Publié le 21 Septembre 2012

 

 

mon nouveau ..   voisin !

 

 

 

ben oui je m'appelle Beetoven, !    ! 

 

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je m'appelle Lionnel ... chameau vendéen .  ben oui quoi, le désert est en Vendée aussi ...! 

 

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j'hésitais à prendre ce petit chien pour ma pelouse .... !  mais  bon vue sa mise en plis ! j'ai préféré Lionnel  pourrait aller chez le coiffeur avant sélection ! quelle époque de laisser aller !

 


 


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Rédigé par philippe

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Publié le 20 Septembre 2012

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Seigneur Jésus, prenez-moi et protégez-moi avec votre main miséricordieuse, de crainte que je ne sois dominé et tourmenté par l'hydropisie de la volupté charnelle, ou de l'avarice, ou de l'orgueil.


Faites qu'une humilité sincère inspire mes pensées, mes paroles et mes actions, de telle sorte que me regardant comme le plus indigne, je choisisse toujours la dernière place. Faites aussi qu'une charitable commisération me porte à inviter, c'est-à-dire à secourir les indigents,selon mon pouvoir.

 

Ô Dieu, distributeur libéral des biens les plus excellents, accordez à un pauvre misérable comme moi, de manger dans votre propre royaume ce pain céleste qui n'est autre que vous-même, pain au-dessus de toute substance pour l'acquisition duquel nous combattons chaque jour et nous souffrons à chaque instant, afin que nous puissions jouir de votre vie éternelle. Ainsi soit-il.

 

 

ludolphe, le chartreux. 

 

 je crois qu'on restera caché ce dimanche question d'habitus .

!!!! .depuis l'hiver dernier depuis la mort du père Henry de toute façon y a plus grand chose et  ,,  on est vacciné ..c'est une place qu'elle est bonne à prendre, peu de monde y accourt. souvent cela est imposé d'office, , maiis bon.... comme me disait le parisien, Marthe et Marie.. ! l'inverse  ça s'appelle  mouche tsé tsé. On l'appelle vulgairement d'un autre mot mais que la courtoisie et la délicatesse m'empêchent de nommer..

 

.On ne parle pas dans l'Evangile de mouche tsé tsé .. et pourtant, il  y en a beaucoup. Les mouches tsé tsé sont attirées par l'apparât, le désir de se mettre en avant, la mondanité, les courbettes, Il y a des mots dont elles raffolent, évêque, ecclésiastique, député, président ou autres. Même sans titre de noblesse apparent, elles aiment montrer leur chevalière pour bien montrer qu'elles font partie de la haute !  Elles auraient tout pour déplaire, et pourtant !  Elles peuvent être mariées ou célibataires, quand c'est vieille fille, c'est souvent horrible.  A l'église, elles se mettent toujours à la même place au premier rang pour bien montrer que toute la famille est présente à la messe tous les dimanches, regrettant l'ancien temps où les places étaient réservées ... évidement elles font partie du maximum d'associations religieuses pour que leur charité oh combien exemplaire et méritante, avec un zèle infatigable,  éclate aux yeux de tous. On loue leur dévouement et leur générosité. même si pour arriver à ses fins il aura fallu user de tous les stratagèmes possible et inimaginable contre la justice ou la charité. Tant qu'on est à la place zieutée - parfois depuis longtemps -  qu'importe!


Il faut se réjouir de la place que l'on a. L'avantage de la dernière place c'est qu'elle n'est pas convoitée... sauf par ceux qui ont une place derrière la dernière place. Parce que la dernière place, c'est quand même une place. Alors vaut mieux en avoir une que pas du tout. 


Comme dans le temps,  chez mon papa, les bonnes ne passaient que par l'escalier de service. Il n'y a aucun deshonneur à passer par un escalier de service, l'escalier des petits qui peut-être monte plus facilement, plus radicalement au ciel, parce qu'il est plus abrupte en général, à s'y casser la figure,  que ces escaliers si larges qui sentent la cire avec plein de fer forgé partout,  et où  l'on papote, où l'on discute de tout et de rien où  passe le grand monde. Sauf quand c'était le père Henry qui nous montait dans nos cellules et s'entretenaient avec nous avec une attention et une délicatesse particulière...mais là c'était un escalier en pierre, du béton, quoi!

Les escaliers de service ont cet avantage qu'on y passe qu'un par un chacun son tour... 

 

...par habitude, par expérience, on commence seulement,  par l'apprécier cette dernière place ..quand on ne compte pour plus grand monde, on ne doit plus être  trop loin du but .

sur.les dura et aspera per quae itur ad Deum. 

 

 

.

 

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Rédigé par philippe

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Publié le 20 Septembre 2012

 

 

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j'aime beaucoup les nénuphars.. pour mes 60 ans ?
si vous n'avez pas une idée de cadeau ben voilà !

 

 

 

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Publié le 19 Septembre 2012

 

 

Le 19 septembre 1846, l'auguste Vierge Marie apparaissait dans le diocèse de Grenoble, sur la montagne de La Salette qui domine le village de La Salette de plus de 2500 pieds.

 

Comme témoins de Son apparition, Marie choisit deux petits bergers qui ne se connaissent que depuis la veille: Maximin Giraud âgé de onze ans et Mélanie Calvat âgée de quatorze ans. Maximin a raconté l'apparition comme suit: «Il est midi. Assis au sommet de la montagne, Mélanie et moi faisons notre frugal repas... quand tout à coup, Mélanie s'arrête, son bâton lui échappe des mains. Effrayée, elle se tourne vers moi en disant: 'Vois-tu là-bas cette grande lumière? -- Oui, je la vois.'

 

 

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Rédigé par philippe

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Publié le 18 Septembre 2012

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"Nous croyons que la divine présence est partout et que “ les yeux du : Seigneur regardent en tout lieu les bons et les méchants ”. Cependant croyons-le surtout sans le moindre. doute quand. nous nous tenons à l’office divin."

 

règle de st Benoît .

 


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Publié le 17 Septembre 2012

 

 

 

 

Léon XIII (2 mars 1810- 20 juillet 1903)

 

 

 

 

"Car un Etat est ce que le font les moeurs du peuple; et de même que l'excellence d'un navire ou d'un édifice dépend de la bonne qualité et de la disposition convenable de toutes ses parties, de même le cours des affaires publiques ne peut être régulier et sans accident qu'à la condition que les citoyens suivent eux-mêmes une ligne droite de conduite..

 

L'ordre politique périt, et avec lui tout ce qui constitue l'action de la vie publique, s'il ne procède du fait des hommes;

 

or, les hommes ont coutume de le former à l'image de leurs opinions et de leurs moeurs...."

 

...

 


Aimer les deux patries, celle de la terre et celle du ciel, mais de telle façon que l'amour de la patrie céleste l'emporte sur l'amour de la première et que jamais les lois humaines ne passent avant la loi de Dieu, tel est donc le devoir essentiel des chrétiens d'où sortent, comme de leur source, tous les autres devoirs.

Le Rédempteur du genre humain n'a-t-il pas dit de lui-même: Je suis né et je suis venu au monde afin de rendre témoignage à la vérité, et encore: Je suis venu apporter le feu sur la terre et que veux-je, sinon qu'il s'allume ?

 

C'est dans la connaissance de cette vérité qu'est la suprême perfection de l'intelligence; c'est dans la charité divine, qui perfectionne la volonté, que résident toute la vie et la liberté chrétiennes.

Cette vérité et cette charité forment le glorieux patrimoine confié, par Jésus-Christ à l'Église qui le défend et le conserve avec un zèle et une vigilance infatigables.

 

 

Léon XIII

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Publié le 17 Septembre 2012

 

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"Vous êtes tous des enfants de la lumière et des enfants du jour; nous ne sommes pas de la nuit ni des ténèbres . "

 

(I Thess. V,5)

 

 

Cette foi qui m'attend au bord de mon tombeau,

Hélas ! il m'en souvient, plana sur mon berceau.

De la terre promise immortel héritage,

Les pères à leurs fils l'ont transmis d'âge en âge.


Notre esprit la reçoit à son premier réveil,

Comme les dons d'en haut, la vie et le soleil ;

Comme le lait de l'âme, en ouvrant la paupière,

Elle a coulé pour nous des lèvres d'une mère ;

Elle a pénétré l'homme en sa tendre saison ;

Son flambeau dans les coeurs précéda la raison.


L'enfant, en essayant sa première parole,

Balbutie au berceau son sublime symbole,

Et, sous l'oeil maternel germant à son insu,

Il la sent dans son coeur croître avec la vertu.


Ah ! si la vérité fut faite pour la terre,

Sans doute elle a reçu ce simple caractère ;

Sans doute dès l'enfance offerte à nos regards,

Dans l'esprit par les sens entrant de toutes parts,

Comme les purs rayons de la céleste flamme

Elle a dû dès l'aurore environner notre âme,

De l'esprit par l'amour descendre dans les coeurs,

S'unir au souvenir, se fondre dans les moeurs;

Ainsi qu'un grain fécond que l'hiver couvre encore,

Dans notre sein longtemps germer avant d'éclore,

Et, quand l'homme a passé son orageux été,

Donner son fruit divin pour l'immortalité.


Soleil mystérieux ! flambeau d'une autre sphère,

Prête à mes yeux mourants ta mystique lumière,

Pars du sein du Très-Haut, rayon consolateur.


Astre vivifiant, lève-toi dans mon coeur !

Hélas ! je n'ai que toi; dans mes heures funèbres,

Ma raison qui pâlit m'abandonne aux ténèbres ;

Cette raison superbe, insuffisant flambeau,

S'éteint comme la vie aux portes du tombeau ;

Viens donc la remplacer, ô céleste lumière !

Viens d'un jour sans nuage inonder ma paupière ;

Tiens-moi lieu du soleil que je ne dois plus voir,

Et brille à l'horizon comme l'astre du soir.

 

lamartine

 


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Publié le 17 Septembre 2012

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Contre la (culture de ) mort il y a un remède : " C’est de mener à tout instant une vie immortelle ".

 

(R.P.Sertilanges,O.P.)

 

 

Reprenons le Pater. Notre Seigneur nous enseigne à faire des demandes générales. Quand vous dites : « Notre Père… donne-nous notre pain de ce jour », c’est-à-dire tout ce qui fait la nourriture de l’homme dans l’ordre physique et quant à son âme. Je sais que toute créature sortie des mains de Dieu a deux besoins : celui d’une nourriture spirituelle, et celui d’une nourriture temporelle ; demandons l’une et l’autre pour tous les hommes, nous devons avoir le cœur aussi large que le monde, demandons pour la terre entière.

 

mère Cécile Bruyère

 

 


""Les saints nous apprennent que Dieu est un être d'expérience et qu'il peut-être, quand il le veut, saisi d'une certaine manière par l'âme, sans que l'âme, pour entrer en contact avec sa beauté infinie, sorte des conditions du temps ni de la sainte obscurité de la foi."

 

dom Delatte

 

 

 

 

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dire qu'on y est déjà bientôt ! oups

 

 

 

"La valeur de l'esprit de foi se mesure dans l'épreuve aux difficultés qu'il surmonte." ! C'est consolant tout ça. 

 

 

 

Je ne m'étonne plus des épreuves, mais m'étonne d'être encore debout...



 

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Publié le 16 Septembre 2012

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Publié le 16 Septembre 2012

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L'acte de foi, comme le remarque saint Thomas, est très au-dessus du raisonnement, un acle simple, par lequel nous croyons en même temps à Dieu révélant et à Dieu révélé .

 

Par cet acte essentiellement surnaturel, nous adhérons infailliblement à Dieu qui révèle et aux mystères révélés ; et ainsi par cet acte simple, supérieur à tout raisonnement, nous tendons, dans l'obscurité, vers la contemplations des choses divines, au-dessus de toutes les certitudes d'ordre naturel.

 

La certitude essentiellement surnaturelle de la foi infuse, dépasse de beaucoup la certitude rationnelle qu'on peut avoir de l'origine divine de l'Évangile par l'étude historique et critique des miracles qui le confirment.

 

La foi, qui est un don de Dieu, est comme un sens spirituel qui nous permet d'entendre l'harmonie des mys­tères révélés, ou l'harmonie de la voix de Dieu, avant que nous soyons admis à le voir face à face.

 

La foi infuse est comme un sens musical supérieur, qui nous permet d'entendre au moins confusément le sens d'une harmonie spirituelle mystérieuse dont Dieu est l'auteur.

 

C'est ce que dit saint Paul  : « Pour nous, nous avons reçu, non pas l'esprit du monde, mais l'Esprit qui vient de Dieu, afin que nous connaissions les choses que Dieu nous a données par sa grâce. Et nous en parlons, non avec des paroles qu'enseigne la sagesse humaine, mais avec celles qu'enseigne l'Esprit, en exprimant les choses spirituelles par un langage spirituel. Mais, l'homme naturel ne reçoit pas les choses de l'Esprit de Dieu, car elles sont une folie pour lui, et il ne peut les connaître, parce que c'est par l'Esprit qu'on en juge. L'homme spirituel, au contraire, juge de tout, et il n'est lui-même jugé par personne. Car « qui a connu la pensée « du Seigneur, pour pouvoir l'instruire? »; niais nous, nous avons le sens ou la pensée du Christ. »

 

Pour juger ainsi, la foi est aidée par le don d'intelligence, qui fait pénétrer le sens des mystères, et par le don de sagesse, qui les fait goûter.

 

Mais c'est bien elle qui nous fait adhérer infailliblement à la parole de Dieu.

 

Cette foi infuse, vertu théologale, est très supérieure, malgré l'obscurité des mystères, à la connaissance intuitive et très lumineuse que possèdent naturellement les anges.

 

La foi infuse est en effet du même ordre que la vie éternelle, dont elle est comme le germe; elle est, dit saint Paul, « la substance des choses que nous espérons », « le fondement de notre justification » .

 

Et les anges eux-mêmes ont eu besoin de recevoir ce don gratuit de Dieu pour tendre à la fin surnaturelle à laquelle ils ont été appelés.

 

Comme le dit en substance saint François de Sales, quand Dieu nous donne la foi, il entre en notre âme et parie à notre esprit, non point par manière de discours, mais par manière d'inspiration.

 

A l'arrivée de la foi, l'esprit se dépouille de tous ses discours et arguments, et, les soumettant à la foi, il la fait asseoir sur eux, la reconnaissant comme reine. Quand la lumière de la foi a jeté la splendeur de ses vérités en notre entendement, notre volonté sent aussitôt la chaleur de l'amour céleste.

 

 

La foi infuse doit augmenter en nous jusqu'à notre mort

 

Il importe grandement à la sanctification de nos âmes de se rappeler que la foi devrait augmenter en nous chaque jour.

 

Elle peut être plus grande dans un juste fort peu cultivé mais saint que dans un théologien. Comme le dit saint Thomas , « la foi peut être plus grande en tel chrétien qu'en tel autre du côté de l'intelligence, à cause d'une plus grande certitude et fermeté dans l'adhésion, et du côté de la volonté, à cause d'une plus grande promptitude et dévotion ou confiance ».

 

La raison en est que « la foi infuse est proportionnée au don de la grâce, qui n'est pas égal en tous ». Ainsi Notre-Seigneur dit de certains de ses disciples qu'ils sont encore « des hommes de peu de foi », « lents à croire», tandis qu'il dit à la Chananéenne : « Femme, ta foi est grande . »

 

« Le juste vit de la foi », et de plus en plus.

 

Il y des âmes saintes qui n'ont jamais fait l'analyse conceptuelle des dogmes de la Trinité, de l'Incarnation, de l'Eucharistie, et qui n'ont jamais déduit de ces dogmes les conclusions théologiques connues de tous les théologiens; mais en ces âmes pourtant la vertu infuse de foi est beaucoup plus élevée, plus intense qu'en beaucoup de théologiens.

 

C'est là un fait que bien des béatifications et canonisations récentes confirment. Quand nous lisons la vie de sainte Bernadette de Lourdes ou de la bienheureuse Gemma Galgani, nous pouvons dire : Plaise à Dieu que j'aie un jour une foi aussi grande que ces âmes!

 

Les théologiens disent justement que la foi peut augmenter soit en extension, soit en profondeur ou intensité.

 

Notre foi s'étend lorsque nous apprenons peu à peu tout ce qui a été défini par l'Église sur les mystères de la Trinité, de l'Incarnation, de l'Eucharistie, et sur les autres points de la doctrine chrétienne.

 

Ainsi les théologiens connaissent explicitement tout ce qui a été défini par l'É­glise. Mais il ne s'ensuit pas qu'ils aient une foi aussi intense et profonde qu'elle est étendue. Et, au contraire, il y a parmi les fidèles des saints qui ignorent plusieurs points de doctrine définis par l'Église, par exemple sur l'Incarnation rédemptrice et l'Eucharistie, et qui pénètrent profondément ces mystères du salut tels qu'ils sont simplement énoncés dans l'Évangile.

 

Saint Benoît-Joseph Labre, par exemple, n'eut jamais l'occasion de lire un traité théologique de l'Incarnation, mais il vivait très profondément de ce mystère et de celui de l'Eucharistie.

 

Cette foi plus grande en profondeur et intensité, les apôtres la demandaient lorsqu'ils disaient au Seigneur : « Augmentez notre foi. » Et Jésus répondait : « Tout ce que vous demanderez avec foi dans la prière, vous l'obtiendrez. » Nous l'obtiendrons surtout si• nous demandons pour nous-mêmes avec persévérance ce qui est nécessaire ou manifestement utile au salut, comme l'augmentation des vertus.

 

 

L'excellence el la force de l'esprit de foi


 

La valeur de l'esprit de foi se mesure dans l'épreuve aux difficultés qu'il surmonte.

 

Saint Paul le dit éloquemment dans l'Épître aux Hébreux, « C'est par la foi qu'Abraham, mis à l'épreuve, offrit Isaac en sacrifice, il offrit ce fils unique, dont devait naître, selon la promesse divine, sa postérité; il l'offrit estimant que Dieu est assez puissant pour ressusciter même les morts... C'est par la foi que Moïse quitta l'Égypte, sans redouter la colère du roi (Pharaon); car il tint ferme, comme s'il voyait Celui qui est invisible...

 

« C'est par la foi que les prophètes ont vaincu des royaumes, exercé la justice, obtenu l'effet des promesses, fermé la gueule des lions (comme Daniel), éteint la violence du feu (comme les trois enfants dans la fournaise)... Les uns ont péri dans les cachots; d'autres ont été lapidés (comme Zacharie), sciés (comme Isaïe), torturés; ils sont morts par le tranchant de l'épée; ils ont erré çà et là, dénués de tout, persécutés, maltraités, eux dont le monde n'était pas digne... » — Cela se renouvelle de nos jours en Russie et au Mexique. — Et saint Paul conclut: « Donc nous aussi... courons avec persévérance dans la carrière qui nous est ouverte, les yeux fixés sur Jésus, l'auteur et le consommateur de la foi, lui qui, au lieu de la joie qu'il avait devant lui, méprisant l'ignominie, a souffert la croix et s'est assis à la droite de Dieu. »

 

Saint Thomas d'Aquin, dans son Commentaire sur l'Epitre aux Hébreux, porté par la parole de Dieu et élevé à la contemplation de ce mystère, nous dit : « Considérez le Christ qui a supporté une telle contradiction de la part des pécheurs..., et, en n'importe quelle tribulation, vous trouverez le remède dans la Croix de Jésus. Vous y trouverez l'exemple de toutes les vertus. Comme le dit saint Grégoire le Grand, si l'on se rappelle la Passion du Sauveur, il n'y a rien de si dur et de si pénible qu'on ne puisse supporter avec patience et avec amour. »

 

Plus l'esprit de foi grandit en nous, plus nous :avons le sens du mystère du Christ, venu en ce monde pour notre salut.

 

L'Église, notre Mère, nous remet pour cela, tous les jours sous les yeux, à la fin de la messe, le prologue de l'Évangile de saint Jean, qui contient la synthèse de ce qu'enseigne la révélation sur le mystère du Christ.

 

Nourrissons-nous quotidiennement de cette page sublime que nous ne pourrons jamais assez approfondir ; elle nous rappelle les trois naissances du Verbe : sa naissance éternelle, sa naissance temporelle selon la chair, et sa naissance spirituelle dans les âmes. C'est le résumé du plus élevé des quatre Évangiles.

 

Voilà bien l'abrégé de la foi chrétienne : D'abord la naissance éternelle du Verbe : « Au commencement était le Verbe, et le Verbe était en Dieu, et le Verbe était Dieu... (expression déjà claire de la consubstantialité du Verbe)... Dieu, personne ne le vit jamais : Le Fils, qui est dans le sein (lu Père, c'est lui qui l'a fait connaître. » Ainsi s'éclairent les paroles les plus élevées des Psaumes messianiques : « Le Seigneur m'a dit Tu es mon fils, je l'ai engendré aujourd'hui », aujourd'hui 'dans. l'unique instant de l'immobile éternité. « Auquel des anges, demande saint Paul, a jamais été dite pareille chose? » Le Verbe, splendeur du Père, est infiniment au-dessus de toutes les créatures, qu'il a créées et qu'il conserve.

 

Nourrissons-nous aussi de ce qui est dit dans le même Prologue, de la naissance temporelle du Fils de Dieu « Et le Verbe s'est fait chair, et il a habité parmi nous (et nous avons vu sa gloire, comme celle qu'un Fils tient de son Père), tout plein de grâce et de vérité. » C'est la réalisation de toutes les prophéties messianiques, et c'est la source de toutes les grâces que recevront les hommes jusqu'à la fin du monde.

 

Vivons enfin de ce que nous dit ce même Prologue de la naissance spirituelle du Verbe dans nos âmes : « Il vint chez lui, et les siens ne l'ont pas reçu. Mais à tous ceux qui l'ont reçu, il a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu, à ceux qui croient en son nom, et qui sont nés, non pas du sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l'homme, niais qui sont nés de Dieu. » Il leur adonné de devenir enfants de Dieu par adoption, comme lui est Fils de Dieu par nature. Notre filiation est une image de la sienne, car il est dit au même endroit : « Et c'est de sa plénitude que nous avons tous reçu, et grâce sur grâce. »

 

Enfin le Fils de Dieu nous a dit, pour nous montrer comment il veut vivre en nous : « Si quelqu'un m'aime, il gardera ma parole et mon Père l'aimera, et nous vien­drons en lui, el nous ferons en lui notre demeure ». Ce n'est pas seulement le don créé de la grâce qui viendra, ce sont les Personnes divines : le Père, le Fils et aussi le Saint-Esprit, promis par le Sauveur à ses disciples.

 

Chaque jour, au lieu de réciter le Credo, le Gloria, d'une façon mécanique, au lieu de lire presque machinalement ce Prologue du IV` Évangile, nous devrions vivre plus profondément de cet abrégé si substantiel de la Révélation divine.

 

L'esprit de foi, en grandissant, doit ainsi normalement donner de plus en plus le sens du mystère du Christ, sens surnaturel qui devient peu à peu contemplation pénétrante et savoureuse, source de paix et de joie, selon ces paroles de saint Paul :

 

« Réjouissez- vous sans cesse dans le Seigneur;... et que la paix dé Dieu, qui surpasse toute pensée, garde vos cœurs et vos intelligences dans le Christ Jésus, notre Seigneur. »

 

rp Garrigou Lagrange OP

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