Publié le 15 Janvier 2020

 

 

    Il faut veiller pour Dieu, parce qu'il veille toujours sur nous; qu'il a sans cesse l'oeil ouvert pour exaucer nos prières , et qu'il répand sa lumière sur ceux qui veillent. (st Bas.) 

   Qu'est-ce que veiller? c'est assurément ne pas dormir. Qu'est-ce que dormir ? Il y a deux sommeils: celui de l'âme et celui du corps. Nous avons tous besoin du sommeil corporel, car, s'il nous manque , l'homme dépérit, le corps lui-même s'affaiblit. En effet , la fragilité de notre corps ne peut longtemps soutenir la veille et l'application active de l'âme. Si l'âme s'applique trop longtemps au travail, le corps fragile et terrestre devient incapable de le soutenir et de supporter son action; il tombe en défaillance et succombe. 

   C'est pourquoi Dieu a donné au corps le sommeil qui répare les forces de ses membres, afin que ceux-ci puissent soutenir l'âme pendant qu'elle veille. 

   Mais ce que nous devons éviter, c'est de laisser notre âme s'endormir; car le sommeil de l'âme est un sommeil funeste. Salutaire est le sommeil du corps qui répare les langueurs du corps; mais le sommeil de l'âme, c'est l'oubli de Dieu. Toute âme qui oublie son Dieu est endormie. C'est ce qui explique le langage de l'Apôtre à ceux qui oublient Dieu :" Levez-vous , vous qui dormez; levez-vous d'entre les morts, et le Christ répandra sur vous sa lumière. " (Eph. V,14)

   Etait-ce le corps qui dormait dans celui que réveillait l'Apôtre? C'était une âme endormie qu'il éveillait, et il l'éveillait pour que le Christ l'éclairât. C'est donc en veillant de cette manière que le Psalmiste dit : " O mon Dieu! dès que la lumière parait, je veille et j'aspire à vous. " Vous ne sauriez, en effet, veiller en votre âme, si une lumière ne se levait sur vous, qui vous tirât de votre sommeil. (St Aug)

   Il faut veiller pour Dieu, chercher Dieu, implorer son secours dès l'aurore :" Le sage s'appliquera à tourner dès l'aurore son coeur vers le Seigneur qui l'a créé, et il priera en présence du Très-Haut . (EcclXXXIV,6)

   La sagesse est connue facilement par ceux qui l'aiment et trouvée par ceux qui la cherchent. Elle devance ceux qui la désirent , pour se montrer à eux la première. Qui veillera pour elle dès le matin ne se lassera point; car il la trouvera assise à sa porte. (Sag. VI,13,15)

   Il y a une faim de l'âme, il y a une soif de l'âme! il y a donc aussi un pain de vie pour l'intelligence et le coeur; il y a un breuvage pour les veines de l'âme . . L'Ecriture qui excelle à peindre tous les mouvements de l'âme et toutes les formes de la vie, l'Ecriture nous fournit à chaque page de nombreux témoignages de cette vérité; elle nous parle des âmes qui ont faim; elle assure que Dieu les rassasiera; elle affirme que certaines âmes sont tourmentées par une soif violente. 

   Dieu , source de vie: on n'est admis à puiser à cette source qu'autant qu'on a soif. C'est Dieu qui invite les hommes aux eaux de sa grâce, mais il invite ceux qui en sont altérés. Il veut se donner, mais à ceux qui brûlent d'une soif ardente pour lui.

   Dieu a soif que nous ayons soif de lui; - Dieu donne cette soif à ceux qui ne l'ont pas. - Cette soif, c'est la faim et la soif de la justice; cette soif, c'est le désir de l'âme. Qu'il en est peu qui aient cette soif de Dieu! Comptez les aspirations, les désirs qui s'élèvent à chaque instant du jour du coeur des hommes sur la surface du monde habité: combien Dieu y a peu de part! 

    - Voyez de quelle soif brûle le Prophète, mais voyez aussi quel est le bien qu'il désire :" Mon âme a soif de vous. " Il y en a , en effet,  qui ont soif, mais ils n'ont pas soif de Dieu. Quiconque veut obtenir quelque chose est dans l'ardeur du désir, et ce désir est une soif de l'âme. Or, voyez combien de désirs variés se trouvent dans le coeur des hommes: l'un désir de l'or, l'autre désire de l'argent, celui-ci des propriétés, celui-là des héritages; qui , une grosse somme d'argent; qui, de nombreux troupeaux; un autre, une grande maison; un autre , une épouse; un autre, des honneurs, un autre , des enfants. 

   Vous voyez comme ces mille désirs agitent le coeur des hommes. Tous les hommes sont consumés de désirs, et à peine s'en trouve-t-il un qui dise :" Mon âme a soif de vous. " En effet, les hommes ont soif des biens de ce monde, et ils ne comprennent pas qu'ils sont dans le désert d'Idumée, où leur âme doit avoir soif de Dieu. 

   Quant à nous , disons :" Mon âme a soif de vous ;" disons-le tous , parce que nous ne sommes tous qu'une seule âme dans le même Christ. Que ce soit cette âme qui ait soif de Dieu, dans le désert d'Idumée. (St Augustin)

   C'est peu que mon âme ait soif de vous, ma chair aussi ressent la même soif; mais, si l'âme est altérée de Dieu, comment la chair est-elle aussi altérée de lui? C'est que la résurrection a été promise à notre chair. De même que la béatitude est promise à notre âme, ainsi la résurrection est promise à notre chair. (St Augustin)

   " Mon âme a soif de vous; en combien de manières ma chair vous désire-t-elle!" Oui, ma chair prend part au désir de l'âme; car c'est en elle que s'accomplit ce qui cause à l'âme ces transports :" Mon coeur et ma chair se réjouiront dans le Dieu vivant." (Ps. LXXXIII,2)

   Tous mes os crieront :" Seigneur , qui est semblable à vous? " Qui vous est semblable en puissance? Mais qui vous est semblable en bonté et en amour ? (Bossuet ) 

 " Toute créature attend avec un grand désir la manifestation des enfants de Dieu...." dans l'espérance qu'elle sera elle-même affranchie de cet asservissement à la corruption, pour entrer dans la liberté et la gloire des enfants de Dieu. (Rom. VIII,19,21)

    Mais en quel lieu cette soif est-elle ressentie par notre âme, et aussi tant de fois par notre corps, soif qui n'est point un appétit vulgaire, mais le besoin de vous posséder , vous, Seigneur notre Dieu? 

   " Dans une terre déserte, sans route et sans eau . " comme la Vendée ! 

   Cette terre c'est le monde, c'est le désert d'Idumée, d'où le psaume a reçu son titre: " Dans une terre déserte . " 

   C'est peu qu'elle soit " déserte" ; c'est-à-dire sans aucun homme pour habitant; elle est de plus " et sans route et sans eau. " 

   Plût au ciel que dans ce désert il y eût du moins une route! Plût au ciel qu'un homme tombé dans ce désert sût au moins par où il pourrait en sortir ! Mais il n'y voit aucun homme pour le consoler, il n'y voit aucune route pour en sortir .  Il y séjourne donc. 

   Plût au ciel qu'il y trouvât de l'eau, tout au moins pour réparer ses forces, s'il ne peut en sortir ! Que ce désert est funeste! Qu'il est horrible et redoutable! Et cependant Dieu a eu pitié de nous: il nous a donné une route dans ce désert, Notre-Seigneur Jésus-Christ lui même. (Jean IV,4) - - Jésus sacramenté. (père Henry ) 

   Voilà donc que , dans ce désert, nous possédons toutes choses, mais elles ne viennent pas du désert. Le Psalmiste vous a fait d'abord connaître ce qu'est le désert en lui-même, afin que, sachant l'étendue de votre malheur, si vous veniez à goûter ici-bas quelques consolations, en y rencontrant des compagnons, un chemin, de l'eau, vous vous gardiez de les attribuer au désert, mais que vous les rapportiez à celui qui a daigné vous visiter dans le désert . ( St Aug. )

" Pour voir votre puissance et votre gloire. " 

   D'abord mon âme et souvent aussi ma chair ont eu soif de vous dans le désert, dans cette terre sans route et sans eau; " et ainsi j'ai paru devant vous, dans votre sanctuaire, pour voir votre puissance et votre gloire. " 

   Nul, s'il n'a d'abord soif dans ce désert, c'est-à-dire dans l'état malheureux où il est , ne parvient jamais au souverain bien , qui est Dieu. Mais , dit-il, " j'ai paru devant vous dans votre sanctuaire. " 

   Déjà se trouver dans le sanctuaire est une grande consolation surtout avec ses moines. 

   Que veut dire :" J'ai paru devant vous pour voir." Il n'a pas dit :" J'ai paru devant vous pour être vu de vous; mais :" J'ai paru devant pour voir votre puissance et votre gloire." 

   C'est pourquoi l'Apôtre dit :" Et maintenant , vous connaissez Dieu, ou plutôt Dieu vous connaît ." (Gal.IV,9) En effet , vous avez d'abord paru devant Dieu, afin que Dieu pût vous apparaître. " Pour voir votre puissance et votre gloire. " 

   Assurément, dans ce désert, c'est-à-dire dans cet isolement, si un homme demande au désert même ce dont il a besoin pour être sauvé, il ne contemplera jamais la puissance et la gloire du Seigneur; mais il y restera, destiné à y mourir de soif, et il ne trouvera ni route, ni consolation, ni eau qui lui donne la force de subsister dans le désert. 

   Au contraire, si cet homme s'élève jusqu'à Dieu, s'il lui dit, du fond de son coeur et de ses entrailles " Mon âme a eu soif de vous et combien de fois ma chair aussi, il recevra de grandes consolations. (St Aug)

 

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 15 Janvier 2020

 

merci Louis pour ta carte, bien reçue aujourd'hui... ! heureusement que mon courrier à l'abbaye était plus rapide. les voeux de notre aumônier aussi.. 

2 jours. Bordeaux Luçon 15 j record battu. ! y a pas de chocolats avec.. quelle misère ! c'est le désert d'Idumée, mais quand même ! D'ailleurs je ne me plais pas dans ce désert, trop sec. 

bonne année 2020 et joyeux Noël 2019 évidement... 

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 15 Janvier 2020

 

 

1 – Dans le silence du matin,
ô Jésus, descends dans mon âme,
sois mon compagnon de chemin :
mon cœur ardemment te réclame.
N’es-tu donc pas le grand ami
dont le souvenir me réveille,
tandis que je dors à demi,
que mon esprit encor’sommeille.

2 – Comme à ton humble laboureur,
en mes mains remets la charrue,
guide mes pas, ô doux sauveur
dans la terre encore si nue.
Pour que mon soc creuse profond,
donne-moi ta force divine ;
pour que mon labeur soit fécond,
que ton regard vers moi s’incline.

3 – Si la fatigue me surprend :
par pitié, pour ma main qui tremble,
viens à moi, je suis ton enfant :
nous travaillerons mieux ensemble.
Jusqu’au soir, reste près de moi ;
puis, quand du repos viendra l’heure,
je m’endormirai près de toi,
et tu garderas ma demeure.

4 – Nous t’offrons notre volonté,
notre cœur, notre intelligence,
pour obtenir de mieux t’aimer.
et, pour un peu mieux te comprendre.
Reçois nos joies, notre bonheur,
les travaux de notre journée,
et les peines et les douleurs
que ta main nous aura données.

     

 près de mon petit frère ! .. loin des polémiques grotesques et stériles . les petits zozios qui chantent à 5h 00, déjà les prémices du printemps.

" Dieu se trouve dans le silence !" je sais plus qui a dit ça. ça me fait doucement rigoler . il n'y a jamais eu autant de bruits .. 

je reste près de la crèche, il ne faut pas la quitter  ni la défaire , sans de nouvelles résolutions surtout quand c'est pour  quelqu'un qu'on aime. pas vrai mr. l'abbé ? 

bonne fête de St Maur à mes petits moines. 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 15 Janvier 2020

 

 

bravo Andrei ! happy new year 2020 .. un peu de bonheur, non mais ! 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 14 Janvier 2020

 

 

"Nisi Dominus ædificaverit domum in vanum laboraverunt, qui ædificant eam nisi dominus custodierit civitatem frustra vigilat qui custodit eam."

ps.126 

 

 

    C'est le Seigneur Jésus-Christ qui bâtit la maison. Beaucoup travaillent à la construction de cette maison, mais , si le Seigneur ne la bâtit lui-même, c'est en vain que ceux qui la construisent auront travaillé.  " Je crains pour vous d'avoir travaillé en vain parmi vous." disait saint Paul (Gal. V,11)

   Sachant que c'est Dieu qui élève intérieurement son édifice, il pleurait sur ceux pour qui il a travaillé en vain. Nous parlons donc extérieurement et Dieu bâtit intérieurement. C'est lui qui bâtit, c'est lui qui avertit, c'est lui qui menace, c'est lui qui ouvre l'intelligence, c'est lui qui applique votre esprit à la foi, et cependant, nous aussi , nous travaillons comme ouvriers; mais si le Seigneur ne bâtit la maison, c'est en vain qu'auront travaillé ceux qui la construisent. 

   Nous travaillons aussi à vous garder comme il appartient à des hommes de le faire, autant que nous le pouvons, autant que Dieu nous en donne le moyen..., mais notre travail est inutile, si Celui qui voit nos pensées ne vous garde. Il vous garde maintenant que vous veillez; il vous gardera encore lorsque vous dormirez. Il a dormi une fois sur la croix et il est ressuscité; désormais il ne dort plus . " Celui qui garde Israël ne dormira pas et ne sommeillera pas." (Ps. CXX,4)

   " Si Dieu ne garde la cité, c'est en vain que veilleront ceux qui la gardent. "

   Turenne disait à ses officiers qui le félicitaient d'une victoire que tous croyaient certaine :" Messieurs, si Dieu n'est avec nous, il nous reste plus de temps qu'il n'en faut pour être vaincus."

   Oui, si le suprême Ouvrier n'est pour rien dans la reconstruction du monde social, tous ces législateurs impuissants, tous ces fabricants de constitutions éphémères s'épuiseront en efforts inutiles; ils ne se succèderont les uns aux autres que pour mourir à la peine, comme leurs devanciers; et le jour où ils croiront poser le faite de l'édifice, monarchie, empire, république, peu importe, sera celui qui verra couler toutes leurs constructions. 

   Eclairés par l'expérience, voulez-vous asseoir la société, non plus sur le sable mouvant des systèmes, mais sur la pierre solide de la vérité? 

   Eh bien, cette pierre, c'est Jésus-Christ, (ICor,x,1) Que Jésus-Christ et son Evangile soit la base de vos constitutions et elles ne périront pas. (Mgr Plantier)

   Nous avons tous une maison à construire et une cité à garder. Jésus-Christ, dit saint Paul, est comme un fils dans sa propre maison, c'est nous-mêmes. Vous êtes une maison spirituelle , dit saint Pierre, vous servez à sa construction comme des pierres vives, et c'est pour cela qu'il est écrit que la pierre angulaire a été posée dans Sion . (IPier.II,5) 

   Cette pierre angulaire, c'est Jésus-Christ. Comment élèverions-nous cette maison sans lui? comment sans son puissant secours, pourrions-nous la garder? 

   " Si le Seigneur ne garde lui-même la cité, c'est en vain que veillent ceux qui sont préposés à sa garde.

   Notre âme, l'âme du chrétien, est souvent comparée à une ville , à une cité fortifiée: or, cette cité a des portes, ce sont nos sens; et ces portes elles ont besoin d'être gardées: il y faut même une garde sévère, sinon l'ennemi, qui rôde sans cesse autour de nous peut faire des incursions terribles dans la place. 

   Les portes de cette cité, trop souvent nous n'avons pas la main assez forte, assez sûre pour en défendre l'entrée.... 

   " Oui , notre âme est une cité dont les portes sont toujours mal gardées, quand elles ne sont gardées que par nous-mêmes. Heureux lorsque nous ne devenons pas complices de l'ennemi qui assiège la place et que, victimes de notre propre trahison, nous ne livrons pas nous-mêmes la clef de notre coeur . "

(Mgr Pie) 

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 14 Janvier 2020

Rédigé par Philippe

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Publié le 14 Janvier 2020

 

"Le marxisme-communisme, qui semblait avoir été banni après la chute du mur de Berlin, renaît et régnera sûrement sur l'Espagne"

"Le marxisme-communisme, qui semblait avoir été banni après la chute du mur de Berlin, renaît et va sûrement régner sur l'Espagne. Le Cardinal de Valence, Antonio Cañizares, a lancé une pastorale dans laquelle il félicite Pedro Sánchez en tant que nouveau Président du Gouvernement, tout en mettant en garde contre " une tentative d'empêcher l'Espagne d'être l'Espagne " et contre le climat de " tension " croissante dans la politique et la citoyenneté espagnoles

" Je ne souhaite ni ne dois omettre de féliciter le président élu et de lui souhaiter bonne chance dans sa gestion en tant que président, pour le bien de l'Espagne. Rassurez-vous, monsieur. Monsieur le Président, que pour ma part vous aurez en moi un collaborateur loyal, sincère, indépendant et libre, prêt à soutenir et à aider tout ce qui est fait au service du bien commun, de la justice et de la solidarité, en particulier avec les plus pauvres, dans les voies légales et participatives, comme je l'ai fait jusqu'à présent avec tous les présidents et les gouvernements légitimement constitués, quel que soit leur signe", commence sa lettre l'homme à la pourpre, qui admet que les débats sur son investiture "m'ont causé confusion et incertitude, inquiétude et un certain malaise".

Parce que j'ai pu constater que la situation que nous vivons est plus critique et plus cruciale que je ne le pensais et ne le croyais. " J'ai vu - dit Cañizares - une Espagne sans nord, en désordre, déconcertée et sans projet. Une Espagne divisée qui revient à des étapes de division et de confrontation, j'ai vu des haines, des visages tendus et des rejets, de l'intransigeance, une mémoire qui nous fait regarder vers l'avenir".

C'est avec une grande douleur, je dois le dire et vous avertir, que j'ai perçu une tentative d'empêcher l'Espagne d'être l'Espagne : les principes et les valeurs qui ont fait d'elle ce qu'elle est, depuis l'époque wisigoth, le porteur et le créateur de grandes entreprises, comme l'Amérique, ne sont plus là, ne comptent plus, et leur unité est destinée à être fragmentée et brisée. 

Attaques contre la Couronne et la Constitution
En même temps, le cardinal dénonce comment "l'esprit de la transition a été vidé et oublié ; cet esprit de concorde et de coexistence qui a donné naissance à la loi fondamentale d'une Espagne unie par la Constitution a été brisé" et le texte de la Magna Carta "n'est pas pris en compte, il est omis".

Un pilier fondamental qui unit et soutient l'État de droit est la monarchie et par certains, elle a même été attaquée et par d'autres, elle n'a pas été immédiatement défendue comme elle le mérite et devrait être exigée dans cette Espagne de la concorde, Surtout quand la Monarchie a été la clé de la transition et de l'esprit de la transition en Espagne et une garantie et un arbitre de la concorde et de l'entente entre les Espagnols, de la réconciliation entre eux, comme elle l'a été depuis sa restauration et aussi un moteur et une impulsion pour le développement et pour être considérée dans le monde entier avec respect et même avec admiration.

" La valeur de la vérité, celle qui nous rend libres, a été remplacée par un relativisme gnostique et éthique ", dit Cañizares, qui explique comment " le marxisme-communisme, qui semblait avoir été banni après la chute du mur de Berlin, renaît et régnera sûrement sur l'Espagne " ; la social-démocratie est défigurée, le sens démocratique est remplacé par l'imposition d'une pensée unique, et par un autoritarisme et un absolutisme incompatibles avec la démocratie et avec la reconnaissance des libertés qui ont leur fondement dans la liberté de conscience et de religion que j'ai vu menacée dans le débat".

"De toute façon, je n'aurais pas voulu faire ce diagnostic mais c'est ce que le débat inaugural nous a clairement offert. J'espère vraiment que cette situation va changer, et que nous tous, responsables de la politique et du gouvernement, ainsi que les citoyens ordinaires, travaillerons ensemble, sans exclusion, pour apporter ce changement. Pour ma part, je suis prêt et déterminé à le faire.

J'aimerais ajouter que j'ai suivi de façon responsable, autant que possible, les débats sur l'investiture, qui m'ont causé de la confusion et de l'incertitude, de l'inquiétude et un certain malaise. Pourquoi ? Parce que j'ai pu constater que la situation que nous vivons est plus critique et plus cruciale que je ne le pensais et ne le croyais.

 

Que l'on sache que j'ai une grande espérance, une vertu qui correspond toujours aux moments difficiles, et aux hommes de foi, et c'est pourquoi, en ce moment, en tant qu'archevêque, j'ai écrit la semaine dernière à tout le diocèse de Valence pour prier avec insistance pour l'Espagne, parce que pour Dieu rien n'est impossible et Il peut tout faire, Il nous aime vraiment, et Il nous sauve, dont la preuve est dans ce que nous avons célébré à Noël : Dieu avec nous, dans notre fragilité, notre faiblesse et notre pauvreté.
A tout ce que je dis : Courage ! Allez ! Nous avons vécu des moments pires. Et nous sommes sortis. Maintenant aussi. Bien sûr !

+ Antonio Cañizares Llovera

 

L'actuel gouvernement de coalition entre le PSOE et Podemos a proposé la possibilité de modifier la loi sur l'avortement en Espagne, afin que les mineurs de moins de 16 et 17 ans puissent avorter sans le consentement des parents.

 

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 14 Janvier 2020

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Publié le 14 Janvier 2020

Rédigé par Philippe

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Publié le 13 Janvier 2020

 

   "Mes larmes sont devenues mon pain."

   Les hommes mangent pendant le jour cette nourriture que l'on nomme du pain, et la nuit ils dorment, mais le pain des larmes est mangé nuit et jour, soit que vous preniez le jour et la nuit pour le temps tout entier, soit que, par le jour, vous vouliez comprendre les prospérités, et par la nuit, les adversités de ce siècle. 

   Au milieu des prospérités ou dans les adversités, je verse les larmes de mon désir, je ne perds rien de l'avidité de mon désir, et même, quand tout est bien pour moi dans le monde, tout y est mal , jusqu'à ce que je paraisse devant la face de Dieu. 

 Pourquoi me forcer de me féliciter, en quelque sorte, du jour, si quelque prospérité de ce monde vient à me sourire?

   Est-ce qu'elle n'est pas décevante? Est-ce qu'elle n'est pas transitoire, périssable, mortelle? est-ce qu'elle n'est pas temporaire, changeante , passagère? Est-ce qu'elle n'apporte pas plus de déception que de délectation? Pourquoi donc, même au sein de prospérité, mes larmes ne seraient-elles pas mon pain? Car , même lorsque le bonheur de ce monde brille autour de nous dans tout son éclat, tant que nous sommes dans ce corps, nous sommes voyageurs loin de Dieu . (II Cor. V,6) 

 

   Quelquefois les larmes n'ont pas de cause précise :" Il y a des larmes dans tout l'univers," et elles nous sont si naturelles, qu'encore qu'elles n'eussent pas de cause, elles couleraient sans cause, par le seul charme de cette ineffable tristesse dont notre âme est le puits profond et mystérieux. " ( Lacordaire )

   On pleure comme l'enfant au berceau, sans savoir pourquoi; on pleure parce qu'on est exilé, et que, dans l'exil, le sentiment de la patrie mouille souvent la paupière, alors même qu'on n'en n'a pas le souvenir distinct et présent.

   

   On pleure , parce que rien ne nous satisfait complètement, que le lait le meilleur contient quelque mélange d'absinthe, le vin le plus doux a ses gouttes d'amertume... Qui me dira la cause de ces larmes? " C'est, s'écrie Bossuet, c'est je ne sais quoi qu'on ne peut dire. " 

   N'est-il pas vrai , en empruntant dans un autre sens la pensée de Virgile, qu'il y a partout des larmes dans les choses. " sunt lacrymae rerum." 

  Il est d'autres larmes plus précieuses, plus fécondes, larmes divines, qui semblent tomber du ciel dans le coeur de l'homme: ce sont les larmes d'un coeur aimant, coeur qui est penché sur le coeur de Dieu, et qui pleure parce qu'il aime.

   N'en avons-nous jamais versé , de ces larmes parfumées, comme les appelle sainte Catherine? Nous avons dû en répandre, ne serait-ce qu'à l'époque de notre première communion, après une retraite , dans une oraison fréquente, à ces jours de lumière inopinée où Dieu semble vouloir entrer brusquement dans votre coeur, dans la pénombre d'une abbaye ?

Et je ne parle pas seulement des larmes extérieures; c'est vous que je veux spécialement désigner, larmes mystérieuses qui tombez en silence d'un coeur liquéfié d'amour; larmes immatérielles, invisibles , que les anges aperçoivent à peine, mais que Dieu distingue et reçoit avec bonheur comme la plus pure essence de l'âme ! 

   C'est vous que je salue, que je voudrais pouvoir adorer comme cette liqueur embaumée qui sort de certains arbres dans les pays orientaux! Vous coulez toujours: il n'est pas nécessaire que le tronc qui vous porte soit fendu par le fer, il suffit que ses feuilles soient agitées par la plus légère brise d'amour. 

 

 

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Rédigé par Philippe

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