Publié le 20 Juin 2012

 

http://img.over-blog.com/200x300/1/10/86/49/croix-d-autel.jpg 

 

 

Page_1-copie-10.jpg

 

 

 

Nous prions bien pour tous les moines  et pour le Père Abbé

dans cette nouvelle épreuve. Avec mes plus sincères condoléances. 

 


Subvenite, Sancti Dei, occurrite, Angeli Domini,

 

* Suscipientes animam eius, + Offerentes eam in conspectu Altissimi.

 

Venez, saints de Dieu, Accourez, anges du Seigneur,

 

Prenez son âme et présentez-la devant la face du très-haut.

 

 

 

V. Suscipiat te Christus, qui vocavit te, et in sinum Abrahae Angeli deducant te *.

 

 

 

V/. Que le Christ qui t'a appelé te reçoive, et que les anges te conduisent dans le sein d'Abraham.

 

 

 

 

 

 

 

 


Voir les commentaires

Rédigé par philippe

Publié dans #spiritualité

Repost0

Publié le 18 Juin 2012

 

http://img.over-blog.com/300x196/1/10/86/49/le-petit-placide/2011/petit-placide-2/placide/placide-1982.jpg

 

 

"Je partage tous les propos fort justes écrits auparavant..,ah! ce sourire, j'ai cru comme vous que le pire était passé ...,mais il avait franchi le premier pas vers la VRAIE VIE.... Ce cher père nous manque déjà,je l'aimais aussi profondément, et je le pleure ...il était une figure de l'abbaye et mon attachement à l'ordre bénédictin en grande partie je le lui dois.. :)


  tant de moments partagés, et cette attention à chacun comme si chaque personne venue à lui était la seule qui existât !!! " 

 

 

moi aussi j'aurai tendance à me l'approprier; que son frère, sa famille naturelle et bénédictine me pardonnent ! ... ça doit être général ! la sobriété dans ce domaine n'est pas facile..éviter d'étaler trop ses intimités. ..   )

 

"merci mon Dieu de nous l'avoir donné!! le père abbé m'a dit qu'il serait plus efficace de là-haut...je le prie déjà.Il désirait le Ciel,le voici comblé..."

 

 

-  merci ! ... plus efficace, oui tout est relatif. on dit toujours cela quand les gens sont partis. On est toujours plus efficace quand on est mort. Le rôle du père hôtelier c'est un des  points central  d'une abbaye. 

 

 


on est tous très efficaces quand on n'est plus de ce monde.... moi j'ai l'impression de vivre un mauvais rêve, mais chaque jour me rappelle la réalité...En famille comme en communauté d'ailleurs,  vous avez plus de facilité à vivre tout cela, à vous soutenir,  à vous prendre en mains, à réagir, à prendre du recul.

Seul c'est pas évident. On tourne autour de soi surtout quand on a plus  personne pour vous soutenir spirituellement. Et le désert spirituel est quand même rude. Parfois pas même une goutte d'eau à boire de gentillesse, d'attention, de délicatesse..

 

Oh oui il sera efficace comme il l'a été ici-bas.  ... Plus ? non tout autant ... il y aura intérêt à prendre rendez-vous si ça se passe là-haut comme ici-bas !  les anciens d'abord non mais  et les rendez-vous loupés.. il faut rattrapper !  Il va en avoir du boulot !  Pauvre père Henry même là-haut il sera encore et toujours sollicité . 


 

 Toujours pareil la grâce ne détruit pas la nature .

 

 

 

. "comme si chaque personne venue à lui était la seule qui existât !"

 

 

 

« On recevra comme le Christ lui-même tous les hôtes qui surviendront. Car lui-même doit dire un jour : j'ai demandé l'hospitalité et vous m'avez reçu. » R.B. 53

 

 

C'est à  tout cela que je pense.. c'est son charisme que très peu peuvent prétendre avoir. Ce qui fait peut-être et  sans doute sa sainteté. Et votre témoignage n'est pas unique .

 

Oui chaque personne était unique à ses yeux ! 

 

C'est ce pourquoi j'ai du mal à me consoler. et que le chagrin est trop immense  comme pour vous tous  et que dans son chagrin on est malgré tout bien trop seul,  et que tout cela est loin d'être excessif. Tout en appartenant surtout à ses frères et à sa communauté, comme père hôtelier,  il était tout à chacun. Et jusqu'à la fin de sa vie il aura été père hôtelier, jusqu'au bout il n'a cessé de continuer avec tant de zèle sa charge malgré toutes ses autres obédiences même démuni de sa charge, même en clôture.

Il était aussi l'un des confesseurs attitrés de l'abbaye. Une charge quand même pas négligeable. 


D'écrire de lui (sic) qu'il faisait partie de" l'aile droite" de l'abbaye n'a vraiment aucun sens et aucun intérêt. La vie bénédictine ne rentre pas dans ces étroitesses d'esprit de commérages de bistrot du coin, dans ces considérations de bas étage .  

 

C'était un moine et un saint moine.  point. 


Ca ne s'apprend pas d'être père hôtelier. Ce n'est pas comme d'être organiste, menuisier, pâtissier; ou on en a les qualités humaines requises  ou on ne les a pas et le père Henry les incarnait  toutes.

 

Mais quand on allait à l'abbaye, qu'on essayait de le voir et qu'il n'y avait pas moyen, on voyait bien qu'on n'était pas tout seul à le réclamer et à l'attendre,  même comme oblat, nous n'êtions pas prioritaires pour autant.


Alors en repartant, l'amertume dans l'âme quand même,  on essayait au moins d'avoir sa bénédiction. 

 

:) oui je le pleure comme vous, à ce point là c'est la première fois que ça m'arrive de toute mon existence. Et chaque jour on revit tout cela, tout ce qu'on a pu y vivre dans ces murs d'une manière intense à ses côtés.... pas rien.

 

philippe

Voir les commentaires

Rédigé par philippe

Publié dans #spiritualité

Repost0

Publié le 16 Juin 2012

Page_1-copie-9.jpg

 

 

.que de fois j'ai pu vivre tout cela aussi repartant la larme à l'oeil..et nos regards qui se croisaient au réfectoire, où lui, déjà dans un autre monde, - je ne sais plus trop s'il me regardait - posant sa main sur l'image de la sainte Vierge qu'il avait à ses côtés de la bénédiction abbatiale. des choses que l'on n'oubliera jamais. 

...

 

 

 

J'aimais bien mon père prieur. Tout ce qu'on a pu y vivre dans ce réfectoire monastique.

 

Des regards de complicité, parfois des fous rires, lui une fois, amusé en me voyant désespéré ,  plier une serviette trop longue pour rentrer dans son rond respectif. Pas moyen de savoir par quel bout la prendre et..Il fallait que j'y arrive avant la fin du repas coûte que coûte.. ..

  C'est drôle j'étais souvent en face d'eux le père Henry en face de moi; ..une de ces manoeuvres habiles ou involontaires du père hôtelier...


et toutes ces images qui ne cessent inlassablement de défiler. Il est sérieux maintenant mon père prieur! 

 

 

pas facile de revivre tout ça tout seul..

 

21 Décembre..

 

 

 

Cher Philippe

 

Un mot pour vous remercier de votre mot de voeux pour la Toussaint de l'Ordre! J'ai été bien touché par cette délicate attention. Et j'ai été amusé par le format et les caractères! J'y ai vu la preuve que malgré votre solitude vous gardiez le sens de l'humour (c'est la dernière chose à perdre!)

 Noël est tout proche! Je ne sais où vous le passerez mais je veux que vous sachiez que vous serez au coeur de ma prière In Noete Nativitatis.

 J'ai tant de compassion pour les célibataires prolongés.

 

Que Notre-Dame et Mère vous fasse partager la Joie et qu'Elle vous aide à continuer sur votre chemin spirituel et vous parviendrez dès ici-bas "là où sont les vraies joies". (Magnifique Collecte du 4ème dim. après Pâques)

 

Je vous bénis et vous redis ma grande union dans le Christ, Sa Sainte Mère et Notre Bienheureux Père.

 

 

 

fr. François Henry m.b

 

 " Vous n'aviez ni la charité poisseuse, ni la compassion gnangnan," oh que cela est vrai!

 

Excusez-moi mon Père, mais je n'arrive pas à tourner la page, déjà avec dom Antoine, j'ai eu du mal, mais là c'est trop me demander.  Merci encore au père Antoine Nouwavi pour les messes célébrées pour le repos de son âme et de son affection sacerdotale manifestée dans une telle circonstance,  je n'oublierai pas. Le reste est silence.

 


Voir les commentaires

Rédigé par philippe

Publié dans #spiritualité

Repost0

Publié le 6 Juin 2012

messe de Requiem sera chantée pour le repos de l'âme du R.P. François Henry

à l'église Saint François-Xavier ( Paris 7ème, métro Saint François-Xavier) le mercredi 20 juin prochain à 19h45.

--

 

 

020_2.JPG

 

 

 

2010-10-19--5-.JPG

 

priez pour nous,  

 

 

+

547068_10150874465683924_721863923_9937951_506028193_n.jpg

 

 

 

 

Le petit Placide a la très grande douleur de vous faire part du décès du Révérend Père dom François Henry ce mardi 5 Juin 2012. père maître des oblats de Fontgombault et ancien père hôtelier pendant près de 25 ans. moine prêtre de la Congrégation de Solesmes.


A son frère, à toute sa famiille, au Très Révérendissime Père Abbé de Solesmes,  aux Très révérends Pères Abbés de Fontgombault, Triors, Randol, Donezan, Clear Creek  et à tous les moines,  il adresse ses plus sincères condoléances

 

Saint François, Saint Benoît ,priez pour lui.


que Notre Dame du bien Mourir l'accueille au paradis comme il savait si bien nous accueillir à l'abbaye.Merci pour tout très cher père, pour mon oblature,ce 12 Octobre 2003...

 

tout ce que j'ai reçu de vous,


. une très grande page qui se tourne, profondément attristé. Avec vous c'est plus qu'un moine, un père, un frère que je perds.    depuis tant d'années.  quelqu'un a qui l'on a confié tous les détails de son existence, ses tares, ses joies, ses peines... ses échecs, sa fidélité...quand il y avait des choix à prendre, on ne manquait pas de demander conseil..la saint François n'était jamais oubliée...votre dernière poignée de main aux laudes de Pâques toutes vos messes entendues, quand je guettais dans la nef votre arrivée pour assister à votre messe..quel grand vide cela va être. Je me demande maintenant si mon affection pour vous était légitime, avec toutes mes sensibilités exacerbées..  là je pense que oui Mgr Ravel m'a beaucoup éclairé, on aime puis voilà... on a pris le risque jusqu'au bout .


pour tous les sacrements reçus merci pour tout. Je n'aurai plus à appeler l'abbaye, tiens... ! le père Henry aura été père hôtelier jusqu'au bout de sa vie. C'était là son charisme exceptionnel. Je compte sur vous pour m'accueillir quand mon tour viendra comme la semaine dernière vous m'aviez dit au téléphone, :  "à bientôt!" ...  à bientôt cher Père Henry, loin de penser que le rendez-vous serait là-haut. et le chagrin reste immense.

Tout aurait dû aller très bien aux dernières nouvelles plutôt encourageantes. Tellement content lundi matin... Mais le bon Dieu en a décidé autrement.

l'"intelligence de la foi "comme il me disait  croire malgré tout!  " J'ai le sentiment d'être un orphelin"..note Bertrand sur le salon beige oh oui ! 

 

Philippe

+ oblsb fontgombault

 

 


In memoriam dom  François de Feydeau, dom Léo Roy.

 

+


   

 

d'où viennent-ils ? de la grande épreuve.

en union de prières avec notre évêque, unis dans l'épreuve.

 

+

http://img.over-blog.com/200x300/1/10/86/49/croix-d-autel.jpg

 

  merci à tous ceux qui ne se sont même pas manifestés en une telle épreuve, que de délicatesses dans un tel moment !  

un grand vide. Un vide de samedi saint.. terriblement seul. merci au père Antoine de sa gentillesse et de son affection. dans de telles circonstances, on compte ses amis. D'autres s'y reconnaitront sans aucun doute... 

Ils appellent ça parait-il de la pudeur, ou de la charité.  je sais plus !!!!


Au réfectoire, à sa place, ses couverts, une place vide, une croix, quelle signification douloureuse .le Seigneur est quand même dur. Bien éprouvant. le petit Placide s'unit au trentain monastique, rendez-vous en Juillet si Dieu veut ! .. plus rien n'est comme avant de toute façon.. j'étais loin de penser que ça aller être aussi dur... loin de penser que je ne le verrai plus. et puis quand on attend plus rien de personne, on ne doit être plus être trop loin du but... 


"Nous etions avec nos trois derniers enfants aux obseques du Père Henry,Terrible solitude.

 

J 'ai été surprise de l 'absence ,dans notre entourage, même très proche,de témoignages de sympathie.Nous perdions plus qu'un ami très cher, l'ami de 20 années,toujours fidèle ,aimant et plein d'espérance.

 

Peut-être et même sûrement,cette amitié si délicate était-elle passée pour les autres inaperçue.Peut-être l avons nous gardée ,précieuse, comme une eau rare, silencieuse,dans le calice de nos âmes. Et c'est bien ainsi, cela est tellement dans l'esprit bénédictin..."

 

  merci j'évite les commentaires, beaucoup n'y comprennent rien.

 

maman, deux départs dont un ici cet hiver,  vécu pas spécialement bien, ..ça fait beaucoup en trop peu de temps...c'est le trop plein. Si peu de soutien,  on va prendre du recul par rapport à tout ça. tous ceux que je n'ai pas manqué de soutenir ici, tous ceux qui me connaissent,  le froid et l'abscence  ce profond  et odieux silence, dur dur ..."dans le calice de nos âmes" pour nos futurs moines prêtres ...pour un de mes proches malade.  merci à Philippe ex.  Fontgombault  pour son appel , y a encore des gens sympas. il n'a pas eu de mal à faire le lien moi et  le père Henry !!! 

 

merci Jean François...

 

"Car nous sommes tous orphelins. C'est vraiment le mot qui ressort de tous les témoignages - les si nombreux témoignages... - que j'ai entendues. Cet alléluia du dimanche où j'ai appris la rechute du P. Henry et son départ pour l'hôpital n'en a pris que plus de force : "Non vos relinquam orphanos."

 

Alors que nous sommes tous très désemparés, ces mots peuvent, peut-être, nous redonner courage et confiance.

 

"Et je sais aussi tout ce qui a été partagé et vécu avec le P. Henry : un tel "compagnonnage", une telle paternité spirituelle, ne peut se vivre une seconde fois."

 

C'est si dur, si douloureux... Avec une délicatesse pleine d'humanité, l’Église sait consoler les hommes en deuil, en peine par une liturgie toute de douceur."

 

"Il est évident qu'avec le P. Henry nous avons tous rencontré une personnalité comme il en existe très peu, quel que soit l'époque ou le milieu. Par son envergure humaine, intellectuelle, spirituelle, c'était quelqu'un d'exceptionnel ; et je le dis au sens propre : c'était une exception. Combien d'hommes de cette carrure peut-on rencontrer ?

 

En plus d'avoir beaucoup de talents, le P. Henry avait aussi l'expérience de l'âge. C'était déjà un ancien.


(oh que oui ! ce qui rend plus dure la séparation, mais j'ai eu ma chance.  A moi d'en vivre après l'épreuve présente;  j'ai eu oui cette immense grâce énorme cette perle précieuse de l'avoir eu près de moi...  et plus je vous lis plus j'en suis convaincu ce sera mon magnificat de ce soir .. merci la joie, la reconnaissance, succèdent à la tristesse.. quel beau témoignage pour un moine de Fontgombault! merci  pour tous ceux qui l'ont aimé et je sais oh combien,que quelque chose s'est passé depuis ce jour pendant surtout les années 90 où il a su comme le père de l'enfant prodigue accueillir sa brebis errante et paumée, avec toute l'affection et la délicatesse monastique qui était la sienne, mais la sienne propre, personnelle. Il nous accompagnait dans nos cellules s'asseyait près de nous,  et prenait tant le soin de nous écouter, et quelle écoute attentive,  avec une telle patience de père. Et ses accolades tellement chaleureuses qui exprimaient tout et qui en disaient long.

C'était tout cela le père Henry.-.sans hélas avoir la plume de l'homme nouveau qui exprime si bien tout ce que j'ai pu vivre à fond,: un petit oblat  à sa juste mesure sans prétention littéraire..- mais qui ne parle qu'avec son coeur;. 


La vie ne s'arrête pas, la mort n'est pas une fatalité comme me disait Stéphane,  .. non la vie  continue avec un appui, un soutien supplémentaire, un nouveau compagnon de route jusqu'à la fin,  à qui on ne manquera pas encore de s'adresser pour qu'il nous aide à aller jusqu'au bout de notre pèlerinage. 

 

Au travers de tous ces évènements importants de l'abbaye oui c'est Dieu qui nous parle, qui nous interpelle, et nous appelle à nous convertir à nouveau.. "Aujourd'hui si vous entendez sa voix, n'endurcissez pas votre coeur" même si la mort en elle-même, effrayante, déroutante,  peut être sujet de remettre tout en question jusqu'à ébranler  sa foi sauf pour les surnaturalistes qui arrivent à se réjouir parce que quelqu'un est mort. Mais la grâce  ne détruit pas la nature.


 

En grande communion oui pleine d'espérance ... 


 

A cela s'ajoute votre âge, cher Philippe : vous-même avez cette expérience de la vie que donnent les années et vous attendez un interlocuteur "au niveau".

 


 

  "et Dieu essuyera toutes  larmes de nos yeux "

 

2010-10-19 (7)


 

 

  Comme si le crabe n'avait que ça à faire que de ronger la rate d'un bénédictin, de se repaître de sa tripe à lui en arracher la vie.

 

N'épargnant rien, pas même lui, pas même la chair et le sang de ceux qui, pourtant, ont déjà donné leur vie. Vilaine preuve de ce qu'est la maladie. Nous savons tous dans quelle tanière de mort et de soufre elle fut engendrée, de quel refus elle est le fruit, de quelle faiblesse elle est la conséquence.

 

Mon père, en rédigeant cette chronique, les larmes brouillent l'écran, je vous pleure ; tout simplement parce que je vous aimais comme on aime un proche, un très proche. Je vous aimais profondément, depuis longtemps. Du jeune scout, de l'adolescent, de l'étudiant, de l'amoureux, du fiancé, de l'homme marié, du père de famille, du professionnel, vous avez tout su, tout écouté, tout pardonné au nom du Seigneur, relevé et réorienté, souvent avec humour, parfois même caustique… Vous n'aviez ni la charité poisseuse, ni la compassion gnangnan, ni le conseil alambiqué. Combien sommes-nous à avoir été accompagnés vers nos vocations respectives ? Combien d'heures de parloir et de tours de parc ?

 

J'ai rencontré, presque frustré, quantité d'alter ego qui pensaient eux aussi être seuls à avoir le privilège d'être spirituellement suivis par vous, tant vous saviez donner du temps à chacun. Parfois, votre indémodable téléphone sans fil sonnait sous votre bure, venant nous rappeler qu'il y avait un monde au-delà du parloir.

 

Mais seule la cloche de l'office vous tirait de l'écoute pour vous mettre en prière.

 

Mon père, je vous pleure et je n'ai pu vous dire adieu. Je vous ai vu pourtant, il y a quelque temps, la démarche improbable, le teint mortellement jaune, les cernes gris inquiétants, le visage fatigué, tiré et je vous ai cru quand vous avez dit : « Le pire est derrière nous ». Je vous ai cru au premier degré, parce que quelque chose n'avait pas changé : votre regard, votre sourire. J'y ai vu la vie… c'était depuis longtemps la vie éternelle.

 

... j'aime beaucoup cette anecdote de Philippe Maxence.. : " Je l'ai à peine salué car un couple courtois insista pour parler avec lui et me demanda de le laisser passer pour quelques minutes.. Les minutes durèrent et je dus partir. Elles dureront désormais tous les jours de ma vie, dans l'espérance des retrouvailles éternelles " .que de fois j'ai pu vivre tout cela aussi repartant la larme à l'oeil..

   

Voir les commentaires

Rédigé par philippe

Publié dans #spiritualité

Repost0

Publié le 5 Juin 2012

http://www.les-anciens-du-site-militaire-de-la-martinerie.org/images/phocagallery/roulage_etendard/thumbs/phoca_thumb_l_DSC_6655.jpg

 

25095864.jpg

 

hier c'est pas si loin que ça ! puisqu'on se souvient de toutes ces bouilles ! là c'est mon lieutenant de compagnie.

 

 

25095861.jpg

 

  on était beau quand même...après grande  permission  mais on pouvait plus marcher ! là au pas de la légion, on trainait la patte..revenant de manoeuvres, dans les rues de Déols;  nous y sommes restés trop peu de temps, 10, 11 mois..  mais ça nous a marqués peut-être davantage. Une page de notre jeunesse qu'on nous déchire. 18 ans qu'on avait!

 

 Certains de ceux que je contacte encore aujourd'hui retournaient sur les lieux en pèlerinage,  maintenant plus d'intéret!

 

 

 

un bout de notre histoire qui s'envole en fumée...  !

site des anciens de la Martinerie .. très beau .


  pour aller aux chinois et à la frat st Pie X ! faut le faire! comme on me disait l'argent n'a pas d'odeur..

 

  témoignage sur mon commandant de compagnie de Dominique 

 

Philippe,  

"j'étais instructeur AEB en "zone sud" je le considérais un peu comme un deuxième père, sous son aspect de vieux dur d'ancien de la légion, il avait un cœur énorme pour ses s/off, surtout en fin de carrière. Après son départ en retraite il revenait au CISM lorsqu'il était invité pour des repas ou autres festivités et il passait toujours un long moment avec moi a me raconter sa vie et nouvelle profession dans le civil et j'avais droit à ses conseils et recommandations pour "prendre du galon"

 

Quoi qu'il en soit je n'ai connu que trois "Chefs" dignes de ce nom dans toute ma carrière professionnelle et il a été le premier.

 

en souvenir de tous ces gens qui nous ont encadré ! de tous les hommes du contingent et  engagés qui sont passés par là !

 


 


Voir les commentaires

Rédigé par philippe

Publié dans #divers

Repost0

Publié le 4 Juin 2012

Rédigé par philippe

Publié dans #divers

Repost0

Publié le 3 Juin 2012

 

 

DSCN4577-copie-2.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« O lampe ! que ton sort excite mon envie !

Ta destinée à toi, c'est de brûler pour Dieu !…

Que de choses tu dis à mon âme ravie,

Quand le voile du soir s'étend sur le saint lieu !

A ta douce lueur, l'enceinte vénérée

Semble n'avoir plus rien de ce séjour mortel ;

C'est un je ne sais quoi qui saisit la pensée

Et la concentre sur l'autel.

 

Et tu veilles toujours, pendant que je sommeille,

Seule auprès de Jésus ; mais plus d'une âme encor

Peut dire en sommeillant : Je dors, mais mon cœur veille,

Puisque toujours le cœur est avec son trésor.

Comme toi, de Jésus la compagne fidèle

Se consume à sa gloire et la nuit et le jour ;

Les incessants labeurs où s'épuise son zèle

Sont encor peu pour son amour.

 

Cependant la nuit cède à la naissante aurore,

Et tu vas éclairer un spectacle divin ;

Jésus vient sur l'autel, et tu brûles encore.

Il s'offre sous l'aspect de l'azyme et du vin ;

Il bénit ses enfants, les nourrit de lui-même,

Les rend toutes pour Lui prêtes à s'immoler.

Chacune alors retourne à ses travaux qu'elle aime,

Et tu ne cesses de brûler.

 

O Jésus ! nous aussi, lampes toujours fidèles,

Pour toi voulons brûler, pour toi vivre et mourir,

Afin d'aller nous joindre aux lampes immortelles,

Qu'au feu de ton amour tu dois sans fin nourrir. »


Ainsi près de l'autel gémit l'humble colombe,

Soulageant son exil par l'espoir et l'amour ;

Quand pourra-t-elle enfin, du repos de la tombe,

Voler vers l'éternel séjour ?

 

Anonyme

 

In "Le Messager du Cœur de Jésus", Novembre 1870

Voir les commentaires

Rédigé par philippe

Publié dans #spiritualité

Repost0

Publié le 3 Juin 2012

 

 

 

 

 

L'adoration eucharistique a pour objet la divine Personne de Notre-Seigneur Jésus-Christ présent au Très Saint Sacrement.

 

Il y est vivant, il veut que nous lui parlions, et il nous parlera. Tout le monde peut parler à Notre-Seigneur. N'est-il pas là pour tous? Ne nous dit-il pas:"Venez tous à moi?" (Mt 11,28)

 

Et ce colloque, qui s'établit entre l'âme et Notre-Seigneur, c'est la vraie méditation eucharistique, c'est l'adoration.

 

Tout le monde en a la grâce. Mais, pour y réussir et pour éviter la routine ou l'aridité de l'esprit et du coeur, il faut que les adorateurs s'inspirent de leur attrait de grâce, des divers mystères de la vie de Notre-Seigneur, de la très sainte Vierge ou des vertus des saints, afin d'honorer et de glorigier le Dieu de l'Eucharistie par toutes les vertus de sa vie mortelle, comme par celle de tous les saints, dont il fut la grâce et la fin, et dont il est aujourd'hui la couronne de gloire.

 

Regardez l'heure d'adoration qui vous est échue comme une heure du paradis; allez-y comme on va au ciel, au banquet divin, et cette heure sera désirée, saluée avec bonheur. Entretenez-en suavement le désir dans votre coeur. Ditez-vous:" Dans quatre heures, dans deux heures, dans une heure, j'irai à l'audiance de grâce et d'amour de Notre-Seigneur: il m'a invité, il m'attend, il me désire".

 

Quand vous avez une heure pénible à la nature, réjouissez-vous en davantage: votre amour sera plus grand parce qu'il sera plus souffrant: c'est l'heure privilégiée qui sera comptée pour deux.

 

Quand, par infirmité, maladie ou impossibilité, vous ne pourrez faire votre adoration, laissez votre coeur s'attrister un instant puis mettez-vous en adoration en esprit et en union avec ceux qui adorent dans ce moment: dans votre lit de souffrance, en voyage ou durant ce travail qui vous retient, tenez-vous dans un plus grand recueillement et vous retirerez le même fruit que si vous aviez pu aller aux pieds du bon Maître. Cette heure vous sera comptée, peut-être même doublée.

 

Allez à Notre-Seigneur comme vous êtes; ayez une méditation naturelle. Epuisez votre propre fond de piété et d'amour avant de vous servir de livres; aimez le livre inépuisable de l'humilité d'amour.

 

Qu'un livre pieux vous accompagne pour vous remettre en bonne voie quand l'esprit s'égare ou quand vos sens s'assoupissent, c'est très bien: mais rappelez-vous que notre bon Maître préfère la pauvreté de notre coeur aux plus sublimes pensées et affections empruntées aux autres.

 

Sachez que Notre-Seigneur veut notre coeur et non celui des autres; il veut la pensée et la prière de ce coeur comme l'expression naturelle de notre amour pour lui.

C'est souvent le fruit d'un subtil amour-propre, de l'impatience ou de la lâcheté, de ne pas vouloir aller à Notre Seigneur avec sa propre misère ou sa pauvreté humiliée; et c'est cependant ce que Notre-Seigneur préfère à tout, c'est ce qu'il aime, et ce qu'il bénit.

 

Vous êtes dans l'aridité, glorifiez la grâce de Dieu, sans laquelle vous ne pouvez rien; ouvrez alors votre âme vers le ciel, comme la fleur ouvre son calice au lever du soleil pour recevoir la rosée bienfaisante. Vous êtes dans l'impuissance la plus entière, l'esprit dans les ténèbres, le coeur sous le poids de son néant, le corps souffrant, faites alors l'adoration du pauvre; sortez de votre pauvreté et allez demeurer en Notre-Seigneur, ou offrez-lui votre pauvreté pour qu'il l'enrichisse: c'est un chef-d'oeuvre digne de sa gloire.

 

Mais vous êtes dans l'état de tentation et de tristesse; tout se révolte en vous; tout vous porte à quitter l'adoration sous prétexte que vous offensez Dieu, que vous le déshonorez plus que vous ne le servez; n'écoutez pas cette spécieuse tentation, c'est l'adoration du combat, de la fidélité à Jésus contre vous-même. Non,non, vous ne lui déplaisez pas; vous réjouissez votre Maître qui vous regarde, et qui a permis a Satan de vous troubler. Il attend de nous l'hommage de la persévérance jusqu'à la dernière minute du temps que nous devions lui consacrer.

 

Que la confiance, la simplicité et l'amour vous amènent dont à l'adoration.

 

  Pour bien adorer, il faut se rappeler que Jésus-Christ, présent dans l'Eucharistie, y glorifie et y continue tous les mystères et toutes les vertus de sa vie mortelle.

 

Il faut se rappeler que la sainte Eucharistie, c'est Jésus-Christ passé, présent et futur ; que l'Eucharistie est le dernier développement de l'Incarnation et de la vie mortelle du Sauveur ; que Jésus-Christ nous y donne toutes les grâces, que toutes les vérités aboutissent à l'Eucharistie, et qu'on a tout dit en disant l'Eucharistie, puisque c'est Jésus-Christ.

 

 

http://api.ning.com/files/Ryl2TOsxs1u3o3yvVGXDLeXqTZyJr*5nRd8uLXy7LjL*meyeLf6hjUhcuDzxPvpIJZthZqXEVBqawVQHIBaSZsOxmC0QLP3S/CALIZ.JPG?width=500

 

 

DE LA FËTE DIEU

 


La Fête-Dieu, que l'Église appelle la fête du Corps sacré de Jésus- Christ est le seul jour qui soit consacré à honorer uniquement sa Personne adorable, sa présence vivante parmi nous.

 

Les autres fêtes célèbrent un mystère de sa vie passée : elles sont belles, honorent Dieu, sont fécondes en grâces pour nous.

 

Mais enfin elles ne sont qu'un souvenir, qu'un anniversaire d'un passé déjà lointain, qui ne revit que dans notre piété. Le Sauveur n'y est plus dans ces mystères : il les a une fois accomplis, et sa grâce seule y demeure. Ici, c'est un mystère actuel : la fête s'adresse à la Personne vivante et présente parmi nous de Notre-Seigneur. Elle se célèbre pour cela d'une manière particulière.

 

On n'y expose pas des reliques on des emblèmes du passé, mais l'objet même de la fête, qui est vivant. Elle est aussi la fête la plus aimable. Nous n'avons pas assisté à tous ces mystères de la vie et de la mort du Sauveur que nous célébrons au cours de l'année : nous nous y réjouissons, parce que des grâces en découlent sur nous. Mais ici nous participons au mystère ; il s'accomplit sous nos yeux ; ce mystère est pour nous ; il y a une relation de vie entre Jésus vivant au sacrement, et nous vivant au milieu du monde ; il y a une relation de corps à corps aussi cette fête ne s'appelle pas simplement la fête de Notre-Seigneur, mais la fête du corps de Notre-Seigneur.

 

C'est par ce Corps que nous le touchons, qu'il est devenu notre nourriture, notre frère, notre convive. Fête du Corps de Jésus-Christ ! Que ce nom renferme d'amour, parce qu'il est humble et proportionne à notre misère !

 

Notre-Seigneur a voulu cette fête pour se rapprocher encore davantage de nous, comme un père tient à ce que son enfant lui souhaite sa fête, pour lui témoigner plus vivement son amour paternel, et lui faire quelque faveur particulière.

 

Que cette fête soit donc une fête de joie, et attendons-en les plus amples faveurs. Toutes les hymnes, tous les chants de cette solennité expriment cette pensée, que Notre-Seigneur se montrera plus favorable en ce jour que jamais. L'Église aurait dû faire, semble-t-il, la Fête-Dieu le Jeudi saint, puisque c'est en ce jour que fut instituée l'Eucharistie. Mais elle n'aurait pu, en ce jour de deuil, célébrer assez dignement sa joie ; le Jeudi saint commence la Passion, et il est impossible de se réjouir à la pensée de mort qui domine ces grands jours de la Semaine sainte.

 

La Fête-Dieu a aussi été retardée jusqu'après l'Ascension, parce qu'il y avait encore là de tristes adieux à dire, une douloureuse séparation à consommer, et jusqu'après la Pentecôte, afin que, remplis des grâces et de la joie du Saint-Esprit, nous puissions célébrer, avec tout l'éclat possible, la fête de l'Époux divin qui habite parmi nous.

 

Saint Pierre Julien Eymard

Voir les commentaires

Rédigé par philippe

Publié dans #spiritualité

Repost0

Publié le 3 Juin 2012

Voici le pain des anges,

Devenu l'aliment de l'homme pèlerin.

C'est vraiment le pain des enfants,

à ne pas jeter aux chiens.

 

D'avance il fut annoncé

Par Isaac en sacrifice,

Par l'agneau pascal immolé,

Par la manne de nos pères.

 

Bon pasteur, notre vrai pain,

O Jésus, aie pitié de nous,

Nourris-nous, protège-nous,

Fais-nous voir les biens éternels

 

 

Dans la terre des vivants

Toi qui sais tout et qui peux tout,

Qui sur terre nous nourris,

Conduis-nous au banquet du ciel

Et donne-nous ton héritage

En compagnie de tes saints.

 

Amen.

Saint Thomas d'Aquin.

 

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par philippe

Publié dans #spiritualité

Repost0

Publié le 3 Juin 2012

 

 

 

DSCN4400.JPG

 

 

 

 

.

 

O mon Dieu, Trinité que j'adore,

aidez-moi à m'oublier entièrement

pour m'établir en vous, immobile et paisible

comme si déjà mon âme était dans l'éternité !

Que rien ne puisse troubler ma paix ni me faire sortir de Vous,

ô mon Immuable, mais que chaque minute m'emporte

plus loin dans la profondeur de votre Mystère.

Pacifiez mon âme, faites-en votre ciel,

votre demeure aimée et le lieu de votre repos ;

que je ne vous y laisse jamais seul,

mais que je sois là tout entière,

tout éveillée en ma foi, tout adorante,

toute livrée à votre action créatrice.

 

O mon Christ aimé crucifié par amour,

je voudrais être une épouse pour votre coeur ;

je voudrais vous couvrir de gloire,

je voudrais vous aimer... jusqu'à en mourir !

Mais je sens mon impuissance et

je Vous demande de me revêtir de Vous-même,

d'identifier mon âme à tous les mouvements de votre Âme ;

de me submerger, de m'envahir, de Vous substituer à moi,

afin que ma vie ne soit qu'un rayonnement de votre Vie.

Venez en moi comme Adorateur,

comme Réparateur et comme Sauveur.

 

O Verbe éternel, parole de mon Dieu,

je veux passer ma vie à Vous écouter,

je veux me faire tout enseignable afin d'apprendre tout de Vous ;

puis, à travers toutes les nuits, tous les vides,

toutes les impuissances, je veux vous fixer toujours et

demeurer sous votre grande lumière.

O mon Astre aimé, fascinez-moi pour que je ne puisse

plus sortir de votre rayonnement.

 

O Feu consumant, Esprit d'amour,

survenez en moi afin qu'il se fasse en mon âme

comme une incarnation du Verbe ;

que je Lui sois une humanité de surcroît,

en laquelle il renouvelle tout son mystère.

 

Et vous, ô Père, penchez-Vous vers votre pauvre petite créature,

ne voyez en elle que le Bien-aimé en lequel

Vous avez mis toutes vos complaisances.

 

O mes Trois, mon Tout, ma Béatitude,

Solitude infinie, Immensité où je me perds,

je me livre à Vous comme une proie ;

ensevelissez-vous en moi,

pour que je m'ensevelisse en Vous, en attendant

d'aller contempler en votre lumière l'abîme de vos grandeurs.

 

Ainsi soit-il

 

 

Bse Elisabeth de la Trinité

 

de nos devoirs à l'égard de la Sainte Trinité vivant en nous

 

 

Quand on possède en soi un trésor aussi précieux que la Trinité Sainte, il faut y penser souvent, "ambulate cum Deo intus". Or cette pensée fait naître trois sentiments principaux:

 

Le premier sentiment qui jaillit comme spontanéement du coeur, c'est celui de l'adoration:" Glorificate et portate Deum in corpore vestro." (ICor. VI,20).

 


Comment, en effet, ne pas glorifier, bénir, remercier cet hôte divin qui transforme notre âme en un véritable sanctuaire? Quand Marie eut reçu en son chaste sein le Verbe incarné, sa vie ne fut plus qu'un acte perpétuel d'adoration et de reconnaissance; tels sont aussi, bien qu'à un degré moindre, les sentiments d'une âme qui prend conscience de l'habitation du Saint-Esprit en elle: elle comprend qu'étant le temple de Dieu, elle doit sans cesse s'offrir comme une hostie de louange à la gloire des trois divines personnes.

 

Au commencement de ses actions, en faisant le signe de la croix in nomine Patris et Filii et Spiritus Sancti, elle leur consacre chacune de ses actions; en les terminant, elle reconnaît que tout ce qu'elle a fait de bien doit leur être attribué: Gloria Patri et Filio et Spiritui Sancto.


Elle aime à redire les prières liturgiques qui célèbrent leurs louanges: le Gloria in excelsis Deo, qui exprime si bien tous les sentiments de religion à l'égard des divines personnes et surtout du Verbe incarné; le Sanctus, qui proclame la sainteté divine; le Te Deum, qui est l'hymne de reconnaissance.

 

Après avoir adoré Dieu et proclamé son néant, l'âme se laisse aller aux sentiments de l'amour le plus confiant. Tout infini qu'il soit, il s'abaisse vers nous comme le père le plus aimant vers son fils et nous invite à l'aimer, à lui donner notre coeur (Prov XXIII,26°. Cet amour, il a le droit de l'exiger impérieusement; mais il préfère nous le demander doucement, affectueusement, pour qu'il y ait, pour ainsi dire,plus de spontanéité dans notre réponse, plus d'abandon filial dans notre recours à lui.

 

Comment ne pas répondre à tant de prévenances délicates, à des sollicitudes si maternelles par un amour confiant? Ce sera un amour pénitent pour expier nos trop nombreuses infidélités dans le passé et dans le présent, un amour reconnaissant, pour remercier cet insigne bienfaiteur, ce collaborateur dévoué qui travaille notre âme avec tant d'assiduité; mais surtout un amour d'amitié qui nous fera converser doucement avec le plus fidèle et le plus généreux des amis, et épouser tous ses intérêts, procurer sa gloire, faire bénir son nom. Ce ne sera donc pas un simple sentiment affectueux, ce sera un amour généreux, allant jusqu'au sacrifice, à l'oubli de soi, au renoncement à la volonté propre par la soumission aux préceptes et aux conseils divins.

 

Cet amour nous conduira donc à l'imitation de l'adorable Trinité, dans la mesure où elle est compatible avec la faiblesse humaine.

 

Fils adoptifs d'un  Père très saint, temples vivants du Saint-Esprit, nous comprenons mieux la nécessité de respecter et notre corps et notre âme. C'était la conclusion que l'Apôtre inculquait à ses disciples:" Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu et que l'Esprit de Dieu habite en vous? Si quelqu'un souille le temple de Dieu, Dieu le détruira; car le temple de Dieu est saint; et ce temple c'est vous." (ICor. III, 16-17).

 

L'expérience prouve qu'il n'est pas, pour les âmes généreuses, de motif plus puissant que celui-là pour les détourner du péché et les exciter à la pratique des vertus; ne faut-il pas en effet purifier et orner sans cesse un temple où Dieu réside le Dieu trois fois saint? Du reste quand Notre-Seigneur veut nous proposer un idéal de perfection, il ne va pas le chercher en dehors de la sainte Trinité:" Soyez parfaits, dit-il, comme votre Père céleste est parfait (Matth. V, 48).

 

De prime abord, cet idéal semble trop élevé; mais quand nous nous rappelons que nous sommes les fils adoptifs du Père, et qu'il vit en nous pour y imprimer son image et collaborer à notre sanctification, nous comprenons que noblesse oblige et que c'est un devoir de nous rapprocher sans cesse des divines perfections.

 

 

Adolphe TANQUEREY

 

La divine Trinité, en effet, vient demeurer en nous le jour du baptême: « Je te baptise – dit le ministre – au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit ».

 

Chaque fois que nous traçons sur nous le signe de la croix, nous rappelons le nom de Dieu, dans lequel nous avons été baptisés.

 

Le théologien Romano Guardini observe à propos du signe de la croix: « Nous le faisons avant la prière, afin qu'il ... nous mette spirituellement en ordre; il nous concentre en Dieu, imagination, cœur et volonté; après la prière, afin que demeurent en nous ce que Dieu nous a donné... Il embrasse tout l'être, corps et âme,... et tout est consacré au nom du Dieu Un et Trine » (Lo spirito della liturgia. I santi segni, Brescia 2000, 125-126).

 

On trouve donc dans le signe de la croix et dans le nom du Dieu vivant l'annonce qui engendre la foi et inspire la prière. Et, comme l'Evangile de Jésus promet aux Apôtres que « quand il viendra, lui, l'Esprit de vérité, il vous introduira dans la vérité tout entière » (Jn 16, 13), ainsi en est-il dans la liturgie dominicale, quand les prêtres dispensent, de semaine en semaine, le pain de la Parole et de l'Eucharistie. Le saint curé d'Ars le rappelait aussi à ses fidèles: « Qui est-ce qui a reçu notre âme à son entrée dans la vie? – disait-il. Le prêtre. Qui la nourrit pour lui donner la force de faire son pèlerinage? Le prêtre. Qui la préparera à paraître devant Dieu, en lavant cette âme pour la dernière fois dans le sang de Jésus Christ? Le prêtre, toujours le prêtre » (Lettre d'indiction de l'Année sacerdotale).

 

Chers amis, faisons nôtre la prière de saint Hilaire de Poitiers: « Conserve pure cette foi droite qui est la mienne et donne-moi également, jusqu'à mon dernier soupir, cette voix de ma conscience, afin que je reste toujours fidèle à ce que j'ai professé dans ma régénération lorsque j'ai été baptisé dans le Père, dans le Fils et dans l'Esprit Saint » (De Trinitate, XII, 57, CCL 62/A, 627).

 

En invoquant la bienheureuse Vierge Marie, la première créature pleinement habitée par la Très Sainte Trinité, demandons sa protection pour bien poursuivre notre pèlerinage terrestre.

 

Benoît XVI


 


Voir les commentaires

Rédigé par philippe

Publié dans #spiritualité

Repost0