Publié le 21 Octobre 2013

 

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En donnant à l'âme la vraie liberté, la pauvreté volontairement acceptée la prépare à user en souveraine de tous les biens de la terre.

 

"Elle ne possède pas seulement en espérances les choses célestes, dit S. Bernard; elle possède aussi les choses de la terre, suivant la parole qui a été dite:  N'ayant rien, nous possédons tout. Elle les possède d'autant mieux qu'elle les désire moins.

 

Tout lui devient richesse, l'adversité aussi bien que la prospérité. L'avare, amoureux de la richesse, en a toujours soif: l'âme fidèle la méprise et en use: celui-là, en la possédant est toujours en état de mendicité, celui-là en la méprisant la fait valoir."

 

Elle prépare à la justice: comment voudrait-on s'emparer du bien d'autrui, quand on ne tient pas à ce que l'on possède?

 

Elle prépare à la bonté. Le détachement dans lequelle elle vit est le fruit d'un grand amour, " et de même que la cupidité ne possède rien sans étroitesse et sans angoisse, dit St Augustin, de même la charité ne peut supporter aucune étroitesse.

 

"Elle est, dit S. Jean Chrysostôme, un guide précieux dans la voie qui conduit au ciel; elle est l'onction des athlètes; elle est un exercice de perfection grand et admirable; elle est un port tranquille."

 

"Sachez, mes frères, disait S. François d'Assise, que la pauvreté est une voie très rapide du salut: elle est un foyer d'humilité, une racine de la perfection; son fruit est multiple, mais caché. Elle est ce trésor caché pour lequel il faut vendre tout, et ce qui ne peut être vendu, il faut le mépriser, en le comparant à la grande richesse de la pauvreté."

 

 

Elle prépare les ascensions de l'âme aux choses d'en haut.

 

"Si nous voulons, dit S. Grégoire de Nysse, nous élever aux choses d'en haut, il faut devenir pauvres des choses d'en bas."

 

Elle nous prépare à recevoir de Dieu des grâces abondantes,

 

"Celui, dit S. Basile, qui conduit par l'Esprit-Saint, ne conservant en lui aucun orgueil, mais s'humiliant volontiers pour exalter les autres, crie en esprit vers Dieu en lui demandant de grandes choses, et il le peut, car il ne recherche rien de terrestre, celui-là sera toujours entendu de Dieu."

 

Elle nous prépare, non pas seulement à la grâce de Dieu, mais à l'union avec Dieu.

 

Pour arriver à la béatitude, dit S. Grégoire de Nysse, il faut arriver à la ressemblance avec Dieu, car la béatitude est le propre de Dieu. Et comment la vie de l'homme pourra-t-elle ressembler à la vie de Dieu? Comme rien ne convenait mieux à l'homme que l'humilité, le Verbe de Dieu s'est fait humble et pauvre, afin que l'homme, par l'imitation de sa pauvreté, put lui ressembler et se diviniser. Et si dans une chose qui convient bien à votre nature, vous avez imité Dieu, vous êtes entré dans les conditions de la béatitude."

 

 

 

 

 


 

 

 


 


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Publié le 21 Octobre 2013

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Bienheureux les pauvres en esprit, parce que le Royaume des cieux est à eux.

 

 

On appelle les pauvres des malheureux, et voilà des pauvres que J.C appelle bienheureux: quelle opposition entre le jugement de Dieu et celui de l'homme!

 

Dieu, dit S. Ambroise, fait commencer la béatitude là où l'homme ne voit que misère."

 

Toutefois J.C. n'appelle pas tous les pauvres bienheureux.

 

"Il y a une pauvreté, dit S. Chromace, qui vient de la nécessité; d'autres fois la pauvreté vient d'une mauvaise conduite; quelquefois de la colère de Dieu."

Les pauvres que J.C déclare bienheureux sont les pauvres en esprit: c'est pourquoi il faut que nous sachions ce qu'est la pauvreté en esprit.

 

En interprétant ce texte dans le sens obvie, interprétation qu'appuient les malédictions contre les riches, rapportées en S.Luc, beaucoup d'exégètes y ont vu l'esprit de pauvreté, c'est-à-dire un détachement des biens de la terre, tel qu'on en use sans s'y attacher, qu'on sache en supporter la privation sans se plaindre ou se troubler, ou encore, ce qui est un degré supérieur, qu'on ait à plaisir à s'en dépouiller, et enfin, ce qui est le degré le plus parfait, qu'on ait une horreur invincible pour tout superflu.

 

C'est cet esprit de pauvreté que recommandait S. Paul quand il écrivait à son disciple Timothée: Soyons contents quand nous avons la nourriture et le vêtement.

 

Ils sont bienheureux, dit S.Jérôme, ceux qui sont pauvres dans l'esprit: on ne peut avoir cet amour de la pauvreté que par l'onction de l'Esprit-Saint.

 

D'autres interprètes, les plus nombreux, entendent cette béatitude de cette pauvreté de l'esprit qui est l'humilité.

 

"Par les pauvres en esprit, dit S. Augustin, il faut entendre ceux qui n'ont pas l'esprit enflé, les humbles et qui craigent Dieu. De même que la crainte du Seigneur est le commencement de la sagesse, la superbe est le commencement de tout péché."

 

Et, enfin d'autres traduisent: Bienheureux ceux qui se font mendiants en esprit, bienheureux ceux qui, ayant conscience dee leur faiblesse, vont à Dieu en pauvres.

 

"Le Sauveur a mis l'humilité au commencement des béatitudes, dit l'Opus imperfectum, parce que l'humilité est le commencement de notre salut. Et pourquoi n'a-t-il pas dit simplement: Bienheureux les humbles? Il voulait béatifier, non l'humilité qui demeure en elle--même, mais l'humilité qui va à Dieu pour lui demander son assistance.

 

Il y a des âmes qui sont humbles par nature et demeurent en elles-mêmes; d'autres sont humbles par l'action de la foi; par la foi elles connaissent leurs misères, savent ooù est le secours, et elles ne cessent de le demander. Ce sont ces âmes que Jésus béatifie. Bienheureux les mendiants de Dieu!"

 

"Dans la société chrétienne, dit le P. Lacordaire, la pauvreté est l'arôme qui empêche la richesse de se corrompre et de dégénérer en un égoïsme odieux."


 

La pauvreté béatifiée par le Christ est utile, non seulement comme préservatif, mais à cause des heureux effets qu'elle produit sur les âmes.

Elle est utile à ceux qui sont réellement pauvres.

Si la richesse a ses dangers, la pauvreté a aussi les siens.

Si les richesses sont dangereuses à cause de l'orgueil qu'elles développent, la pauvreté est dangereuse à cause des angoisses auxquelles elle expose, à cause des bassesses auxquelles elle peut conduire.

 

 

"Aussi tous les pauvres ne sont pas béatifiés, dit S. Ambroise; il y a de bons et de mauvais pauvres."

 

Il peut y avoir des pauvres orgueilleux, envieux, révoltés, aigris, plein de murmures.


"Ecoute-moi au sujet de tes pensées, monsieur le pauvre disait S. Augustin. Ne méprise pas les riches, car il y a des riches miséricordieux, des riches qui sont humbles, des riches qui sont pauvres. Et si le pauvre n'a rien dont il puisse se prévaloir, le riche a des difficultés qu'il doit vaincre."

 

"O pauvre, soit vraiment pauvre, c'est-à-dire humble, compatissant. O mes confrères les pauvres, apprenez à être pauvres et à demeurer dans les mains de Dieu."

 

'Ce n'est pas la pauvreté qui sauve, dit S. Basile; et toute attache mérite une condamnation; or, il y a des pauvres qui sont pauvres en fait de richesses et qui dans le fond de leur coeur sont remplis d'avarice. Ce ne sont point là les pauvres que J.C. béatifie; car ce que l'on subit par contraite ne peut-être une béatitude.

 

rp Thiriet OP.

 


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Publié le 20 Octobre 2013

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Toutes les larmes ne sont pas heureuses: il y a des larmes qui sont pleines d'amertume: ce sont les larmes des convoitises frustrées, de l'ambition déçue, de l'orgueil humilié; il y a des larmes qui sont pleines de désespoir et qui sont l'aveu d'une défaite. Il y a des larmes de colère et de rage. " Il y a beaucoup d'hommes qui pleureent des pleurs des enfants de Babylone, parce qu'ils ne connaissent d'autres joies que les joies de Babylone."

 

C'est alors la tristesse du siècle, dont S. Paul disait qu'elle cause la mort, et dont le livre des Proverbes comparait l'action sur le coeur de l'homme à celle de la teigne sur les vêtements, à celle du ver qui ronge le bois.

 

Qu'il est triste de penser que tant de larmes demeurent stériles quand la béatitude a été promise aux larmes !

 

 

 

Et il y a des larmes qui sont bonnes, parce qu'elles honorent Dieu, parce qu'elles font du bien à l'âme; il y a des larmes qui conduisent au bonheur, parce qu'elles ont du mérite.

 

Elles sont bonnes, elles sont heureuses les larmes par lesquelles on pleure ses péchés: vite, elles reçoivent leur consolation par l'espérance du pardon et par une intime douceur qui fait croire que le péché est pardonné.

 

" O larme pleine d'humilité, dit s. Bernardin de Sienne, citant S. Jérôme, à toi la puissance, à toi, le royaume; tu ne crains pas de t'approcher du tribunal du juge; tu imposes silence aux accusateurs, et il n'est aucune puissance qui puisse t'empêcher de t'approcher de Dieu.

Si tu te présentes seules, tu ne retourneras pas vide. Tu assez de puissance pour vaincre celui qui est invincible."

 

Heureuse est l'âme qui cherche son Dieu, qui souffre de ne pas encore le trouver, et qui dit avec le Psalmise: Mes larmes ont été mon pain le jour et la nuit, pendant que l'on me dit chaque jour: Où est ton Dieu.? "

 

Parce qu'elle n'a pas encore trouvé son Dieu, elle lance vers lui ses soupirs, et parce que ses larmes sont inspirées par ses désirs, elles lui deviennent une nourriture, et sont pour elle pleines de douceur."

 

"L'âme se nourrit de sa douceur, dit S. Grégoire, car par ses larmes, elle se prépare aux joies célestes."

 

 

" O doux Jésus, donnez-moi un signe certain de votre amour, une source de larmes coulant toujours au-dedans de moi, afin que mes larmes elles-mêmes vous disent mon amour.

 

Je me souviens, ô Jésus, de cette humble femme Anne, qui, venant prier au tabernacle pour obtenir un enfant, après ses larmes et ses prières, partit, portant la paix sur son visage.. Si elle a tant pleuré, cette femme qui désirait un enfant, comment doit pleurer une âme qui désire et qui cherche Dieu?

 

Regardez-moi donc et ayez pitié de moi, parce que les douleurs de mon coeur se sont multipliées.. Donnez-moi votre consolation céleste, et donnez-moi d'abord ces larmes intérieures qui partent de l'amour, brisent les liens du péché et mènent à la consolation."

 

"Je me souviens, aussi de la dévotion ardente d'une autre femme qui, dans son peux amour, vous cherchait au tombeau où l'on vous avait déposé, qui, après le départ de ses disciples, ne s'en allait pas, mais demeurait là, assise et pleurant, qui, après votre résurrection, avec beaucoup de larmes, explorait tous les coins de votre tombeau pour vous retrouver.... Parce qu'elle aima plus que tous les autres, en aimant elle pleura, et en pleurant elle vous chercha, et persévérant dans sa recherche, elle mérita de vous voir et de vous parler la première... Si elle pleura ainsi et persévéra dans ses larmes cette femme qui cherchait parmi les morts celui qui était vivant, comment doit pleurer et persévérer dans ses pleurs celui qui vous connait, pour le Rédempteur, pour le roi du ciel et de la terre, et qui de tout son coeur aspire à vous voir ! ....

 

 

"Par vos exemples et vos paroles, vous nous avez appris à pleurer; vous avez dit: Bienheureux ceux qui pleurent parce qu'ils seront consolés.

 

Vous avez pleuré votre ami défunt; vous avez pleuré sur la cité qui allait périr .

 

Je vous prie, ô bon Jésus, par ces précieuses larmes par lesquelles vous avez voulu nous sauver, nous êtions perdus, donnez-moi la grâce des larmes; car je ne puis l'avoir que par votre Esprit qui amôlit les coeurs endurcis des pécheurs, afin que je puisse laver dans mes larmes la victime que je veux vous offrir.

 

 


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Publié le 20 Octobre 2013

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Bienheureux ceux qui pleurent parce qu'ils seront consolés...

 

" Si nous faisons entendre cette parole aux mondains, dit s. Grégoire de Nysse,, nous exiterons un grand éclat de rire .

Pour jeter du ridicule à la parole du Sauveur, ils rassembleront toutes les souffrances qui peuvent atteindre l'âme et le corps et ils diront : Voilà le bonheur !

Pour nous, nous inquiétant peu de ceux qui abordent avec étroitesse d'esprit les pensées de Dieu, nous profiterons de cette contradiction pour montrer quelle opposition existe entre la sagesse divine et la sagesse humaine."

 

Cette opposition, Jésus l'accentue dans la malédiciton qui explique en même temps cette béatitude. " Malheur à vous qui riez maintenant, parce que vous serez dans le deuil et les larmes.

 

Et dans l'une et dans l'autre J.C nous apparait comme le maître du vrai bonheur.

 

Le premier mouvement de l'homme est de se porter au plaisir, car l'homme se sent fait pour le bonheur; et dans la recherche du plaisir, il ne trouve habituellement que déception et tristesse.  Que de fois cette douloureuse expérience avait été faite avant les voeux de J.C.

Aussi des philosophes, pécurseurs de nos pessimistes modernes, avaient prétendu que l'homme était la victime d'un destin jaloux et que la joie ne pouvait exister pour lui.

 

D'abord, les Stoïciens, pour se garder de la souffrance, s'étaient raidis contre et avaient pris le parti de la nier.

 

J.C ne tombe point dans ces excès; il affirme l'existence du bonheur, l'homme est créé pour le bonheur, et celui qui entend sa parole y arrivera un jour. Il ne nie point la souffrance; il n'exige point qu'on se raidise contre elle, il accepte que l'on pleure, mais il veut ordonner les larmes elles-mêmes à la béatitude; et tout en appelant la béatitude, il condamne la recherche du plaisir; il déclare qu'elle ne peut aboutir qu'à la tristesse.


Comment la recherche du plaisir aboutit-elle à la tristesse.

 

Comment la tristesse telle que l'entend N.S. aboutit- elle à la consolation c'est ce qu'il nous faut comprendre.

 

Malheur à vous qui riez maintenant .

 

"Le rire, dit s. Basile, marque un excès: c'est le mouvement d'une âme qui ne sait point se contenir." Il indique la satisfaction de ceux qui cherchent le plaisir.  Venez, ont-ils dit, jouissons de la vie présente, jouissons des créatures pendant que nous sommes jeunes; versons le vins et les parfums. Qu'aucune fleur de la saison ne nous échappe. Couronnons-nous de roses avant qu'elles ne se flétrissent. Qu'il n'y ait point de prairie que nous n'ayons foulée dans nos jouissances. Laissons partout des signes de ses joies. C'est là  notre partage.

 

Cette recherche du plaisir est non seulement malfaisante, .. elle aboutit en définitive à la tristesse. Elle abaisse, elle avilit, elle rend égoïste, nous enlevant par là la meilleure part de nos joies qui est celle de donner ; elle ne laisse après la jouissance que fatigue, blessures et mauvais souvenirs: elle aboutit qu'à des déceptions incessantes, les jouissances que l'on goûte étant toujours au-dessous de celles que l'on se promettait; c'est la tristesse au terme de la jouissance dit la Ste Ecriture.

 

j'ai dit dans mon coeur: je me gorgerai de plaisir, et jouirai de tout; et j'ai vu que tout était vanité. J'ai trouvé que le rire était une folie, et j'ai dit à la joie: Pourquoi te trompes-tu si grossièrement?

 

Et tout cela doit aboutir à la tristesse éternelle, à cette tristesse dans laquelle on dira; Nous nous sommes donc trompés... Nous nous sommes lassés dans la voie de l'iniquité et de la perdition... Que nous ont servi toutes ces choses? Elles ont passé comme l'ombre.. Nous ne sommes pas plus tôt nés que nous avons cessé d'être.. nous avons été consumés par notre propre malice... Voilà ce que diront en enfer ceux qui ont péché.

 

 

J.C  pour nous conduire au bonheur parfait, nous invite à des renoncements plus complets que tous ceux qu'avaient préconisés la Loi ancienne. Il porte contre la recherche du plaisir des condamnations plus sévères, et il annonce à ceux qui l'auront cherché des tristesses plus grandes. Malheur à vous qui riez maintenant parce que vous pleurerez.

 

 

Pour nous conduite au bonheur, il substitue une voie toute opposée: Bienheureux ceux qui pleurent, parce qu'ils seront consolés.

 

 

Pourquoi faut-il pleurer? Quel mérite y a-t-il dans les larmes pour qu'une récompense leur ait été promise.?

 

Les larmes que béatifie le Sauveur ont ce mérite de provenir d'une raison et d'un grand amour.

 

Comme il y a des rires qui sont sans motif et qui proviennent de véritables maladies, il y a des larmes qui sont causées par les motifs les plus graves. " Le dément rit, dit s. Augustin, et il rit parce qu'il est malade; et celui qui a l'esprit sain pleure sur ses rires de la démence. Lequel est le meilleur de ces rires ou de ces larmes, mais dans le cas présent qui ne préférerait les larmes avec la raison aux rires avec la folie ? "

 

Les larmes que loue N.S. viennent d'une raison très haute.

 

" Il y a quatre sources, dit s. Grégoire, où le juste puise ses larmes.

Il pleure en se souvenant de ce qu'il a été et des fautes qu'il a commises: il pleure ne pensant aux choses qui l'attendent, au jugement de Dieu où il paraîtra un jour; il pleure quand il regarde ce qu'il est; il pleure quand il lève les regards vers le séjour où il devrait être et qu'il comprend quelles sont les gloires et la joie de la patrie ."

 

Le juste pleure en se reportant au passé et en voyant les fautes dont il est rempli.

 

"Quand vous aurez établi en vous ces dispositions d'être pauvres et doux, dit saint Ambroise, souvenez-vous que vous êtes pécheurs et pleurez vos péchés."

 

 


Nous pleurons nos morts.

 

La mort nous a séparés d'eux et elle a accompli en eux de grandes ruines.

 

"Chacun de nous, dit S. Ambroise, a ses morts à pleurer. Nous sommes morts quand nous péchons, quand nous nous remplissons de pourriture. C'est une oeuvre de mort cette parole mauvaise qui sort d'une bouche méchante comme d'un tombeau infect; ce qui faisait dire au prophète; Leur bouche est semblable à un tombeau que l'on ouvre."

 

Que d'oeuvres de mort n'y-a-t-il pas dans notre vie !

 

"Que le pécheur pleure donc sur lui, qu'il s'accuse pour devenir juste."

 

C'est le commencement de la vie. Celui qui ne pleurerait pas ses morts prouverait qu'il n'a plus de sensibilité.

Il est plus heureux d'aimer même en souffrant que de ne pas souffrir parce qu'on n'aime pas: là au moins est la vie, ici ce serait la mort complète ..

 

Celui qui ne pleurerait pas sur les ruines que la mort du péché a faites en son âme prouverait qu'il n'a plus rien de vivant en lui.

 

Et quand on pleure, quand on pleure sur les ruines que le péché a faites dans notre âme, sur la foi amoindrie, sur les mérites perdus, les larmes font revivre tout ce qui était mort.

 

L'auteur du Génie du Christiannisme raconte comment la foi lui revint. Il l'avait perdue par le laisser-aller de sa vie,; et quand il reçut les derniers avis de sa mère, morte victime de la démence révolutionnaire, transmise par une soeur qui mourait bientôt elle-même; il pleura sur ces morts et sur ces fautes:" J'ai pleuré dit-il et j'ai cru."

 

Rp Thiriet OP

 

 

 

 

 

 

 

 

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Publié le 20 Octobre 2013

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« Ils viennent de la grande épreuve. Ils ont lavé leurs robes et les ont blanchies dans le sang de l'agneau »

 

+

 

"toute la foule cherchait à le toucher, parce qu'une vertu sortait de lui et les guérissait tous."

 

En route vers la Toussaint !

 

Toucher le Sauveur, c'est le salut: toucher le Sauveur, c'est croire en lui; être touché par lui, c'est recevoir ses dons. Que la vertu qui sortait de lui se répande en nous et nous prépare à comprendre ses paroles !

 

En proclamant les béatitudes, le Sauveur se met en opposition avec le sens humain. C'est vraiment ici qu'il a affolé la sagesse de ce siècle, comme le dit s. Paul, . Des hommes ont cru que le bonheur était dans l'abondance des choses extérieures: ils ont appelé heureux le peuple qui les possédait. (ps. 143,15)

 

Et Jésus proclame heureux les pauvres. Le monde proclame heureux ceux qui sont rassasiés, ceux qui savent tout attirer à eux, ceux qui à tout réussit; et Jésus proclame heureux ceux qui ont une petite idée d'eux-mêmes, ceux qui cèdent leur droit plutôt que de les revendiquer par la violence, ceux qui aspirent à une perfection toujours plus haute, ceux qui pleurent, ceux qui savent donner et se donner eux-mêmes dans la miséricorde, ceux qui ont à souffrir pour la justice.

 

J.C nous amère à la vraie béatitude, à ce bonheur qui est l'assemblage de tous les biens, car dans toutes les béatitudes qu'il proclame, il unit toujours deux choses: le mérite et la récompense.

 

C'est un honneur que Dieu fait à l'homme de l'amener à la récompense par le mérite: son bonheur ne serait pas complet s'il n'était pas mérité. Et dans toutes les béatitudes, la récompense est toujours en rapport avec le mérite, mais couronne le mérite de façon à l'étonner.

 

"Les humbles, les pauvres, dit s. Augustin, paraissent bien éloignés de tout royaume, et ils sont heureux parce qu'un royaume leur appartient, le plus beau de tous les royaumes, le royaume des cieux. Ceux qui sont doux se laissent facilement expulser de leurs biens, et ils doivent posséder la terre; et ainsi du reste, dit le S. docteur"

 

La béatitude que le Sauveur nous promet, c'est la béatitude suprême, la félicité éternelle sous divers aspects,  "à la première béatitude comme royaume; à la seconde, comme la terre promise; à la troisième, comme la véritable et parfaite consolation; à la quatrième, comme le rassasiemennt de tous nos désirs; à la cinquième, comme la dernière miséricorde qui ôtera tous les maux et qui donnera tous les biens; à la sixième, sous son propre nom qui est la vue de Dieu; à la septième, comme la perfection de notre adoption; à la huitième, encore une fois, comme le royaume des cieux. 

 

Voilà donc la fin partout, mais comme il y a plusieurs moyens chaque béatitude en propose un ,et tous ensemble rendent l'homme heureux. "

 

La béatitude ne sera parfaite que dans l'autre vie, quand nous participerons à la béatitude de Dieu: cependant, elle existe déjà dans une certaine mesure dans la vie présente.

 

"Il n'a pas dit, ajoute s. Jean Chrysostome, celui-ci ou celui-là sera heureux, mais tous ceux-là seront heureux qui feront ces choses, de sorte que si vous êtes serviteur, pauvre, mendiant ou bien étranger ou en encore sans esprit naturel, rien ne vous empêchera d'être heureux si vous voulez pratiquer la vertu demandée."

 

 

 

rp Thiriet O.P

 

 


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Publié le 20 Octobre 2013

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"Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu" (Mt 22,21 – Mc 12,17 – Lc 20,25).

 

Jésus a dit cette phrase en réponse à une question-piège. Monté à Jérusalem, peu avant la Pâque, Jésus pressent les épreuves qui l'attendent. Ce jour-là, les pharisiens complotent avec les Hérodiens pour lui tendre un piège. Ils lui demandent : "Est-il permis, oui ou non, de payer le tribut à César ?" La question est habile :

 

 

- si Jésus prend parti pour César, il scandalise les juifs qui souhaitent le départ des Romains et la libération d'Israël. Payer l'impôt, c'est déjà collaborer…

- si Jésus prend parti pour les résistants à l'occupant romain, ce sera facile de le dénoncer aux autorités romaines.

 

Ne pas payer l'impôt à César, c'est se mettre en danger de mort. Mais Jésus déjoue leur piège :

 

- avoir sur soi un pièce d'argent qui porte une effigie romaine, ce n'est pas neutre, cela révèle des relations, cela dit la reconnaissance de César. "Rendez à César ce qui est à César…"

- et il ajoute "rendez aussi à Dieu ce qui est à Dieu".

 

Au centre du tableau de Rubens comme au centre du récit évangélique, il y a cette pièce de monnaie, ce denier de César. Jésus le touche d'un main sans mépris mais sans adoration. De l'autre main élevée vers le ciel, il rappelle la présence de Dieu et le service qu'Il attend des hommes. Sur le tableau, Jésus est le plus jeune et la lumière part de son visage. En face de lui, des têtes sombres d'hommes âgés, au crâne chauve et au visage inquiet, tendeurs de piège, se regardant l'un l'autre, commençant à percevoir qu'ils sont en train de perdre la partie. Celui qui tient le denier et le présente à Jésus a l'œil aussi noir que sa barbe et son manteau est sombre comme le mal. RUBENS peint ce tableau en 1614 à Anvers (Belgique). L'original se trouve au musée de San Francisco (USA).

 

 

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L’empereur impose des impôts au peuple de son empire. Il a des normes édictées pour garantir le devoir pour tout citoyen de s’acquitter de ses impôts. Pour la bonne marche de l’empire, il faut payer ses impôts. Certes, le respect de la loi, c’est important pour qu’un groupe social puisse vivre. Là où il n’y a pas d’état de droit, il n’y a pas de vie sociale apaisée. Pourtant, l'espérance chrétienne va au-delà de l'attente légitime d'une libération sociale et politique, car par le Christ est née une nouvelle humanité qui vient de Dieu. Raison pour laquelle, Jésus élève le débat. A la question des pharisiens, Jésus ne se justifie pas comme un responsable politique, Lui, il est l’envoyé du Père. Il est celui qui est venu nous révéler que le seul bonheur du Père, c’est que nous devenions ses fils. Jésus, le Fils de Dieu, est celui qui nous rappelle inlassablement que l’homme n’est pleinement homme que quand il est en relation avec Dieu. Jésus lui-même qui manifeste sans cesse sa relation privilégiée avec son père se veut le frère de tous sans exception.

 

 Rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. Il est clair tout d’abord que la phrase conjoint deux parts bien distinctes : ce qui appartient à César et ce qui appartient à Dieu.

 

Ce qui est à César, c’est la monnaie qui porte son effigie.

 

Ce qui est à Dieu est depuis l’origine, depuis la création. La création, en effet, est le lieu où se développe parfaitement toute l’histoire de l’amour entre Dieu et l’homme. La position singulière et unique qu’occupe l’homme dans la création nous fait découvrir cette vérité essentielle : Dieu créa l’homme à son image, à l’image de Dieu il le créa. Donc l’homme appartient à Dieu et non à César.

 

Et comme en chaque homme se trouve l’image de Dieu, par conséquent, même César, appartient à Dieu.

 

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Publié le 20 Octobre 2013

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Gert van Hoef est né le 17 juin 1994 à Barneveld, aux Pays-Bas. Il a grandi sans s'engager dans des activités

spécifiquement musicales. Gert a découvert l'orgue à 13 ans. Son grand-père lui a donné ses premières leçons et lui

a permis de se familiariser avec cet instrument. Rapidement, il est apparu que Gert avait des talents d'organiste, et

ses parents ont décidé de lui offrir un orgue. Durant les mois qui ont suivi, Gert a pratiqué l'orgue chez lui, en

autodidacte.

 

En juin 2008, Gert a pris ses premières leçons d'orgue auprès de Madame Daamen, organiste et accompagnatrice

de chœur à Barneveld.

 

En janvier 2009, déjà, Gert a participé à la Compétition internationale de musique classique d'orgue organisée par la manufacture d'orgues Johannus, à Ede. A la surprise générale, il est arrivé en finale de ce concours. Celle-ci a eu lieu

en février de la même année, dans le cadre des Journées familiales de Hardenberg. Gert y a remporté le premier prix

dans sa catégorie d'âge. En juin, un enregistrement sur CD de cette finale a eu lieu en l'église Saint-Martin de Tiel.

Intitulé « Finale », ce CD a été présenté lors des Journées de Duikensburg.

 

= une de mes préférés, dédiée à mr l'abbé !

 

 

 

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Publié le 18 Octobre 2013

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"Pour toute la beauté créée,

Non, mais je ne me perdrai,

Mais pour ce seul bien qui ne se peut nommer,

Que par bonheur on peut trouver.

 

 

St Jean de la Croix.


 

 

 

  ya pas les bisous bisous là...! tu vois.  messe basse. comme je les aime.  et après, mourir ma langue a failli fourcher ! j'ai failli dire la vraie "messe"... ! de tout ça on nous prive !  it' s verboten !  tu nous rendras justice j'espère !!!  61 ans d'existence pour y croire toujours !!!!  si ça pouvait être mon testament ! .. pour un futur prêtre... alors ecce fiat ! ( tu vois David, c'est ça mes valeurs  ça de la vraie religion à laquelle je crois.. ) ...


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Trop beau !  

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enfin j'ai eu la messe ! messe à domicile, y a pas photo ! après là tu vois ils font au moins un quart d'heure, voire une demi-heure d'action de grâces.. les moines c'est même plus. forme ordinaire, à peine fini,  ils sautent sur leur portable on remballe tout, et à peine terminé, discussions, fous rire, ..

tout est déjà oublié..on passe aux affaires courantes quoi. 

ça m'a toujours surpris d'ailleurs, parfois profondément choqué....

alors on fait le choix . !

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Rédigé par philippe

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Publié le 18 Octobre 2013

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En mars dernier, le chanteur annulait brutalement une nouvelle tournée qui devait l'emmener à la rencontre de son cher public. Quelques jours plus tard, son épouse, Geneviève, expliquait que Michel Delpech était atteint d'un cancer. Après des mois de silence, il vient de s'exprimer pour la première fois au sujet du mal qui l'affecte, un cancer de la langue.

 

Dans un livre à paraître le 7 novembre prochain, (J'ai osé Dieu), l'homme de 67 ans témoigne de sa foi. «Il m'a fallu quelques jours pour accepter cette épreuve, mais elle n'a en aucun cas ébranlé ma croyance, ni ma confiance en Dieu» écrit-il dans l'ouvrage.

 

link le figaro.

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Rédigé par philippe

Publié dans #spiritualité

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Publié le 18 Octobre 2013

Wisques 1

 

bonjour à Paul Henry alors ... ! c'est un honneur de servir la ste Messe en ce jour aux moines ...veinard ! 

 

 

 

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jour de mon anniversaire !

deo gratias! 

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Rédigé par philippe

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