Publié le 3 Août 2013

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avec Peter .. !

 

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Rédigé par philippe

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Publié le 3 Août 2013

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Un procès qui a defrayé la chronique. Arrêté en marge d’un rassemblement de la Manif pour tous le 16 juin, Nicolas B. a été condamné en comparution immédiate à 4 mois de prison dont deux fermes, assorti d’un mandat de dépôt.

 

Lors de son procès en appel le 09 juillet, sa peine a été annulée et remplacée par une amende simple de 3000 euros, après 20 jours d’incarcération à Fleury-Mérogis.

 

Retour sur sa comparution immédiate du 19 juin, avec le compte-rendu inédit et détaillé de Philippe, qui faisait partie des 23 personnes présentes à l’audience ce jour-là.

 

*

 

“Je vous écris pour vous proposer un compte-rendu de la comparution immédiate de Nicolas Bernard-Buss du mercredi 19 juin auquel j’ai pu assister, presque par hasard.

 

“En discutant pendant le délibéré puis après le procès avec les gens présents, j’ai compris que 21 personnes le connaissaient tous plus ou moins, 1 monsieur était un policier en civil, et moi. Comme j’étais le seul à prendre des notes durant la comparution, et surtout que je n’ai strictement rien lu sur comment s’est passé ce premier procès, et pour cause puisqu’il n’y avait aucun journaliste, j’ai fini par écrire ce compte rendu.

 

 

Compte-rendu du procès de Nicolas Bernard-Buss (mercredi 19 juin 2013)

 

Ayant assisté à la comparution immédiate de Nicolas Bernard-Buss le 19 juin, je décide enfin de prendre la parole pour raconter ce que j’y ai entendu et dans quelles circonstances la « justice » a été rendue. Je précise qu’il n’y avait aucun journaliste parmi les 23 personnes présentes. Je ne me suis pas exprimé plus tôt afin de ne pas interférer avec l’appel de ses avocats et le procès en appel du 9 juillet.

 

Sympathisant de La Manif Pour Tous, je ne connaissais absolument pas Nicolas. Je me suis rendu par curiosité à ce procès, me demandant ce qu’on pouvait reprocher au tribunal à tous ces opposants à la loi Taubira arrêtés en série depuis le 23 mars.

 

14h50, début du procès et silence pesant dans la salle qui contraste avec l’ambiance de la précédente affaire de trafic de drogue. 2 gendarmes supplémentaires ont été appelés en renfort dans la salle pour surveiller les 23 personnes de l’audience, plus un autre en civil devant la salle.

 

Je vois Nicolas pour la première fois. Grand costaud de 23 ans, mauvaise mine, air épuisé, cheveux en bataille, sale, il porte encore le sweat LMPT gris avec lequel il a été arrêté trois jours plus tôt. Pas vraiment une tête de hors-la-loi, mais plutôt celle d’un gars qui ressort de 48h de garde à vue et 17h de dépôt et qui visiblement n’a pas dû beaucoup dormir. Il esquisse quelques sourires envers ceux qu’il reconnaît dans l’assistance, les premières têtes connues qu’il aperçoit depuis 3 jours j’imagine.

 

Nicolas est accusé de rébellion et dégradations volontaires déclare la Présidente. Mais celle-ci demande et constate l’absence de représentant pour la Pizzeria Pino des Champs-Elysées, pas de partie civile pour eux donc, ni même de plainte, rien.

 

Une avocate représentera ainsi l’unique partie civile, soit les 3 policiers ayant procédé à l’interpellation et l’accusant de violences et rébellion. Aucun des policiers n’est présent.

 

Prise de parole de la première juge assesseur (la deuxième ne dira pratiquement rien du procès) qui mènera l’essentiel des débats.

 

Avertissement sur un ton franchement agressif à l’auditoire: le tribunal engagera des poursuites pénales si elle voit un seul téléphone sorti ou appareil d’enregistrement audio (note : lors de la précédente affaire une avocate a carrément répondu à son portable durant l’audience sans aucune remontrance de sa part). Nous sommes prévenus ajoute-t-elle, au moindre téléphone sorti c’est l’arrestation. Elle rappelle également à l’ordre les deux policiers au fond qui ne l’écoutait visiblement pas, leur demandant la plus extrême vigilance nous concernant.

 

 

État-civil de Nicolas

 

Dès les premiers échanges, la tension est maximale entre elle et lui, toujours la même agressivité. A questions péremptoires et méprisantes, réponses impertinentes de Nicolas, régulièrement interrompu par des « Répondez à la question ! » « Ce n’est pas ce que je vous demande ! », « Taisez-vous ! ».

 

Nicolas n’est donc pas chômeur comme elle l’a sous-entendu mais étudiant à la catho de Paris (il n’a pas été fait mention de son école d’ingénieur en parallèle), ce qu’elle met en doute n’ayant pas eu de réponse de son université le matin même.

 

Il réside légalement à Angers chez ses parents, elle s’en étonne. Nicolas lui dit loger chez des amis à Paris.

 

Il est boursier, mais n’a pas fourni le montant précis de sa bourse à l’interrogatoire. Il rappelle à plusieurs reprises qu’il est épuisé et ne se souvient pas de mémoire du montant exact mais qu’il est très facile de le connaître. Elle s’énerve qu’il rappelle sans cesse ses conditions de détention et son épuisement.

 

Le rapport de force est posé. Elle le méprise, Nicolas le lui rend bien.

 

« – Vous vous appelez Nicolas Bernard-Busse, sécable ou non sécable le nom de famille ? »

 

Nicolas amorce une réponse.

 

« – Répondez, je ne vous demande pas votre avis sur votre famille. »

 

« – Vous m’avez posé une question, puis-je répondre ou pas ? »

 

La Présidente intervient pour la première fois. « Soyez plus respectueux Mr Bernard-Buss, c’est dans votre intérêt et répondez. Ici c’est nous qui posons les questions. »

 

Au bout de quelques échanges : non sécable.

 

« Ce n’est pourtant pas sous ce nom complet que vous vous êtes présenté au commissariat. » reprend l’assesseur. (Nicolas a dit lors de sa garde-à-vue s’appeler Nicolas Bernard à l’officier de police judiciaire, ce sera son premier délit).

 

 

Lecture des actes

 

Comparution immédiate. Accusé de :

 

Renseignements d’identité imaginaires fournis le 17/06 ;

Refus de soumission à des relevés signalétiques le 17/06, prise d’empreintes et photographies (il n’est pas fait mention d’ADN) ;

Refus d’obtempérer et résistance avec violences envers deux agents de police, poussés et qui ont renversé deux tables et des chaises à l’étage de la Pizzeria Pino des Champs-Élysées.

 

(Les dégradations volontaires du début de séance ont déjà disparu.)

 

« Reconnaissez-vous les faits ? » demande l’assesseur.

 

Nicolas ne répond pas et expose les conditions illégales préalables à son arrestation.

 

« Comment aurais-je pu savoir que c’était des policiers et pas des bandits qui me menaçaient dans la rue avec leurs tasers puisqu’ils n’avaient pas de brassard et que je n’avais rien fait ? Je me suis enfui, c’est normal, j’ai eu peur. »

 

La discussion vire alors au débat politique et sa participation répétée aux manifestations contre la loi Taubira.

 

Elle n’a que faire de ses conceptions, se moque qu’il n’ait rien fait sur son trottoir avant d’être poursuivi, « je suis là pour juger les gens comme vous ».

 

Nicolas lui rappelle qu’il y a des lois.

 

La Présidente intervient : « Changez de ton immédiatement ! ». « Vos opinions politiques n’ont pas leur place ici ». La remarque valait-elle pour lui ou sa collègue ?

 

Elle reprend en main l’interrogatoire et évite de repartir sur du politique comme son assesseur.

 

Nicolas ne reconnaît pas les faux renseignements d’identité, ne répondra pas sur les refus de soumission à des relevés signalétiques (il partait à chaque fois dans une réponse plus développée et non directe, interrompu par la Présidente avant qu’il ne réponde enfin à la question), il reconnaît avoir tenté d’échapper à l’arrestation mais nie toute violence.

 

« Acceptez-vous votre jugement aujourd’hui ?»

 

« Je ne savais pas que je pouvais le refuser, ce n’est pas ce que les policiers m’ont encore dit tout à l’heure. »

 

« Ici la loi c’est nous, pas les policiers. Vous acceptez, oui ou non ? »

 

« Et si je refuse? »

 

« Ah mais c’est comme vous voulez, et vous resterez en prison. » « Donc vous acceptez oui ou non ? »

 

« Oui. »

 

La Présidente rappelle que Nicolas a déjà comparu pour des faits similaires le 28 mai, et qu’il a été condamné à 200 euros d’amende avec sursis à l’issue de 48h de garde-à-vue pour renseignements d’identité imaginaire lors de la garde-à-vue. Il avait déclaré oralement s’appeler Nicolas Buss. Le parquet a fait appel de ce premier jugement.

 

 

Procès-verbal de la police

 

La juge assesseur reprend la parole et « lit » le procès-verbal d’interpellation de la police. Je mets des guillemets à « lit » car elle le commente plus qu’elle ne le lit pas vraiment et ellipse certains passages.

 

Je résume :

 

16 juin, manifestation LMPT autorisée sans incidents.

 

200 personnes restent sur place et entonnent des chants et des slogans avec un drapeau tricolore.

 

Au métro Porte Maillot les policiers entendent qu’ils vont se rendre au métro Georges V (N.B. : une station des Champs-Elysées).

 

Ils partent alors au métro Georges V et les retrouvent effectivement dans la rue, en nombre plus réduit.

 

Ils identifient 2 meneurs dont Nicolas et décident de les arrêter en pointant leurs armes Taser et en les sommant de se rendre.

 

La plupart s’enfuient, l’autre meneur est interpellé, pas Nicolas qui les sème.

 

Une autre patrouille en civile arrive et le prend en tenaille, il refuse de s’arrêter malgré les sommations et les pistolets Taser pointés sur lui.

 

Il reprend sa course et se réfugie dans l’établissement Pizza Pino.

 

Il entre violemment, bouscule les clients, renverse des tables, des couverts et des verres.

 

Il se réfugie à l’étage. Là il est arrêté et interpellé.

 

En garde-à-vue il déclare s’appeler Nicolas Bernard et refuse de se signaliser aux enquêteurs (photos et empreintes digitales).

 

Enfin il refuse de répondre aux questions et de signer son procès-verbal (note. : ce qui est tout à fait légal et autorisé) et stipule une version différente de celle des policiers sur le PV.

 

« Reconnaissez-vous les infractions ? »

 

Les échanges sont alors vifs, Nicolas fait preuve d’une impertinence réelle. La présidente et son assesseur également, surtout son assesseur d’une rare impolitesse.

 

« Monsieur vous n’êtes pas Jean Moulin » lâchera la Présidente.

 

Toujours les mêmes réponses de Nicolas, il nie s’être mal identifié, ne répond pas en ce qui concerne les relevés d’empreintes digitales et photographies, reconnaît avoir résisté à l’interpellation, mais conteste toute violence.

 

 

« Lecture » du témoignage des 3 policiers sur l’interpellation elle-même, puis du gérant de l’établissement, et enfin d’un client

 

Les témoignages ne sont une fois de plus pas lus de manière formelle, l’assesseur lit ce qu’elle veut bien, commente, elle parle avec la Présidente par moment, c’est confus et inaudible par moment.

 

Les témoignages sont concordants sur le fait que Nicolas a refusé de s’immobiliser suite aux poursuites, qu’ils ont fait des sommations, qu’ils ont pointé leurs tasers mais n’en ont pas fait usage, que l’interpellation a bien eu lieu à l’étage de l’établissement, que Nicolas a résisté, qu’ils l’ont étranglé pour l’immobiliser, menotté et entravé, et enfin qu’il était encore extrêmement excité lorsqu’ils l’ont sorti de la pizzeria et mis dans leur véhicule de police banalisé.

 

En revanche il y a manifestement des contradictions, mais à chaque fois l’assesseur passe alors sur les détails. Je crois comprendre que le nombre de policiers à l’étage varie selon les témoignages, l’un déclare même l’avoir immobilisé seul (étranglement + clef de bras + menottes, tout seul et sur un gars de 23 ans rugbyman amateur qui résiste violemment).

 

Il y a des variables sur les dégâts commis, l’un dit que c’est Nicolas qui a renversé trois tables volontairement, un autre ne parle que d’une table renversée par les policiers eux-mêmes. C’est confus, mais essentiellement à cause de la lecture très parcellaire qui est faite des récits, et parfois pas suffisamment fort pour que l’audience puisse entendre.

 

Le gérant n’a pas assisté à l’interpellation mais a constaté les dégâts à l’étage (il ne mentionne aucune dégradation au rez-de-chaussée contrairement au PV des policiers). Des clients n’ont pas voulu payer leur repas. Il parle de « démence » de Nicolas lorsque les policiers l’ont redescendu.

 

Le client n’a pas assisté à l’interpellation non plus. J’ai seulement compris qu’il parlait d’un Nicolas « très excité et agité » et qui a crié « Hollande démission » à un moment donné.

 

 

Version de Nicolas

 

Les policiers étaient en noir, non identifiables et sans brassards, il n’y a pas eu de sommations, il a fui car il a eu peur quand il a été pris en chasse sur le trottoir avec ses amis. Il n’a pas été violent contrairement aux policiers lors de son interpellation qui l’ont également insulté. Ses blessures ont été attestées par un médecin au dépôt le matin même.

 

Fait intéressant : Nicolas signale aux juges que les Tasers de la police sont équipés de caméra lorsqu’ils sont branchés. Puisque les policiers reconnaissent eux-mêmes les avoir allumés, alors il existe des films de son interpellation qui peuvent prouver sa version des faits. En guise de réponse la présidente lui rappelle que les policiers ont maintenu leurs accusations lors de la confrontation.

 

L’avocat de Nicolas demande alors le visionnage d’un film amateur disponible sur internet montrant la sortie de la pizzeria alors que Nicolas est déjà arrêté, menotté et entravé. Sur le film Nicolas n’est ni excité, ni agité, ni dément, contrairement à ce que les 5 témoignages affirmaient..

 

L’avocat précise que la « confrontation » avec les policiers n’a eu lieu que 30 minutes avant la fin de la garde-à-vue et qu’il n’y a donc pas eu de réelle confrontation puisqu’il n’a pu poser qu’une unique question aux fonctionnaires sur les 15 qu’ils souhaitaient poser. L’avocat souligne également la mauvaise foi des policiers qui ont déclaré que celui-ci avait voulu les piéger en faisant dépasser le temps légal de garde-à-vue avec la confrontation. Ce sont pourtant les policiers qui l’ont repoussée jusqu’à la 23ème heure de garde-à-vue.

 

Les témoignages des policiers sont confus et discordants entre eux, et même inexacts au moins en ce qui concerne la fin, ils ont refusé toute confrontation, et en plus ne sont même pas présents au procès.

 

 

Etude du profil de l’accusé

 

Casier vierge.

 

On reparle de sa condamnation le 28 mai à 200 euros d’amende avec sursis pour avoir déclaré s’être appelé Nicolas Buss lors d’une première garde-à-vue de 48h. Aucun délit préalable n’a en revanche été retenu pour justifier cette première garde-à-vue 20 jours plus tôt. Le parquet a fait appel (d’où le casier vierge).

 

Nicolas soutient qu’il nie déjà les faits reprochés lors de cette première condamnation.

 

« Taisez-vous Monsieur ! » lui lance la Présidente. Elle lui explique qu’une « mesure de faveur » lui avait déjà été « accordée » la dernière fois avec cette condamnation avec du sursis.

 

« Comment expliquez-vous en 20 jours votre participation à une autre manifestation ? »

 

Nicolas dit se sentir agressé par les lois Taubira. Il use donc de sa liberté d’expression sans violence en manifestant.

 

La présidente lui rétorque « mais attroupements persistants après dispersion des manifestations ».

 

S’ensuit un nouveau débat politique, entre Nicolas et la présidente directement cette fois. En clair elle lui reproche de participer aux manifestations contre la loi Taubira. Nicolas n’est évidemment pas d’accord et ne partage pas ses opinions politiques.

 

Nouveaux échanges tendus, nouvelles menaces de la Présidente quant au ton de Nicolas. « Il n’y aura pas d’autres avertissements. »

 

 

Partie civile

 

« Est-ce le procès de la police ? » « La police a procédé à une interpellation et à un interrogatoire. » « L’accusé a refusé de se laisser interpeller avec résistance violente. »

 

L’avocate demande 500 euros de préjudice pour chaque policier.

 

« C’est parfait ! » lui répond alors l’assesseur.

 

L’avocate quitte ensuite la séance lors du réquisitoire du procureur, attendue sur une autre affaire.

 

Procureur

 

« Nicolas entretient la confusion. » « Il fait mine de s’étonner d’être poursuivi par la police, de confondre policiers et bandits. » « Il refuse tout, les lois de la République, les sommations, les ordres de se rendre, de donner son identité. » « Il entend tirer sa légitimité d’un autre droit que le droit français. »

 

Le procureur réclamera 4 mois de prison dont 2 avec sursis et 1500 euros d’amende.

 

 

Plaidoirie de l’avocat de Nicolas

 

Il commence par deux phrases qui m’ont marqué:

 

« En effet Madame la Présidente, mon client n’est pas Jean Moulin. Et ce tribunal n’est pas une tribune politique. »

 

Il rappelle quelques faits:

 

65h de détention, dont 48h de garde-à-vue focalisée sur l’infraction de participation à une manifestation non autorisée, infraction qui n’est pas retenue, et donc finalement personne ne conteste que Nicolas n’a été arrêté … pour rien.

 

Entre 50 et 100 étudiants sont sur un trottoir avec des sweats aux images subversives (sweat LMPT que Nicolas porte encore) et des drapeaux français, ils sont chargés par les forces de l’ordre, tout le monde court pris de panique, il n’y a eu aucune sommation ni infraction commise. Nicolas se réfugie dans un restaurant et monte à l’étage où il y a moins de monde. Il est immédiatement violemment interpellé et saucissonné. On l’accuse de violence mais les policiers n’ont aucune trace de blessures quand Nicolas a lui bel et bien été blessé (blessures à la jambe gauche et au mollet droit attestées 60 h plus tard au dépôt quand il a enfin eu accès à un médecin).

 

Aucune plainte de Pizza Pino alors même qu’il a été rapporté plusieurs fois qu’il aurait soi-disant tout cassé dans l’établissement.

 

On attend 23h de garde-à-vue pour faire une prolongation de 24h sans aucune confrontation possible (1 question sur 15).

 

On requiert 4 mois de prison pour avoir été poursuivi sur un trottoir sans avoir commis la moindre infraction. Or le délit de rébellion doit être la suite d’une infraction, inexistante ici.

 

L’avocat rappelle les contradictions dans les témoignages des policiers, aucune plainte de Pizza Pino, aucune dégradation dûment constatée, aucune photo, aucune facture, aucun client n’a déclaré avoir été bousculé, aucune blessure sur les policiers, rien. Et une vidéo de la fin d’arrestation contredisant les témoignages.

 

Le premier PV des policiers en GAV parlait d’ « organisation d’une manifestation non autorisée », le deuxième d’une simple « participation », et finalement plus rien ne lui est reproché préalablement à son arrestation alors que la garde-à-vue avait été justifiée par les policiers sur ces faits.

 

Enfin l’avocat rappelle ses conditions de détentions, 24h dans une cellule de 3m² à 6, puis nouvelles 24h à 3 cette fois. Aucune possibilité de sortir, ils doivent uriner dans leur cellule à même le sol, un autre prisonnier malade vomit et fait ses besoins dans la cellule. Nicolas a dû attendre 60h pour enfin voir un médecin au dépôt pour ses blessures assénées lors de son arrestation.

 

 

Délibéré

 

Le délibéré a duré environ 15 minutes.

 

Surpris par le réquisitoire à de la prison ferme alors qu’on a tous compris qu’il n’y a pas de preuves sur la rébellion ni blessures, que les témoignages sont très discordants et qu’aucun délit préalable à son arrestation n’a été retenu, son avocate me confie que c’est surtout « pour faire peur ». 20 jours plus tôt le procureur avait même requis 8 mois de prison dont 4 fermes parce que Nicolas avait dit s’appeler Buss et non Bernard-Buss pendant sa garde-à-vue…

 

Et même si la présidente du tribunal et l’une de ses assesseurs n’ont pas caché leurs opinions politiques et leur hostilité aux défenseurs du mariage civil, personne n’imagine dans l’assistance un seul instant que Nicolas va être condamné, c’est « trop gros ».

 

 

Verdict

 

Le verdict est prononcé par l’assesseur, avec son arrogance et sa verve qui ne l’auront pas quittée, tout sourire :

 

Nicolas est reconnu coupable des 3 chefs d’accusation contre lui déclare l’assesseur.

 

4 mois de prison dont 2 ferme avec mandat de dépôt pour rébellion. 2 mois avec sursis avec 5 ans de probation.

 

1000 euros d’amende pour refus de soumission aux relevés signalétiques.

 

200 euros de dommages pour chacun des 3 policiers, plus 150 euros de frais de procédure pour chacun des 3 policiers.

 

Saisie des scellées ( ? il n’a pas été précisé de quoi il ‘agissait).

 

Bouquet final : La juge assesseur justifie la condamnation à cause de la récidive de Nicolas, il avait déjà été condamné 20 jours plus tôt à 200 euros d’amende avec sursis pour fourniture d’identité imaginaire, sursis qui tombe lui aussi donc.

 

La présidente intervient : « Euh… non, je crois que le parquet a fait appel ».

 

Je me demande bien de quoi elles ont pu parler pendant un quart d’heure de délibéré pour ne même pas avoir su que Nicolas n’était légalement pas récidiviste…

 

La séance est levée, comme tout le monde je suis assez abasourdi par ce verdict. Nicolas se fendra avant de sortir de la salle d’un « merci à vous d’être venus » et d’un « Et n’oubliez pas, on ne lâche rien ! ». Une jeune fille lui lance « Courage Nicolas ! », une autre « Bravo ! », « on est avec toi Nicolas ! ».

 

Je ne sais que penser de cette forme de justice. Le « Ici la loi c’est nous » de la présidente au début du procès prend tout son sens.

 

Certains parlent de procès politique. C’est vrai qu’il a plus été question des opinions politiques de Nicolas et de ses juges que de recherche de la vérité sur les faits. A vrai dire il n’y a eu strictement aucun interrogatoire sur les faits, aucune question hormis « Reconnaissez-vous les faits ? ». Pas de confrontation avec ses accusateurs, de toute façon absents. Le sujet des débats c’était sa participation récidiviste à des manifestations contre les lois Taubira, rien d’autre. On ne lui a même pas reproché d’infractions préalables à son arrestation. Nicolas s’est-il réellement rebellé ? Sincèrement je n’en sais rien. Et tout le monde s’en fichait dans le tribunal, cela paraissait très accessoire.

 

Cicéron et Saint Thomas d’Aquin liaient justice et vertu de la vérité. André Laignel en 1981 déclarait lui à l’Assemblée Nationale au cours d’un débat sur l’inconstitutionnalité des nationalisations soulevé par un député de l’opposition : « Il a juridiquement tort car il est politiquement minoritaire. »

 

Alors, procès politique ? Déni de justice ? Je réponds en citant Jean-Pierre Michel, ancien premier secrétaire général du Syndicat de la Magistrature et rapporteur des lois Taubira au sénat, en commission des lois il y a quelques semaines : « Ce qui est juste est ce que dit la loi, et la loi ne se réfère pas à un ordre naturel, elle se réfère à un rapport de force à un moment donné. » « Le fondement du juste c’est le rapport de force.»

 

Tout est dit, et tant pis pour Cicéron ».

 

Philippe.

 

 

link le journal des veilleurs

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Rédigé par philippe

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Publié le 3 Août 2013

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requiescat in pace.

 

+

 


Les obsèques de Jean Madiran auront lieu le lundi 5 août à Notre Dame des Armées à Versailles à 10 heures.

 

 

Il s’en est allé rejoindre la Maison du Père comme il a vécu, avec une grande discrétion.

 

Jean Madiran, de son vrai nom Jean Arfel, était né le 14 juin 1920 à Libourne (Gironde). Journaliste et essayiste, inlassable défenseur du catholicisme traditionnel, il est décédé ce 31 août 2013.

 

Comme le souligne avec justesse le rédacteur en chef de « L’homme nouveau« , Philippe Maxence, « Fondateur de la revue Itinéraires et du quotidien Présent, écrivain et journaliste, Jean Madiran était un disciple de Charles Maurras, mais aussi, et peut-être surtout, d’André et d’Henri Charlier dont il a contribué plus que quiconque à faire connaître et répandre l’œuvre et ce souci péguiste de la réforme intellectuelle et morale. Le Père Bruckberger a écrit de lui qu’il continuait de porter en notre temps la voix exigeante de Charles Péguy et cet hommage était juste, venant d’un homme et d’un prêtre qui se disait pour sa part le disciple de Georges Bernanos ».

 

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Rédigé par philippe

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Publié le 2 Août 2013

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RSCN1115.jpg

 

 

 

quelle idée de ne pas avoir de portable !   .. Tu me manques  tiens.  tu sais, on n'a pas d'amis ici .on n'a même personne . T'aurais bien fini par me convertir . On se retrouve "là où sont les vraies joies"  comme disait père Henry..! j'aurais dit le rosaire en entier, j'aurais été au bout du monde tant je sentais que c'était vrai .. (enfin de la gentillesse gratuite)  alors quand tu remontes n'hésites pas ma maison est à toi! 

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Rédigé par philippe

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Publié le 26 Juillet 2013

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Bienheureuse Anne, secourez la société qui se meurt par le défaut de ces vertus qui furent vôtres.

 

Vos maternelles bontés, dont les effusions sont devenues plus fréquentes, ont accru la confiance de l'Eglise ; daignez répondre aux espérances qu'elle met en vous. Bénissez spécialement votre Bretagne fidèle ; ayez pitié de la France malheureuse, que vous avez aimée si tôt en lui confiant votre saint corps, que vous avez choisie plus tard de préférence comme le lieu toujours cher d'où vous vouliez vous manifester au monde, que naguère encore vous avez comblée en lui remettant le sanctuaire qui rappelle dans Jérusalem votre gloire et vos ineffables joies : ô vous donc qui, comme le Christ, aimez les Francs, qui dans la Gaule déchue daignez toujours voir le royaume de Marie, continuez-nous cet amour, tradition de famille pour nous si précieuse.

 

Que votre initiative bénie vous fasse connaître par le monde à ceux de nos frères qui vous ignoreraient encore. Pour nous qui dès longtemps avons connu votre puissance, éprouvé vos bontés, laissez-nous toujours chercher en vous, ô Mère, repos, sécurité, force en toute épreuve ; à qui s'appuie sur vous, rien n'est à craindre ici-bas : ce que votre bras porte est bien porté.

 

dom Guéranger

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Rédigé par philippe

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Publié le 25 Juillet 2013

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requiescat in pace

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Rédigé par philippe

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Publié le 24 Juillet 2013

 

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Tous les hôtes qui arrivent seront reçus comme le Christ. En effet, lui-même dira : « J'étais un hôte et vous m'avez reçu » (Matthieu 25, 35).

2 On les reçoit tous avec le respect dû à chacun, surtout les frères chrétiens et les étrangers (Galates 6, 10).

3 C'est pourquoi, dès qu'on annonce l'arrivée d'un hôte, le supérieur et les frères vont à sa rencontre avec tout l'honneur que l'amour inspire.

 

règle de st Benoît.

 

 

Merci pour ces quelques jours passés avec toi, que du bonheur,  de vie profonde et de vie surnaturelle, où j'ai reçu,- enfin -  quelque chose du ciel; du rarement jamais vu et eu! En te regardant prier j'étais trop édifié par le don de piété. Evidement, tu n'as ni internet, ni face de bouc, ni portable, une seule adresse email,  au profit de ta vie intérieure.

C'est trop rare l'amitié dans la foi, mais la vraie ! j'ai pleuré ce soir;

 

Bonne route à Zarragosse, où tu auras sans doute une pensée pour ton ami à nuestra senora del Pilar. A bientôt à Fontgombault ou à Glasgow avec trop grand plaisir ...que la ste Vierge que tu aimes tant et dont tu m'as communiqué tout ton amour pour elle et ta dévotion te protège. Oui il ne faut vraiment pas grand chose pour me rendre heureux . simplement catholique et c'est tout ! 

 

En toute amitiés your frère et  friend, la larme à l'oeil et je sais en vérité que c"était réciproque ..je t'envoie les photos super ! 

 

Philippe.

 

et vive l'Ecosse ! ...St Dominique et st Louis marie grignon de Montfort .

 

"Face à un garçon lumineux et heureux..la question de la vocation se pose aussitôt. Ce bonheur n'est-il pas le signe que ce garçon a déjà trouvé celui qui seul peut vraiment combler un coeur humain dès ici-bas?"

 

Père Henry.

 

MERCI. en attendant que tu puisses te connecter....

 

 



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Rédigé par philippe

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Publié le 20 Juillet 2013

 

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Quand les mamans se font embarquer sous les yeux de leurs enfants, pacifiques mais courageuses, ça donne ça à la maison après:

 

 

 

 

ST bENOÏT PRIEZ POUR NOUS

 

 

Dictature Gayzista en Europe : hostilité anti-chrétienne en Europe augmente Wendy Wright, NEW YORK, USA, 28 juin (C-FAM) chrétiens de l'Europe face à arrestations, amendes, vandalisme et sanctions professionnelles en raison d'une tendance croissante à l'intolérance sociale et les restrictions du gouvernement, selon un rapport récent.

 

La discrimination de rapport de Ligue à une vague de nouvelles lois qui affectent sélectivement les chrétiens.

« Sont ceux qui luttent pour respecter les exigences éthiques élevées du christianisme qui subissent un choc, » pas les chrétiens qui s'harmonisent avec les tendances dominantes de la société, dit Dr. Gudrun Kugler.

Kugler dirige l'Observatoire de l'intolérance et la discrimination contre les chrétiens, qui a publié le rapport lors d'une conférence sur la tolérance et de la discrimination en Albanie en mai.


Pays européens fiers d'être à l'avant-garde des droits de l'homme, souvent à l'aide d'un tel comme le Conseil des droits de l'homme pour appuyer sur les autres pays. Toutefois, le rapport révèle une explosion de nouvelles lois que chrétiens stigmatisante et défier international relatif aux droits de l'homme comme la liberté de conscience, d'expression et droits parentaux.


Aux Pays-Bas, malgré le droit de ne pas participer à des procédures médicales contraires à l'éthique, l'avortement font partie de la formation obligatoire des obstétriciens et gynécologues. Une Cour dans le Royaume-Uni (UK) a commandé deux catholique supervisionassem autre sages-femmes sages-femmes d'avoir commis des avortements.


La Suède ne permet pas de tout droit de conscience pour les professionnels de la santé, des sages-femmes, des étudiants en médecine ou des pharmaciens.

Les registraires civiles d'Irlande ne peuvent être emprisonnés pendant jusqu'à six mois si vous n'entrez pas dans des cérémonies de même-sexe. Églises peuvent être condamné à une amende pour ne pas permettre leur propriété à utiliser pour les célébrations de même sexe.


La France interdit les discours négatifs contre l'homosexualité. Les prédicateurs Chrétiens, les manifestants pro-vie et un couple chrétien lors d'une conversation particulière ont été accusés d'avoir violé une loi contre les mots anglais ou conduite susceptible de causer de harcèlement, de peur ou de détresse. »


Bien que les gay PRIDES sont autorisées, l'Association chrétienne de la Loi est considérée avec suspicion. Protestations silencieuses, des conseils et des prières devant les cliniques d'avortement peuvent entraîner arrestations pour harcèlement en Autriche.


Les propriétaires d'une pension en Angleterre ont été sanctionnés pour avoir omis de louer une chambre dans votre maison, où ils vivent avec leurs enfants, à un homosexuel. Les pays-bas exige que gouvernement organismes rupture contrats avec des entités privées cet objet participent aux unions homosexuelles.

Un médecin chrétien en Angleterre a été rejeté pour l'envoi par courrier électronique une prière à ses collègues. Un juge a donné le verdict que les chrétiens n'ont aucun le droit de s'abstenir de travail le dimanche qui n'est pas un « élément essentiel » de leurs croyances.


Les parents ont le droit universel d'éduquer leurs enfants. Cependant, l'éducation scolaire à la maison est criminalisée en Allemagne, tandis que l'Autriche menace de prendre les enfants des familles. L'éducation sexuelle explicite est obligatoire pour les enfants, la Suède, où une jeune fille de 11 ans a fait deux avortements sans le consentement de leurs parents.


Le rapport considère que ces lois encouragent un climat hostile qui permet l'impunité aux attaques.


Un artiste de la Slovénie a mis feu à une croix — le même acte commis dix ans auparavant, il avait été autorisé dans la Cour. Une librairie catholique en France a subi le vandalisme 26 fois avec aucune réponse des pouvoirs publics ou les médias. L'Association polonaise de Football interdit les croisements et les Bibles « matériel raciste et xenófobicos ».


En France, 84 % des actes de vandalisme en 2010 ont été contre des lieux chrétiens. Une ville de l'Espagne a interdit à un évêque de manifestations officielles de la ville en critiquant le style de vie homosexuel.


« Les chrétiens ne demandent pas un traitement spécial, » a déclaré Gary Streeter, membre du Parlement d'Angleterre, « mais nous cherchons égalité des chances, afin que les convictions sincères reçoivent distance égale dans nos lois et dans notre société. » (Traduit par Bing)

 

ONLR

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Rédigé par philippe

Publié dans #spiritualité

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Publié le 19 Juillet 2013

http://i.huffpost.com/gen/1250249/thumbs/o-LES-HOMMEN-570.jpg?7

 

 

 

 

 

 

Un mouvement très médiatisé sur Internet

 

Leur nombre précis est inconnu mais c'est à Paris qu'ils sont le plus nombreux, bien que des groupes se créent dans plusieurs villes en France (voir le vidéorama en bas de l'article). Les ficelles internes de l'organisation restent aujourd'hui encore floues. Il est en effet difficile d'entrer en contact avec leur porte-parole, seul autorisé à communiquer. Hiérarchie, chef, cohésion entre les villes, le mystère reste entier.

 

Internet et les réseaux sociaux sont les moyens de communication les plus utilisés. Actuellement "aimée" par 6991 personnes, leur page Facebook est très active. Les Hommen postent régulièrement et n'hésitent pas à répondre aux commentaires. De même pour leur compte Twitter, suivi par 3517 abonnés. Leur blog enfin contient l'ensemble de leurs actions réalisées, ainsi que les messages qu'ils désirent faire passer, mais il est moins souvent alimenté.

 

 

Portrait robot d'un Hommen

 

Selon les statistiques de leur page Facebook, la tranche d'âge la plus représentée est celle des 18-24 ans. Torse nu en réponse au mouvement des Femen qui manifestent seins nus, pantalons souvent de couleur, mocassins ou chaussures bateaux, masque de Pierrot (derrière ce masque blanc avec une larme, les Hommen représentent "la majorité silencieuse qui sort de l'ombre"), d'apparence les Hommen sont plus qu'homogènes.

 


Leurs revendications semblent n'être au départ que sociales, voire morales. Sur leur page Facebook trois objectifs sont définis: "les femmes et les enfants d'abord", "non à la loi anti-parité pour les enfants" et "non à la filiation fiction". La loi Taubira concernant le mariage pour tous et le droit d'adopter pour des couples homosexuels est clairement visée. Les Hommen s'offusquent de l'utilisation de gaz lacrymogène lors des Manif pour tous et écrivent sur leur torse "kid's rights".

 

 

Mais le message partisan n'est pas loin. Les "Taubira ta loi on n'en veut pas" ont vite fait place aux "Hollande démission". C'est notamment le slogan qu'ils avaient écrit lors de leur intervention pendant la finale homme de Roland-Garros. Réclament-ils le retour de la droite au pouvoir ou simplement le départ de celui qu'ils considèrent comme un dictateur?

 

Les Hommen ont d'ailleurs organisé un faux défilé du 14 juillet, mettant en scène François Hollande aux côtés de Staline et Hitler afin de dénoncer la politique dictatoriale du président à leur encontre.

 

 

Outre les dénonciations du gouvernement, les Hommen ont pris très à coeur l'arrestation de Nicolas Bernard-Buss. Ce dernier a été libéré après 20 jours d'emprisonnement et condamné à 3000 euros d'amende dont 1500 avec sursis pour rébellion et fourniture d'une identité imaginaire lors d'une action contre le mariage gay. Les prisonniers sont ainsi devenus leur nouveau fer de lance.

 

Les Hommen pleurent "la mort de la démocratie" et se disent bâillonnés. Si leurs revendications initiales sont toujours présentes -abolition de la loi Taubira et/ou référendum la concernant, défense de la famille et des droits des enfants- d'autres sont apparues récemment: la théorie du genre, les expérimentations sur les embryons humains.

 

Les Hommen sont de plus en plus visibles et leurs terrains de prédilection sont désormais les événements publics médiatisés. Après Roland-Garros, le Tour de France et le défilé du 14 juillet, quelle sera leur prochaine cible? A moins que le mouvement ne s’essouffle, mais ils trahiraient alors leur devise: "On ne lâchera rien, jamais".

 

link huffington post

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Rédigé par philippe

Publié dans #divers

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Publié le 18 Juillet 2013

 

 

 

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Les avocats des ‪#‎HOMMEN‬ de Roland-Garros 2013 ont fait libérer les quatre #HOMMEN en invoquant la nullité de la procédure.

 

 

ONLR

 

 

Le tribunal correctionnel de Paris a prononcé jeudi 18 juillet la nullité des placements en garde à vue de quatre jeunes hommes accusés d'avoir perturbé la finale masculine du tournoi de tennis de Roland-Garros, et déclaré ne plus être saisi, ce qui entraîne l'annulation du procès.

 En ouverture de l'audience, les avocats des quatre jeunes hommes, appartenant au groupuscule activiste anti-mariage homo des Hommen, avaient plaidé la nullité en s'appuyant notamment sur la notification tardive des droits aux interpellés.

 L'un d'entre eux avait notamment dû attendre plus de trois heures après son interpellation pour se voir notifier ses droits. La loi dispose que la notification doit intervenir immédiatement après l'interpellation mais la jurisprudence introduit une tolérance d'environ 50 minutes.

 Pour justifier de cette notification tardive, le parquet avait fait état de circonstances insurmontables, selon le terme consacré, estimant que le transfert des jeunes gens interpellés au commissariat du XVIe arrondissement avait pris du temps.

 

Nullité des placements en garde à vue

 

Le tribunal a fait droit aux arguments des conseils des jeunes gens, et constaté, dès lors, la nullité des placements en garde à vue. En conséquence, il a constaté la nullité du défèrement devant le procureur de la République et estimé qu'il n'était "plus saisi".

 

link

 

 


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Rédigé par philippe

Publié dans #spiritualité

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