Publié le 7 Octobre 2013

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Les évêques français n'étaient point restés en arrière, et, plus que les rois, ils avaient à coeur le succès de cette admirable dévotion. Ils comprenaient trop bien l'efficacité de la prière et de la prédication du Rosaire, pour ne pas chercher à les faire fleurir au milieu de leur troupeau.Ils donnaient eux-mêmes l'exemple et se montraient les fidèles serviteurs de l'auguste Reine des cieux.

 

Le Cardinal François de la Rochefoucauld récitait deux fois par jour son Rosaire. Belzunce, évêque de Marseille, Languet, évêque de Soissons, Jean-Louis de Fromentières, évêque d'Aire, nous ont laissé d'éloquents discours sur le Rosaire. Le cardinal de Bérulle puisait dans cette dévotion la connaissance et l'amour de Jésus-Christ, qui font le charme et la beauté de ses écrits.

 

Derrière ces grandes lumières de l'épiscopat viennent se ranger les noms les plus humbles des prêtres et des religieux qui ont aimé et pratiqué la dévotion du Rosaire.

 

C'est Humbert de Romans, qui céda le Dauphiné à la France pour entrer dans l'Ordre de Saint Dominique, et qui écrivit le plus ancien traité que nous ayons sur le Psautier de la Vierge;

 

c'est ensuite Saint Vincent de Paul, qui, dans ses affreuses tentations contre la foi, cherchait la force dans son chapelet;

 

M. Olier, le fondateur de Saint-Sulpice, qui demanda à la dévotion à la Sainte Vierge la rénovation de sa paroisse; le vénérable Grignon de Montfort, qui, dans ses missions, faisait porter en procession quinze bannières représentant les quinze mystères;

 

le père Dassier, à qui nous devons le plus beau panégyrique du Rosaire, et une foule d'autres saints prêtres appartenant aux Ordres de Cluny, des Oratoriens, des Franciscains, des Capucins et des Jésuites.

 

Le Rosaire n'était pas seulement la dévotion des hommes d'église et des enfants du cloître; des monastères il était passé dans les camps, et nos vieux capitaines maniaient aussi bien le chapelet que l'épée.

 

C'est par lui que Simon de Monfort put, avec une poignée de braves, tailler en pièces une armée de cent mille hommes.

C'est avec lui que Philippe-Auguste remporta ses victoires sur les Anglais.

C'est lui qui ouvrit à Louis XIII les portes de la Rochelle.

C'est près de lui que le vieux connétable de Montmorency venait chercher cette intrépidité et ce mépris de la mort qui ont fait sa gloire; la veille des batailles il récitait son chapelet devant sa tente, et quand les soldats le voyaient ainsi égrener son rosaire, ils sentaient que la journée du lendemain serait chaude, et les ennemis eux-mêmes avaient pris l'habitude de dire: " Dieu nous garde des patenôtres du connétable de Montmorency"

 

Les temps modernes, aussi bien que les temps anciens, ont été les témoins de la dévotion de nos guerriers à Notre-Dame du Rosaire, et les champs de bataille de la Crimée et de l'Italie ont révélé au monde une fois de plus que le soldat français est religieux autant que brave.

 

Les arts et les artistes n'ont pas manqué de rendre hommage à leur tour au Rosaire. Que faut-il à l'artiste? un idéal et l'inspiration. Or quel type plus touchant et plus sublime que celui de la Vierge dans ses joies, ses douleurs, et ses gloires? quel sujet plus propre à faire vibrer la lyre et inspirer le pinceau. Aussi, bien qu'en France nous n'ayons pas eu beaucoup d'artistes religieux, les meilleures compositions en musique et en peinture ont été inspirées par le Rosaire.

 

Il y a encore dans le peuple de ces cantiques simples, doux et majestueux, et qui remuent et attendrissent profondément les âmes; il y a dans nos musées et dans nos églises de ces tableaux signées de le Sueur, le Poussin, Flandrin, qui retracent les plus admirables scènes du Rosaire, et qui lui doivent ainsi la cause principale de leur inspiration.

 

Le peuple surtout y a gagné; il y a gagné des moeurs pures, le secret du détachement, et le sentiment si difficile de la résignation; il y a gagné de rester catholique, et de ne se laisser entamer ni par l'hérésie, ni par l'indifférence.

 

Si la foi est encore debout dans certaines paroisses, c'est grâce à la pratique fidèle du chapelet; si, après tout, la France n'est ni protestante ni schismatique, c'est grâce à la dévotion du Rosaire.

 

(mais depuis, 68 et Vatican II sont passés par là avec les doux ravages que l'on sait dans l'Eglise et dans les âmes.... ! 


 

La raison de cette attraction mystérieuse du Rosaire est bien simple.

 

Le Rosaire est une dévotion essentiellement logique; ce n'est ni une théorie abstraite, ni une formule irréfléchie, ni une pratique dénuée de principes; c'est une dévotion admirable, qui s'adresse à l'esprit et au coeur, et saisit l'homme tout entier. Elle parle à notre intelligence, qu'elle ravit dans la contemplation des plus grands et des plus doux mystères; elle éveille au fond de l'âme les sentiments les plus tendres, en y évoquant les plus chers souvenirs de la charité de Dieu et de la maternelle bonté de la sainte Vierge; elle demande enfin au chrétien, témoin de ces grandes scènes de la rédemption, d'y conformer sa vie.

 

 

 


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Publié le 6 Octobre 2013

 

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Grâce aux prédications du bienheureux Alain et des Dominicains français, la dévotion du Rosaire s'enracina si profondément dans notre pays, pénétra si bien au coeur de nos pères et devint si populaire, qu'après trois siècles elle est encore debout et a résisté à une longue époque d'incrédulité et de haine, et aux désastrers d'une révolution qui a changé la face de la terre.

 

Elle est toujours française, plus française que jamais; les confréries érigées en son honneur sont de beaucoup les plus nombreuses, ...

 

Ce qui a préparé ce mouvement et jeté le germe de cette piété dont nous recueillons les fruits, c'est la Sorbonne. La Sorbonne a eu ses heures de surprises et ses jours d'illusion; mais elle n'en a pas moins mérité d'être l'oralcle de la science théologique en notre pays.

 

Or la Sorbonne a fait pour le Rosaire ce qu'elle n'a fait pour aucune autre confrérie; elle lui a délivré des lettres patentes, l'a pris sous sa protection, et en a recommandé la pratique à tous les fidèles de France. Nous avons eu même en France, dans les murs de Paris, un spectacle qui ne s'est pas rencontré ailleurs; c'est un ordre religieux se vouant exclusivement à la dévotion du Rosaire, et consacrant le jour et la nuit à sa récitation. Cet ordre, fondé en 1645 par Anne d'Autriche, portait le nom d'Ordre du collier céleste du Rosaire.

 

Ce qui explique mieux que tout le reste comment l'oeuvre de saint Dominique est devenue une oevre toute française et comment elle a jeté de si profondes racines au coeur de notre pays, c'est qu'elle y a toujours trouvé d'augustes patronages, et qu'elle a été accueillie avec honneur par nos princes et nos évêques.

 

Blanche de Castille fut initiée à la dévotion du Rosaire par saint Dominique lui-même.

 

Elle était stérile, et après douze ans de mariage elle n'avait pas encore de fils. Le saint lui conseilla de recourir à Notre-Dame du Rosaire, et la Vierge Marie, touchée par les prières de la pieuse reine, lui accorda dans saint Louis un fils qui fut l'honneur de la France, le modèle des rois, le type le plus admirable de la chevalerie, le plus grand politique et un des plus grands capitaines du moyen âge. Ce prince eut toute sa vie une tendre dévotion pour le Rosaire, et il y resta fidèle jusqu'au milieu des soucis du gouvernement et des fatigues de la guerre<.

 

Charles VII marcha sur ses traces; il avait continuellement l'Ave Maria sur les lèvres.

 

Louis XI est resté célèbre par sa grande dévotion à Marie; il portait ostensiblement le chapelet à son cou ou à son chapeau, et, en signe de son amour pour la Reine du très saint Rosaire, il lui légua son coeur et ses biens.

 

Louis XIV fut, comme Louis IX, l'enfant du miracle; il vint au monde au jour et à l'heure où l'on faisait la procession du Rosaire, pour obtenir l'heureuse naissance d'un prince. Il garda une profonde reconnaissance, et il ne passait pas un seul jour sans égrener le chapelet qu'il tenait de sa mère.

 

En ce temps-là, il y avait au palais de nos rois une bien touchante coutune: lorsqu'un enfant de France venait au monde, on mandait au Louvre le Père directeur de la confrérie du Rosaire pour inscrire sur les registres le nom du jeune prince, et un religieux dominicain était chargé de réciter tous les jours le chapelet, jusqu'à ce que l'enfant fût en âge de le réciter lui-même.

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Publié le 5 Octobre 2013

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non mais !

 

 

La blancheur de leur aube interpelle le regard. Le cœur de Jésus surmonté d’une croix, qui se pose en rouge sur leur poitrine, interroge. Leur sourire accueille celui qui les approche. Les petites sœurs de la Consolation, du Sacré-Cœur et de la Sainte-Face ont leurs habitudes du côté d’Hossegor. Les plages, le canal et le lac. Toujours en groupe. Presque un pèlerinage pour elles.

 

« Cela fait onze ou douze ans, je ne sais plus », s’excuse mère Agnès. En compagnie des 22 autres sœurs de cette communauté fondée en 1989, la mère supérieure est en vacances, avant de retrouver cette semaine Draguignan et leur ancien carmel.

 

Des repos en septembre, après deux mois d’été au cours desquels les religieuses ont délaissé leur diocèse de Fréjus-Toulon pour encadrer des camps de jeunes. « L’une des sœurs était aux JMJ. J’étais de mon côté à Lourdes, au Puy et à Briançon », glisse sœur Isabelle.

 

Déjà plusieurs années que cette disciple du bienheureux Charles de Foucauld pose sa valise à Hossegor, dans la villa Lou Brouch, au milieu d’une architecture classée de la commune. Deux minibus et une voiture sont garés dans le jardin. Une idée ficelée en son temps par mère Agnès. « Je voyais les sœurs fatiguées, se rappelle-t-elle. J’ai senti qu’elles avaient besoin de changer d’air, de rythme, pour se retrouver et se ressourcer. Et pour trouver où aller, quoi de plus facile que de s’adapter à sa famille ? »

 

La maison de la peintre

 

La doyenne de la communauté - la plus jeune a 22 ans - est en effet l’une des descendantes de Suzanne Labatut. Figure artistique du début du XXe siècle, la peintre et sa sœur tombèrent sous le charme d’Hossegor et contribuèrent à sa renommée artistique.

 

En 1924, l’architecte Jean Prunetti leur livra la villa aujourd’hui occupée par leur descendance. « Mes racines sont ici, se livre mère Agnès. Je suis née à Bayonne. Mon grand-père était maire de Dax, il s’appelait Gabriel Despax. Mon grand-oncle était le poète Émile Despax. »

 

Nichée dans un grand parc arboré léché par le canal, la villa blanche s’élève sur un étage. Les boiseries, d’un vert conifère, se trouvent rehaussées de briquettes orangées sur l’une de ses faces. Sous les arches, quelques-unes des sœurs sont attablées en ce matin. La mise à jour de leur application smartphone, les sites Internet, etc. Une tâche quotidienne (lire ci-contre). Dans le jardin, une piscine gonflable et quelques jouets. La trace d’un été terminé pour les enfants des autres propriétaires de la demeure. « Ça tombe bien, en septembre, personne ne s’y bouscule », glisse, malicieuse, mère Agnès.

 

À l’intérieur, on en devine qui s’activent en cuisine et d’autres qui lissent le linge. « La messe reste au cœur de nos journées, à l’église d’Hossegor comme au gré de nos visites, précise sœur Isabelle. Mais après, ce sont des vacances “normales”. »

 

Pêche, pétanque, lecture

 

Le réveille-matin a ainsi été éteint. Les sœurs profitent de leur « vie contemplative ouverte sur un apostolat et leur vie de prière ». Sœur Jacinthe, passée par les Beaux-Arts, savoure les lumières du Sud-Ouest. « Il y a ici une douceur des teintes qui se prête à l’aquarelle. Cela me change de la Provence, avec ses teintes plus crues. »

 

Le canal voisin reçoit souvent les lignes de certaines sœurs amatrices de pêche, quand d’autres visent le carreau à la pétanque. Toutes s’accordent en revanche sur le surf et la compétition du Quiksilver Pro. Une sortie incontournable et répétée de chaque millésime, d’ailleurs immortalisé la semaine passée par Jérémy Flores sur son compte Instagram. « Nous leur donnons nos bracelets bénis et leur demandons ensuite leur nom. Cela en surprend certains qu’on ne les connaisse pas, rigole sœur Isabelle. Nous les portons tous dans nos prières ; les surfeurs utilisent la nature pour créer quelque chose de beau. » À se demander quel apostolat fut le plus efficace…

 

 

 

link sud ouest 

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Publié le 5 Octobre 2013

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né le 10 juillet 1810 à Gerbéviller (Meurthe-et-Moselle)

 

 

" Le père Jandel, prêchant à Lyon, fut un jour pressé par un mouvement intérieur, d'enseigner aux fidèles la vertu du signe de la croix; il ne résista point à cette inspiration et prêcha. Au sortir de la cathédrale, il fut rejoint par un homme qui lui dit: Monsieur, croyez-vous à ce que vous venez d'enseigner?

 

- si je n'y croyais pas je ne l'enseignerais pas, répondit-il; la vertu de la Croix est reconnue par l'Eglise, je la tiens pour certaine.

- vraiment.. reprend l'interlocuteur étonné.. Vous croyez?  Eh bien ! moi, franc-maçon, je ne crois pas; mais, profondémént surpris de ce que vous nous avez enseigné, je viens vous proposer de mettre à l'épreuve le signe de la Croix... Tous les soirs nous nous réunissons dans telle rue, à tel numéro, le démon vient lui-même présider la séance. Venez ce soir avec moi, nous nous tiendrons à la porte de la salle; vous ferez le signe de la Croix sur l'assemblée, et je verrai si ce que vous avez dit est vrai.

 

- J'ai foi à la vertu du signe de la Croix, ajoute le p Jandel, mais je ne puis sans y avoir mûrement pensé, accepter votre invitation.

 

"Aussitôt il se rend auprès de mgr Bonald qui consulte quelques théologiens. Tous finissent par être d'avis que le père Jandel doit accepter. Quanrante huit heures lui restant, il les passe à prier, à se mortifier, à se recommander aux prières de ses amis; et le soir du jour désigné, il va frapper à la porte du franc-maçon, vêtu d'un habit laïque sous lequel il a caché une croix. Ils arrivent bientôt dans une salle meublée avec luxe.. elle se remplit; tous les sièges vont être occupés, lorsque le démon apparait sous forme humaine.

 

Aussitôt, tirant de sa poitrine le crucifix, le P. Jandel forme sur l'assistance le signe de la Croix.

 

" C'est comme un coup de foudre!... les bougies s'éteignent, les sièges se renversent, les assistants s'enfuient... Le franc-maçon entraîne le P. Jandel et, quand ils se trouvent loin, l'adepte de Satan se précipite aux genoux du prêtre:

 

- Je crois, lui dit-il, je crois! Priez pour moi! .. Convertissez-moi... Entendez-moi! ..."

 

Tel est le fait raconté dans le monde entier. Outre les graves autorités sur lesquelles, pris dans sa substance, il s'appuie, il est incontestablement digne de la vertu du Signe Rédempteur choisi par Dieu pour confondre Satan, et enseigner au monde les ressources infinies de sa miséricorde.

 

vie du père Jandel . OP

 

 

"Que la foi soit donc l'apanage de votre vie, qu'elle soit infuse et circule en vous comme le sang dans les veines du corps; ainsi, elle transformera votre intelligence; les choses humaines ne seront qu'un voile transparent au travers duquel vous verrez briller les réalités divines. C'est à cette lumière que vous apprécierez le faux éclat du monde et que vous verrez l'action providentielle dans la série des plus redoutables révolutions.

 

Sans cette foi, vous végèteriez; le sens chrétien s'affaiblirait en vous, loin de grandir avec les années; au lieu d'atteindre cet idéal où l'homme devient spirituel, même dans sa chair, vous deviendriez charnel, même dans les choses spirituelles.

 

Gardez- vous de ce malheur; tenez ferme dans le monde, comme une digue aux envahissements et aux infiltrations de l'esprit d'incrédulité, comme une compensation aux défections et à l'indifférence des croyants.

 

Soyez mort à tout, vivez d'espérance, méditez l'économie de la religion, étudiez avec amour Notre-Seigneur Jésus-Christ;

 

enfin, ne voyez plus rien qu'avec les yeux de Dieu même.


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Publié le 5 Octobre 2013

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"Brûlez, déchirez Seigneur, mais pardonnez-moi!"

 

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Publié le 4 Octobre 2013

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BONNE FËTE, mon père .

 

 

 

" mais il est vrai aussi que toutes ces larmes ont été séchées bien plus avantageusement, puisqu'au lieu de l'exil de ce monde ils sont maintenant dans cette tant douce patrie du ciel où tous les biens sont ramassés et d'où tous les maux sont bannis.

 

Quant au lieu de ces fâcheux habitants de Cédar ils sont maintenant dans cette tant agréable compagnie des saints où il ne règne que la justice, que sincérité, que simplicité et que sainteté.

 

Qu'au lieu de cet éloignement de Dieu ils sont et seront à tous jamais à posséder ce grand et divin tout, mais d'une manière à le voir tout comme il est en lui-même, à l'aimer d'un amour toujours plus ravissant et à le louer sans jamais cesser ni jamais se lasser Videbimus, amabimus, laudabimus.......

 

si ce n'est pas un grand avantage pour tous d'un peu pleurer en ce monde, mais pour de pareils sujets pour lesquels les saints ont pleuré....


(on pleure beaucoup aujourd'hui, vous savez ! )

 


père Piny OP

 

 

"Oui le contact avec Dieu est douloureux, le contact de notre laideur avec sa beauté, de nos ténèbres avec sa lumière. jusqu'au jour où Dieu est notre joie souveraine, il est la grande épreuve."


 

dom Delatte

commentaire de la règle.

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Publié le 4 Octobre 2013

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Etonnant itinéraire que celui de ce laïc, passé par l'anticléricalisme et le spiritisme avant de devenir l'ardent apôtre du Rosaire. Bartolo Longo naît près de Brindisi, en 1841, d'une famille riche et respectée. Sa mère lui inculque un grand amour de la Vierge et des pauvres. Enfant vif et turbulent, Bartolo est très doué. A 16 ans, il entreprend des études d'avocat. En même temps, il prend part à des réunions politiques, se passionne pour la musique, la danse, et l'escrime. En 1863, il va à l'université de Naples. Là, règne un anticléricalisme virulent. Subissant cette influence, Bartolo fait bientôt lui-même des conférences anticléricales, organise des manifestations contre l'Eglise et le pape. Mais son esprit est tourmenté. Un ami l'amène alors au spiritisme, présenté comme la réponse à ses questions. Conquis, Bartolo devient "médium de premier ordre", est ordonné "prêtre spirite". Plus tard, il témoignera avoir subi des assauts répétés du démon. Un ami professeur lui ouvre enfin les yeux et l'adresse à un saint prêtre dominicain.

 

La conversion de Bartolo est radicale. Il fait vœu de chasteté et s'adonne entièrement à l'apostolat. Il reste cependant simple laïc, tertiaire dominicain. Il prie longuement, étudie la philosophie et la théologie, se fait infirmier volontaire à l'hôpital. En 1872, il se charge de l'administration des biens d'une jeune veuve, la comtesse De Fusco. Or, celle-ci possède un vaste domaine à Pompéi, qui n'est alors qu'un gros bourg. C'est là que Bartolo va réaliser l'œuvre de sa vie. Très vite, en effet, il constate l'ignorance religieuse des gens de la région. Découragé devant l'ampleur de la tâche, il se tourne vers la Vierge, et reçoit l'inspiration de propager le rosaire. Dès lors, il met sur pied des cours de catéchisme, apprend à chacun à réciter le rosaire, fait placer une image de la Vierge dans chaque maison, restaure l'église. Fin 1873, la mission qu'il organise est un triomphe.

 

Il fonde alors une confrérie de la Madone du Rosaire, dont le succès est immédiat. Puis, à la demande de l'évêque du lieu, il entreprend la construction d'une église sur un terrain que donne la comtesse De Fusco. Une image miraculeuse de Notre-Dame du Rosaire y est intronisée. Les grâces et guérisons abondent. Les dons affluent de partout. Bientôt, dans ce lieu autrefois désolé, débute une nouvelle ville. L'amitié entre la comtesse De Fusco et Bartolo font naître des calomnies. Pour les faire taire, Bartolo l'épouse. Mais tous deux respectent le vœu de chasteté qu'ils ont fait. Plus tard, d'autres graves calomnies seront portées sur la gestion du nouveau Sanctuaire. Mais l'innocence de Bartolo sera prouvée, et plusieurs papes lui accorderont leur confiance. En lien avec le sanctuaire, qui est érigé en basilique pontificale en 1901, Bartolo publie une revue et des opuscules sur le rosaire qui ont un très grand succès. Il fonde la Congrégation des Filles du Rosaire, lance une croisade de prière pour obtenir la proclamation du dogme de l'Assomption. Il crée aussi un orphelinat et un institut pour les fils de détenus laissés à l'abandon. Lorsqu'il meurt, en 1926, la basilique de la Vierge du Rosaire, à Pompéi, est mondialement connue, et attire les foules. Et Bartolo, que Jean-Paul Il béatifiera en 1980, est alors déjà considéré comme un saint et un modèle pour les laïcs.

 

 

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Publié le 3 Octobre 2013

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"Ce n'est qu'un torrent qui se précipite, une nuée qui passe.

 

S'agit-il de quelque chose de fâcheux? cela aura une fin ; de quelque chose de difficile? cela ne durera pas toujours. S'il en était autrement, la nature n'y suffirait pas.

 

Mais, direz-vous, un grand nombre sont entraînés par le torrent. Sans doute. Mais la cause en est moins clans sa violence que dans la lâcheté de ceux qui se laissent abattre trop facilement.

 

Afin donc que le torrent ne nous entraîne pas et que nous puissions marcher d'un pas ferme jusque dans ses plus grandes profondeurs, sondons-le et saisissons l'ancre divine, pour n'avoir plus à redouter aucun naufrage.

 

Un torrent n'est terrible que pour un temps, bientôt après il s'apaise d'une manière étonnante: « Les eaux nous auraient submergés. » Selon une autre version : « Alors les eaux nous auraient inondés en passant sur notre âme comme un torrent, et notre âme eût trouvé cette inondation insurmontable; » ou bien : « Alors les superbes auraient passé sur notre âme comme un torrent. » Admirons la grandeur du secours de Dieu et comment, au milieu de tant de maux, il ne permet pas que ses enfants soient submergés. En effet, s'il laisse augmenter les maux, ce n'est pas pour nous accabler, mais pour nous éprouver davantage et faire éclater sa puissance.

 


Les superbes, dont il est ici question, sont les ennemis qui, tout en se précipitant sur les Juifs avec plus de violence qu'un torrent quelconque ou qu'une inondation insurmontable, ne leur ont fait aucun mal. La cause en est dans la protection de Dieu, dans son assistance divine et son secours invincible.

Aussi, après avoir dit qu'il a été délivré des maux, il nomme son libérateur et il le comble de louanges.

 

« Béni soit le Seigneur qui ne nous a pas laissés en proie à leurs dents  ! Car notre âme a été arrachée de leurs mains comme un passereau du filet des chasseurs. »

 

st Jean Chrysostome.



 

"Bats-toi, signe et persiste


 Résiste"

 

 


 

 


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Publié le 2 Octobre 2013

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Demain, dans une heure, nous serons au port!

Mon Dieu, que verrons-nous alors? Qu'est-ce donc que cette vie qui n'aura pas de fin? Mystère insondable! "L'oeil de l'homme n'a point vu la lumière incréée, son oreille n'a point entendu les incomparables mélodies des cieux et son coeur ne peut comprendre ce qui lui est réservé dans l'avenir". (I Cor. II, 9)

Le temps n'est qu'un mirage, un rêve; déjà Dieu nous voit dans la gloire, il jouit de notre béatitude éternelle.

Que cette pensée fait de bien à mon âme. Je comprends alors pourquoi il nous laisse souffrir.

ste Thérèse priez pour nous.


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Publié le 2 Octobre 2013

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"Lorsque, au lieu de croire en Dieu, d'espérer en lui, de l'aimer par-dessus tout et d'aimer le prochain en lui, nous voulons croire à l'humanité, espérer en elle, l'aimer d'une façon exclusivement terrestre, elle ne tarde pas à se montrer à nous avec ses tares profondes, avec ses plaies toujours ouvertes : l'orgueil de la vie, la concupis­cence de la chair, celle des yeux, et toutes les brutalités qui s'ensuivent.

 

Lorsque, au lieu de mettre sa fin dernière en Dieu, qui peut être simultanément possédé par tous, comme nous pouvons tous posséder, sans nous nuire, la même vérité et la même vertu, on met sa fin dernière dans les biens terrestres, on ne tarde pas à s'apercevoir qu'ils nous divisent profondément, car la même maison, le même champ, le même territoire ne peuvent appartenir simultanément et intégralement à plusieurs. Plus la vie se matérialise, plus les appétits inférieurs sont excités, sans aucune subordination à un amour supérieur, plus les conflits entre les individus, les classes et les peuples s'exaspèrent; finalement, la terre devient un véritable enfer.


Le Seigneur montre ainsi aux hommes ce qu'ils peuvent faire sans lui. C'est un singulier commentaire de ces paroles du Sauveur : « Sans moi, vous ne pouvez rien faire » (Jean, XV, 5). « Qui n'est pas avec moi est contre moi, et qui n'amasse pas avec moi disperse » (Matth., XII, 30). « Cherchez premièrement le royaume de Dieu et sa justice, et tout le reste vous sera donné par surcroît » (Matth., VII, 33).

 

Le Psalmiste disait de même : « Si le Seigneur ne bâtit pas la maison, en vain travaillent ceux qui la bâtissent. Si Dieu ne garde pas la cité, en vain la sentinelle veille à ses portes. » (Ps. CXXVI, 1).

 

 

On dit des pécheurs qui semblent à jamais perdus, qu'il faut les confier à Marie, il en est de même des peuples chrétiens qui s'égarent.


Toute l'influence de la bienheureuse Vierge a pour but de conduire les âmes à son Fils, comme celle du Christ. médiateur universel, a pour but de les conduire à son Père.


La prière de Marie, surtout depuis qu'elle est au ciel, est universelle au plus grand sens du mot.


Elle prie non seulement pour les âmes individuelles de la terre et du purgatoire, mais aussi pour les familles et pour tous les peuples qui doivent vivre sous le rayonnement de la lumière de l'Évangile, sous l'influence de l'Eglise.

 

De plus, sa prière est d'autant plus puissante, qu'elle est plus éclairée et qu'elle procède d'un amour de Dieu et des âmes que rien ne peut atténuer ou interrompre. L'amour miséricordieux de Marie pour tous les hommes dépasse celui de tous les saints et anges réunis, de même la puis­sance de son intercession sur le Cœur de son Fils.

 


La force dont nous avons besoin, dans le bouleverse­ment où se trouve le monde à l'heure actuelle, c'est la prière de Marie, Mère de tous les hommes, qui nous l'ob­tiendra du Sauveur.

 

 

Rp Garrigou Lagrange.

 

 

 

La Très Sainte Vierge, en ces derniers temps que nous vivons, a donné une efficacité nouvelle à la récitation du Rosaire. De telle façon qu'il n'y a aucun problème, si difficile soit-il, temporel ou surtout spirituel, se référant à la vie personnelle de chacun de nous, de nos familles, des familles du monde ou des communautés religieuses, ou bien à la vie des peuples et des nations, il n'y a aucun problème, dis-je, si difficile soit il, que nous ne puissions résoudre par la prière du saint Rosaire. Avec le saint Rosaire nous nous sauverons, nous nous sanctifierons, nous consolerons Notre-Seigneur et obtiendrons le salut de beaucoup d'âmes"

 

(Entretien de Soeur Lucie, voyante de Fatima, avec le Père Fuentes, 26 décembre 1957)

 

 


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