Publié le 16 Septembre 2012

Rédigé par philippe

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Publié le 16 Septembre 2012

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Sancte Michael Archangele, defende nos in proelio; contra nequitiam et insidias diaboli esto praesidium.

 


Fratres: Sóbrii estóte, et vigiláte: quia adversárius vester diábolus tamquam leo rúgiens círcuit, quærens quem dévoret: cui resístite fortes in fide

 

 

Ce titre de « Reine des Anges » est ancien et bien singulier.


Que la Vierge Marie soit le modèle des saints et notre protectrice, soit. Mais qu’elle soit reine des Anges, voilà un titre étonnant.

Comment une femme, toute immaculée qu’elle soit, peut-elle porter le titre de « Reine des Anges et des Esprits bienheureux » ?

 

En effet, les Anges sont des créatures pures, spirituelles.

 

Les Psaumes et l’Epître aux Hébreux nous rappellent qu’ils sont de nature ignée – c’est-à-dire de feu – et spirituelle. Ce sont des êtres créés de pur amour.


Les rabbins affirment qu’ils furent créés le 1er jour, quand Dieu sépara la lumière des ténèbres, à savoir quand les anges de lumière furent séparés des anges devenus ténébreux du fait de leur révolte contre Dieu.


Créés bien avant l’homme, le 1er jour de la semaine originelle, leur mission est de célébrer la louange divine. Ce sont les serviteurs et les messagers de sa Parole, le Verbe éternel, Notre Seigneur Jésus-Christ.

 

Le péché des Anges posa de nombreuses questions aux rabbins comme aux Pères de l’Eglise. Le livre de l’Apocalypse nous rapporte ce combat qui opposa Satan – Lucifer au sublime Séraphin saint Michel Archange. Mais l’Ecriture ne nous dit pas la cause, le pourquoi de cette révolte.

 

 

Certains avancèrent que c’est le projet divin de la création de l’homme qui divisa les Anges.

Imaginez : voici que ces esprits de pur amour, les premiers créés, font face à un être créé le 6e jour, le même jour que les animaux. Car qu’est-ce que l’homme, si ce n’est l’union de la terre au souffle divin ?


L’homme, si animal à bien des égards par la matière qui le compose et ses instincts ; l’homme serait au-dessus des anges ! Voilà quelque chose que certains des esprits bienheureux ne pouvaient supporter. Eux, si purs, si nobles ; nous, si pauvres, si fragiles. Eux, les premiers créés ; nous, les derniers. Eux, d’une nature si simple ; nous, si compliquée, et ce avant même que le péché nous complexifie encore un peu plus !

 

 

Comme le chante le Psaume VIII : "Qu'est-ce que l'homme pour que tu penses à lui, le fils d'un homme, que tu en prennes souci ? Tu l'as voulu un peu moindre qu'un dieu – d’autres traduisent, « un peu moindre qu’un ange » –, le couronnant de gloire et d'honneur ; tu l'établis sur les œuvres de tes mains, tu mets toute chose à ses pieds : les troupeaux de bœufs et de brebis, et même les bêtes sauvages, les oiseaux du ciel et les poissons de la mer, tout ce qui va son chemin dans les eaux. O Seigneur, notre Dieu, qu'il est grand ton nom par toute la terre !"

 

C’en était trop pour le porte-Lumière, Lucifer, le plus ardent et le premier parmi l’ordre des Séraphins, celui qui était le plus près de la Lumière née de la Lumière, le Verbe éternel, la 2e Personne de la TS. Trinité !


Devoir s’abaisser à obéir et protéger cet amas de boue, même animé par l’Esprit Saint, voilà quelque chose qui lui semblait aberrant et impossible. Cet ordre divin lui était insupportable.


Comme dit Isaïe le Prophète : Comment es-tu tombé du ciel, astre brillant, fils de l'aurore ? Comment es-tu renversé par terre, toi, le destructeur des nations ? Toi qui disais en ton cœur : "Je monterai dans les cieux ; au-dessus des étoiles de Dieu, j'élèverai mon trône ; je m'assiérai sur la montagne de l'assemblée, dans les profondeurs du septentrion ; je monterai sur les sommets des nues, je serai semblable au Très-Haut !..." Et te voilà descendu au schéol, dans les profondeurs de l'abîme !

 

D’où le fameux "Non serviam", « Je ne servirai pas », attribué à Satan.


Satan, si beau, si pur qu’il s’enorgueillissait d’être le premier dans l’ordre des Esprits bienheureux, devint ténébreux. Il s’obscurcit d’orgueil, de pensées criminelles à l’égard de celui qui était choisi à sa place, Adam, notre premier père. Il devint, comme l'appela Notre Seigneur "L'homicide dès l'origine" en voulant faire chuter Adam et Ève, puis le Christ au désert et nous, aujourd'hui.

Celui qui devint le prince des démons s’est exalté et refusa de servir Dieu et sa plus belle création, l’homme. L’orgueil de Satan fut de se croire meilleur, au-dessus de ce que Dieu a déclaré "très bon". 

 

Car c’est bien de cela qu’il s’agit : quand Dieu crée les Anges, les plantes, les astres, le ciel et la terre et tout ce qu’ils contiennent : Il vit que cela était bon. Mais quand Dieu nous crée : Il vit que cela était très bon.


L’homme serait donc meilleur que l’Ange – non pas par la pureté et la simplicité de sa nature mais par élection, par grâce et pure condescendance de l’amour divin – ; et l’Ange serait fait pour l’homme, au service de l’homme, comme le reste de la création.

 

D’ailleurs, voyez comme l’Archange Gabriel salue la Vierge Marie. Vous pourriez me rétorquer que Marie est toute pure et toute sainte, l’Immaculée, appelée à porter en sa chair le Fils éternel et bien-aimé de Dieu. Vous auriez raison.


Ce que fait l’Archange Gabriel dans le récit de l’Annonciation que nous venons d’entendre montre bien à quel point Marie est et mérite ce titre de « Reine des Anges ». Saint Gabriel s’agenouille devant elle, la salue, la prévient, l’enseigne avec beaucoup de délicatesses.


La Vierge Marie, en tant que Mère de Dieu, est Reine des Anges et des Esprits bienheureux. Mais ce que fait l’Archange pour elle, les saints Anges le font aussi pour nous.

 

Si elle seule mérite ce titre de Reine, les Anges nous servent aussi. En effet, par un décret divin, le Fils de Dieu à fait de nous ses frères.


Rappelez-vous, quand Jésus, Roi des Juifs et de l’Univers mourrait pour nous sur l’Autel de la Croix. Il dit à sa Mère : Voici ton fils. Et le disciple bien-aimé la prit chez lui. Et nous, Il nous appelle : mes amis. Il nous a donné la prière du Notre Père et par le saint Baptême nous sommes devenus enfants de Dieu. Son Père est le nôtre, par adoption. Sa TS. Mère est la nôtre, en vertu du don qu’Il a fait une fois pour toute du plus haut de la Croix au moment où Il passait de ce monde à son Père.


Alors nous aussi sommes des rois, frères du seul Roi de l’Univers par la puissance du saint Baptême et de la maternité divine de Notre Dame.

 

 

N’oublions pas que les Anges apparaissaient aux hommes déjà dans l’Ancien Testament et qu’ils les saluaient avec beaucoup de déférence. Ils se mirent même à leur service :

-l’Archange Gabriel inspirant et guidant le prophète Daniel ;

-l’Archange saint Raphaël se fit le guide et le protecteur de Tobie et Sarah contre le démon Asmodée ;

-les sublimes Séraphins purifièrent les lèvres du prophète Isaïe pour qu’il soit efficace dans sa mission ;

-saint Michel et les armées célestes combattirent aux côtés du peuple de Dieu contre les païens qui voulaient les exterminer ;

-et combien d’Anges se firent les serviteurs, les gardiens, les protecteurs des hommes qui n’étaient pourtant pas des immaculées conceptions !

 

...


 

C’est une belle vérité que de savoir que nos saints Anges gardiens ne sont pas dégoûtés par nos péchés. La patience que Dieu a pour nous, ils l’ont eux aussi.


S’ils servaient Marie, ils nous servent aussi avec la même joie, le même empressement, le même amour. Ils souffrent nos révoltes et sont toujours là pour nous conseiller et nous guider vers le confessionnal et les droits chemins qui nous guident vers le Royaume. Puisque nous sommes des fils de Dieu, vivons comme il se doit, selon notre rang !


Car c’est une triste réalité que nous leur faisons parfois vivre. Ils contemplent notre misère, cette misère qui vient de notre folie, de la folie même du diable.

 

Comme Marie est bonne de nous envoyer ses saints serviteurs de grâce et de feu, de pur amour !

 

Oui, sainte Mère, nous vous remercions de nous envoyer vos saints serviteurs qui nous gardent et nous guident.


Reine des Anges, priez pour nous et daignez envoyer vos légions célestes car notre monde a tant besoin de votre aide pour écouter et aimer Dieu, pour apprendre à repousser les assauts de la Bête immonde et des ses acolytes.


Que les saints Anges nous apprennent à aimer, à servir et à louer pour qu'un jour, ensemble et d'une même voix, nous chantions devant le Trône de Dieu un Sanctus éternel. Amen.

 

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Rédigé par abbé Nicolas Van der Maelen

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Publié le 16 Septembre 2012

 

 

 

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Là où il faut du courage, les jeunes accourent.

 

S’ils ne sont pas amollis par des tares morales, ils aiment la beauté suprême qui est Dieu, ils affrontent la bataille la plus rude, qui est celle de la foi, ils aiment les risques les plus ingrats de la pureté, du renoncement, du dévouement.

 

S’ils hésitent devant le Christ, c’est peut-être parce qu’ils en connaissent une image déformée, si la religion leur a été présentée sous des apparences mornes empreintes de mondanité et de médiocrité, habillée de compromis et étriquée par des adaptations, comme une activité secondaire ou marginale, ou carrément semi-clandestine.

 

En somme, quelque chose de vieux et d’ennuyeux, qui s’essouffle pour rester dans la course des générations.

 

Au contraire, les jeunes, s’ils découvrent le vrai visage du Christ, s’ils saisissent la véritable nature de l’Église, sont assurément attirés par le risque de l’Évangile.

 

« C’est courir un risque que de se tourner vers Dieu », disaient les premiers Pères d’une Église à son adolescence.

 

Et les jeunes et désirent ardemment risquer le tout pour le tout et courir cette aventure dangereuse de l’amour de Dieu au milieu du monde.

 

Ils n’ont rien à faire d’un christianisme amoindri, réduit à la mesure de l’homme du jour, comme la mode d’une saison. Ils veulent un christianisme grand. Ils le veulent immense.

 

Ils n’aiment donc pas une petite Église de rien du tout : ils veulent une Église grande, sans limites, dans laquelle puisse entrer normalement toute l’humanité, peuple de Dieu.

 

Si les vocations font défaut, c’est aussi parce que les jeunes ne se suffisent pas de la somme de difficultés et de courage externes qui s’offrent à eux.

 

Ils veulent la chasteté dans un monde incestueux, la pauvreté au milieu des orgies de Mammon, l’amour dans une société divisée par les haines.

 

Ils s’ennuient dans des communautés où l’on évite de parler – ou hésite à le faire – d’union à Dieu, de mérites de la Vierge Marie, de prière et de pénitence, où ne vit pas constamment la vie du Corps mystique, comme communion surnaturelle avec les frères et avec Dieu, comme concitoyenneté avec Dieu vécue parmi les citoyens du monde, pour incarner dans l’épisode de l’existence humaine les grâces de la vie divine.

 

Pour être Christ parmi les frères, pour les frères.

 

Les jeunes ne peuvent donc se contenter d’une religion réduite à la culture, à une organisation, à des techniques d’apostolat, à des débats et élucubrations esthétiques, métaphysiques ou littéraires.

 


 

Les jeunes aiment les missions les plus ardues, ils accourent à l’appel d’un don Orione, d’une Canossa, d’une Cabrini, de quiconque est en mesure de leur proposer une aventure de sacrifice et de pureté, de service et de dévouement.

 

Parce qu’au fond, ils aiment l’héroïsme de la croix, la folie de la croix.

 

Jésus passe et, s’ils le voient, les jeunes le suivent : si leur vue n’est pas gênée par l’apparition de créatures humaines, superbes, c’est-à-dire placées au-dessus (super), plus haut que les autres, à cause de l’argent, du pouvoir politique ou de l’enflure de la vanité.

 

Sitôt qu’ils aperçoivent Son visage jeune, pur et divin, ils laissent père et mère, fiançailles et revenus, confort et adulations, et ils le suivent, d’abord sur les chemins de l’apostolat, puis sur celui du calvaire. Ils aiment le Christ, et le Christ crucifié.

 

Et Jésus passe.

 

Si nous le suivons, sans nous retourner, sans demander la permission d’aller ferrer les chevaux ou acheter des bœufs, faire des salamalecs à droite et à gauche, nous devenons jeunes ipso facto : nous devenons ces enfants à qui le royaume des cieux est destiné.

 

Alors se convertir, nous le voyons bien, c’est trouver le chemin et découvrir que l’on a perdu du temps à cultiver des illusions et à retaper des baraques branlantes.

 

Au fond de ce nouveau panorama resplendit une croix, mais elle est le signe de la victoire sur la mort.

 

En Lui, nous avons découvert la vie éternelle.

 

Igino Giordani, dans «Fides», août 1955, pp. 242-245

 

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Rédigé par philippe

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Publié le 15 Septembre 2012

Rédigé par philippe

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Publié le 14 Septembre 2012

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Rédigé par philippe

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Publié le 14 Septembre 2012

 

 

Nos autem gloriari oportet in cruce Domini nostri Jesu Christi

 


O Croix adorée, notre gloire, notre amour ici-bas, sauvez-nous quand vous apparaîtrez dans les cieux, au jour où le Fils de l'homme, assis dans sa majesté, jugera l'univers.

 

dom Guéranger.

 

 

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Rédigé par philippe

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Publié le 13 Septembre 2012

 

 

 

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"il y a une observation qui ne trompe guère.

 

Un novice arrive ; regardez-le, il est quelconque ; il a une figure brouillée, des yeux comme le premier venu ; attendez quelques semaines ; laissez passer la phase d’ennui lourd, la crise de taedium vitae qui dure pour les uns quinze jours, pour les autres moins ou plus, — car presque tous ont à franchir cette étape et on les prévient, car il n’existe aucun moyen de la leur éviter ; — eh bien, une fois cet accès de spleen terminé, le visage est méconnaissable. Il s’est éclairci, nettoyé en quelque sorte ou plutôt ce qui le rend si différent, ce sont les yeux ; l’on pourrait presque reconnaître à ce seul changement, s’il y a chance de vocation ; c’est à la clarté spéciale de la prunelle que cela se discerne.

 

Il semblerait vraiment que le cloître a filtré l’eau du regard qui était trouble auparavant, qu’il l’a débarrassée des graviers qu’y déposèrent les images du monde ; c’est très curieux.

 

Et ce qu’ils sont alors joyeux, ces enfants !

 

Ils ne savent rien de l’existence, pour la plupart ; ils fleuriront, tout doucement, abrités dans une admirable serre, sur un terreau préparé, loin des gelées et à l’abri du vent ; ça n’empêchera, parbleu pas, le démon de les attaquer, tel qu’un ver, dans leurs racines, mais les horticulteurs d’ici sont habiles....

 

 

 

Joris-Karl Huysmans

L’Oblat

 

 

 

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Rédigé par philippe

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Publié le 13 Septembre 2012

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« La sainteté n’est pas un manteau qui s’endosse, mais une étoffe qui se tisse fil après fil, jour après jour »

 

 


Mère Marie-Catherine Lavizzzari

 

 

 

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Rédigé par philippe

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Publié le 12 Septembre 2012

Rédigé par philippe

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Publié le 12 Septembre 2012

Rédigé par philippe

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