Publié le 9 Avril 2013

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Publié le 7 Avril 2013

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.. en contemplant le mystère de l’Incarnation, nous ne pouvons pas nous empêcher de tourner notre regard vers elle et nous remplir d’étonnement, de gratitude et d’amour en voyant comment notre Dieu, en entrant dans le monde, a voulu compter avec le consentement libre d’une de ses créatures. Ce n’est que quand la Vierge répondit à l’ange : « Voici la servante du Seigneur; que tout se passe pour moi selon ta parole » (Lc 1, 38), que le Verbe éternel du Père commença son existence humaine dans le temps.

 

Il est émouvant de voir comment Dieu non seulement respecte la liberté humaine, mais semble en avoir besoin. Et nous voyons aussi comment le commencement de l’existence terrestre du Fils de Dieu est marqué par un double « oui » à la volonté salvatrice du Père : celui du Christ et celui de Marie.

 

Cette obéissance à Dieu est celle qui ouvre les portes du monde à la vérité et au salut.

 

En effet, Dieu nous a créés comme fruit de son amour infini, c’est pourquoi vivre conformément à sa volonté est la voie pour rencontrer notre authentique identité, la vérité de notre être, alors que s’éloigner de Dieu nous écarte de nous-mêmes et nous précipite dans le néant.

 

L’obéissance dans la foi est la vraie liberté, l’authentique rédemption qui nous permet de nous unir à l’amour de Jésus en son effort pour se conformer à la volonté du Père. La rédemption est toujours ce processus de porter la volonté humaine à la pleine communion avec la volonté divine.

 

 

Nous louons aujourd’hui la Très Sainte Vierge pour sa foi et nous lui disons aussi avec sainte Elisabeth : « Heureuse celle qui a cru » (Lc 1, 45). Comme dit saint Augustin, avant de concevoir le Christ dans son sein, Marie le conçut dans la foi de son cœur. Marie crut et s’accomplit dans ce qu’elle croyait (cf. Sermon 215, 4 : PL 38, 1074).

 

Demandons au Seigneur de faire grandir notre foi, qu’il la rende vive et féconde dans l’amour. Demandons-lui de savoir accueillir en notre cœur comme elle la parole de Dieu et de l’appliquer avec docilité et constance.

 

 

Benoît XVI

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Publié le 6 Avril 2013

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"Croyons en Jésus ressuscité et redisons en présence de la divine Eucharistie, où il se trouve, le cri de foi et d’humilité de S. Thomas : « Mon Seigneur et mon Dieu ! ». Par notre foi inébranlable et notre conduite irréprochable rendons témoignage, devant le monde incrédule et impie, à Notre-Seigneur Jésus-Christ."

 

dom Guéranger

 

Jésus, j'ai confiance en Vous .

 

Je recimente ma foi:  Et unam sanctam catholicam... 

 

l'Eglise est sainte, le reste .. 

 

Se le persuader tous les jours.

 


"Le regard de la foi. L’Église apparaît alors dans son mystère, dans sa réalité profonde, comme le Corps du Christ, habité par l’Esprit saint, qui la dirige et demeure en elle comme son Hôte.

L’Église mystère de foi, voilà ce que l’assemblée des chrétiens proclame chaque dimanche solennellement: Credo unam sanctam catholicam et apostolicam Ecclesiam.


A la lumière de la foi s’explique par surcroît le caractère miraculeux extérieurement constatable de cette société religieuse et s’éclaire le paradoxe vivant qu’elle ne cesse d’être pour l’étonnement du monde."

 

cardinal Journet.

 


 

" Je voudrais que vous fussiez assez chrétienne pour bénir le Seigneur, pour le bénir de tout, et pour lui dire même à travers votre anxiété et vos larmes:" J'ai confiance en Vous."

 



 

"Notre vie est toute gardée et guidée par Lui. Il nous aime: cela suffit."

 

dom Delatte.

 

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Chers frères et sœurs!

 

Avec joie je célèbre pour la première fois l’Eucharistie dans cette Basilique du Latran, Cathédrale de l’Évêque de Rome. Je vous salue tous avec grande affection : le Cardinal Vicaire, les évêques auxiliaires, le clergé diocésain, les diacres, les religieuses et les religieux et tous les fidèles laïcs. Je salue le Maire de Rome et son épouse.

 

Marchons ensemble dans la lumière du Seigneur Ressuscité.

 

Nous célébrons aujourd’hui le deuxième dimanche de Pâques, appelé aussi « de la Divine Miséricorde ». Qu’elle est belle, cette réalité de la foi pour notre vie : la Miséricorde de Dieu ! Un amour aussi grand, aussi profond, celui de Dieu envers nous, un amour qui ne fait pas défaut, qui nous saisit toujours par la main et nous soutient, nous relève, nous guide.

 

Dans l’Évangile d’aujourd’hui, l’apôtre Thomas fait justement l’expérience de la miséricorde de Dieu, qui a un visage concret, celui de Jésus, de Jésus Ressuscité.

 

Thomas ne se fie pas à ce que les autres Apôtres lui disent : « Nous avons vu le Seigneur » ; la promesse de Jésus qui avait annoncé : je ressusciterai le troisième jour, ne lui suffit pas. Il veut voir, il veut mettre sa main dans la marque des clous et dans son côté. Et quelle est la réaction de Jésus ? La patience : Jésus n’abandonne pas Thomas l’entêté dans son incrédulité ; il lui donne le temps d’une semaine, il ne ferme pas la porte, il attend. Et Thomas reconnaît sa propre pauvreté, son peu de foi. « Mon Seigneur et mon Dieu » : par cette invocation simple mais pleine de foi, il répond à la patience de Jésus. Il se laisse envelopper par la Miséricorde divine, il la voit en face de lui, dans les plaies des mains et des pieds, dans le côté ouvert, et il retrouve la confiance : il est un homme nouveau, non plus incrédule, mais croyant.

 

Et rappelons-nous aussi Pierre : par trois fois il renie Jésus, juste au moment où il devait lui être plus proche ; et quand il touche le fond, il rencontre le regard de Jésus qui, avec patience, sans paroles, lui dit : « Pierre, n’aies pas peur de ta faiblesse, aies confiance en moi»; et Pierre comprend, sent le regard d’amour de Jésus et pleure.

 

Qu’il est beau, ce regard de Jésus – que de tendresse! Frères et sœurs, ne perdons jamais confiance en la miséricorde patiente de Dieu!

 

Pensons aux deux disciples d’Emmaüs: le visage triste, une marche vaine, sans espérance. Mais Jésus ne les abandonne pas: il parcourt le chemin avec eux, et pas seulement! Avec patience, il explique les Écritures qui le concernaient et il reste avec eux pour partager le repas. C’est le style de Dieu: il n’est pas impatient comme nous, nous qui voulons souvent tout et tout de suite, même avec les personnes.

 

Dieu est patient avec nous car il nous aime, et qui aime comprend, espère, fait confiance, n’abandonne pas, ne coupe pas les ponts, sait pardonner. Souvenons-nous de cela dans notre vie de chrétiens: Dieu nous attend toujours, même quand nous nous sommes éloignés! Lui n’est jamais loin, et si nous revenons à lui, il est prêt à nous embrasser.

 

Relire la parabole du Père miséricordieux me fait toujours grande impression, cela me fait impression parce qu’elle me donne toujours une grande espérance.

 

Pensez au plus jeune fils qui était dans la maison de son Père, il était aimé; et pourtant il veut sa part d’héritage; il s’en va, il dépense tout, il arrive au plus bas niveau, plus loin de son Père; et quand il a touché le fond, il a la nostalgie de la chaleur de la maison paternelle et il retourne. Et le Père? Avait-il oublié son fils? Non, jamais. Il est là, il l’aperçoit de loin, il l’attendait chaque jour, chaque moment: il est toujours resté dans cœur comme un fils, même s’il l’avait abandonné, même s’il avait dilapidé tout le patrimoine, c’est-à-dire sa liberté; le Père, avec patience et amour, avec espérance et miséricorde n’avait pas cessé un instant de penser à lui, et à peine l’aperçoit-il encore au loin, il court à sa rencontre et l’embrasse avec tendresse, la tendresse de Dieu, sans une parole de reproche: il est revenu! Dieu nous attend toujours, il ne se fatigue pas. Jésus nous manifeste cette patience miséricordieuse de Dieu pour que nous retrouvions confiance, espérance, toujours! Romano Guardini disait que Dieu répond à notre faiblesse avec sa patience et c’est le motif de notre confiance, de notre espérance (cf. Glaubenserkenntnis, Würzburg 1949, p. 28).

 

Je voudrais souligner un autre élément: la patience de Dieu doit trouver en nous le courage de revenir à lui, quelle que soit l’erreur, quel que soit le péché qui est dans notre vie.

 

Jésus invite Thomas à mettre la main dans les plaies de ses mains et de ses pieds, et dans la blessure de son côté. Nous aussi nous pouvons entrer dans les plaies de Jésus, nous pouvons le toucher réellement; et cela arrive chaque fois que nous recevons avec foi les Sacrements. Dans une belle homélie saint Bernard disait: «Par les plaies [de Jésus], je puis goûter le miel de ce roc et l’huile qui coule de la pierre très dure (cf. Dt 32, 13), c’est-à-dire goûter et voir combien le Seigneur est bon» (Homélie sur le Cantique des Cantiques 61, 4).

 

C’est justement dans les plaies de Jésus que nous sommes assurés, c’est là que se manifeste l’immense amour de son cœur. Thomas l’avait compris. Saint Bernard se demande: sur quoi puis-je compter? Sur mes mérites? Mais «mon mérite, c’est (…) la miséricorde du Seigneur, et je ne manquerai pas de mérite tant que la miséricorde ne lui fera pas défaut. Si les miséricordes de Dieu se multiplient, mes mérites seront nombreux» (Id., 5). Ceci est important: le courage de m’en remettre à la miséricorde de Jésus, de compter sur sa patience, de me refugier toujours dans les plaies de son amour.

 

Saint Bernard arrive à affirmer: «Mais qu’arrivera-t-il si j’ai à me reprocher quantité de fautes? "Là où le péché s’était multiplié, la grâce à surabondé" (Rm 5, 20)» (Ibid.). Quelqu’un pourrait peut-être penser: mon péché est tellement grand, mon éloignement de Dieu est comme celui du plus jeune fils de la parabole, mon incrédulité est comme celle de Thomas; je n’ai pas le courage de retourner, de penser que Dieu puisse m’accueillir et qu’il m’attende, moi. Mais Dieu t’attend, toi, il te demande seulement le courage de venir à lui. Combien de fois dans mon ministère pastoral on m’a répété: «Père, j’ai beaucoup de péchés»; et l’invitation que j’ai toujours faite est: «Ne crains pas, va chez lui, il t’attend, Lui fera tout». Que de propositions mondaines entendons-nous autour de nous, mais laissons-nous saisir par la proposition de Dieu, la sienne est une caresse d’amour.

 

Pour Dieu, nous ne sommes pas des numéros, nous sommes importants, ou mieux, nous sommes le plus important de ce qu’il a; même pécheurs, nous sommes ce qui lui tient le plus à cœur.

 

Après son péché, Adam éprouve de la honte, il se sent nu, il ressent le poids de ce qu’il a fait; et pourtant Dieu ne l’abandonne pas: si à ce moment-là, avec le péché, commence l’exil de chez Dieu, il y a déjà la promesse du retour, la possibilité de retourner à Dieu.

 

Dieu demande immédiatement: «Adam, où es-tu?», il le cherche. Jésus est devenu nu pour nous, il a pris sur lui la honte d’Adam, la nudité de son péché pour laver notre péché: par ses plaies nous avons été guéris. Rappelez-vous celui de Saint Paul: de quoi je me vanterai, sinon de ma faiblesse, de ma pauvreté? C’est vraiment dans le fait de ressentir mon péché, dans le fait de regarder mon péché que je peux voir et rencontrer la miséricorde de Dieu, son amour et aller à lui pour en recevoir le pardon.

 

Dans ma vie personnelle, j’ai vu bien des fois le visage miséricordieux de Dieu, sa patience; j’ai vu aussi en de nombreuses personnes le courage d’entrer dans les plaies de Jésus en lui disant: Seigneur, me voici, accepte ma pauvreté, cache dans tes plaies mon péché, lave-le avec ton sang. Et j’ai toujours vu que Dieu l’a fait, a accueilli, consolé, lavé, aimé.

 

Chers frères et sœurs, laissons-nous envelopper par la miséricorde de Dieu; comptons sur sa patience qui nous donne toujours du temps; ayons le courage de retourner dans sa maison, de demeurer dans les blessures de son amour, en nous laissant aimer par lui, de rencontrer sa miséricorde dans les Sacrements. Nous éprouverons sa tendresse, nous sentirons qu’il nous embrasse et nous serons nous aussi plus capables de miséricorde, de patience, de pardon, d’amour.

 

pape François .

 

 

 

 

 


 

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Publié le 6 Avril 2013

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THANK's father ! i'm tired ....

 

 

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Publié le 5 Avril 2013

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Vous  ME manquez terriblement en ce moment, ; vous n'auriez pas manqué à nous aider tous dans cette épreuve de la foi que nous traversons et vous nous auriez éclairé de vos lumières et encore de vos conseils.

.On aurait pas manqué de vous appeler, d'aller vous voir, d' essayer d'y voir clair..! .vous manquez beaucoup cher père Maître. Priez pour nous maintenant Nous sommes bien trop tout seuls..! .

Vous avez senti le vent venir... Vous êtes parti à temps..!  mais ne nous oubliez pas. Portez toutes ces intentions que nous vous confions, près du Tabernacle là où nous avons parfois des flashs de consolation..On croit que ça encore du sens de continuer à dire ses offices, qu'on connait par coeur. dire son chapelet, ou autres dévotions. Parfois on n'y croit plus du tout. On tient on ne sait plus plus trop comment.

Parfois on ne sait plus trop. Si peu d'encouragement et  de nulle part.  Et il Faut se faire tout seul, à contre sens des goûts du jour, à contre sens de tout. liturgiquement parfois c'est trop dur. 


Pas évident de tenir ! les flots de la lassitude nous submergent. Pas évident de tenir 


près du Tabernacle,

là où nous aurions pourtant tout à  attendre et tout à espérer. dans cette nuit et ce brouillard si intense,  dans cette vallée de larmes où même la consolation des hommes fait tant défaut...trop orphelin en si peu de temps .

mais bon





 


 

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Regina cæli lætare, Alleluia:

Quia quem meruisti portare, Alleluia:

Resurrexit sicut dixit, Allelluia:

Ora pro nobis Deum, Alleluia

 


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Rédigé par philippe

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Publié le 5 Avril 2013

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Le FC Barcelone a déjà préparé les invitations pour le quart de finale retour de Ligue des champions qui l'opposera au PSG le mercredi 10 avril. Et le premier sur la liste est un invité de marque puisqu'il s'agit du pape récemment élu François.

 

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Publié le 3 Avril 2013

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Publié le 3 Avril 2013

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Pendant une nuit entière, les pêcheurs expérimentés n'avaient pris aucun poisson, et voici que Jésus leur demande de sortir au large en plein jour et de jeter les filets.

 

La connaissance pratique qu'ont ces hommes leur fait penser que ce n'est guère sensé, mais Simon répond malgré tout : « Maître, sur ton ordre, je vais jeter les filets » (Lc 5, 5). Et ils prennent une telle quantité de poisson que Pierre est saisi d'effroi. Il tombe aux pieds de Jésus en adoration et dit : « Seigneur, éloigne-toi de moi, car je suis un homme pécheur » (5, 8).

 

Dans ce qui est arrivé, il a reconnu le pouvoir de Dieu lui-même agissant à travers la parole de Jésus, et cette rencontre directe avec le Dieu vivant en la personne de Jésus le bouleverse au plus profond de lui-même.

 

À la lumière et sous le pouvoir de cette présence, l'homme reconnaît sa condition pitoyable. Le tremendum divin lui est insupportable, il est trop violent pour lui. Du point de vue de l'histoire des religions, ce texte est l'un de ceux qui montrent avec le plus de force ce qui se produit lorsque l'homme se trouve brusquement et directement confronté à la proximité de Dieu.

 

Il ne peut alors qu'être saisi d'effroi par rapport à lui-même et supplier d'être délivré de la violence de cette présence. Témoin de cette irruption directe de la proximité de Dieu lui-même en Jésus, Pierre l'exprime dans le titre qu'il utilise pour s'adresser à Jésus : Kyrios - Seigneur.

C'est là l'appellation par laquelle, dans l'Ancien Testament, on remplace le nom imprononçable de Dieu révélé dans le Buisson ardent. Alors qu'avant le départ en barque Pierre appelait Jésus Epistata, c'est-à-dire Maître, Rabbi, il reconnaît maintenant en lui le Kyrios.

 

Nous trouvons une situation analogue dans l'épisode où Jésus marche sur les eaux du lac soulevées par la tempête, pour rejoindre la barque des disciples.

 

Pierre demande alors à pouvoir lui aussi marcher sur l'eau pour aller au-devant de Jésus. Comme il menace de couler, Jésus étend la main pour le sauver, et il monte dans la barque. À cet instant, le vent tombe. Et il se passe la même chose que lors de la pêche miraculeuse : les disciples dans la barque se prosternent devant Jésus, en signe d'effroi et d'adoration à la fois. Et ils disent : « Vraiment, tu es le Fils de Dieu » (cf. Mt 14, 22-33).

 

Des expériences de ce genre se retrouvent tout au long des Évangiles, et c'est en elles que la confession de foi de Pierre telle que Matthieu la formule (16, 16) trouve clairement son fondement.

 

En Jésus, les disciples avaient perçu à maintes reprises et sous des aspects différents la présence du Dieu vivant lui-même.

 

 

Benoît XVI

 

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Publié le 2 Avril 2013

 

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Ce qui est en jeu dans la résurrection de Jésus

 

Mais si le Christ n'est pas ressuscité, vide alors est notre message, vide aussi votre foi. Il se trouve même que nous sommes des faux témoins de Dieu, puisque nous avons attesté contre Dieu qu'il a ressuscité le Christ » (1Co 15,14s.). Par ces paroles, saint Paul souligne de manière radicale toute l'importance pour l'ensemble du message chrétien qu'a la foi en la Résurrection de Jésus-Christ : elle en est le fondement. La foi chrétienne tient par la vérité du témoignage selon lequel le Christ est ressuscité des morts, ou bien elle s'effondre.

 

Si on supprime cela, il est certes possible de recueillir de la tradition chrétienne un certain nombre d'idées dignes d'attention sur Dieu et sur l'homme, sur l'être de l'homme et sur son devoir être - une sorte de conception religieuse du monde -, mais la foi chrétienne est morte. Jésus, dans ce cas, est une personnalité religieuse qui a échoué ; une personnalité qui, malgré son échec, demeure grande et peut s'imposer à notre réflexion, mais cette personnalité demeure dans une dimension purement humaine et son autorité ne vaut que dans la mesure où son message nous convainc. Il n'est plus lui-même le critère de référence ; le critère est alors seulement notre appréciation personnelle qui choisit ce qui lui est utile, à partir de ce qu'elle a reçu. Et cela signifie que nous sommes abandonnés à nous-mêmes. Notre appréciation personnelle est l'ultime instance.

 

Seulement si Jésus est ressuscité, quelque chose de véritablement nouveau s'est produit qui change le monde et la situation de l'homme. Lui, Jésus, devient alors le critère, sur lequel nous pouvons nous appuyer. Car Dieu s'est alors vraiment manifesté.

 

Voilà pourquoi, dans notre recherche sur la figure de Jésus, la Résurrection est le point décisif. Que Jésus n'ait existé que dans le temps passé ou qu'au contraire, il existe encore dans ce temps présent - cela dépend de la Résurrection. Dans le « oui » ou le « non » donné à cette interrogation, on ne se prononce pas sur un simple événement parmi d'autres, mais sur la figure de Jésus comme telle.

 

C'est pour cela qu'il est nécessaire d'écouter avec une attention particulière le témoignage sur la Résurrection que le Nouveau Testament nous propose. Mais nous devons, en premier lieu, constater que ce témoignage, considéré du point de vue historique, se présente à nous sous une forme particulièrement complexe, au point de susciter bien des questions.

 

Qu'est-ce qui s'est produit alors ?

 

Evidemment, pour les témoins qui avaient rencontré le Ressuscité, cela n'était pas facile à exprimer. Ils s'étaient trouvés face à un phénomène qui, pour eux-mêmes, était totalement nouveau, puisqu'il allait au-delà de l'horizon de leurs expériences. Pour autant que la réalité de ce qui était arrivé les ait profondément bouleversés et les ait poussés à en donner témoignage - cela toutefois était totalement inhabituel. Saint Marc nous raconte que les disciples réfléchissaient, en descendant de la montagne de la Transfiguration, préoccupés par la parole de Jésus selon laquelle le Fils de l'homme serait « ressuscité d'entre les morts ». Et ils se demandaient entre eux ce que signifiait « ressusciter d'entre les morts » (9,9s.). Et, de fait, en quoi cela consiste-t-il ? Les disciples ne le savaient pas et devaient l'apprendre seulement par la rencontre avec la réalité.

 

Qui s'approche des récits de la Résurrection dans l'espoir d'apprendre ce que peut être la résurrection des morts ne peut qu'interpréter ces récits de manière erronée et doit alors les rejeter comme quelque chose d'insensé. Contre la foi en la Résurrection Rudolf Bultmann a objecté que, même si Jésus était revenu du tombeau, on devrait cependant dire qu'un « fait miraculeux de la nature tel que la réanimation d'un mort » ne nous aiderait en rien et que, du point de vue existentiel, cela n'aurait aucune importance (cf. Neues Testament und Mythologie, p. 19).

 

Et c'est bien le cas : si dans la résurrection de Jésus il ne s'était agi que du miracle d'un cadavre réanimé, cela ne nous intéresserait, en fin de compte, en aucune manière. Cela ne serait pas plus important que la réanimation, grâce à l'habileté des médecins, de personnes cliniquement mortes. Pour le monde en général et pour notre existence, rien ne serait changé. Le miracle d'un cadavre réanimé signifierait que la résurrection de Jésus était du même ordre que la résurrection du jeune de Naïn (cf. Lc 7,11-17), de la fille de Jaïre (cf. Mc 5, 22-24.35-43 et par.) ou de Lazare (cf. Jn 11,1-44). De fait, après un temps plus ou moins bref, ceux-ci reprirent le cours de leur vie d'auparavant pour, ensuite plus tard, mourir définitivement.

 

Les témoignages néotestamentaires ne nous laissent aucun doute sur le fait que dans la « résurrection du Fils de l'homme » quelque chose de totalement différent se soit produit. La résurrection de Jésus fut l'évasion vers un genre de vie totalement nouveau, vers une vie qui n'est plus soumise à la loi de la mort et du devenir mais qui est située au-delà de cela - une vie qui a inauguré une nouvelle dimension de l'être-homme. C'est pourquoi la résurrection de Jésus n'est pas un événement singulier, que nous pourrions négliger et qui appartiendrait seulement au passé, mais elle est une sorte de « mutation décisive » (pour employer cette expression de manière analogique, bien qu'elle soit équivoque), un saut de qualité. Dans la résurrection de Jésus, une nouvelle possibilité d'être homme a été atteinte, une possibilité qui intéresse tous les hommes et ouvre un avenir, un avenir d'un genre nouveau pour les hommes.

 

C'est pourquoi, à juste raison, Paul a uni de manière indissociable la résurrection des chrétiens et la résurrection de Jésus : « Car si les morts ne ressuscitent pas, le Christ non plus n'est pas ressuscité... Mais non, le Christ est ressuscité d'entre les morts, prémices de ceux qui se sont endormis » (1 Co 15,16.20). Ou bien la résurrection du Christ est un événement universel ou elle n'est pas, nous dit Paul. Et c'est seulement dans la mesure où nous la comprenons comme un événement universel, comme inauguration d'une nouvelle dimension de l'existence humaine, que nous sommes sur la voie d'une interprétation juste du témoignage sur la Résurrection telle qu'elle se présente dans le Nouveau Testament.

 

A partir de cela, nous pouvons comprendre l'originalité de ce témoignage néotestamentaire. Jésus n'est pas revenu à une vie humaine normale de ce monde, comme c'était arrivé à Lazare et aux autres morts ressuscités par Jésus. Il est sorti vers une vie différente, nouvelle - vers l'immensité de Dieu et, partant de là, il s'est manifesté aux siens. (...)

 


La nature de la Résurrection et sa signification historique

 

Demandons-nous maintenant encore une fois, de façon résumée, de quel genre a été la rencontre avec le Seigneur ressuscité. Les distinctions suivantes sont importantes :

 

Jésus n'est pas quelqu'un qui est revenu à la vie biologique ordinaire et qui par la suite, selon les lois de la biologie, devait un jour ou l'autre mourir de nouveau.

 

- Jésus n'est pas un fantôme (un « esprit »). Cela veut dire qu'il n'est pas quelqu'un qui, en réalité, appartient au monde des morts, même s'il lui est possible de se manifester de quelque manière dans le monde de la vie.

 

Les rencontres avec le Ressuscité sont pourtant quelque chose qui diffère aussi des expériences mystiques, dans lesquelles l'esprit humain est un moment soulevé au-dessus de lui-même et où il perçoit le monde du divin et de l'éternel, pour revenir ensuite à l'horizon normal de son existence. L'expérience mystique est un dépassement momentané du domaine de l'âme et de ses facultés perceptives. Mais ce n'est pas une rencontre avec une personne qui, de l'extérieur s'approche de moi. Paul a très clairement fait la distinction entre ses expériences mystiques - comme par exemple son élévation jusqu'au troisième ciel décrite en 2Corinthiens 12,1-4 - et sa rencontre avec le Ressuscité sur le chemin de Damas, qui était un événement dans l'histoire, une rencontre avec une personne vivante.

 

A partir de tous ces renseignements bibliques, que pouvons-nous véritablement dire maintenant sur la nature particulière de la résurrection du Christ ?

 

C'est un événement qui fait partie de l'histoire et qui, pourtant, fait éclater le domaine de l'histoire et va au-delà de celle-ci. Nous pourrions peut-être utiliser ici un langage analogique qui, sous de multiples aspects demeure inadéquat, mais qui peut toutefois nous ouvrir un accès à la compréhension. Nous pourrions (comme nous l'avons déjà fait auparavant dans la première section de ce chapitre) considérer la Résurrection comme quasiment une sorte de saut qualitatif radical par lequel s'ouvre une nouvelle dimension de la vie, de l'être homme.

 

Bien plus, la matière elle-même est transformée en un nouveau genre de réalité.

 

Désormais, avec son propre corps lui-même, l'Homme Jésus appartient aussi et totalement à la sphère du divin et de l'éternel. A partir de ce moment - dit un jour Tertullien, « l'esprit et le sang » ont leur place en Dieu (cf. De resurrect. mort. 51,3:CC lat.II994). Même si l'homme, selon sa nature, est créé pour l'immortalité, le lieu où son âme immortelle trouve un « espace » n'existe que maintenant, et c'est dans cette « corporéité » que l'immortalité acquiert sa signification en tant que communion avec Dieu et avec l'humanité tout entière réconciliée.

 

Les Lettres de Paul adressées depuis sa captivité aux Colossiens (cf. 1,12-23) et aux Ephésiens (cf. 1,3-23) entendent cela quand elles parlent du corps cosmique du Christ, indiquant par là que le corps transformé du Christ est aussi le lieu où les hommes entrent dans la communion avec Dieu et entre eux et peuvent ainsi vivre définitivement dans la plénitude de la vie indestructible. Etant donné que nous-mêmes n'avons aucune expérience de ce genre renouvelé et transformé de matérialité et de vie, nous ne devons pas être étonnés du fait que cela dépasse complètement ce que nous pouvons imaginer.

 

L'essentiel est le fait que, dans la résurrection de Jésus, il n'y a pas eu la revitalisation d'un mort quelconque à un moment quelconque, mais que, dans la Résurrection, un saut ontologique a été réalisé. Ce saut concerne l'être en tant que tel et ainsi a été inaugurée une dimension qui nous intéresse tous et qui a créé pour nous tous un nouveau milieu de vie, de l'être avec Dieu.

 

Partant de là, il nous faut aussi affronter la question concernant la Résurrection en tant qu'événement historique. D'un côté, nous devons dire que l'essence de la Résurrection se trouve justement dans le fait qu'elle brise l'histoire et qu'elle inaugure une nouvelle dimension que nous appelons communément la dimension eschatologique. La Résurrection fait entrevoir l'espace nouveau qui ouvre l'histoire au-delà d'elle-même et crée le définitif. En ce sens, il est vrai que la Résurrection n'est pas un événement historique du même genre que la naissance ou le crucifiement de Jésus. C'est quelque chose de nouveau. Un genre nouveau d'événement.

 

Il faut pourtant, en même temps, prendre acte du fait que celle-ci n'est pas simplement hors de l'histoire et au-dessus d'elle. En tant qu'éruption hors de l'histoire en la dépassant, la Résurrection commence toutefois dans l'histoire elle-même et elle lui appartient jusqu'à un certain point. On pourrait peut-être exprimer cela de cette manière : la résurrection de Jésus va au-delà de l'histoire, mais elle a laissé son empreinte dans l'histoire. C'est pourquoi elle peut être attestée par les témoins comme un événement d'une qualité entièrement nouvelle.

 

De fait, l'annonce apostolique avec son enthousiasme et son audace est impensable sans un contact réel des témoins avec le phénomène totalement nouveau et inattendu qui les atteignait de l'extérieur et consistait dans la manifestation et l'annonce du Christ ressuscité. Seul un événement réel d'une qualité radicalement nouvelle était en mesure de rendre possible l'annonce apostolique, qui ne peut être expliquée par des spéculations ou des expériences intérieures mystiques. Dans son audace et sa nouveauté, cette annonce prend vie de la force impétueuse d'un événement que personne n'avait pu concevoir et qui dépassait toute imagination.

 

En fin de compte, cependant, pour nous tous, demeure la question que Judas posa à Jésus au Cénacle : « Seigneur, comment se fait-il que tu doives te manifester à nous et non pas au monde ? » (Jn 14,22). Oui, pourquoi ne t'es-tu pas opposé avec force à tes ennemis qui t'ont mis en croix ? - c'est ce que nous voudrions demander. Pourquoi ne leur as-tu pas montré avec une vigueur irréfutable que tu es le Vivant, le Seigneur de la vie et de la mort ? Pourquoi t'es-tu manifesté seulement à un petit groupe de disciples au témoignage desquels nous devons maintenant nous fier ?

 

Cette question concerne toutefois, non seulement la Résurrection, mais le mode tout entier par lequel Dieu se révèle au monde. Pourquoi seulement à Abraham - pourquoi pas aux puissants de ce monde ? Pourquoi seulement à Israël et non pas de manière indiscutable à tous les peuples de la terre ?

 

C'est bien le propre du mystère de Dieu d'agir de manière humble. C'est seulement petit à petit qu'il construit dans la grande histoire de l'humanité son histoire. Il se fait homme mais d'une telle manière qu'il peut être ignoré de ses contemporains, des forces autorisées de l'histoire. Il souffre et il meurt et, comme Ressuscité, il ne veut atteindre l'humanité qu'à travers la foi des siens auxquels il se manifeste. Continuellement, il frappe humblement aux portes de nos cœurs et, si nous lui ouvrons, lentement il nous rend capables de « voir ».

 

Et pourtant, n'est-ce pas là justement le style du divin ? Ne pas écraser par la puissance extérieure, mais donner la liberté, donner et susciter l'amour. Et ce qui apparemment est si petit n'est-ce pas - à y bien réfléchir - la chose vraiment grande ? Est-ce qu'il n'émane pas de Jésus un rayon de lumière qui s'élargit au long des siècles, un rayon qui ne pouvait pas provenir de n'importe quel simple être humain, un rayon par lequel la splendeur de la lumière de Dieu entre véritablement dans le monde ? Est-ce que l'annonce des apôtres aurait pu trouver la foi et construire une communauté universelle, si la force de la vérité n'avait pas été à l'œuvre en elle ?

 

Si nous écoutons les témoins avec un cœur attentif et si nous nous ouvrons aux signes par lesquels le Seigneur les accrédite toujours de manière nouvelle, ainsi que lui-même, alors nous savons : il est vraiment ressuscité. Il est le Vivant. Nous nous confions à lui et nous savons que nous sommes sur la bonne voie.

 

Avec Thomas, mettons nos mains sur le côté transpercé de Jésus et confessons : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » (Jn 20,28).

 

 

 

Benoît XVI

 

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Publié le 1 Avril 2013

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« Alors Dieu dit à Michel - ainsi continue le livre d'Énoch - : "Prends Énoch et ôte-lui ses vêtements terrestres. Oint-le d'huile douce et revêt-le des habits de gloire !" Et Michel m'ôta mes vêtements, il m'oint d'huile douce, et cette huile était plus qu'une lumière radieuse... Sa splendeur était semblable aux rayons du soleil. Lorsque je me vis, j'étais comme un des êtres glorieux »

(Ph. Rech, Inbild des Kosmos, II 524).

 

C'est précisément cela - le fait d'être revêtu du nouvel habit de Dieu - qui se produit au Baptême ; c'est ce que nous dit la foi chrétienne. Certes, ce changement de vêtements est un parcours qui dure toute la vie. Ce qui se produit au Baptême est le début d'un processus qui embrasse toute notre vie - nous rend capable d'éternité, de sorte que, dans l'habit de lumière de Jésus Christ, nous pouvons apparaître devant Dieu et vivre avec Lui pour toujours.

 

Dans le rite du Baptême, il y a deux éléments dans lesquels cet événement s'exprime et devient visible également comme une exigence pour notre vie ultérieure.

 

Il y a tout d'abord le rite des renoncements et des promesses.

 

Dans l'Église primitive, celui qui devait recevoir le Baptême se tournait vers l'occident, symbole des ténèbres, du coucher du soleil, de la mort et donc de la domination du péché.

 

Celui qui devait recevoir le Baptême se tournait dans cette direction et prononçait un triple « non » : au diable, à ses pompes et au péché. Par cet étrange parole « pompes », c'est-à-dire le faste du diable, était indiquée la splendeur de l'ancien culte des dieux et de l'ancien théâtre, où l'on éprouvait du plaisir à voir des personnes vivantes déchiquetées par des bêtes féroces. C'était là ainsi le refus d'un type de culture qui enchaînait l'homme à l'adoration du pouvoir, au monde de la cupidité, au mensonge, à la cruauté. C'était un acte de libération de l'imposition d'une forme de vie, qui se présentait comme un plaisir et qui, toutefois, poussait à la destruction de ce qui, dans l'homme, sont ses meilleures qualités. Ce renoncement - avec un déroulement moins dramatique - constitue aujourd'hui encore une partie essentielle du baptême. En lui, nous ôtons les « vêtements anciens» avec lesquels on ne peut se tenir devant Dieu. Ou mieux : nous commençons à les quitter. Ce renoncement est, en effet, une promesse dans laquelle nous tenons la main du Christ, afin qu'il nous guide et nous revête.

 

Quels que soient les « vêtements » que nous enlevons, quelle que soit la promesse que nous prononçons, on rend évident quand nous lisons au cinquième chapitre de la Lettre aux Galates, ce que Paul appelle les « œuvres de la chair » - terme qui signifie justement les vêtements anciens que nous devons quitter. Paul les désigne de cette manière : « débauche, impureté, obscénité, idolâtrie, sorcellerie, haines, querelles, jalousie, colère, envie, divisions, sectarisme, rivalités, beuveries, gloutonnerie et autres choses du même genre » (Ga 5, 19ss). Ce sont ces vêtements que nous enlevons ; ce sont les vêtements de la mort.

 

Puis celui qui allait être baptisé dans l'Église primitive se tournait vers l'orient - symbole de la lumière, symbole du nouveau soleil de l'histoire, nouveau soleil qui se lève, symbole du Christ.

 

Celui qui va être baptisé détermine la nouvelle direction de sa vie : la foi dans le Dieu trinitaire auquel il se remet.

 

Ainsi Dieu lui-même nous revêt de l'habit de lumière, de l'habit de la vie. Paul appelle ces nouveaux « vêtements » « fruit de l'Esprit » et il les décrit avec les mots suivants : « amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, foi, humilité et maîtrise de soi » (Ga 5, 22).

 

Dans l'Église primitive, celui qui allait être baptisé était ensuite réellement dépouillé de ses vêtements. Il descendait dans les fonts baptismaux et il était immergé trois fois - symbole de la mort qui exprime toute la radicalité de ce dépouillement et de ce changement de vêtement. Cette vie, qui, de toutes façons est vouée à la mort, celui qui va recevoir le baptême la remet à la mort, avec le Christ, et, par Lui, il se laisse entraîner et élever à la vie nouvelle qui le transforme pour l'éternité. Puis, remontant des eaux baptismales, les néophytes étaient revêtus du vêtement blanc, du vêtement de lumière de Dieu, et ils recevaient le cierge allumé en signe de la nouvelle vie dans la lumière que Dieu lui-même avait allumée en eux. Ils le savaient : ils avaient obtenu le remède de l'immortalité qui, à présent, au moment de recevoir la sainte communion, prenait pleinement forme. En elle, nous recevons le Corps du Seigneur ressuscité et nous sommes, nous aussi, attirés dans ce Corps, si bien que nous sommes déjà protégés en Celui qui a vaincu la mort et qui nous porte à travers la mort.

 

Au cours des siècles, les symboles sont devenus moins nombreux, mais l'évènement essentiel du Baptême est toutefois resté le même. Il n'est pas seulement un bain, encore moins un accueil un peu complexe dans une nouvelle association. Il est mort et résurrection, une renaissance à la vie nouvelle.

 

Oui, l'herbe médicinale contre la mort existe.

 

Le Christ est l'arbre de la vie, rendu à nouveau accessible.

Si nous nous conformons à Lui, alors nous sommes dans la vie. C'est pourquoi nous chanterons, en cette nuit de la Résurrection, de tout notre cœur l'alléluia, le cantique de la joie qui n'a pas besoin de paroles. C'est pourquoi Paul peut dire aux Philippiens : « Soyez toujours dans la joie du Seigneur ; laissez-moi vous le redire : soyez dans la joie » (Ph 4, 4).

 

La joie ne peut se commander. On peut seulement la donner. Le Seigneur ressuscité nous donne la joie : la vraie vie.

 

Désormais, nous sommes pour toujours gardés dans l'amour de Celui à qui il a été donné tout pouvoir au ciel et sur la terre (cf. Mt 28, 18).

 

Sûrs d'être exaucés, demandons donc, par la prière sur les offrandes que l'Église élève en cette nuit : Avec ces offrandes, Seigneur, reçois les prières de ton peuple ; fais que le sacrifice inauguré dans le Mystère pascal nous procure la guérison éternelle.

 

ingratis (regretté quoi ! )  Benoit XVI

docteur de l'Eglise . non mais!

 

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