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Publié le 16 Septembre 2009

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Publié le 11 Septembre 2009

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Publié le 10 Septembre 2009




Rentrée sous le signe de l’année sacerdotale

A l’occasion de la rentrée, Mgr Aillet invite à se réjouir des petits signes d’espérances qui nous sont donnés à contempler en cette année sacerdotale. Voici son message.
    
                        
      

Notre Eglise vit aussi en ces jours à l’heure de la rentrée. Je souhaite donc une bonne reprise à tous, en particulier aux prêtres qui commencent un nouveau ministère, et à tous les fidèles laïcs appelés à collaborer de plus près à leur mission pastorale.

Je vous donnerai prochainement des indications pratiques pour vivre au mieux l’année sacerdotale que le Pape Benoît XVI a promulguée en juin dernier, à l’occasion du 150ème anniversaire de la mort de saint Jean-Marie Vianney, curé d’Ars, patron de tous les curés et modèle de tous les prêtres.

Les mouvements des prêtres en ce début d’année nous donnent une occasion merveilleuse de remercier le Seigneur pour le Sacerdoce, don pour l’Eglise et pour l’humanité tout entière : le prêtre est le signe efficace de la présence du Christ à son Eglise ! Sans cette présence, elle ne pourrait pas assumer sa mission de salut du monde.

Comme l’a rappelé le Saint-Père à Lourdes, lors de son voyage mémorable en France il y a tout juste un an : « Le Sacerdoce est indispensable à l’Eglise, dans l’intérêt du laïcat ». Les fidèles laïcs ne pourraient pas déployer la grâce de leur baptême, qui les fait participer réellement au Sacerdoce du Christ, sans les prêtres !

Comme l’a rappelé le dernier Concile : si le sacerdoce ministériel des prêtres et le sacerdoce commun des fidèles sont distincts, non seulement de degré mais d’essence, ils sont cependant ordonnés l’un à l’autre.

Nous ne pourrons donc jamais nous accommoder de la crise des vocations que nous connaissons et nous devrons tout faire, non pas pour inventer des solutions de remplacement, dans une perspective somme toute défaitiste, mais pour susciter des vocations, et aussi pour appeler des prêtres de l’extérieur à venir nous aider…

Savez-vous que pendant que nous enregistrons une baisse croissante des entrées au Séminaire en France, le nombre des vocations sacerdotales est en augmentation à l’échelle du monde ?

Les laïcs n’ont rien à gagner à cette pénurie, et comme je l’ai déjà dit, leur participation à la vie de l’Eglise et leur collaboration au ministère des prêtres ne sont pas conditionnées par le manque de prêtres, mais exigées par la grâce même de leur baptême et de leur confirmation.

En cette année sacerdotale, vous comprendrez plus aisément l’importance de l’adoration perpétuelle qui a été établie à Saint André de Bayonne depuis le 25 mars dernier, principalement pour demander des vocations au Seigneur. La mise en place d’une chapelle semblable sera instaurée à Pau dans les prochaines semaines.

Dans le même sens, je suis heureux de confier à votre prière les 7 candidats déjà inscrits pour la Propédeutique qui ouvrira ses portes à Bayonne le 12 septembre prochain.

Nous rendrons grâce pour ces petits signes d’espérance. Nous rendrons grâce aussi pour la fidélité de nos prêtres, si généreusement dévoués à leur ministère, comme je peux le constater depuis neuf mois de présence dans notre beau diocèse, et qui nous permettent de relativiser les défections si complaisamment pointées par les medias.

Nous rendrons grâce enfin pour tous les fidèles engagés à leurs côtés : leur prière, leur soutien et leur collaboration active sont un don précieux pour l’Eglise.

+ Marc Aillet
Evêque de Bayonne, Lescar et Oloron

Septembre 09.

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Publié le 6 Septembre 2009








"Devant le caractère sacré de la vie et de l'être humain, devant les merveilles de l'univers, l'unique attitude adéquate est celle de l'émerveillement.

De cet émerveillement pourra surgir l'enthousiasme ....Les hommes d'aujourd'hui et de demain ont besoin de cet enthousiasme pour affronter et dépasser les défis cruciaux qui pointent à l'horizon. Grâce à lui, l'humanité, après chaque défaillance, pourra encore se relever et reprendre son chemin. C'est en ce sens que l'on a dit avec une intuition profonde que «la beauté sauvera le monde.

 


La beauté est la clé du mystère et elle renvoie à la transcendance. Elle est une invitation à savourer la vie et à rêver de l'avenir. C'est pourquoi la beauté des choses créées ne peut satisfaire, et elle suscite cette secrète nostalgie de Dieu qu'un amoureux du beau comme saint Augustin a su interpréter par des mots sans pareil : «Bien tard, je t'ai aimée, ô Beauté si ancienne et si neuve, bien tard, je t'ai aimée !"

 

Jean Paul 2.

 



































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Publié le 4 Septembre 2009





"Quelle est celle-ci . qui s'avance comme l'aurore lorsqu'elle se lève , qui est belle comme la lune et éclatante comme le soleil ,"



"La joie de la terre, plus encore que de souffrir pour Dieu, c'est d'être à Lui et de Le posséder déjà sous le voile de la foi dans l'amour, avec la ferme espérance de le voir au Ciel pour toujours. La joie naît spontanément et nécessairement de l'amour.."



TRP dom Roy
Fontgombault
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Publié le 30 Août 2009

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Publié le 28 Août 2009








"Il n'y a au monde que Dieu, que sa tendresse, que sa vérité, que sa beauté. Ce sont les yeux mal faits qui voient et qui regardent autre chose."

dom Delatte


La nature revit, reprend vie, reprend goût à la vie.
Il y a quelqu’un derrière tout ça. Pas l’homme, même si celui-ci voudrait bien.
L’homme procréateur, s’est autoproclamé impunément créateur. Cependant, force est de le constater il n’est que « pro (= à la place de) créateur ». Dieu - lui - demeure le seul et l’unique « créateur ». La confusion des rôles pousse aussi l’homme à trop s’attacher à la créature, il s’éloigne du Créateur. Enfin l’homme pour « cueillir » la beauté ne doit pas s’arrêter à la Créature, mais aller jusqu’au bout du chemin, et remonter jusqu’au créateur, car c’est là que se tient la vraie beauté, l’unique beauté, l’éternelle beauté de Dieu. Une beauté impérissable. Une beauté inflétrissable, heureuse, inviolable, incessible et toujours belle, toujours neuve, toujours fraîche. La fraîcheur de Dieu. ! N’a-t-on jamais pensé que Dieu était frais ? Il est frais, car il est vrai. Comment arriver à goûter la fraîcheur de Dieu ?

L’homme qui se sait procréateur et ne prend pas la place de Dieu, reste frais et dispos. Il goûte à cette fraîcheur indicible qui rend l’âme légère et profonde en même temps, sereine et quiète, puissante et douce. L’homme qui connaît sa place, reste serein. Il devient saint.

L’homme doit pour cela tenir sa place, toute sa place et rien que sa place : celle de procréateur et non de créateur. Tout ce que l’homme peut inventer ou « créer » n’est jamais fait à partir de rien. L’homme transforme, mais ne "crée" pas ex nihilo ; car il a tout reçu. Car au fond, qu’est-ce l’homme possède qui ne lui ait été donné dit l’Apôtre aux Gentils (et aux méchants aussi).
Car Dieu reste le premier et unique Créateur ex nihilo, même si dans sa grande bonté, il laisse à l’homme le soin de la nature, de la création! Le Créateur part de rien pour donner vie, le procréateur reçoit la vie et la transmet. Si le procréateur prend la place du Créateur, c'est-à-dire s’il dévie l’ordre naturel, la loi naturelle, alors il ne faut pas s’étonner de ce que la Création se rebelle, dans ses éléments, mais aussi dans la nature humaine. C’est le début d’un chaos. Certains dysfonctionnements dans la nature n’arrivent pas « au hasard ». Ce n’est pas la faute à « pas d’chance ».
Si l’on va contre la vie, contre la nature, contre la Création, alors la vie, la nature, la création se retournent et se rebellent… ! C’est physique. Mieux : c'est Métaphysique.

Car la Vie est dans la Création, mais Dieu seul en est l’auteur, à la fois de la Vie et de la Création. Dieu est auteur. Dieu est à la hauteur. Dieu est l’auteur-compositeur-inter
prète d’une Création artistique, esthétique, ordonnée, qui ne fait que louer son Créateur. Que fait la nature, chaque printemps, sinon de louer Dieu dans cet acte générationnel de renaissance?
La Création est œuvre, chef-d’œuvre de Dieu, gros-œuvre, son ouvrage éternellement aimé, béni et recommencé. Et Dieu esthète ne se lasse pas d’aimer sa Créature, sa Création. Il y a dans le printemps de Dieu et de la nature un mélange de beauté et d’amour. Et quand la créature décide de s’autodétruire, Dieu la recrée, et l’aime encore davantage. Car Dieu aime sa Création. La preuve : chaque année il la fait renaître cycliquement avec toujours plus de beauté et de splendeur.

Il dirige cette œuvre et cet œuvre, tel un chef d’orchestre fait exécuter ces partitions que sont les éléments de la nature, et à travers lesquels l’homme, lorsqu’il entend bien l’harmonie musicale, parvient à lire la loi de Dieu ; car si l’on s’approche bien du papier-musique, l’on y découvre les merveilles de cette loi de nature. Or, l'homme aujourd'hui a plutôt tendance à déchirer la partition pour jouer de la musique sérielle inaudible et vomissable.

Dieu est auteur d’une musique douce où il fait alterner les espaces de silence avec la joie ineffable des saisons, dont les résonnances seront rationalisées par l’homme acquis à la Sagesse.

Dieu ne se contente pas d’être un grand auteur-compositeur, il est complet dans son art. Il cumule tous les arts. Dieu est artiste à savoir « musicien », mais aussi peintre, sculpteur, chorégraphe, potier, horloger. Il est bien davantage que le froid et impersonnel « architecte de l’Univers » de nos frères en truelles et tabliers. Dieu est bien plus qu’architecte car il AIME avant tout sa création. Un architecte peut être un bon technicien, cela ne veut pas dire pour autant qu’il soit un technicien bon. Dieu est bon, et cette bonté il la transmet à sa Création.

Dieu est tout ça à la fois, lorsqu’il a bâti l’humanité et la nature qui lui sert de toile de fond. Simplement parce que Dieu ne se contente pas de « créer » seulement mais aussi il maintient « dans la vie » sa création. Il donne à la fois l’essence et l’existence, ces deux choses qui, en lui, se confondent. Et lorsque Dieu crée, il aime d’abord. « Et Dieu vit que cela était bon » nous dit le premier livre du Livre.

Dieu est à la fois le sculpteur et le peintre de nos âmes. Sculpteur car il modèle notre âme autant qu’il le peut à l’aide du burin des épreuves, des intempéries de la vie ; il l’affine, l’ébauche jusqu’à en obtenir les traits lisses et suaves d’une âme bien ronde en générosité et rompue aux sacrifices. Il burine bien nos âmes jusqu’à ce que les aspérités de l’égoïsme et du caractère mauvais puissent tomber telles des scories.

Mais Dieu est le peintre aussi, et sur le fond de la toile qu’est l’âme humaine, Dieu se plaît à peindre des paysages aussi différents que sont les âmes ; précisément, parce que dans la nature, il y a autant de paysages aussi beaux les uns que les autres, mais tous différents. Et que les âmes que Dieu peint sont belles !!! Quelle splendeur ! Quelle beauté ineffable trouve-t-on dans les âmes ! Comme dans les paysages.

Tous différents, mais tous « beaux ». Car Dieu est beau. Dieu aime la beauté, Dieu s’aime, sa bonté et sa beauté sont « diffusives de soi ». Dieu peint de la beauté et il en met partout ; Dieu ignore la laideur, la disharmonie, le déséquilibre prétendument artistique. Dieu se tient caché dans le κανων, la règle, l’ordre esthétique, l’harmonie. Dans l’ordre de la splendeur, dans la tranquillité de la beauté. Dieu aime ce qui est Beau. Car DIEU est BEAU. Une âme est belle, parce que Dieu y réside ; la laideur d’une âme vient de ce qu’elle a chassé Dieu de son logis. L’âme qui a chassé Dieu de chez elle, cherche une beauté vaine, illusoire, éphémère. Elle recherche celle de la créature et non celle du Créateur. On y revient… !

La beauté physique est illusoire car elle est toute relative et se flétrit tôt ou tard, en revanche c’est la beauté de l’âme que Dieu cultive. L’on croit parfois que la beauté physique pourrait être le reflet de l’âme. Ça reste à prouver, et personne n’est parvenu à établir ce lien de causalité. Au reste, certaines personnes belles physiquement sont des ruines à l’intérieur, des marécages insoutenables, d’innommables perversions !

Dieu au contraire embellit notre âme par sa présence secrète, sa douce force, sa lumière suave, son imparable silence, ses vertus insignes et sa grâce… ! oui, la Grâce. Enfin la Grâce !

Aujourd’hui les hommes et les femmes passent des heures devant le miroir pour se trouver « beaux » ou « moches » ; tout cela est bien illusoire et éphémère. C’est dans le miroir d’éternité de Dieu qu’ils devraient plutôt regarder leur âme, pour voir que la Beauté de Dieu y demeur inviolée ! Se voir en Dieu, c’est trouver Dieu beau. C’est dans le miroir du Saint Tabernacle, devant l’écrin du Très Saint et Auguste Sacrement, qu’il faut qu’ils se regardent et se retrouvent.

Une âme qui découvre Dieu en elle, devant le Saint Sacrement, a tout compris de la beauté de Dieu, de sa bonté, de sa vérité. Elle ne se trompe plus entre le Créateur et la Créature, et s’attache à la beauté du Créateur, pour laisser resplendir celle de Dieu dans la Créature.
Oui Dieu est beau, aussi et surtout dans l’âme, car s’il s’y tient caché il se révèle à celui qui le cherche, tel un trésor et il se fait chercher dans sa beauté. Le reflet des rayons du Très Saint Sacrement vient se poser sur l’âme qui rayonne à son tour.

L’âme est belle, car Dieu y repose mystérieusement beau. Tel un ostensoir. Son "souvenir luit en nous" comme un ostensoir. Dieu est beau.

Mgr Jean-François Grégoire Lantheaume


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Publié le 28 Août 2009

Le Vatican va-t-il changer la messe ?


La question du rite liturgique sera décidément au centre du pontificat de Benoît XVI. Après la libéralisation retentissante, en 2007, du rite « extraordinaire » de la messe (ou rite tridentin), la Congrégation pour le Culte divin travaillerait actuellement à en repréciser le rite ordinaire (missel de Paul VI). C'est du moins ce que révèle le vaticaniste célèbre Andrea Tornielli, dans le Giornale du 22 août. Selon ses informations, un document d'orientation aurait été remis au pape le 4 avril dernier par le cardinal espagnol Antonio Cañizares, préfet de la Congrégation pour le culte divin, après que celle-ci eut tenu le 12 mars sa réunion plénière.

Les membres de la congrégation (qui auraient voté le document à la quasi unanimité) auraient notamment proposé que le célébrant se tourne à nouveau vers l'Orient (position « dos au peuple »), au moins à l'instant de la consécration eucharistique, et que que soit réaffirmée la priorité de la communion dans la bouche sur la communion dans la main. Le missel pourrait être modifié dans sa partie introductive pour éviter les variations, et serait publié avec le texte latin en regard, ce qui permettrait la célébration en latin au moins pour les grandes fêtes. L'idée étant de redonner au rite une sacralité qui lui ferait défaut, et aux fidèles, le sens de l'adoration eucharistique.


C'est bien cette direction qu'indiquait le pape, lorsqu'il écrivait en 2007 aux évêques, dans le cadre de son moto proprio de libéralisation de la messe ancienne, que « dans la célébration de la Messe selon le Missel de Paul VI, on pourra voir se manifester, de manière plus forte que ce qui a souvent cours jusqu'à présent, cette sacralité qui attire beaucoup de gens vers l'ancien usage ». Car «la célébration avec un grand respect, et en conformité avec la prescription» est  « la garantie la plus sûre que le Missel de Paul VI puisse unir les communautés paroissiales et devienne aimé d'elles » .


Même si ces informations étaient confirmées, elles ne font état que de suggestions. Le Vatican pourrait prendre son temps avant d'agir de façon magistérielle. D'ailleurs le vice-directeur de la salle de presse du Vatican, le père Ciro Benedettini, s'est empressé d'affirmer le 24 août qu'il n'y avait actuellement « aucune proposition institutionnelle concernant une modification des livres liturgiques actuellement en vigueur ». Ces propositions n'en sont pas moins dans l'air du temps. Tout se passe comme si, au sommet de l'Église, on s'efforçait d'abord de familiariser l'opinion avec ces dimensions oubliées de la messe ancienne — restées chères en revanche au coeur des traditionalistes. Le pape lui-même a décidé, en janvier 2008, de célébrer à la chapelle Sixtine selon le rite ordinaire, mais en latin et en grégorien, tourné « ad orientem ». Et depuis juin 2008, il ne donne  plus la communion que dans la bouche, à des fidèles agenouillés sur un prie-Dieu. C'est à ce moment-là que le cardinal Cañizares, encore archevêque de Tolède, a rétabli le banc de communion à la cathédrale, et encouragé les fidèles à recevoir la communion à genoux et sur la langue. Il y a quelques semaines, c'est un  évêque des Etats Unis, Edward Slaterry, qui a annoncé qu'il célébrerait désormais la messe ad orientem.


En sus de ces cas d'application particulière, le discours général est lui aussi déjà très clair. L'ancien secrétaire de la Congrégation pour le Culte Divin, Albert Malcolm Ranjith, a affirmé en 2008 qu'il fallait « revoir » et « si nécessaire abandonner » la pratique de la communion sur la paume, qui selon lui «a contribué à favoriser un affaiblissement graduel et croissant de l’attitude de révérence envers les saintes espèces eucharistiques». Lui emboîtant le pas, le cardinal Cañizares déclarait en décembre 2008, peu après sa nomination à la tête de la Congrégation, que son objectif était  « de réaliser au cours de ces années une grande campagne de formation liturgique », non pas dans la visée du «changement pour le changement », mais pour « chercher tout le sens et surmonter la sécularisation de notre monde ».


Ce travail sur la liturgie vient-il inaugurer ce que les commentateurs appellent la « réforme de la réforme » de Benoît XVI ? Une expression confuse derrière laquelle se trouverait le projet clé du pape, celui de proposer une troisième voie qui ne renie ni Vatican II, ni la tradition qui l'a précédée, mais d'en faire la synthèse. Le message porté par son préfet le cardinal Cañizare est à cet égard assez clair : il s'agit de s'inscrire dans le sillage du Concile, tout en rectifiant le tir des interprétations jugées abusives. « Il y a eu un changement dans les formes, une réforme, mais pas un vrai renouvellement comme le demande cette constitution (Sacrosanctum Concilium, sur la sainte liturgie (1963) ndlr). Il est parfois arrivé que l’on ait changé par pur goût du changement par rapport à un passé perçu comme totalement négatif et dépassé», a-t-il déclaré en 2008.

 


Quant au pape, on peut lire a posteriori un sorte de contenu programmatique dans la lettre qu'il avait adressée en juin 2003, alors qu'il était encore le cardinal Ratzinger, à Heinz-Lothar Barth, un théologien traditionnaliste de l'université de Bonn. Celui-ci lui demandait de s'engager pour l'extension du rite ancien. « Une telle mesure ne peut être réalisée que progressivement», et comme « une autorisation limitée » lui avait répondu Joseph Ratzinger, car « la demande de la liturgie ancienne est limitée ». Mais il poursuivait : « Je crois qu'à long terme l'Église romaine doit avoir de nouveau un seul rite romain. L'existence de deux rites officiels pour les évêques et pour les prêtres est difficile « à gérer » en pratique. Le rite romain du futur devrait être unique, célébré en latin ou en langue vernaculaire, mais totalement dans la tradition du rite qui a été transmis . »


Et de détailler:  « Cela pourrait intégrer quelques nouveaux éléments qui ont fait leurs preuves, comme les nouvelles Fêtes, quelques nouvelles préfaces de la Messe, un lectionnaire étendu - plus de choix qu'avant, mais pas trop -, un « oratio fidelium », c'est-à-dire une litanie fixe d'intercessions après l'Oremus, avant l'offertoire où jadis il avait sa place ».


Objectif, donc : réconcilier les deux rites, leur permettre de s'interpénétrer, pour faire valoir qu'à aucun moment il n'y a eu rupture, mais toujours « continuité », selon la thématique chère au pape.


Et c'est bien dans ce sens que semble travailler actuellement le Vatican, dont l'ambition à long terme, est sans doute de mettre fin à un biritualisme qui ne correspond pas à une conception de l'unité qui le satisfasse. Reste à savoir, à court terme, quels éléments de la liturgie seront véritablement modifiés, et quelle sera la part de la recommandation, et celle de l'obligation.

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Publié le 28 Août 2009



Le secret d'un moine sera présenté en primeur au Festival des films du monde, la fin de semaine prochaine. Il raconte la quête d'authenticité du frère Albéric, la fragile survie des traditions, mais soulève bien malgré lui une controverse: à qui appartient la recette du fromage Oka?


Il y a des traditions qui ne s'achètent pas, même lors d'une importante transaction financière. Le fromage, par exemple. Lorsque Agropur est devenu propriétaire de la fromagerie de la trappe d'Oka, elle a aussi mis la main sur la recette du célèbre fromage. Mais pas sur son secret.

C'est du moins ce que prétend le frère Albéric, maintenant installé à Holland, au Manitoba. Le religieux a voulu reproduire dans son monastère le fromage trappiste original. Fait de façon artisanale, selon des traditions françaises qui remontent au XIe siècle. Un fromage qu'aucune industrie laitière ne pourrait reproduire.

C'est ce que raconte le film d'Yves Étienne Massicotte. On y voit le frère Albéric dans sa difficile quête d'authenticité. Car, avant de retrouver le goût qu'il cherchait tant, il a fait un bon nombre d'essais. Le fromage d'Albéric était bon, mais il lui manquait un petit quelque chose d'indéfinissable. Puis, un jour, le moine a mis la main sur le carnet d'un père fromager. Et là, il a eu une illumination. Le secret du fromage se trouvait à l'intérieur.

«C'est plus que la recette, dit le frère Albéric à l'écran. La recette officielle, on pourrait la passer à n'importe qui. On sait bien qu'il faut mélanger du lait, mettre de la présure, faire cailler le fromage puis le faire cuire. Mais il y a des détails qu'ils ont étudiés et qu'ils ont ajoutés et c'est ce qui fait que le fromage trappiste est onctueux, puis crémeux avec un arôme assez prononcé. C'est un document précieux.»

C'est après avoir goûté à ce fromage trappiste, trouvé dans un marché de Toronto, que le réalisateur Massicotte a eu l'idée de raconter cette quête de tradition. «J'ai retrouvé le fromage Oka de mon enfance, dit Yves Étienne Massicotte. Celui que mon père mangeait.» Il a immédiatement joint le frère Albéric au Manitoba.

Une chose que le réalisateur n'a pas faite, toutefois, c'est avertir Agropur de son projet. Les gens de la laiterie étaient en effet assez surpris lorsqu'ils ont appris l'existence du film la semaine dernière. D'autant plus que, sur les paquets de fromage Oka, Agropur vante la tradition du fromage, qui remonte à 1893, avec une image de l'abbaye.

En fait, contrairement à ce qu'affirme le frère Albéric dans le film, la recette du fromage Oka appartient à Agropur.

«Si on avait voulu une nouvelle fromagerie, on aurait construit une nouvelle fromagerie! lance Renée-Claude Boivin, responsable des communications pour la laiterie québécoise. Si on n'avait pas la recette, on ne ferait pas notre publicité là-dessus!»

Agropur connaissait déjà le frère Albéric, qui avait auparavant poussé les prétentions de son fromage au-delà de ses limites juridiques, explique Jean Brodeur, aussi représentant d'Agropur. «Le frère Albéric peut dire qu'il produit un fromage de type port-salut, dit-il. Mais il ne peut pas dire qu'il a la recette traditionnelle.» Les représentants d'Agropur comptent voir le film avant de décider de la suite à donner à cette affaire.

Le réalisateur avoue qu'il n'a pas vérifié les faits avant de faire son montage. «Ce n'est pas du journalisme, dit-il. C'est un film sur l'histoire du personnage. Et tout ce que je peux dire, c'est que c'est vrai que le fromage ne goûte pas la même chose!»

Sans aucun doute. Même s'il utilise aujourd'hui lui aussi du lait pasteurisé pour faire son fromage trappiste, le frère Albéric ne fait que quelques meules par semaine. Son apprenti et lui les affinent avec un soin monastique, dans le silence. Le jeune frère Angelo avoue que ça l'aide dans sa démarche spirituelle. S'il poursuit sa quête, il pourrait devenir le prochain fromager du monastère. Si Angelo n'est pas celui-là, le frère Albéric a juré de brûler son mystérieux livre et, avec lui, les secrets du fromage.

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Rédigé par philippe

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Publié le 28 Août 2009



Le petit Placide s'unit à la joie des scouts de Riaumont pour la prise d'habit de Benoit Margottin le 12 Septembre.
toutes mes prières pour lui.
Merci Benoît XVI

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