c'est-à-dire du sein virginal de Marie:"

 

" Une source jaillissait de la terre et se divisait en quatre branches. ' Gen. XIII, 10)

 

Voilà comment nous avons tout en Marie, et comment Dieu, l'ayant faite centre de tous ses bienfaits, l'a faite aussi source de tout bonheur.


 


 


 

rp d'Argentan capucin.


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Publié le 8 Mai 2014

famille oblige..

 

 

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Publié le 7 Mai 2014

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Saint Michel archange, défendez-nous dans le combat, afin que nous ne périssions pas dans le redoutable jugement.

 

Parmi tous les anges, c'est sans aucun doute, saint Michel le plus vénéré.

Son culte remonte jusqu'à l'antiquité chrétienne. Il est considéré comme le patron de l'Eglise catholique, le guide des âmes des défunts au paradis.(offertoire)

 

Sa fête est, depuis toujours, célébrée le 29 Septembre. Au sixième siècle, on ajouta la fête de l'apparition de saint Michel au Mont Gargan. Cette fête s'étendit bientôt, à l'Eglise universelle.

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Publié le 7 Mai 2014

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C'est le mois le plus beau...!

 

La dédicace d'un mois à une dévotion particulière est une forme de piété populaire relativement récente dont on ne trouve guère l’usage général avant le XVIII° siècle. [Le mois de saint Joseph, mars, né à Viterbe, fut approuvé par Pie IX (12 juin 1855) ; le mois du Rosaire, octobre, né en Espagne, fut approuvé par Pie IX (28 juillet 1868) et demandé par Léon XIII (1883) ; le mois du Sacré-Cœur, juin, né au couvent des Oiseaux de Paris en 1833 et encouragé par Mgr. de Quelen, fut approuvé par Pie IX (8 mai 1873) ; on connaît encore le mois du saint Nom de Jésus approuvé par Léon XIII en 1902 (janvier), le mois du Précieux Sang approuvé par Pie IX en 1850 (juillet), le mois du Cœur Immaculé de Marie (août), le mois de Notre-Dame des Douleurs approuvé par Pie IX en 1857 (septembre), le mois des âmes du Purgatoire approuvé par Léon XIII en 1888 (novembre), le mois de l'Immaculée Conception (décembre)...]

 

Le « mois de Marie » qui est le plus ancien de ces mois consacrés, vit le jour à Rome, peut-être autour du collège romain des Jésuites, d'où il se diffusa dans les Etats Pontificaux, puis dans le reste de l'Italie et enfin dans toute la catholicité. La promotion du « mois de Marie » doit beaucoup aux Jésuites, singulièrement au P. Jacolet qui publia le « Mensis Marianus » à Dillingen en 1724, au P. Dionisi qui publia le « mese di Maria », à Rome en 1725, et au P. Lalomia qui publia le « mese di Maria assia il mese di maggio » à Palerme en 1758. Après eux, vint le « mese di Maria » que publia le P. Alphonse Muzzarelli à Ferrare en 1785, qui connut plus de cent cinquante éditions en un siècle, et qui fut traduit en français, en espagnol, en portugais, en anglais et en arabe. Avec le P. Muzzarelli, il ne s'agit plus de méditer seulement la vie, les vertus et les privilèges de la Sainte Vierge, mais, de s’en inspirer pour sanctifier la vie quotidienne en pratiquant chaque jour une vertu. Ainsi, chaque jour du mois du mai, les fidèles méditent une vérité de la vie chrétienne en fonction de laquelle ils s’imposent une pratique particulière, puis font une invocation et chantent un cantique à Marie.

 

Grâce aux ouvrages des P.P. Lalomia etMuzzarelli, le « Mois de Marie » atteint la France à la veille de la Révolution. La vénérable Louise de France, fille de Louis XV et prieure du carmel de Saint-Denis, fit traduire le livre du P. Lalomia dont elle fut une zélée propagatrice. Cet usage n'eut un caractère général qu'avec les missions populaires de la Restauration, après qu'il fut officiellement approuvé et enrichi d'indulgences par le Saint-Siège (21 novembre 1815). Après les jansénistes, le clergé constitutionnel était farouchement opposé à cette dévotion et l'on sait que Mgr Belmas, évêque concordataire de Cambrai, jadis évêque constitutionnel de l’Aude, en fut un adversaire résolu : après l'approbation de Pie VII, « on tenta de l'introduire au Grand Séminaire, sans son autorisation. Le mois devait s'ouvrir par un salut très solennel. Déjà les cierges étaient allumés à profusion sur l'autel. Prévenu, il les fit éteindre et contremanda la cérémonie. »

 

Si les Jésuites semblent bien avoir été les initiateurs du « Mois de Marie », les Camilliens revendiquent l'honneur de l'avoir inauguré dans sa forme actuelle, en 1784, dans l'église de la Visitation de Ferrare. Selon beaucoup, les Jésuites n’auraient fait que codifier des pratiques antérieures et, surtout, en souligner l'élaboration familiale. Ils recommandaient que, la veille du premier mai, dans chaque appartement, on dressât un autel à Marie, orné de fleurs et de lumières, devant quoi, chaque jour du mois, la famille se réunirait pour réciter quelques prières en l'honneur de la Sainte-Vierge avant de tirer au sort un billet qui indiquerait la vertu à pratiquer le lendemain.

 

En effet, on se souvient qu'au XIII° siècle, le roi de Castille, Alphonse X le Sage (1239-1284), avait déjà associé dans un de ses chants la beauté de Marie et le mois de mai ; au siècle suivant, le bienheureux dominicain Henri Suso avait, durant l'époque des fleurs, l'habitude de tresser des couronnes pour les offrir, au premier jour de mai, à la Vierge. En 1549, un bénédictin, V. Seidl, avait publié un livre intitulé « Le mois de mai spirituel », alors que saint Philippe Néri exhortait déjà les jeunes gens à manifester un culte particulier à Marie pendant le moi de mai où il réunissait les enfants autour de l'autel de la Sainte Vierge pour lui offrir, avec les fleurs du printemps, les vertus qu'il avait fait éclore dans leurs jeunes âmes. A Cologne, en 1664, les élèves des Jésuites pratiquaient déjà, au mois de mai, des exercices de piété en l'honneur de Marie, tandis qu'en Alsace, des jeunes filles, appelées Trimazettes, quêtaient de porte en porte pour orner de fleurs l'autel de la Sainte Vierge. Le jésuite Nadisi ne rapproche le culte marial du mois de mai qu'en citant épisodiquement Henri Suso dans son « Mensis Marialis » (1654) ; un « Mois de Marie », paru à Molsheim en 1699, probablement sous la plume du jésuite Vincke ne faisait aucune mention de mai. Le capucin Laurent de Schniffis consacrait le mois de mai à Marie dans un recueil de trente poésies, « Moyen-Pjeiff », publié en 1692. Outre qu'au début du XVIII° siècle, l'église franciscaine et royale Sainte-Claire de Naples connaissait au mois de mai un office populaire marial quotidien suivi d'un salut du Saint-Sacrement, les dominicains de Fiesole, en 1701, décidaient d'honorer la Vierge tous les jours du mois de mai, ce qui se faisait aussi, près de Vérone, dans la paroisse de Grezzana (1734), et, un peu plus tard à Gênes (1747) et à Vérone (1774).

 

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Publié le 6 Mai 2014

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Mon Dieu, donnez-nous beaucoup de prêtres, de saints prêtres.

 

Le genre humain a toujours éprouvé le besoin d’avoir des prêtres, c’est-à-dire des hommes qui, par une mission officielle à eux confiée, soient des médiateurs entre Dieu et l’humanité et qui, consacrés entièrement à cette médiation, en fassent la tâche de leur vie ; des hommes choisis pour offrir à Dieu des prières officielles et des sacrifices au nom de la société qui, elle aussi, comme telle, a l’obligation de rendre à Dieu un culte public et social, de reconnaître en Lui le suprême Seigneur et le premier principe, de tendre à Lui comme à sa fin dernière, en le remerciant et en cherchant à se le rendre propice.

 

En fait, chez tous les peuples dont nous connaissons les usages, lorsque du moins ils ne sont pas contraints par la violence à renier les lois les plus sacrées de la nature humaine, on trouve des prêtres, quoique souvent au service de fausses divinités ; partout où l’on professe une religion, partout où se dressent des autels, il y a également un sacerdoce, entouré de marques spéciales d’honneur et de vénération.

 

Mais à la splendeur de la révélation divine, le prêtre se montre revêtu d’une dignité beaucoup plus grande, déjà annoncée de loin par la mystérieuse et vénérable figure de Melchisédech (cf. Gn 14, 18), prêtre et roi, que rappelle saint Paul, en le rapprochant de la personne et du sacerdoce de Jésus-Christ lui-même (cf. Hb 5, 10 ; 6, 20 ; 7, 1. 10. 11. 15). Le prêtre, suivant la magnifique définition qu’en donne le même saint Paul est, sans doute, un homme choisi parmi les hommes, mais établi pour les hommes dans les choses qui regardent Dieu (Hb 5, 1) : sa fonction n’a pas pour objet les choses humaines et transitoires, aussi hautes et estimables puissent-elles sembler, mais les choses divines et éternelles; choses dont, par ignorance, on peut se moquer et que l’on peut mépriser, auxquelles aussi on peut faire obstacle avec une malice et une fureur diaboliques, comme une triste expérience l’a souvent prouvé et le prouve même aujourd’hui, mais qui occupent toujours la première place dans les aspirations individuelles et sociales de l’humanité, cette humanité qui sent irrésistiblement qu’elle est faite pour Dieu et ne peut se reposer qu’en Lui.

 

Outre ce pouvoir qu’il exerce sur le corps réel du Christ, le prêtre a reçu d’autres pouvoirs très hauts et sublimes sur son Corps mystique.

 

Nous n’avons pas besoin, Vénérables Frères, de Nous étendre sur cette belle doctrine du Corps mystique de Jésus-Christ, si chère à saint Paul ; cette belle doctrine qui nous montre la personne du Verbe fait chair uni à tous ses frères, chez qui se répand l’influence surnaturelle qui dérive de lui, formant avec lui, comme Chef, un seul Corps dont ils sont les membres. Or, le prêtre est constitué dispensateur des mystères divins (1 Co 4, 1) en faveur de ces membres du Corps mystique de Jésus-Christ, puisqu’il est le ministre ordinaire de presque tous les sacrements qui sont les canaux à travers lesquels coule, pour le bien de l’humanité, la grâce du Rédempteur.

 

Le chrétien, presque à tous les moments importants de sa carrière mortelle, trouve à ses côtés le prêtre pour lui communiquer ou accroître en lui avec le pouvoir reçu de Dieu cette grâce qui est la vie surnaturelle.

 

A peine est-il né à la vie du temps, le prêtre le fait renaître par le Baptême à une vie plus noble et plus précieuse, la vie surnaturelle, et il le fait fils de Dieu et de l’Eglise de Jésus-Christ ; pour le fortifier et le préparer à combattre généreusement dans les luttes spirituelles, un prêtre, revêtu d’une dignité spéciale, le fait soldat du Christ par la Confirmation ; dès qu’il est capable de discerner et de goûter le Pain des anges, le prêtre le lui donne, nourriture vivante et vivifiante descendue du ciel ; s’il est tombé, le prêtre le relève au nom de Dieu et le fortifie par la Pénitence ; si Dieu l’appelle à former une famille et à collaborer avec lui à la transmission de la vie humaine dans le monde pour augmenter d’abord le nombre des fidèles sur la terre et ensuite celui des élus dans le ciel, le prêtre est là pour bénir son mariage et ses chastes amours ; et quand le chrétien, parvenu au seuil de l’éternité, a besoin de force et de courage avant de se présenter au tribunal du Juge divin, le prêtre s’incline sur les membres endoloris du malade, il le consacre de nouveau et le fortifie par l’Extrême-Onction ;

 

après avoir ainsi guidé le chrétien à travers le pèlerinage terrestre jusqu’aux portes du ciel, le prêtre accompagne son corps à la sépulture avec les rites et les prières de l’espérance immortelle, et il suit son âme au-delà du seuil de l’éternité pour lui donner l’aide des suffrages chrétiens, si jamais elle a encore besoin d’être purifiée et soulagée.

 

Ainsi, du berceau à la tombe ou plutôt jusqu’au ciel, le prêtre est auprès des fidèles guide, réconfort, ministre du salut, distributeur de grâces et de bénédictions.

 

 Mais parmi tous ces pouvoirs qu’a le prêtre sur le Corps mystique du Christ au profit des fidèles, il en est un pour lequel Nous ne pouvons Nous contenter de la simple allusion faite tout à l’heure : c’est le pouvoir " que Dieu n’a donné ni aux anges ni aux archanges ", comme dit saint Jean Chrysostome , c’est-à-dire le pouvoir de remettre les péchés :

Ceux à qui vous aurez remis les péchés, ils leur seront remis ; ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus (Jn 20, 23).

 

Pouvoir formidable, tellement propre a Dieu que l’orgueil humain lui-même ne pouvait admettre qu’il pût être communiqué à l’homme : Qui peut remettre les péchés, sinon Dieu seul ? (Mc 2, 7) Et le voyant exercé par un simple mortel, il y a vraiment lieu de se demander, non par scandale pharisaïque, mais par un respectueux étonnement pour une si grande dignité : Quel est celui qui remet même les péchés ? (Lc 7, 49) Mais précisément l’Homme-Dieu, qui avait et a le pouvoir sur terre de remettre les péchés (Lc 5, 24), a voulu le transmettre à ses prêtres pour aller, avec une libéralité et une miséricorde divine, au-devant de ce besoin de purification morale inhérent à la conscience humaine.

 

Quel réconfort pour l’homme coupable, brisé par le remords et le repentir, d’entendre la parole du prêtre qui, au nom de Dieu, lui dit : " Je t’absous de tes péchés ! " Et l’entendre de la bouche de quelqu’un qui, à son tour, aura besoin lui aussi de la réclamer pour lui à un autre prêtre, non seulement n’avilit pas le don miséricordieux, mais le fait apparaître plus grand, en faisant mieux entrevoir, à travers la créature fragile, la main de Dieu par la vertu de laquelle s’opère la merveille.

 

C’est pourquoi — pour Nous servir des paroles d’un écrivain qui traite aussi des choses sacrées avec une compétence rare chez un laïque — " quand un prêtre frémissant intérieurement à la pensée de son indignité et de la hauteur de ses fonctions, a posé sur notre tête ses mains consacrées quand, humilié de se trouver le dispensateur du Sang de l’Alliance, étonné chaque fois de proférer des paroles qui donnent la vie, pécheur il a absous un pécheur, nous relevant, nous sentons que nous n’avons pas commis une bassesse...

Nous avons été aux pieds d’un homme qui représentait Jésus-Christ... nous y avons été pour acquérir la qualité d’hommes libres et d’enfants de Dieu  ".

 

 

AD CATHOLICI SACERDOTII

 LETTRE ENCYCLIQUE

DE SA SAINTETÉ LE PAPE PIE XI

SUR LE SACERDOCE

 

  3 ans de trop grande souffrance et deux ans déjà sans personne , qui a pu le comprendre ! pfft 

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Publié le 6 Mai 2014

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Cognoscere. Ce mot signifie plus que son sens littéral; il veut dire comprendre, avoir confiance, aimer, vivre l'un pour l'autre.

 

C'est là la meilleure explication. Le Christ veut dire: Je suis avec les miens dans l'union la plus étroite, je suis un avec les miens. Le modèle de cette union est l'unité de la sainte Trinité. Mais où cette union se réalise-t-elle d'une manière plus profonde et plus intime que dans la "fraction du pain", dans la sainte Eucharistie?

 

Cette pensée est la lumière qui éclaire toute messe. Il nous donne aujourd'hui encore les deux preuves de son amour de pasteur.

 

Il donne sa vie pour nous, car la messe est le renouvellement du sacrifice du Calvaire.

 

Il nous connait et nous devons le connaître dans la sainte communion.

 

 

dom Pius Parsch

 

" Le Bon Pasteur donne sa vie pour ses brebis, non seulement sur la Croix, mais encore dans l'Eucharistie. Mais la parabole doit surtout être une leçon et un avertissement pour les pasteurs des âmes; elle doit les exhorter à donner leur bien et leur vie pour les brebis qui leur sont confiées. Voici celui qui est bon, non en vertu d'un don accidentel, mais essentiellement, dit : Je suis le Bon Pasteur. Et il ajoute le modèle de cette bonté que nous devons imiter en disant: le bon pasteur donne sa vie pour ses brebis. Il fit ce qu'il nous demande de faire, il montra ce qu'il nous ordonne. Le Bon Pasteur a donné sa vie pour ses brebis afin de présenter son corps et son sang, sous une forme nouvelle, dans notre sacrement et de rassasier de l'aliment de sa chair les brebis qu'il avait rachetées. Le mépris de la mort nous montre la voie que nous devons suivre; un exemple nous est donné auquel nous devons nous conformer. Notre premier devoir est de nous montrer pleins de miséricorde pour ses brebis; mais nous avons encore le devoir d'offrir, s'il le faut, notre mort pour ces mêmes brebis."

 

St Grégoire.

 

de la foi.

 

 

Les sens sont curieux : la foi ne veut rien connaître, elle…voudrait passer toute sa vie immobile au pied du tabernacle. Les sens aiment la richesse et l’honneur ; la foi les a en horreur… : « Bienheureux les pauvres » (Mt 5,3). Elle adore la pauvreté et l’abjection dont Jésus se couvrit toute sa vie comme d’un vêtement qui fut inséparable de lui… Les sens s’effraient de ce qu’ils appellent les dangers, de ce qui peut amener la douleur ou la mort ; la foi ne s’effraie de rien, elle sait qu’il ne lui arrivera que ce que Dieu voudra — « tous les cheveux de votre tête sont comptés » (Mt 10,30) — et que ce que Dieu voudra sera toujours pour son bien — « Tout ce qui arrive est pour le bien des élus » (Rm 8,28). Ainsi, quoi qu’il puisse arriver, peine ou joie, santé ou maladie, vie ou mort, elle est contente d’avance et n’a peur de rien… Les sens sont inquiets du lendemain, se demandent comment on vivra demain ; la foi est sans nulle inquiétude…

 

La foi éclaire tout d’une lumière nouvelle, autre que la lumière des sens, ou plus brillante ou différente.

 

Ainsi celui qui vit de foi a l’âme pleine de pensées nouvelles, de goûts nouveaux, de jugements nouveaux ; ce sont des horizons nouveaux qui s’ouvrent devant lui, horizons merveilleux qui sont éclairés d’une lumière céleste et beaux de la beauté divine. Enveloppé de ces vérités toutes nouvelles dont le monde ne se doute pas, il commence nécessairement une vie toute nouvelle, opposée au monde à qui ses actes semblent une folie.

 

Le monde est dans les ténèbres, dans une nuit profonde. L’homme de foi est en pleine lumière, le chemin lumineux où il marche n’apparaît pas aux yeux des hommes ; il leur semble vouloir marcher dans le vide comme un fou.

 

Martin GS


 


 

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Publié le 5 Mai 2014

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trop beau !

 


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