Publié le 10 Avril 2013

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Publié le 9 Avril 2013

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"l’Eglise en Chine était présente en [son] cœur »."

 

 

 

 

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Publié le 9 Avril 2013

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Publié le 7 Avril 2013

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.. en contemplant le mystère de l’Incarnation, nous ne pouvons pas nous empêcher de tourner notre regard vers elle et nous remplir d’étonnement, de gratitude et d’amour en voyant comment notre Dieu, en entrant dans le monde, a voulu compter avec le consentement libre d’une de ses créatures. Ce n’est que quand la Vierge répondit à l’ange : « Voici la servante du Seigneur; que tout se passe pour moi selon ta parole » (Lc 1, 38), que le Verbe éternel du Père commença son existence humaine dans le temps.

 

Il est émouvant de voir comment Dieu non seulement respecte la liberté humaine, mais semble en avoir besoin. Et nous voyons aussi comment le commencement de l’existence terrestre du Fils de Dieu est marqué par un double « oui » à la volonté salvatrice du Père : celui du Christ et celui de Marie.

 

Cette obéissance à Dieu est celle qui ouvre les portes du monde à la vérité et au salut.

 

En effet, Dieu nous a créés comme fruit de son amour infini, c’est pourquoi vivre conformément à sa volonté est la voie pour rencontrer notre authentique identité, la vérité de notre être, alors que s’éloigner de Dieu nous écarte de nous-mêmes et nous précipite dans le néant.

 

L’obéissance dans la foi est la vraie liberté, l’authentique rédemption qui nous permet de nous unir à l’amour de Jésus en son effort pour se conformer à la volonté du Père. La rédemption est toujours ce processus de porter la volonté humaine à la pleine communion avec la volonté divine.

 

 

Nous louons aujourd’hui la Très Sainte Vierge pour sa foi et nous lui disons aussi avec sainte Elisabeth : « Heureuse celle qui a cru » (Lc 1, 45). Comme dit saint Augustin, avant de concevoir le Christ dans son sein, Marie le conçut dans la foi de son cœur. Marie crut et s’accomplit dans ce qu’elle croyait (cf. Sermon 215, 4 : PL 38, 1074).

 

Demandons au Seigneur de faire grandir notre foi, qu’il la rende vive et féconde dans l’amour. Demandons-lui de savoir accueillir en notre cœur comme elle la parole de Dieu et de l’appliquer avec docilité et constance.

 

 

Benoît XVI

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Publié le 6 Avril 2013

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"Croyons en Jésus ressuscité et redisons en présence de la divine Eucharistie, où il se trouve, le cri de foi et d’humilité de S. Thomas : « Mon Seigneur et mon Dieu ! ». Par notre foi inébranlable et notre conduite irréprochable rendons témoignage, devant le monde incrédule et impie, à Notre-Seigneur Jésus-Christ."

 

dom Guéranger

 

Jésus, j'ai confiance en Vous .

 

Je recimente ma foi:  Et unam sanctam catholicam... 

 

l'Eglise est sainte, le reste .. 

 

Se le persuader tous les jours.

 


"Le regard de la foi. L’Église apparaît alors dans son mystère, dans sa réalité profonde, comme le Corps du Christ, habité par l’Esprit saint, qui la dirige et demeure en elle comme son Hôte.

L’Église mystère de foi, voilà ce que l’assemblée des chrétiens proclame chaque dimanche solennellement: Credo unam sanctam catholicam et apostolicam Ecclesiam.


A la lumière de la foi s’explique par surcroît le caractère miraculeux extérieurement constatable de cette société religieuse et s’éclaire le paradoxe vivant qu’elle ne cesse d’être pour l’étonnement du monde."

 

cardinal Journet.

 


 

" Je voudrais que vous fussiez assez chrétienne pour bénir le Seigneur, pour le bénir de tout, et pour lui dire même à travers votre anxiété et vos larmes:" J'ai confiance en Vous."

 



 

"Notre vie est toute gardée et guidée par Lui. Il nous aime: cela suffit."

 

dom Delatte.

 

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Chers frères et sœurs!

 

Avec joie je célèbre pour la première fois l’Eucharistie dans cette Basilique du Latran, Cathédrale de l’Évêque de Rome. Je vous salue tous avec grande affection : le Cardinal Vicaire, les évêques auxiliaires, le clergé diocésain, les diacres, les religieuses et les religieux et tous les fidèles laïcs. Je salue le Maire de Rome et son épouse.

 

Marchons ensemble dans la lumière du Seigneur Ressuscité.

 

Nous célébrons aujourd’hui le deuxième dimanche de Pâques, appelé aussi « de la Divine Miséricorde ». Qu’elle est belle, cette réalité de la foi pour notre vie : la Miséricorde de Dieu ! Un amour aussi grand, aussi profond, celui de Dieu envers nous, un amour qui ne fait pas défaut, qui nous saisit toujours par la main et nous soutient, nous relève, nous guide.

 

Dans l’Évangile d’aujourd’hui, l’apôtre Thomas fait justement l’expérience de la miséricorde de Dieu, qui a un visage concret, celui de Jésus, de Jésus Ressuscité.

 

Thomas ne se fie pas à ce que les autres Apôtres lui disent : « Nous avons vu le Seigneur » ; la promesse de Jésus qui avait annoncé : je ressusciterai le troisième jour, ne lui suffit pas. Il veut voir, il veut mettre sa main dans la marque des clous et dans son côté. Et quelle est la réaction de Jésus ? La patience : Jésus n’abandonne pas Thomas l’entêté dans son incrédulité ; il lui donne le temps d’une semaine, il ne ferme pas la porte, il attend. Et Thomas reconnaît sa propre pauvreté, son peu de foi. « Mon Seigneur et mon Dieu » : par cette invocation simple mais pleine de foi, il répond à la patience de Jésus. Il se laisse envelopper par la Miséricorde divine, il la voit en face de lui, dans les plaies des mains et des pieds, dans le côté ouvert, et il retrouve la confiance : il est un homme nouveau, non plus incrédule, mais croyant.

 

Et rappelons-nous aussi Pierre : par trois fois il renie Jésus, juste au moment où il devait lui être plus proche ; et quand il touche le fond, il rencontre le regard de Jésus qui, avec patience, sans paroles, lui dit : « Pierre, n’aies pas peur de ta faiblesse, aies confiance en moi»; et Pierre comprend, sent le regard d’amour de Jésus et pleure.

 

Qu’il est beau, ce regard de Jésus – que de tendresse! Frères et sœurs, ne perdons jamais confiance en la miséricorde patiente de Dieu!

 

Pensons aux deux disciples d’Emmaüs: le visage triste, une marche vaine, sans espérance. Mais Jésus ne les abandonne pas: il parcourt le chemin avec eux, et pas seulement! Avec patience, il explique les Écritures qui le concernaient et il reste avec eux pour partager le repas. C’est le style de Dieu: il n’est pas impatient comme nous, nous qui voulons souvent tout et tout de suite, même avec les personnes.

 

Dieu est patient avec nous car il nous aime, et qui aime comprend, espère, fait confiance, n’abandonne pas, ne coupe pas les ponts, sait pardonner. Souvenons-nous de cela dans notre vie de chrétiens: Dieu nous attend toujours, même quand nous nous sommes éloignés! Lui n’est jamais loin, et si nous revenons à lui, il est prêt à nous embrasser.

 

Relire la parabole du Père miséricordieux me fait toujours grande impression, cela me fait impression parce qu’elle me donne toujours une grande espérance.

 

Pensez au plus jeune fils qui était dans la maison de son Père, il était aimé; et pourtant il veut sa part d’héritage; il s’en va, il dépense tout, il arrive au plus bas niveau, plus loin de son Père; et quand il a touché le fond, il a la nostalgie de la chaleur de la maison paternelle et il retourne. Et le Père? Avait-il oublié son fils? Non, jamais. Il est là, il l’aperçoit de loin, il l’attendait chaque jour, chaque moment: il est toujours resté dans cœur comme un fils, même s’il l’avait abandonné, même s’il avait dilapidé tout le patrimoine, c’est-à-dire sa liberté; le Père, avec patience et amour, avec espérance et miséricorde n’avait pas cessé un instant de penser à lui, et à peine l’aperçoit-il encore au loin, il court à sa rencontre et l’embrasse avec tendresse, la tendresse de Dieu, sans une parole de reproche: il est revenu! Dieu nous attend toujours, il ne se fatigue pas. Jésus nous manifeste cette patience miséricordieuse de Dieu pour que nous retrouvions confiance, espérance, toujours! Romano Guardini disait que Dieu répond à notre faiblesse avec sa patience et c’est le motif de notre confiance, de notre espérance (cf. Glaubenserkenntnis, Würzburg 1949, p. 28).

 

Je voudrais souligner un autre élément: la patience de Dieu doit trouver en nous le courage de revenir à lui, quelle que soit l’erreur, quel que soit le péché qui est dans notre vie.

 

Jésus invite Thomas à mettre la main dans les plaies de ses mains et de ses pieds, et dans la blessure de son côté. Nous aussi nous pouvons entrer dans les plaies de Jésus, nous pouvons le toucher réellement; et cela arrive chaque fois que nous recevons avec foi les Sacrements. Dans une belle homélie saint Bernard disait: «Par les plaies [de Jésus], je puis goûter le miel de ce roc et l’huile qui coule de la pierre très dure (cf. Dt 32, 13), c’est-à-dire goûter et voir combien le Seigneur est bon» (Homélie sur le Cantique des Cantiques 61, 4).

 

C’est justement dans les plaies de Jésus que nous sommes assurés, c’est là que se manifeste l’immense amour de son cœur. Thomas l’avait compris. Saint Bernard se demande: sur quoi puis-je compter? Sur mes mérites? Mais «mon mérite, c’est (…) la miséricorde du Seigneur, et je ne manquerai pas de mérite tant que la miséricorde ne lui fera pas défaut. Si les miséricordes de Dieu se multiplient, mes mérites seront nombreux» (Id., 5). Ceci est important: le courage de m’en remettre à la miséricorde de Jésus, de compter sur sa patience, de me refugier toujours dans les plaies de son amour.

 

Saint Bernard arrive à affirmer: «Mais qu’arrivera-t-il si j’ai à me reprocher quantité de fautes? "Là où le péché s’était multiplié, la grâce à surabondé" (Rm 5, 20)» (Ibid.). Quelqu’un pourrait peut-être penser: mon péché est tellement grand, mon éloignement de Dieu est comme celui du plus jeune fils de la parabole, mon incrédulité est comme celle de Thomas; je n’ai pas le courage de retourner, de penser que Dieu puisse m’accueillir et qu’il m’attende, moi. Mais Dieu t’attend, toi, il te demande seulement le courage de venir à lui. Combien de fois dans mon ministère pastoral on m’a répété: «Père, j’ai beaucoup de péchés»; et l’invitation que j’ai toujours faite est: «Ne crains pas, va chez lui, il t’attend, Lui fera tout». Que de propositions mondaines entendons-nous autour de nous, mais laissons-nous saisir par la proposition de Dieu, la sienne est une caresse d’amour.

 

Pour Dieu, nous ne sommes pas des numéros, nous sommes importants, ou mieux, nous sommes le plus important de ce qu’il a; même pécheurs, nous sommes ce qui lui tient le plus à cœur.

 

Après son péché, Adam éprouve de la honte, il se sent nu, il ressent le poids de ce qu’il a fait; et pourtant Dieu ne l’abandonne pas: si à ce moment-là, avec le péché, commence l’exil de chez Dieu, il y a déjà la promesse du retour, la possibilité de retourner à Dieu.

 

Dieu demande immédiatement: «Adam, où es-tu?», il le cherche. Jésus est devenu nu pour nous, il a pris sur lui la honte d’Adam, la nudité de son péché pour laver notre péché: par ses plaies nous avons été guéris. Rappelez-vous celui de Saint Paul: de quoi je me vanterai, sinon de ma faiblesse, de ma pauvreté? C’est vraiment dans le fait de ressentir mon péché, dans le fait de regarder mon péché que je peux voir et rencontrer la miséricorde de Dieu, son amour et aller à lui pour en recevoir le pardon.

 

Dans ma vie personnelle, j’ai vu bien des fois le visage miséricordieux de Dieu, sa patience; j’ai vu aussi en de nombreuses personnes le courage d’entrer dans les plaies de Jésus en lui disant: Seigneur, me voici, accepte ma pauvreté, cache dans tes plaies mon péché, lave-le avec ton sang. Et j’ai toujours vu que Dieu l’a fait, a accueilli, consolé, lavé, aimé.

 

Chers frères et sœurs, laissons-nous envelopper par la miséricorde de Dieu; comptons sur sa patience qui nous donne toujours du temps; ayons le courage de retourner dans sa maison, de demeurer dans les blessures de son amour, en nous laissant aimer par lui, de rencontrer sa miséricorde dans les Sacrements. Nous éprouverons sa tendresse, nous sentirons qu’il nous embrasse et nous serons nous aussi plus capables de miséricorde, de patience, de pardon, d’amour.

 

pape François .

 

 

 

 

 


 

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Publié le 6 Avril 2013

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THANK's father ! i'm tired ....

 

 

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Publié le 5 Avril 2013

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Vous  ME manquez terriblement en ce moment, ; vous n'auriez pas manqué à nous aider tous dans cette épreuve de la foi que nous traversons et vous nous auriez éclairé de vos lumières et encore de vos conseils.

.On aurait pas manqué de vous appeler, d'aller vous voir, d' essayer d'y voir clair..! .vous manquez beaucoup cher père Maître. Priez pour nous maintenant Nous sommes bien trop tout seuls..! .

Vous avez senti le vent venir... Vous êtes parti à temps..!  mais ne nous oubliez pas. Portez toutes ces intentions que nous vous confions, près du Tabernacle là où nous avons parfois des flashs de consolation..On croit que ça encore du sens de continuer à dire ses offices, qu'on connait par coeur. dire son chapelet, ou autres dévotions. Parfois on n'y croit plus du tout. On tient on ne sait plus plus trop comment.

Parfois on ne sait plus trop. Si peu d'encouragement et  de nulle part.  Et il Faut se faire tout seul, à contre sens des goûts du jour, à contre sens de tout. liturgiquement parfois c'est trop dur. 


Pas évident de tenir ! les flots de la lassitude nous submergent. Pas évident de tenir 


près du Tabernacle,

là où nous aurions pourtant tout à  attendre et tout à espérer. dans cette nuit et ce brouillard si intense,  dans cette vallée de larmes où même la consolation des hommes fait tant défaut...trop orphelin en si peu de temps .

mais bon





 


 

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Regina cæli lætare, Alleluia:

Quia quem meruisti portare, Alleluia:

Resurrexit sicut dixit, Allelluia:

Ora pro nobis Deum, Alleluia

 


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Publié le 5 Avril 2013

http://www.zefoot.net/wp-content/uploads/2012/06/FC-Barcelone.jpg

 

 

http://static1.lemag.eurosport.fr/articles/1/42/74/1/@/126089-le-pape-pret-a-faire-la-ola-au-camp-650x0-1.jpg

 

Le FC Barcelone a déjà préparé les invitations pour le quart de finale retour de Ligue des champions qui l'opposera au PSG le mercredi 10 avril. Et le premier sur la liste est un invité de marque puisqu'il s'agit du pape récemment élu François.

 

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Publié le 3 Avril 2013

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Publié le 3 Avril 2013

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Pendant une nuit entière, les pêcheurs expérimentés n'avaient pris aucun poisson, et voici que Jésus leur demande de sortir au large en plein jour et de jeter les filets.

 

La connaissance pratique qu'ont ces hommes leur fait penser que ce n'est guère sensé, mais Simon répond malgré tout : « Maître, sur ton ordre, je vais jeter les filets » (Lc 5, 5). Et ils prennent une telle quantité de poisson que Pierre est saisi d'effroi. Il tombe aux pieds de Jésus en adoration et dit : « Seigneur, éloigne-toi de moi, car je suis un homme pécheur » (5, 8).

 

Dans ce qui est arrivé, il a reconnu le pouvoir de Dieu lui-même agissant à travers la parole de Jésus, et cette rencontre directe avec le Dieu vivant en la personne de Jésus le bouleverse au plus profond de lui-même.

 

À la lumière et sous le pouvoir de cette présence, l'homme reconnaît sa condition pitoyable. Le tremendum divin lui est insupportable, il est trop violent pour lui. Du point de vue de l'histoire des religions, ce texte est l'un de ceux qui montrent avec le plus de force ce qui se produit lorsque l'homme se trouve brusquement et directement confronté à la proximité de Dieu.

 

Il ne peut alors qu'être saisi d'effroi par rapport à lui-même et supplier d'être délivré de la violence de cette présence. Témoin de cette irruption directe de la proximité de Dieu lui-même en Jésus, Pierre l'exprime dans le titre qu'il utilise pour s'adresser à Jésus : Kyrios - Seigneur.

C'est là l'appellation par laquelle, dans l'Ancien Testament, on remplace le nom imprononçable de Dieu révélé dans le Buisson ardent. Alors qu'avant le départ en barque Pierre appelait Jésus Epistata, c'est-à-dire Maître, Rabbi, il reconnaît maintenant en lui le Kyrios.

 

Nous trouvons une situation analogue dans l'épisode où Jésus marche sur les eaux du lac soulevées par la tempête, pour rejoindre la barque des disciples.

 

Pierre demande alors à pouvoir lui aussi marcher sur l'eau pour aller au-devant de Jésus. Comme il menace de couler, Jésus étend la main pour le sauver, et il monte dans la barque. À cet instant, le vent tombe. Et il se passe la même chose que lors de la pêche miraculeuse : les disciples dans la barque se prosternent devant Jésus, en signe d'effroi et d'adoration à la fois. Et ils disent : « Vraiment, tu es le Fils de Dieu » (cf. Mt 14, 22-33).

 

Des expériences de ce genre se retrouvent tout au long des Évangiles, et c'est en elles que la confession de foi de Pierre telle que Matthieu la formule (16, 16) trouve clairement son fondement.

 

En Jésus, les disciples avaient perçu à maintes reprises et sous des aspects différents la présence du Dieu vivant lui-même.

 

 

Benoît XVI

 

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