Publié le 13 Février 2013

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CHEMIN DE CROIX : DOM MARMIOM

 

La Passion constitue le "saint des saints" des mystères de Jésus. Elle est le couronnement de sa vie publique, le sommet de sa mission ici-bas, l'oeuvre vers laquelle toutes les autres convergent ou à laquelle elles puisent leur valeur.

 

Chaque année, durant la semaine sainte, l'Église en commémore, en détail, les diverses phases; chaque jour, au sacrifice de la messe, elle en renouvelle le souvenir et la réalité pour nous en appliquer les fruits.

A cet acte central de la liturgie se rattache une pratique de piété qui, sans appartenir au culte public officiel, organisé par l'Épouse du Christ, est devenue, à cause de l'abondance des grâces dont elle est la source, très chère aux âmes fidèles. C'est la dévotion à la Passion de Jésus sous la forme très connue du "chemin de la croix". (*)

 

La préparation immédiate que le Sauveur a faite à son oblation de pontife sur le calvaire fut de porter sa croix, du prétoire au Golgotha, accablé sous les souffrances et les opprobres.

 

La Vierge Marie et les premiers chrétiens ont dû plus d'une fois, dans la suite, refaire pieusement cet itinéraire, en arrosant de leurs larmes les endroits sanctifiés par les douleurs de l'Homme-Dieu.

 

Vous savez aussi avec quel élan et quelle ferveur les fidèles d'Occident entreprenaient au moyen âge le long et pénible pèlerinage des Lieux Saints afin d'y vénérer les traces sanglantes du Sauveur: leur piété s'alimentait à une source féconde de grâces sans prix. Rentrés dans leurs pays, ils avaient à coeur de conserver le souvenir des jours passés à Jérusalem dans la prière. On en vint, surtout à partir du XVe siècle, à reproduire un peu partout les sanctuaires et les "stations" de la ville sainte. La piété des fidèles trouvait ainsi à se satisfaire par un pèlerinage spirituel renouvelé à volonté. Dans la suite, à une époque relativement récente, l'Église a enrichi cette pratique de nombreuses indulgences.

 

Cette contemplation des souffrances de Jésus est très féconde. Je suis convaincu qu'en dehors des sacrements et des actes de la liturgie, il n'y a pas de pratique plus utile pour nos âmes que le chemin de la croix fait avec dévotion. Son efficacité surnaturelle est souveraine.

 

 

...

 

 

"Mais la croix que Dieu lui-même met sur nos épaules en la taillant à notre mesure, la croix lourde et longue de notre vie - ne peut-on pas identifier la croix et notre vie -, c'est bien celle-là qui est l'expiation véritable, parce que installée au coeur même du problème, dans la trame que nous avons à tisser chaque jour."

 

...

 

 

"Tout semble résumé dans la devise du monastère : Fons Amoris, « Fontaine d’Amour ».


En choisissant, en l’absence de tout document ancien, ces deux mots, extraits de la séquence Stabat Mater chantée lors de la fête de Notre-Dame des sept douleurs, le Père Abbé Édouard, premier abbé de Fontgombault après la restauration de l’abbaye par Solesmes en 1948, prenait acte de cette protection particulière de Marie, de Marie médiatrice, sur notre maison.

 

Marie est ici la source où venir boire l'eau vive : Fons Amoris.


Boire à la fontaine, c’est se laisser transformer, purifier, par la fontaine, à l’image de la Samaritaine. Au puits de Jacob, cette bonne fille voulait offrir à Jésus de l’eau à boire.


Comme elle, en entrant dans la vie monastique, en faisant profession, et bien des années encore après, nous voudrions avoir beaucoup à offrir à Jésus.

 

Jésus même vient souvent à nous comme il l’a fait avec la femme de Samarie et nous demande à boire."

 

Il faut reconnaître Dieu sous les traits de l’assoiffé. Il a soif que nous lui demandions à boire. « Ma nourriture est de faire la volonté de celui qui m'a envoyé et de mener son œuvre à bonne fin. » (Jn 4, 34) De fait, Jésus dira à la Samaritaine : « Si tu savais le don de Dieu et qui est celui qui te dit: “Donne-moi à boire”, c'est toi qui l'aurais prié et il t'aurait donné de l'eau vive » (Jn 4, 10). Jésus lui proposera une eau puisée à une source qui ne tarit jamais : « qui boira de l'eau que je lui donnerai n'aura plus jamais soif ; l'eau que je lui donnerai deviendra en lui source d'eau jaillissant en vie éternelle » (Jn 4, 14).


Déjà le livre d’Isaïe annonçait au peuple élu, à toute âme, la promesse de cette eau vive : « Ainsi parle Yahvé : “Voici que je fais couler vers elle la prospérité comme un fleuve, et comme un torrent débordant, l’opulence des nations. Vous serez allaités, on vous portera sur la hanche, on vous caressera en vous tenant sur les genoux. Comme celui que sa mère console, moi aussi, je vous consolerai, à Jérusalem vous serez consolés” » (Isaïe 66, 12-13).


Cette promesse concerne chacun d’entre nous. Pour aller boire à la source, nous devons suivre l’exemple de Bernadette.

 

Il faut gravir la montagne de notre misère, de notre faiblesse, de nos pauvretés. Il faut gratter. Déjà, l’eau ruisselle et ce filet veut devenir un grand fleuve. Bien des moyens s’offrent à nous dans le concret de nos vies.

 

...

 

Le monde n’a guère changé depuis Bernadette : gratter la terre de sa misère afin de laisser couler l’eau de la fontaine d’Amour demeure folie à ses yeux.

 

Dans la vie de pénitence, de renoncement et de prière que vous propose le monastère, vous porterez le poids d’une autre folie, celle du monde, l’oubli de Dieu.

 

 TRP dom Jean Pateau

profession monastique 11  fev. 2013

 

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Chers frères et soeurs, regardons le Christ transpercé sur la Croix!

 

Il est la révélation la plus bouleversante de l'amour de Dieu, un amour dans lequel eros et agapè, loin de s'opposer, s'illuminent mutuellement. Sur la Croix c'est Dieu lui-même qui mendie l'amour de sa créature: Il a soif de l'amour de chacun de nous. L'apôtre Thomas reconnut Jésus comme "Seigneur et Dieu" quand il mit la main sur la blessure de son flanc. Il n'est pas surprenant que, à travers les saints, beaucoup aient trouvé dans le coeur de Jésus l'expression la plus émouvante de ce mystère de l'amour. On pourrait précisément dire que la révélation de l'eros de Dieu envers l'homme est, en réalité, l'expression suprême de son agapè. En vérité, seul l'amour dans lequel s'unissent le don désintéressé de soi et le désir passionné de réciprocité, donne une ivresse qui rend légers les sacrifices les plus lourds. Jésus a dit: "Quand je serai élevé de terre, j'attirerai à moi tous les hommes" (Jn 12, 32).

 

La réponse que le Seigneur désire ardemment de notre part est avant tout d'accueillir son amour et de se laisser attirer par lui. Accepter son amour, cependant, ne suffit pas. Il s'agit de répondre à un tel amour pour ensuite s'engager à le communiquer aux autres: le Christ "m'attire à lui" pour s'unir à moi, pour que j'apprenne à aimer mes frères du même amour.

 

Benoît XVI

 

 

 


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Publié le 12 Février 2013

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  "Quelle grâce que cette paternité spirituelle qui continue mystérieusement, spécialement dans la prière et l'adoration et qui nous conduit au Père des cieux.

 

"Alors cher grand frère, je vous souhaite un beau et saint carême, ce temps de grâce qui va nous revivifier, en union de prière bénédictine! (spécialement au moment des complies, cet office que le père Henry aimait tant...)"  ... merci petite soeur, pareillement,  pour le pape et tous nos petits moines.  ! 

 

 

...

 

  L'esprit de mortification est suffisamment indiqué par le jeûne de quarante jours de Notre-Seigneur pour qu'il figure comme recommandation essentielle dans le Carême institué par l'Eglise.

 

  Le jeûne et l'abstinence, voilà assurément ce que "l'homme animal" accepte le moins volontiers. Leur discipline actuelle est pourtant bien mitigée pour les fidèles. S'ils veulent que la "retraite" quadragésimale soit bénie et bien profitable à leur âme, il leur faudra vaillamment et joyeusement s'imposer ces sacrifices corporels, où ils trouveront finalement une austère saveur, celle de l'amour qui donne.

 

C'est ce que chante si bien le Psaume XVIII, utilisé dans l'Offertoire du troisième dimanche de Carême :" Vos préceptes, Seigneur, réjouissent les coeurs... Ils sont plus doux que le miel, que le rayon de miel; aussi votre serviteur les observe;; à les garder on trouve une grande récompense."

 

La Préface de la messe énumère, dans la concision de son lyrisme, les avantages de cette pénitence:" Elle éteint les passions, élève l'âme, donne la force et assure la récompense."

 

Il va s'en dire que le jeûne et l'abstinence ne sont qu'un moyen - ecclésiastiquement obligatoire - et non un but; et que l'esprit de mortification qui les domine devra suggérer bien d'autres sacrifices, de petits sacrifices parfois extrêmement méritoires, exercices de patience et autres.

 

Aux premiers siècles de l'Eglise, les chrétiens se gardaient constamment de tout ce que l'esprit du paganisme, autour d'eux, multipliait, comme spectacles privés et publics, représentations théatrales, jeux de cirque etc... Aujourd'hui, l'esprit du paganisme pénètre profondément la société chrétienne elle-même, et ses distractions mélangées ou totalement perverses, cinémas, etc... Le Carême sera une belle occasion de réviser un certain relâchement, pour soi et autour de soi, qui ne convient pas à une âme vraiment chrétienne.

 

La sainte quarantaine, autrefois, comportait toute une discipline, avec rites et prières, pour la préparation au baptême, et pour la réconciliation des pénitents publics. On peut et doit en retenir tout au moins que le Carême est pour l'occasion de nous rappeler les engagements du baptême et nos responsabilités de chrétiens; il doit aussi renouveler en nous l'esprit de componction et de contrition qui convient à des pécheurs, et qui nous préparera à recevoir avec ferveur le sacrement de pénitence, en vue de la communion pascale.

 

Pour conclure, remarquons que si ces vérités sont parfois oubliées, ou tout au moins diminuées, c'est que :"Sans le secours de la sainte liturgie on n'est guère porté à faire carême, et peu à peu, livré à soi-même, on ne sait plus vivre chrétiennement."

 

dom Jean Mazé.

 

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Une vie sans austérité s'évade pratiquement des perspectives de la Rédemption. Toutefois nous ne pouvons laisser dans l'ombre les pénitences involontaires qui tiennent dans la vie une très grande place, la plus grande pourrait-on dire.

 

Les détachements que nous imposons à nous-mêmes sont relativement restreints et n'atteignent généralement pas le but qu'ils se proposent. Par contre, les épreuves de la vie sont de tout instant et paraissent aussi des moyens plus sûrs d'expiation.

 

Il n'est pas tellement nécessaire, en effet, d'aller à la recherche de la pénitence; elle-même vient au-devant de nous. Souvent inattendue, nous ne la désirons pas. Elle ne nous consulte pas et les visages qu'elle revêt  sont aussi divers que les aspects de notre vie personnelle. Nous n'en finirons pas si nous voulions, dans la trame de notre existence, énumérer toutes les formes de cette visiteuse indiscrète.

 

Elle les revêt tour à tour, quelquefois toutes en même temps. Elle s'appelle angoisse, tristesse, séparations, désolations, trahison, maladie, travail, et, quels que soient  les noms, il y a une chose certaine, elle est là comme un fait brutal.

 

Or, ce fait, nous n'avons pas à le choisir, mais à l'accepter. Et c'est là, où précisément nous pouvons trouver une expiation vraie, certaine, parce que permise ou voulue par Dieu.

 

En effet, nous ne savons pas exactement si nos pénitences volontaires sont acceptées de Dieu, ni si elles lui sont agréables. Et puis nous pouvons nous faire illusion sur leur valeur, voire même y trouver ce qu'elles ont pour but de combattre: l'orgueil et l'amour-propre. On a vu des ermites du désert se perdre par une pénitence inconsidérée, et des âmes généreuses manquer par détachement à leur devoir d'état. A cette limite, la pénitence n'est plus une réparation, elle devient une erreur.

Mais la croix que Dieu lui-même met sur nos épaules en la taillant à notre mesure, la croix lourde et longue de notre vie - ne peut-on pas identifier la croix et notre vie -, c'est bien celle-là qui est l'expiation véritable, parce que installée au coeur même du problème, dans la trame que nous avons à tisser chaque jour.

 

Seuls les chrétiens inattentifs ne discernent pas, à ce point de vue, toute la richesse de l'instant présent; ils préfèrent chercher à côté... ils choisissent souvent à côté. Et cependant, chaque minute apporte avec elle son détachement. Tantôt il faut renoncer à ses idées, tantôt à ses désirs et à ses vouloirs, tantôt à ses affections, tantôt à sa tranquillité et à son bien-être, tantôt à tout cela en même temps. Le fait est un merveilleux facteur de renoncement.

Vous souvenez-vous de cette belle pensée de Pascal? "Si Dieu nous donnait des maîtres de sa main, comme il faudrait les accepter: les évènements sont nos maîtres."

 

De plus, les pénitences que nous choisissons ne nous atteignent pas toujours profondément.

 

La vraie pénitence est celle qui, finalement, mortifie notre amour-propre, cause de tous nos maux. Or généralement, nous choisissons des choses qui peuvent nous faire physiquement souffrir en nous imposant une gêne ou une contrainte, mais qui, moralement, ne nous font pas beaucoup de mal. Je parlais plus haut de l'orgueil qui se glisse dans la pénitence même: ce n'est pas inouï de remarquer des coïncidences entre un grand amour-propre et des pénitences extraordinaires.

 

Mais l'action de Dieu qui s'exprime par les faits est infiniment pénétrante. Les démentis que nous donne la vie viennent brusquement projeter une lumière, celle même de Dieu, sur toutes ces recherches de nous-mêmes que nous n'y avions pas aperçues; ils éclairent au vrai nos âmes et nos mobiles secrets. A ces pénitences, nous ne pouvons pas échapper. Pourquoi le ferions-nous? Elles sont si bonnes! Bénissons la main qui nous les envoie et demandons de voir clair.

 

Il semble donc que l'abandon à la volonté du bon Dieu soit encore la plus sûre et la plus exacte des pénitences, la plus efficace par conséquent et la plus réparatrice.

 

Nous ne saurions nous en étonner. Dieu est notre maître de perfection, il sait bien mieux que nous ce qui nous convient en cette matière, car il nous connait et il nous aime d'une façon très précise. Nous ne pourrions trouver de meilleur éducateur. Ce sera donc faire preuve de docilité spirituelle que d'être attentif à discerner en chaque évènement de notre existence l'aspect providentiel que Dieu veut y mettre.

 

Abandonnons-nous donc pleinement à son bon vouloir et nous trouverons, par le fait, une ample matière à nos désirs d'expiation.

 

 

frère Pierre Dorange O.P.

 


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Publié le 11 Février 2013

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Les fidèles du diocèse de Luçon sont invités à se rassembler, ou à s’unir par la prière, pour :

 

• Une messe d’action de grâce pour le pontificat de Benoît XVI, le dimanche 24 février 2013, en l’église st Louis de la Roche-sur-Yon, à 19h.

• Des vêpres, puis une adoration eucharistique (jusqu’à 21h30), afin de rendre grâce pour Benoît XVI mais aussi afin de prier pour le futur Pape, le jeudi 28 février 2013 à 19h, en la cathédrale de Luçon.

 

 

Après huit années de pontificat passées au service de l’Eglise, le Pape Benoît XVI a décidé de « renoncer au ministère d’Evêque de Rome, successeur de saint Pierre ». En 2005, au terme d’un long ministère sacerdotal, puis épiscopal, il avait su redire dans l’humilité, les paroles de Samuel : « me voici Seigneur, je viens faire ta volonté ». Aujourd’hui, nous ne pouvons qu'éprouver une admiration pour celui qui pense, comme le dit l'Ecriture, qu’il est temps « que sa charge passe à un autre »[1].

 

Profondément conscient que le ministère pétrinien qu’il lui a été confié dépasse infiniment sa personne, il nous enseigne, une fois le temps de surprise passé, qu’il n’est pas d’autre chemin que celui du serviteur. Il demeure profondément pasteur jusque dans cet acte de renonciation.

 

Nous rendons grâce à Dieu pour son pontificat. Inlassablement, il a voulu réenraciner l'Eglise de ce temps dans les fondamentaux de la Foi. Comment pourrait-on annoncer le Christ vivant sans fonder notre témoignage sur l’enseignement de nos pères et le pèlerinage bimillénaire de l’Eglise ?

 

Mais ses écrits et sa prédication montrent constamment combien il demeure attentif aux évolutions du monde contemporain et aux enjeux révélés par les débats de notre temps. L’encyclique Deus caritas est n’en est-elle pas une des preuves des plus évidentes ?

 

Puisqu’il a déclaré que l’annonce de l’Evangile et la gouvernance de la barque de Pierre doivent se réaliser avec toute « la vigueur du corps et de l’esprit », la décision prise aujourd’hui souligne avec force sa fidélité à ses engagements premiers lorsque jeune prêtre, il répondit avec clarté à son évêque : « me voici », renonçant à toute volonté propre.

 

Que notre prière reconnaissante accompagne notre Pape Benoît XVI. Puissions-nous, dans les jours à venir, témoigner au Seigneur Jésus-Christ notre reconnaissance envers lui et notre confiance dans l’Eglise qui demeure œuvre de Dieu.

 


+ mgr Alain Castet, évêque de Luçon

 

 

Dans l’histoire de l’Eglise, rares sont les papes ayant renoncé à leur charge. Certains cas sont douteux : saint Martin Ier, Benoît XV. Jean XVIII quitta le siège de Pierre en juin 1009. Selon un vieux catalogue romain, « après cinq ans et demi de règne, il se retira dans le monastère de Saint-Paul-hors-les-Murs, et y finit ses jours sous l’habit religieux. » Dans des circonstances troublées, Sylvestre III regagna en 1044 son évêché de Sabine après quarante jours d’un pouvoir contesté (certains le qualifiant d’antipape). Son successeur Benoît IX abdiqua également avant de remonter, deux ans plus tard, sur le Siège de Pierre jusqu’à ce que l’empereur Henri III l’en chasse de force.

 

Le cas le plus célèbre et le plus touchant est celui de saint Célestin. En 1294, sur les conseils du roi de Naples, ce saint ermite de près de 85 ans fut élu sous le nom de Célestin V, après une vacance du Saint-Siège de deux ans et trois mois. Brutalement plongé au milieu des complots des politiques voulant utiliser son autorité morale à leurs desseins, il se rendit rapidement compte que le métier de pape ne lui convenait pas. Au bout de cinq mois, il abdiqua devant les cardinaux réunis, exposant simplement les raisons de sa décision : son âge et son incompétence. Avant de retourner à la vie solitaire, il aurait promulgué une constitution sur l'abdication pontificale, dont le texte a été perdu. Il fut canonisé par Clément V, qui le qualifia cependant de « pontife inexpérimenté dans le gouvernement de l’Eglise universelle ».

 

La validité de cette renonciation fut cependant contestée, si bien que son successeur Boniface VIII a dû approfondir les dimensions juridiques et théologiques de la renonciation. Il déclara solennellement : Après avoir délibéré de cette question avec les cardinaux de la sainte Eglise…nous statuons et décrétons, de par notre autorité apostolique, que le Pontife romain peut librement résigner ses fonctions. Rome a parlé, la cause est entendue.

 

La démission de Benoît XVI cause une grande émotion dans le peuple chrétien. Malgré sa brièveté, son pontificat aura fortement marqué l'Eglise.

 

link: chrétiens dans la cité.

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Rédigé par philippe

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Publié le 11 Février 2013

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Tous les hôtes qui arrivent seront reçus comme le Christ. En effet, lui-même dira : « J'étais un hôte et vous m'avez reçu »

 

 

(Matthieu 25, 35).

  règle de st Benoît

 

 

 

Un moment de grâces et de rencontre inoubliable exceptionnelle, d'amitié partagée .. post carême. mes prières vous accompagnent le long des routes. Merci pour vos messes. Merci pour tout. Du jamais vu retourné comme une crêpe de mardi gras !!!!! eBien triste ce soir, .c'est injuste ! C'est drôle, j'ai cru que j'étais heureux ..!!

 

 


  "Chers jeunes de langue française, le Christ vous demande aujourd’hui d’être enracinés en Lui et de bâtir avec Lui votre vie sur le roc qu’il est Lui-même. Il vous envoie pour être des témoins courageux et sans complexes, authentiques et crédibles ! N’ayez pas peur d’être catholiques, d’en témoigner toujours autour de vous avec simplicité et sincérité !

 

Benoit XVI


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Rédigé par philippe

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Publié le 11 Février 2013

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A qui vais-je me confesser?

 

Première réponse: à un prêtre. J'emploie à dessein ce terme général pour souligner que l'importance primordiale, dans l'usage du sacrement de pénitence, doit être accordée, non aux qualités de l'homme qui entend la confession, mais à sa qualité de ministre du Christ.

 

Parce que nous manquons de foi, nous nous attachons exagérément à la valeur humaine du confesseur, - valeur réelle, objective, ou valeur que lui attribuent notre sympathie et notre confiance. Qu'elle soit à prendre en considération, c'est indéniable, mais à un point de vue qui se situe pour ainsi dire en marge du sacrement.

 

Elle va jouer pour les conseils qui suivront l'accusation et précèderont l'absolution. Mais le sacrement n'est pas constitué par ces conseils; il peut même s'en passer totalement.

L'important est d'avoir affaire au Christ qui détient le pardon, au Christ vivant et agissant dans son Eglise. Tout prêtre ayant reçu de l'Eglise le pouvoir de vous absoudre validement agit "in persona Christi", au nom du Christ. Il ouvre pour votre âme la source du pardon qui est le sang du Christ rédempteur et il la lave dans ce sang.

 

Erronée par manque de foi est donc l'attitude de ces pénitents qui diffèrent de se libérer d'un péché grave ou qui retardent indéfiniment une confession qui les sortirait d'un malaise grandissant (en les purifiant des foyers d'infection qui se propagent peu à peu) parce que leur "confesseur" n'est pas là. S'ils avaient la compréhension de ce qu'est le sacrement, souverainement valable dans son oeuvre purificatrice indépendamment de la qualité du prêtre qui l'administre, s'ils comprenaient que le confesseur est avant tout "ministre du Christ", c'est-à-dire oreille du Christ pour entendre l'aveu, sagesse du Christ pour juger, bouche du Christ pour prononcer l'effacement, ils s'attacheraient moins aux apparences humaines et ne différeraient point.

 

C'est le lieu de dire d'un mot pourquoi je dois avouer mes fautes à un prêtre, au lieu de me contenter d'un aveu directement exprimé à Dieu dans l'intime de mon coeur. C'est parce que je suis membre de l'Eglise.

 

Ma faute a offensé Dieu et m'a abîmé moi-même: manquement à l'amour que je dois à mon Créateur et au vertueux amour que je dois porter à cet enfant de Dieu que je suis.

Mais elle a aussi porté atteinte à l'Eglise, au Corps mystique. "Toute âme qui s'élève élève le monde." Tout chrétien qui déchoit contrarie la perfection de la communauté chrétienne. Le plus obscur des péchés cause une blessure à cet arbre dont je suis un rameau. Que je me détache de l'arbre complètement par le péché mortel ou que je m'en sépare un peu seuleemnt, l'arbre entier souffre. Je relève de l'Eglise dans ma vitalité, car Dieu a confié pour moi ses grâces à l'Eglise, corps du Christ.

 

Aux premiers siècles, cette responsabilité devant l'Eglise apparaissait plus manifestement, lorsque l'accusation était publique, faite devant la communauté réunie. Actuellement la discipline est adoucie, mais c'est toujours devant l'Eglise que je m'accuse en la personne du prêtre qui m'entend, de l'Eglise que je reçois la réconciliation par le ministère du prêtre qui m'absout.

 

Je me confesse donc au prêtre parce qu'il est prêtre.

 

Cela ne m'interdit pas de le choisir humainement capable de me comprendre et de me conseiller.

 

....

 

Comment le choisirez-vous? Avant tout de sens droit, de jugement sûr. Saint s'il est possible, c'est bien sûr, mais un prêtre équilibré et perspicace sera toujours préférable à un autre d'une vie plus fervente mais d'un jugement moins pondéré.

 

N'oubliez pas qu'il s'agit d'un conseiller, et que, tant vaut la sagesse du conseiller, tant vaut le conseil. Mais il s'agit aussi d'un entraîneur, et vous devez le souhaiter exigeant: un confesseur bonasse, qui se contenterait de vous bercer de paroles lénitives ou de vous renvoyer avec l'absolution et une exhortation générale, risquerait de vous laisser croupir dans votre péché ou vos graves imperfections. C'est pourquoi il faut, au besoin,  provoquer le confesseur à cette exigeance bienfaisante et accepter humblement ses invitations à l'effort.

 

Vous vous souviendrez que la première condition à réaliser pour qu'il vous soit utile, c'est que vous lui fassiez confiance.

 

Ayez le meilleur confesseur de la ville: s'il vous est impossible de vous ouvrir à lui franchement, il ne pourra rien pour vous. Vous le choisirez donc tel que vous ne vous sentiez pas paralysé en sa présence et que volontiers vous le considéreriez comme un père, compréhensif, capable de réaliser votre cas et de s'y intéresser, ouvert aux réalités de la vie, sûr dans ses diagnostics, et d'une bonté ferme dans ses conseils.

 

Si vous ne le trouvez pas, ne vous désolez pas pour autant; allez à un prêtre: il a la grâce d'état, l'Esprit-Saint se servira de lui quand même pour votre meilleur bien, pourvu que vous soyez à l'écoute.

 

Si vous le trouvez, n'en changez pas facilement. Tout en restant pleinement libre d'un autre choix, ne vous laissez pas démonter par quelques impressions, à plus forte raison par quelques froissements d'amour-propre ou par quelques exigences; persévérez jusqu'à preuve évidente que vous ne faites aucun progrès à son école, malgré un effort loyal et constant de votre part.

 



 

 


 


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Rédigé par fr. H.-Ch CHERY op

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Publié le 10 Février 2013

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L'un des aspects du "mystère" de l'Eglise réside en cette antinomie, en ce contraste entre la sainte Eglise, telle qu'elle existe dans l'idée de Dieu et dans le Christ, et sa réalisation telle qu'elle existe en nous.

 

La raison seule ne peut pas rendre compte de ce paradoxe, dont la foi nous donne la clef; la solution de cette difficulté, comme de toutes les autres, est dans le Christ.

 

Par son Incarnation, il a uni et, d'une certaine façon, comme le disaient saint Augustin et saint Léon, mêlé sans les confondre, l'humanité et la divinité en lui: le fils de Dieu, en prenant une nature humaine, a revêtu non le péché, mais ce que saint Paul appelait la forme du péché, la ressemblance de la chair du péché. De même la Sainte Eglise nous apparait parfois, selon une expression audacieuse de saint Paulin de Nole, sous l'apparence d'une pécheresse.

 

Toujours inadéquate à l'idéal que Dieu a d'elle, l'Eglise de la terre, jusqu'à la parousie, souffre de cette continuelle insuffisance. En elle vit le Christ, mais le Christ crucifié, dont la grâce est encore invisible: ce qui apparait de son oeuvre éprouve notre foi et la purifie.

 

L'Eglise, a expliqué R. Guardini, est comme la croix du Christ: tout l'être du Christ mystique, sa vérité, sa sainteté, sa grâce, sa personnalité, sont attachées à l'Eglise visible comme autrefois son corps physique fut cloué sur la croix: il faut embrasser le Christ avec son Eglise. Si elle était parfaite et dès maintenant sans tâche en tous ses membres, il serait trop aisé de croire qu'elle est sainte; l'orgueil et la facilité y trouveraient satisfaction, mais ce ne serait plus le salut par la croix.

 

Dans le mystère de l'incarnation et de la rédemption le Verbe a renoncé à certains de ses attributs divins ou à leur apparence pour se faire homme et pour mourir.

 

De même, dans l'Eglise, la vie surnaturelle est souvent entravée, et dérobée aux yeux, par le fait que les hommes sont pécheurs.

 

Du moins faut-il aimer l'Eglise telle qu'elle est: admirer ce qu'elle a d'essentiellement saint, ne pas la renier parce que les hommes y introduisent des conséquences du péché.

 

Il faut aimer l'Eglise d'une charité affective: souffrir de ses insuffisances en nous, autour de nous - et plus on sait ce qu'est le Chrsit, plus on en souffre - et tendre à faire d'elle ce qu'elle devrait être.

 

L'existence du péché dans le monde est pour nous un motif de nous donner à elle et doit nous exciter à la perfection chrétienne.

 

L'Eglise est en chacun de nous, mais chacun de nous n'est pas l'Eglise. L'Eglise est le corps du Christ en nous: c'est pourquoi elle est sainte, bien que nous soyons des pécheurs.

 

Ses déficiences - qui sont les nôtres - doivent nous faire désirer la contempler au ciel dans toute son harmonie: certains des éléments qui sont liés à son essence de société visible se réalisent maintenant; d'autres se manifesteront lorsqu'elle apparaîtra dans toute sa plénitude, quand se révèlera la gloire des enfants de Dieu.

 

 


 


 


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Rédigé par dom Jean Leclerc OSB

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Publié le 10 Février 2013

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   L'Eglise est sainte, et il y a des saints dans l'Eglise. Mais nous sommes des pécheurs; et à cause de nous il y a du péché dans l'Eglise.

 

En face de l'idéal que l'Eglise représente, que de déficiences! Faut-il donc se scandaliser du péché, s'en étonner? Faut-il condamner les pécheurs? Il faut, à la lumière de la foi, comprendre la situation du pécheur dans l'Eglise et l'attitude de l'Eglise à l'égard du péché.

 

Le péché, l'Eglise le connait. Elle sait qu'il existe et elle le comprend. Il est là à la condition actuelle de l'humanité. Les sources du péché sont dans le monde parce que Satan est à l'oeuvre. Elles sont en nous la conséquence de la faute originelle: nous y vivons sous le signe de l'imperfection. Le Corps mystique du Christ se réalise en cette humanité atteinte par le péché, et non pas innocente comme le fut la nature humaine de Jésus.

 

L'existence du péché est inhérente à la condition des chrétiens: l'Eglise exige d'eux une adhésion libre; elle ne les contraint pas; elle ne les affranchit pas non plus de la possibilité de mal faire;: Ils restent des pécheurs et sont capables de pécher malgré ce que l'Eglise fait en eux et pour eux;  le bienfait de la foi, et même certains effets des sacrements, sont susceptibles de coexister en eux avec le péché; la foi, alors, est morte, elle n'est plus vive et agissante, mais elle reste un don de Dieu, capable de les animer encore, s'ils le veulent; les caractères sacramentaux demeurent indélébiles, les péchés pardonnés jadis ne ressuscitent pas, le lien du mariage chrétien n'est nullement rompu, bref le fidèle qui a péché continue d'appartenir à l'Eglise.

 

Le Christ est venu, nous a-t-il dit, pour ce qui était perdu, car ce sont les malades qui ont besoin du mèdecin et non les bien-portants. La sainteté de l'Eglise n'implique donc pas la perfection morale de ses membres.

 

L'Eglise reconnait qu'il y a des pécheurs en son sein. Elle n'a jamais compris sa sainteté dans le sens de l'impeccabilité de ses membres, et elle a affirmé, contre les "cathares" de tous les temps, qu'elle n'était pas l'Eglise des "purs" et des "parfaits", mais seulement de ceux qui tendent à la perfection. Elle ne dérobe pas le péché aux regards des hommes, elle ne cherche pas à excuser ses membres quand elle sait qu'ils ont tort, elle ne craint pas qu'ont lui montre leurs fautes.

 

Sur ce point comme sur les autres, elle n'a pas peur de la vérité: - plusieurs papes - Benoît XIV, Léon XIII, Pie XI - l'ont hautement affirmé. Sans étaler le péché des chrétiens - car il l'attriste -, et sans l'exagérer, - car elle sait qu'il y a en son sein plus de bien que de mal, et que ses ennemis attribuent son prestige et son influence, à la vertu de ses ministres et de ses membres, - elle y assiste sans faillir à sa mission, sans rien perdre de sa grandeur: n'est-ce pas "l'imperfection radicale de toute créature qui atteste le mieux la gloire de l'incréé? " <J.Maritain Religion et culture . -

 

Mais elle souffre du péché..

 

Elle ne s'y résigne pas, elle n'en prend jamais son pari. Le péché n'est jamais toléré dans l'Eglise, il n'a jamais droit de cité. L'Eglise est même le lieu où le mal est le plus apparent parce qu'il est le plus combattu, et parce qu'ils est le plus contraire à l'idéal qu'elle nous propose. Elle le regrette et le déplore, elle en demande pardon à Dieu; et de tout son pouvoir elle lutte contre lui.

 

L'Eglise est militante: hors d'elle-même, elle combat l'erreur et l'immoralité sous toutes leurs formes; en elle-même, elle combat la concupiscence.

 

La sainteté de l'Eglise est triomphante au ciel, dans le Christ, dans la Sainte Vierge, dans les saints déjà glorifiés; elle est militante sur terre: le pape et les évêques enseignent la foi et les moeurs, et nous, pauvres pécheurs, nous sommes aux prises avec le mal en nous et dans le monde, et nous tâchons péniblement à nous dégager du péché.

 

Mais le péché existe, et l'Eglise en tient compte. Elle le pardonne, et c'est sa façon de vaincre. En elle se réalise la parole du Christ: recevez le Saint-Esprit. Les péchés seront remis à ceux à qui vous les remettrez. C'est même dans sa conformité à notre nature blessée que le catholicisme apparait comme la véritable Eglise, comme l'Eglise du Verbe incarné comme l'Eglise des apôtres. L'Eglise veut, comme le Christ, sauver ce qui était perdu. Elle aime assez l'humanité pour accueillir et tenir en son sein même des pécheurs. Si elle ne le faisait pas, elle ne serait pas la sainte Eglise de Dieu. Elle a des membres qui sont malades: elle ne les repousse pas, sachant qu'elle a la sainteté non pour la damnation, mais pour le salut: d'où la rémission des péchés.

 

La preuve que l'Eglise est sainte c'est qu'elle possède le sacrement de pénitence: car ce sont des pécheurs qu'elle doit sanctifier. Tandis qu'elle ne fait rien pour délivrer les hommes de la souffrance physique, elle s'emploie à les liberer du seul mal véritable: le péché. Et quand elle l'a supprimé, elle utilise ses conséquences et elle en tire du bien. Elle transfigure les traces et les suites qu'il laisse, et elle en fait autant d'occasions d'expiation, d'humilité et de confiance en Dieu.

 

En elle le pécheur prend conscience de sa dignité: elle lui permet de concilier sa fierté de chrétien avec l'humilité de sa condition de pécheur. Le chrétien a ce privilège de connaître qu'il est pécheur et à quel point il l'est - ce que la foi seule lui révèle. Il n'est pas de ces malheureux dont a parlé Péguy, "qui peuvent commettre un crime sans que ce soit un péché", parce qu'ils n'en ont pas conscience. Il discerne le bien du mal. S'il s'écarte du bien, même sans commettre un crime, il sait qu'il agit mal, il peut s'en repentir, se relever, et dire avec confiance ces paroles que l'Eglise fait répéter à ses fidèles:" Priez pour nous, pauvres pécheurs." Et plus il participe à la sainteté de l'Eglise - moins il pèche par conséquent - plus il se reconnait pécheur.

Plus il est engagé par état dans les voies de la sainteté, plus il doit purifier sa conscience: le droit canon oblige les prêtres et surtout les religieux à des confessions plus fréquentes que celles des laïcs.

 

Quand les saints disent qu'ils sont les plus grands pécheurs de la terre,, ils ne font pas semblant de l'être; ils savent qu'ils le sont. Si nous ne savons pas à quel point nous sommes pécheurs, c'est parce que nous ne sommes pas des saints.

 

Plus nous tendrons à le devenir, plus nous constaterons que, dans l'Eglise, le péché sert la grâce, et que nos fautes et celles de nos frères se convertissent en occasion d'humilité, de charité et de toutes les vertus chrétiennes.

 

 


 


 

 


 


 


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Rédigé par dom Jean Leclerc OSB

Publié dans #spiritualité

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Publié le 10 Février 2013

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Levons-nous donc, enfin, l’Ecriture nous y incite : « L’heure est venue, dit-elle, de sortir de notre sommeil. » (Romains 13:11).

 

Ouvrons les yeux à la lumière divine.

 

Ayons les oreilles attentives à la voix de Dieu qui nous crie chaque jour cet avertissement : 

 

« Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, n’endurcissez pas vos coeurs » (Psaumes 94:8),

 et ailleurs : « Qui a des oreilles entende ce que l’Esprit dit aux Eglises » (Apocalypse 2:3)

 

Et que dit-il ? « Venez, mes fils, écoutez-moi, je vous enseignerai la crainte du Seigneur. (Psaumes 33:12). 

 

Courez pendant que vous avez la lumière de la vie, de peur que les ténèbres de la mort ne vous saisissent. » (Jean 12:35).

 

 

règle de Saint Benoît


 


 

 

Le péché mortel nous fait perdre la grâce. Le désordre  est si grand qu'il est incompatible avec elle et avec la ressemblance divine que cette grâce met dans notre âme. Ainsi on ne peut haïr son frère et aimer Dieu; on ne peut désobéir formellement aux commandements de l'Eglise, Epouse du Christ, et prétendre garder l'amitié du Seigneur; on ne peut souiller son âme de péchés impurs et garder la pureté des enfants de Dieu; on ne peut se donner entièrement à certains biens créés et périssables (la gloire, l'argent, le plaisir...) sans refuser à Dieu " l'amour par-dessus tout."

 

Qu'est-ce qui va décider, psychologiquement, le pécheur à revenir vers Dieu?

 

Nous ne pouvons en décider absolument, puisque nos actes sont libres.

 

Ce sera quelquefois la crainte du juste juge (par exemple avant de mourir), ce pourra être simplement la honte ou le remords; ou bien un sentiment de justice vis-à-vis du prochain, un désir de vie plus belle et plus généreuse, qui n'est pas encore éteint.

 

Tout enfant prodigue qui se penche sur son passé se souvient du lent travail de retour qui se fit en lui; il voit les luttes et les lassitudes, il découvre les divers appels de Dieu qui ont marqué son chemin jusqu'au jour où il s'est décidé à revenir vers le Seigneur.

 

Si divers que soient les chemins du retour chez tous ceux qui ont péché, une chose demeure, c'est ce qu'un chrétien va faire lorsqu'ils se convertit: il va demander la "grâce", le pardon du Christ, dans le sacrement de pénitence.

 

Sans doute, "la grâce de Dieu n'est pas liée aux sacrements". Dieu aurait pu, sans eux, nous rendre participants de sa vie intime. Les sacrements sont des moyens, non des fins.

Et puisque, ce qu'il faut obtenir en l'occurence, c'est que le pécheur déteste sa faute et revienne vers Dieu de tout son coeur, ce qu'il faut c'est la vertu de pénitence, mais pas nécessairement, semble-t-il le sacrement.

 

Pourtant, nous voyons que, de tout temps, l'homme pécheur a engagé sa pénitence en des actes extérieurs.

 

Sous l'ancienne Alliance déjà, il fallait offrir des sacrifices déterminés pour certains péchés. Et c'était là, remarque saint Thomas, une manière indirecte de confesser son péché au prêtre. On retrouve aussi "dans la loi ancienne et dans la loi de nature" une sorte de "sacrement de pénitence". Les protestations extérieures de pénitence que l'Eglise réclame aujourd'hui ne sont donc pas une innovation totale. Elles répondent à un certain besoin de notre nature.

 

Mais elles ont maintenant une efficacité spéciale, en vertu de la Passion du Christ et de l'institution du pouvoir des clés dans l'Eglise.

 

 

Tout cela, encore une fois, ne signifie pas que la grâce de Dieu soit liée à un repentir "extérieur".

 

Si Dieu nous y oblige, c'est qu'il veut s'adapter, pour ainsi dire, à notre condition humaine.

 

De tels exercices sont nécessaires à notre éducation - ou à notre rééducation - d'hommes pécheurs, et à la paix de notre âme qui ne peut atteindre les biens spirituels que par le moyen des choses sensibles.

 

C'est pour notre bien que la grâce a ainsi partie liée avec le sacrement. Mais c'est un instrument dont Dieu est libre.

 

La seule chose qui soit nécessaire, c'est qu'en nous donnant la grâce, Dieu nous inspire un repentir intérieur qui "retourne" notre volonté.

 

 

 

 


 


 


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Rédigé par fr. A.-M Henry OP

Publié dans #spiritualité

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Publié le 10 Février 2013

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La grandeur de l'homme vient de ce que par sa raison il peut dépasser la trame du temps en laquelle sa vie se déroule. Par son intelligence, il peut prévoir l'avenir, il peut se tendre vers le futur, qu'il n'a pas encore réalisé, mais qu'il peut projeter, qu'il peut imaginer, qu'il peut désirer.

 

Il est avant tout un être de désir, d'idéal; telle est bien la première marque de l'esprit, une des grandeurs authentiquement humaines. L'homme ne reste pas attaché au fait, au présent tel qu'il est donné. Il est capable de voir plus loin. Il peut donner à ses activités des intentions, des orientations, qui en prolongent presque indéfiniment la vertu.

 

Il est une autre grandeur dans l'homme, souvent méconnue, mais peut-être plus profonde; l'homme est capable de se retourner vers son passé, de le revivre dans sa mémoire, soit pour jouir à nouveau de tout le bien qu'il a pu réaliser, soit aussi pour réparer les fautes, les maladresses qu'il a pu connaître.

 

L'homme est capable de juger son passé et de le juger d'après l'idéal qu'il a actuellement présent à son esprit; non seulement il peut constater les déficiences, les ratés de sa vie antérieure, mais il peut les regretter.

 

Le regret est un des sentiments les plus nobles de l'homme, il suppose non seulement un jugement de valeur sur les années écoulées, mais encore une intention secrète de réparer ce passé; le réparer, c'est-à-dire le reconstruire au moins dans son esprit. Après de longues années de débauche, après toute une adolescence de désordres, après toute une existence de fautes et de péchés, l'homme peut, grâce à son esprit, revivre dans un instant tout ce lourd passé. Il peut en peser la valeur.

 

Le verdict de sa conscience peut le condamner et par le regret il peut, en son attitude intérieure du moins, vouloir le corriger, c'est-à-dire le refaire. Dans les années révolues, il a pu pécher avec une conscience assez faible; les passions de la jeunesse, son inexpérience ont été causes de ses fautes. Le calme étant revenu dans l'âme, l'expérience de la vie permettant un jugement plus précis sur les choses et les gens, il peut mieux juger de sa vie antérieure. Et, par son regret, il peut avoir l'intention au moins de redresser ce qui a été tortueux.

 

Le regret manifeste la grandeur de l'esprit, il souligne aussi sa faiblesse.

 

Grâce à son esprit l'homme n'est pas lié à sa destinées, il n'en est pas l'esclave, par un acte de repentir il peut se désolidariser de son passé, couper avec lui. Il n'est pas complètement soumis au déterminisme de ses actes antérieurs. Grâce à sa raison, il reste toujours un être libre, capable de s'élever au-dessus du temps et de rayer d'un trait ce qu'il a fait, peut-être pendant toute une vie; un dernier instant de lucidité, au terme d'une longue existence, suffit pour rompre avec ce qu'elle fut.

 

Le regret manifeste aussi la faiblesse de l'homme.

 

Lorsqu'il est sincère, il recèle bien au plus intime de son âme une intention cachée de réparation, un désir implicite de réfection; mais l'homme laissé à lui-même, à ses seules forces, ne peut rendre efficace cette intention.

 

L'homme, par son esprit humain, est capable de connaître son passé, de le juger, mais son intelligence n'est pas créatrice, elle peut avoir l'intention de le refaire, et ceci est déjà très grand, mais cette intention ne peut-être réalisatrice. Si l'homme a prise sur le présent, si dans ce présent, il peut intentionnellement revivre son passé et prévoir l'avenir, le passé et le futur en leur réalité échappent à l'emprise de son intelligence mesurée par le temps.

 

Seule l'intelligence créatrice, mesurée par l'éternité, est maîtresse du passé et du futur en leur réalité même. C'est ici que le secours de Dieu vient en aide à la faiblesse de l'homme pour prolonger son intention et transformer son désir velléitaire en volonté réalisatrice.

 

La pénitence sera le sacrement du regret, elle magnifiera le regret. Dans ce sacrement, Dieu en se servant de ce sentiment si noble pour réaliser son oeuvre de pardon, manifeste en quelle estime il le tient. Plein de respect pour l'intimité de cet esprit qui étant à son image dépasse le temps et peut librement repasser sa vie, dans son intégralité ou dans une de ses périodes.

 

Dieu utilise l'attitude profondément humaine de cet être historique pour en faire l'instrument de sa grâce.

 

Ce regret purement humain était déjà beau: élevé par la grâce, uni intimement à la souffrance réparatrice du Coeur de Jésus, transfiguré par l'amour du Christ, il revêt une nouvelle splendeur. Ce regret sera justificateur.

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Rédigé par fr. Thomas Philippe O.P.

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Publié le 8 Février 2013

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http://img.over-blog.com/518x561/1/10/86/49/le-petit-placide/2011/petit-placide-2/placide/2012/2012-PETIT-PLACIDE/2012/sept-2012/fin-2012/281920_2137399667434_8070285_n-copie-1.jpg

 

 

"Reçois-moi, Seigneur, selon ta parole et je vivrai ! Ne permets pas que soit confondue mon espérance. »

 

Ps 118, 116

 

Le symbolisme de tout ceci est très clair : l'Autel est là où l'on offre à Dieu la parfaite offrande (en latin "oblatio", d'où "oblats"), dans le saint Sacrifice de la Messe. C'est en union avec cette parfaite offrande que nous, nous faisons notre pauvre offrande de nous-mêmes, notre coeur et esprit, à Dieu, promettant de Le servir selon la sainte Règle de Saint Benoît, le père du monachisme .

 


Dans la version latine de la Bible, la Vulgate, dans la prophétie d'Isaïe sur le Serviteur Souffrant, nous lisons le verset "Il a été offert parce que lui-même le voulait" - Oblatus est quia ipse voluit (Is. 53,7).

 

Librement et sans aucune contrainte que ce soit, mais poussé par un amour infini, notre Sauveur S'est offert Lui-même pour nous sauver du péché et de la mort. Si nous voulons Lui exprimer la moindre gratitude pour cela, cela ne peut que prendre la forme d'une oblation similaire. En toute appréciation finale, vous et moi n'avons rien que nous puissions offrir à Dieu qui ne vienne déjà de Lui et donc Lui appartienne. La seule chose que nous ayons en propre et que donc nous puissions librement Lui donner, c'est notre volonté.

 

C'est ce qu'Il ne nous contraindra pas à faire ni ne nous arrachera. Cela doit Lui être offert librement – offert parce que nous-mêmes le voulons. En finale, nous nous offrons nous-mêmes à Dieu ou nous nous gardons pour nous-mêmes.


Notre destinée éternelle dépend de ceci – un destin auquel nous travaillons instant après instant dans les choix que nous posons chaque jour. Chacune de nos actions, aussi petite soit-elle, implique soit une offrande et un abandon à Dieu, ou une décision pour soi-même. Chaque acte, d'une manière ou d'une autre, nous moule et confirme soit dans le don et l'obéissance à Dieu ou dans l'engagement envers soi-même et l'entêtement. A la fin de notre pèlerinage terrestre, nous nous serons formés et moulés par de tels choix quotidiens – pour Dieu ou pour soi-même, pour le Ciel ou pour l'enfer.

 


Dès lors, la vie quotidienne d'un Oblat, c'est la préparation à son offrande finale, en faisant consciencieusement de chaque action quotidienne une offrande dans l'obéissance, plutôt qu'un simple exercice de notre ego et de notre volonté d'autonomie. Au sens strict, c'est une mortification – une expérience de la mort – pour le vieux "moi" pécheur afin que l'homme nouveau, le nouveau "moi", puisse naître dans la reconnaissance d'un coeur entièrement ouvert à la volonté de Dieu. Cette mort quotidienne, accomplie dans l'amour, d'un coeur reconnaissant, est une saine préparation pour un saint trépas.



Ce n'est pas une tâche qui incombe aux Oblats seuls – c'est la tâche à laquelle tout fidèle Chrétien  est appelé.

 

L'Oblat, s'engageant lui-même à vivre chaque jour d'une manière plus approfondie et disciplinée, est assisté dans sa tâche par les sages conseils de la Règle, des moines et de ses compagnons Oblats, et est soutenu par le cycle quotidien de la prière de l'Eglise à laquelle il se joint suivant sa manière librement consentie et choisie d'obéissance.

 


De même que ce fut une joie pour notre Sauveur de S'offrir et de Se donner entièrement pour nous, ainsi nous trouvons la joie du don de soi et de l'oblation dans notre propre offrande à Lui.

 

link

 

 

http://fr.lourdes-france.org/sites/default/files/notre_dame_de_lourdes.jpg

 

11 février: fête de Notre dame de Lourdes.


Trahe nos, Virgo Immaculata,


 

Très Sainte Vierge Marie avec une entière confiance en votre coeur de Mère, je vous prie instament de prier Votre Fils notre Dieu de mener à bonne fin l'oeuvre qu'il a commencé en moi et de commander à sa grâce de venir à mon aide, pour ce que ma nature a de moins possible car sans Vous, je ne puis ni ne veux rien faire.

 

...

 

"En vieillissant on ressent les choses avec plus de profondeur,"  dom Delatte

 


La loi du jeûne oblige tous ceux qui sont majeurs, jusqu’à l’âge de 59 ans. (cfr. CIC, n° 1252)


même atteint par la limite d'âge, le petit Placide continue pour la persévérance de tous nos petits novices,  pour frère Tristan. (pris au hasard dans la communauté..! )  il faut beaucoup prier pour la persévérance de nos jeunes moines, pour  qu'ils aillent jusqu'à la profession monastique alors un carême pour eux ce n'est pas de trop. la loi de la charité nous oblige vis à vis d'eux..Il faut les aiimer beaucoup, et ce n'est pas un mot en l'air,  et ce n'est pas du subjectivisme, du sentimentalisme, c'est dans l'ordre surnaturel,  Pouvoir encore se donner pour ceux qu'on aime. On se motive comme on peut, dans la foi on la vitalise, on la ravive avec les moyens du bord. 

 

L'affection dans la vie monastique est une très grande réalité. Il y a une vraie littérature de l'affection . 

Rien à voir même avec le monde ecclésiastique, c'est autre chose, plus vrai et plus profond.moins superficiel, moins hypocrite.  Et quand les affections de ce monde font défaut  alors on s'accroche à quelque chose de solide et stable. Si la volonté fait défaut, si le moral est en berne trop souvent, quand plus rien ne va, quand j'ai plus rien envie de rien,   alors on remet tout ça en avant on repense à frère Tristan et c'est reparti. Jusqu'à maintenant ça a assez réussi.

On le voit dans les écrits des saints, et cela se traduit par des actes, des mots concrets... ce n'est pas l'affection que donne le monde ou l'internet sans consistance et trop subjectif, inconsistant, fragile et plein d'illusions - là je ne crois pas  qu'il puisse y avoir de vraies relations sauf exception quand on connait déjà les personnes -   et qui se vit dans le silence dans la solitude de son coeur, loin des regards, malgré la distance lointaine  si proche. Je crois encore profondément à ces vérités là. Cette distance lointaine si proche qui n'enllève en rien à l'affection que l'on vous porte et j'ai beaucoup appris depuis un an, à respecter cette distance, même si cela fait parfois très mal...surtout quand on aime quelqu'un. 

C'est encore moins la charité poisseuse de nos bons modernos en mal d'humanisme.

 

 Peut-être ,sans doute que cette année,  tout cela a pour moi une nouvelle signification et une autre dimension., peut-être qu'on a compris enfin,  que quelque chose s'est passé ces temps-ci; je n'ai pas à  chercher ailleurs ce que j'ai ici surtout des choses de  cette nature, et que les moines, seuls,  dans la foi,  savent me donner. 

 

Peut-être aussi, avec mon esprit de contradiction, comme on n'y  est plus obligé, on a envie de s'y engager à fond. qui sait! A la grâce de Dieu, il y a du boulot ! Fasse que j'en sois digne.

 

L'équilibre parfait n'est jamais acquis mais "  l'aujourd'hui si vous entendez ma voix, " recharge nos batteries pour avancer de nouveau dans le désert, nos sacs vides de toutes illusions.

 

.Alors au chant du miserere, le père Abbé, tel un chef d'état major,  passe en revue sa troupe de 70 moines, et les bénit comme un père embrasse ses petits avant qu'ils s'endorment, Signe sacramentel de l'amour paternel....

 

"Demandons à Dieu, alors même, alors surtout qu'il se voile, la générosité qui est nécessaire pour chercher, à la sueur de notre front, la perle cachée. "

 

dom Delatte.

 


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Rédigé par philippe

Publié dans #spiritualité

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