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Publié le 29 Mai 2017

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qu'on puisse être aimé de Dieu, ça m'étonnera toujours.. vu l'intérêt qu'on a en général pour moi ; je suis toujours  désarçonné en face de ça . que quelqu'un puisse m'aimer. !!!

 

 

Veni, creator Spiritus,
Mentes tuorum visita,
Imple superna gratia
Quae tu creasti pectora.
 
Qui diceris Paraclitus,
Altissimi donum Dei,
Fons vivus, ignis, caritas
Et spiritalis unctio.
 
Tu septiformis munere,
Digitus paternae dexterae,
Tu rite promissum Patris,
Sermone ditans guttura.
 
Accende lumen sensibus,
Infunde amorem cordibus,
Infirma nostri corporis
Virtute firmans perpeti.
 
Hostem repellas longius
Pacemque dones protinus;
Ductore sic te praevio
Vitemus omne noxium.
 
Per te sciamus da Patrem,
Noscamus atque Filium;
Teque utriusque Spiritum
Credamus omni tempore.
 
Deo Patri sit gloria,
Et Filio, qui a mortuis
Surrexit, ac Paraclito
In saeculorum saecula.
Amen.

 

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Rédigé par Philippe

Publié dans #spiritualité

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Publié le 28 Mai 2017

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    Des grandes fêtes liturgiques qui reproduisent parmi nous le souvenir des mystères chrétiens - disons : Noël, Pâques et la Pentecôte - on ne saurait dire laquelle s'imprime plus profondément dans la conscience du peuple fidèle ou lui apporte plus de joie spirituelle. Chacune le fait à sa façon, mais chaque fois la liturgie est l'instrument efficace qui traduit en signes sensibles le mystère de la fête en imprime la lumière sur nos âmes et marque notre joie de son sceau spirituel.

   Celles de Noël et de Pâques tournent sans cesse nos regards vers l'Humanité de Jésus, en tout semblable à la nôtre. Certes, il ne nous servirait de rien de nous tenir près de la Crèche avec les bergers, si nous ne confessions que l'Enfant est le Verbe, le Fils du Très-Haut; mais il est juste aussi que ce nouveau-né nous attache par le charme de l'enfance, par la douceur et la tendresse d'une maternité à laquelle Marie communique l'éclat de sa virginité. C'est son humanité encore qui permet à Jésus de souffrir au calvaire et qui nous attire à lui par la compassion, la reconnaissance et l'amour; c'est au triomphe de son humanité que les fidèles communient dans la joie de Pâques: car si le Christ n'est pas ressuscité en son corps, toute notre foi est vaine. Ainsi Noël et Pâques - comme le veulent les mystères de l'Incarnation et de la Rédemption - nous rendent sensible l'humanité du Christ, et la présence humaine d'un Dieu parmi nous fait partie de la joie des croyants en ces jours de fête.

   Autre est la joie de la Pentecôte. Elle n'est pas moins grande, l'expérience des fidèles l'atteste. Mais elle comporte un élément unique et nouveau, la présence intime de l'Esprit.  Certes, l'humanité du Christ n'est pas étrangère à cette fête; bien au contraire, l'Esprit qui se manifeste et qui répand sa joie est celui de Jésus :" Je vous dis la vérité: il vous est avantageux que je parte, car j'enverrai vers vous le Paraclet... Quand lui viendra, l'Esprit de la Vérité, il vous guidera vers la vérité entière: et il me glorifiera, car il recevra du mien et vous l'annoncera". jean XVI, 7,15, XIV 26

   C'est donc Jésus ressuscité qui nous l'envoie, c'est le message de Jésus qu'il nous fait comprendre, c'est la glorification de Jésus qu'il procure en nous remplissant de lumière et d'amour.

   Mais ce n'est pas vers l'humanité de Jésus, ni vers une réalité sacramentelle dérivée de son humanité et de sa passion que nous porte la grâce de la Pentecôte. Elle étend devant nous des perspectives nouvelles, celles d'un monde ouvert à l'Esprit et guidé par sa motion. Elle introduit dans l'histoire du monde et dans celle de nos âmes l'action d'un Esprit qui souffle où il veut , dont notre courte expérience ne sait d'où il vient ni où il va, sinon qu'il vient de Dieu et que son souffle nous remplit de force, de confiance et de joie. Les voies où il nous pousse sont celles que veut le Seigneur Jésus, mais parce que la motion divine est celle de l'Esprit, le monde en lui obéissant entre dans les voies de la liberté où se couronne la libération apportée par Jésus; il s'achemine vers son état de magnificence et d'achèvement.

   Le peuple chrétien le sait bien, et son expérience ne le trompe pas: il sent que la grâce de ce jour de la Pentecôte lui offre d'entrer dans un état de plénitude, de participer à un triomphe spirituel qui contient, si l'on ose dire, l'annonce et la promesse de perpétuelles aurores.

   Elles se lèvent à la fois sur la Création toute entière et sur chacune de nos âmes.

Replevit orbem terrarum .

   C'est une longue histoire que celle de notre Monde, soumis au temps et composé de matière, mais rempli par l'Esprit du Seigneur qui le contient tout entier et en consommera un jour la perfection. C'est une histoire qui s'ouvre avec le premier chapitre de la Génèse. Les effets de la Pentecôte couronnent ses longs développements; sa vraie signification éclate alors : oeuvre de la sagesse propre à l'amour, il doit sous la motion de l'Esprit-Saint rendre à Dieu amour pour amour et gloire pour gloire.

   Au commencement, dit la Génèse, avant même le premier jour de la création, l'Esprit déjà se meut sur l'univers informe et vide. Il plane au-dessus de l'abîme qui ne contient encore qu'informité et confusion, mais où le règne de l'ordre et de l'intelligence sont en préparation. L'Esprit les en fera sortir à son heure; et ce n'est pas Lui qui changera, mais le monde sur lequel la pensée créatrice et la sagesse immuable de l'amour planent "comme l'aigle qui agite les ailes au-dessus de ses petits" , sollicitant leur élan et leur communiquant, par quel influx mystérieux, la chaleur et la vie.

   Puis voici dans le monde sorti du chaos, la présence de l'homme.

Ce n'est pas seulement par son limon primitif qu'il appartient à ce monde, c'est bien plus encore par son intelligence. Il l'exerce dans un univers ordonné et soumis à la loi, et elle lui donne une ressemblance avec Dieu. L'Esprit continue donc à planer sur le monde, mais c'est dans l'âme des hommes que son action a son lieu privilégié. Le livre de la Sagesse nous la dépeint: elle dispose tout avec douceur; elle donne à la création son unité. Non seulement celle qui assemble ses éléments en un univers harmonieux et significatif, mais l'indéchirable unité de l'homme et du monde matériel.  Grâce à l'homme, l'univers a une voix pour s'exprimer, et c'est la Sagesse qui lui fournit les mots éternels qu'il doit prononcer :" Car l'Esprit du Seigneur a rempli l'univers , et lui, qui contient tout, sait tout ce qui se dit" .  Sagesse, I,6 55

    Ce sont précisément ces paroles de l'Ancien Testament que l'Eglise reprend au seuil de sa liturgie de la Pentecôte. Le texte du Livre de la Sagesse que nous venons de citer devient l'Introït de la messe; il ouvre en ce jour la célébration du sacrifice du Nouveau Testament.

   Il en indique le sens, car depuis Noël et depuis Pâques, notre monde n'est plus seulement un monde créé, c'est un monde racheté. Jésus - le Verbe - y a planté sa croix et elle n'en sera pas arrachée, son sang y ruisselle et n'en sera pas effacé : l'Esprit du Seigneur qui contient ce nouvel univers, qui plane sur lui et qui le pénètre, est l'Esprit du Seigneur Jésus.

   De même que la venue de Jésus, le Verbe dans le monde, n'y abroge rien, mais le parfait et l'achève, de même la surabondante présence de l'Esprit envoyé par Jésus le conduit-elle à sa plénitude, et elle achève dans la joie l'oeuvre commencée à la création : l'Esprit du Seigneur a rempli l'univers, et le monde entier dans tout l'orbe terrestre, exulte: TOTUS in orbe terrarum mundus exultat.

 

REPLE CORDIS INTIMA;

  

   L' âme chrétienne, comme le Monde, exulte, mais d'une joie intime et personnelle. De même que l'Esprit remplit l'univers, de même établit-il sa demeure en chacun de nous. De même qu'il est l'âme d'un Royaume qui comprend la plebs sancta du Christ, de même est-il le souffle qui de l'intérieur anime chacune de nos vies.

   A l'extension de l'univers qui s'offre à l'action de l'Esprit correspond la profondeur de nos âmes. Le véritable abîme sur lequel plane l'Esprit de Dieu n'est point tant celui des eaux ou de la matière dont la sagesse peut faire sortir un monde immense; c'est l'abîme sans fond du coeur humain d'où elle peut faire jaillir un amour sans bornes. Notre âme spirituelle est plus profonde que le monde n'est grand; l'Esprit habite infiniment plus en chacun de nous qu'en toute la création qu'il remplit pourtant de sa présence.

   Il faudrait parcourir de nouveau la suite des mêmes livres saints et recueillir leurs enseignements.

   L'Esprit, dit la Génèse, se mouvait au-dessus de la terre informe qui s'offrait aux figurations de l'Amour. Mais qu'en fera-t-il sortir?  Non seulement la fleur des champs ou l'astre du ciel ou le foisonnement des vivants, mais l'homme, l'Unique, le seul avec Dieu qui puisse dire dans le monde : Je, ou :  Moi, et s'affirmer comme une personne .

   Que dit le Livre de la Sagesse? Que l'Esprit de Dieu remplit l'univers, mais aussi qu'il pénètre dans les âmes car il ' aime les hommes " . Il est le témoin de leurs coeurs ; il scrute leurs reins; il leur donne " la véritable science des êtres et de la structure de l'univers " ; il est l' "éducateur " des hommes.

   Quand Jésus enfin instruit ses disciples du rôle nouveau de l'Esprit dans le monde racheté,  c'est sur son caractère d'intimité personnelle qu'il insiste. L'Esprit qu'il leur enverra habitera en eux: c'est l'intime de leur âme qu'il éclairera, c'est dans le secret de leur coeur qu'il leur fera voir le chemin que l'amour leur trace; il leur parlera comme un hôte intérieur dont ils ne pourront méconnaître la présence.

   Aussi est-ce au désir de cette intimité personnelle que conduit la magnifique liturgie de la Pentecôte.  L'INTROîT  de la messe nous montre l'univers rempli de la présence de l'Esprit; mais voici , avant même l'Evangile où Notre-Seigneur ne nous parlera que d'initimité, le chant liturgique propre à la fête, l'admirable invocation du Veni Sancte Spiritus. Elle est consacrée toute entière à nos relations personnelles avec l'Esprit d'amour.

   C'est lui, l'hôte très intime de l'âme et son consolateur très bon, repos dans le labeur et douceur dans les larmes, lumière bienheureuse qui pénètre au plus profond des coeurs. Puis viennent toutes les humbles tâches que l'amour accomplit dans l'habitation où il se plait : lavez ce qui est souillé, arrosez ce qui est aride, pansez ce qui est blessé, adoucissez ce qui est raidi, redressez ce qui est dévié. On a souvent fait remarquer que les tâches ainsi confiées à l'Esprit-Saint sont celles dont s'acquitte la mère auprès de l'enfant très petit et très aimé. C'est que l'amour, lorsqu'il arrive à un certain degré de tendresse et d'intimité, n'a pour s'exprimer que les symboles humains qu'il emprunte à l'amour de la mère et il n'en est pas de plus personnel.

   Telle est la fête de la Pentecôte. Fête de la plénitude qui couronne les apports de Noël et de Pâques, comme l'effusion et le triomphe de l'Esprit d'amour couronnent l'oeuvre de l'Incarnation et de la Rédemption.

Sa plénitude n'est telle que parce que l'homme et la création s'y trouvent unis et réconciliés, l'un définitivement introduit en son état d'enfant de Dieu, l'autre, le monde, comblé en son ardent désir de glorifier Dieu par l'entremise de l'homme . " Vous avez reçu, dit saint Paul, un Esprit d'adoption en qui vous criez : " Abba , Père; et cet Esprit lui-même rend témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu... Et la création toute entière attend avec un ardent désir la manifestation des enfants de Dieu; car jusqu'à ce jour elle gémit et souffre, mais elle aspire à être délivrée de la vanité, et à avoir part à la liberté glorieuse des enfants de Dieu."

   A l'homme et à la création, la Pentecôte donne en prémices cette délivrance, cette liberté, cet achèvement .

R.P. Delon op

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Rédigé par Philippe

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Publié le 26 Mai 2017

Rédigé par Philippe

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Publié le 25 Mai 2017

 

Veni creator spiritus.

 

intentions personnelles: pour un jeune couple en difficulté  dont la maman doit être hospitalisée.

pour Charles, (baccalauréat 2017) .

 

 

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 24 Mai 2017

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"les yeux fixés sur Jésus."

saint Paul .

« Si vous êtes ressuscités avec le Christ, recherchez les réalités d’en haut : c’est là qu’est le Christ, assis à la droite de Dieu. Pensez (ou goûtez) aux réalités d’en haut, non à celles de la terre » (Col 3, 1-2).

Ce texte figure parmi les plus magnifiques expressions scripturaires du Mystère Pascal, qui comprend la Résurrection et l’Ascension du Seigneur. Il nous élève au-delà de nos pensées et de nos préoccupations terre à terre pour nous situer sur le plan des réalités d’en-haut.

Quand on lit l’Évangile, on s’aperçoit que c’est cela, le Mystère Pascal. À Pâques, les disciples et les saintes femmes sont à la recherche d’un mort, et on leur annonce un ressuscité ; ils sont dans la tristesse, et on leur fait part d’une joie extraordinaire ; ils ont des soucis terrestres, et on leur ouvre l’esprit à quelque chose de beaucoup plus grand.

C’est qu’en effet, durant la nuit, s’est produit un évènement capital qui a bouleversé l’ordre du monde : avec la Résurrection du Christ, plus rien ne peut être comme auparavant ; la création est rentrée en grâce avec Dieu. Avec l’Ascension du Christ, la création est entrée au Ciel, et nous avec elle. C’est la promesse de ce qui se réalisera pleinement dans l’éternité.

+ Dom Philippe Dupont

abbé de Solesmes

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 24 Mai 2017

faut pas la déranger, elle fait oraison.

[:malavita:1] avec Mère  Marie - Philippine du Très Saint Sacrement, (c'est une op, pas osb)"accordez-nous d'habiter nous aussi, par la pensée,  la demeure du ciel. " oremus

Pourquoi seulement par la pensée, ? alalala... vivement le ciel oui !

père prieur . Rp Lucien Merle

 

sous prieur: lui c'est in adjutorium. dès qu'il lève la tête il dit :" Deus in adjutorium mem intende !" un tic attrapé au noviciat..

frère Stanislas Pinson  O.F.M. scellérier .

 

La communauté vous souhaite un bon week-end de l'Ascension .

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 23 Mai 2017

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Le Saint Esprit est par attribution, le principe de l'Eglise.

    Il la consacre et la manifeste au jour de la Pentecôte :" Quand arriva le jour de la Pentecôte, ils étaient tous ensemble en un même lieu, et tout à coup il vint du ciel un bruit comme celui d'un vent qui souffle avec force, et il remplit toute la maison où ils étaient assis, et ils virent paraître comme des langues de feu qui se partagèrent et se posèrent sur chacun d'eux; ils furent tous remplis de l'Esprit-Saint et ils se mirent à parler d'autres langues selon que l'Esprit leur donnait de s'exprimer. " (Act, II, I-4)

   Il la conserve dans l'unité :" Que la communion du Saint-Esprit (c'est-à-dire la communion dont le Saint-Esprit est l'agent) soit avec vous tous" . (II Cor. XIII, 13)

   Il ordonne en elle les diverses fonctions de la vie : " A chacun est donnée la manifestation de l'Esprit pour l'utilité. A l'un en effet est donnée par l'Esprit une parole de sagesse, à l'autre une parole de connaissance, selon le même Esprit, , à un autre la foi dans le même Esprit, à l'autre le don des guérisons dans ce même Esprit, à l'autre la puissance des miracles; à un autre la prophétie, à un autre le discernement des esprits; à l'un la diversité des langues, à l'autre le don de les interpréter. Mais c'est le seul et même Esprit qui produit tous ces dons, les distribuant à chacun en particulier comme il lui plait . (I Cor XII, 7, 11)

   Le Saint-Esprit régit, par le Christ, toute l'Eglise. Mais c'est un principe invisible et secret.

   S'il y avait dans l'homme un principe caché qui vivifiât la tête elle-même, et par elle tous les membres, on pourrait comparer son rôle à celui du Saint-Esprit dans l'Eglise.

   Les anciens ont pensé au coeur.

Parlant du rôle respectif du Christ et de l'Esprit-Saint, Saint Thomas écrit :" La tête est extérieurement supérieure aux autres membres, mais le coeur exerce comme une influence occulte. Aussi est-ce au coeur qu'il faut assimiler le Saint-Esprit qui, dans le secret , vivifie et unit l'Eglise, et c'est à la tête que doit être assimilé le Christ, lequel, selon sa nature visible, est un homme préposé aux autres hommes. "

   Et encore :" Le coeur est un membre caché, la tête un membre apparent. Le coeur peut donc signifier la divinité du Christ ou du Saint-Esprit; et la tête la nature visible du Christ, vivifiée par la divinité sensible."

   Ils ont pensé aussi à l'âme.

   Notons tout de suite qu'à s'en tenir au seul vocabulaire aristotélicien le nom d'âme de l'Eglise conviendra en propre au principe formel qui anime l'Eglise, c'est-à-dire d'abord au principe créé comportant trois éléments: l'orientation juridictionnelle, le caractère sacramentel, la grâce sacramentelle;  ce sont là trois effets du Saint-Esprit, ce n'est pas le Saint-Esprit lui même.

  C'est donc au sens métaphorique que le nom d'âme de l'Eglise peut-être donné au Saint-Esprit tant qu'on en reste à considérer le Saint-Esprit comme le principe efficient qui ne cesse de régir personnellement l'Eglise par sa providence.

   Notons encore, avec Cajetan, que ' l'âme préside au corps selon un triple ordre de causalité: selon la causalité efficiente, car elle est la cause des mouvements corporels du vivant; selon la causalité formelle, car elle est la forme du corps; selon la causalité finale, car le corps est pour l'âme . "

   Quand nous parlerons de l'habitation du Saint-Esprit dans l'Eglise qui l'hospitalise, nous comparerons son rôle à celui de l'âme considérée comme cause formelle et comme cause finale; pour le moment, c'est surtout à l'âme considérée comme puissance motrice du corps qu'il convient de comparer l'action du Saint-Esprit sur l'Eglise.

   On trouve cette dernière comparaison par exemple dans saint Augustin. Il explique, dans un sermon de Pentecôte, que si le Saint-Esprit donné aux temps apostoliques était souvent accompagné du don des langues, c'était pour présager que l'Eglise qu'il consacrait parlerait bientôt toutes les langues et passerait dans toutes les nations. Cette prophétie est maintenant accomplie; la grande Eglise répandue de l'Orient jusqu'à l' Occident parle toutes les langues et il suffit, pour les parler toutes par elle de ne faire qu'un avec elle.

Qu'on ne craigne donc pas d'être sans le Saint-Esprit si l'on n'a pas reçu le don des langues :

   Voulez-vous avoir l'Esprit-Saint ? Ecoutez, mes frères. L'Esprit qui fait vivre tout homme, qui fait vivre chaque homme , s'appelle l'âme. Voyez ce que fait l'âme dans le corps. Elle vivifie tous les membres: elle voit par les yeux, entend par les oreilles, sent par les narines, parle par la langue, oeuvre par les mains, marche par les pieds. Elle est présente à tous les membres à la  fois, pour leur donner la vie. A tous elle donne la vie, à chacun d'eux une fonction propre. Ni l'oeil n'entend, ni l'oreille et la langue ne voient, ni l'oeil et l'oreille ne parlent. Cependant tous vivent, l'oreille, la langue etc... Les fonctions sont diverses, la vie est commune.

   Ainsi est l'Eglise de Dieu: en tels saints elle fait des miracles, en tels saints elle prêche la Vérité, en tels saints elle garde la virginité, en tels saints elle observe la pudeur conjugale, en certains ceci, en d'autres cela. Chacun a son oeuvre propre, mais tous ont pareillement la vie. Et ce que l'âme est au corps de l'homme, l'Esprit-Saint  l'est au corps du Christ qui est l'Eglise. L'Esprit-Saint fait dans toute l'Eglise ce que fait l'âme dans tous les membres d'un corps. "

   Saint Basile avait dit, en appuyant peut-être davantage sur le rôle du Saint-Esprit comme cause formelle de l'Eglise :"

   De même que le tout est dans les parties, ainsi le Saint-Esprit est-il partout par la répartition des dons. Nous sommes tous membres les uns des autres, ayant reçu chacun, selon la grâce de Dieu qui nous a été faite, des dons différents  ... Les membres ont les uns pour les autres la même sollicitude mutuelle. Ils sont rassemblés dans la même communion spirituelle par l'affection réciproque qui leur est innée. Aussi, lorsqu'un membre souffre, tous les membres souffrent avec lui, et lorsqu'un membre est honoré, tous les membres sont honorés avec lui.

nb (on le voit, quand il n'y a plus aucune compassion, qu'on ne prend même plus soin des nouvelles de l'autre, qu'on laisse l'autre dans l'indifférence et le mépris, - on ne lui répond parfois même pas, -  ces gens ont-ils encore  le sens de l'Eglise? A se demander souvent surtout de nos jours! maintenant ce serait plutôt crève dans ton coin et fout nous la paix , ça se dit tradi souvent,  avec plein de morale et de principes , de rigueur liturgique mais  le sens de l'autre, ?   bref !  )

   De même donc que les parties sont dans le tout, ainsi nous sommes chacun dans l'Esprit, car nous avons tous été baptisés dans un seul corps, en vue d'un seul Esprit.

cardinal Journet .

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Rédigé par Philippe

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Publié le 22 Mai 2017

 

 

La bande-annonce d'un documentaire français sur l'abbaye bénédictine de Fontgombault, diffusé en 2016, connaît un succès international, aussi massif que mérité.

Plus d’1,5 million d’internautes ont déjà visionné le magnifique « teaser » de Fons Amoris, le documentaire réalisé par Marc Jeanson sur les moines de Fontgombault. Il faut dire que la pureté des images et le chant grégorien s’avèrent bouleversants dès les premières secondes de cette bande-annonce.

L’abbaye de Fontgombault, fondée il y a plus de 1000 ans, est une abbaye bénédictine de la congrégation de Solesmes, située dans l’Indre. Elle comprend aujourd’hui une soixantaine de moines vivants, selon la règle de saint Benoît, dans le silence, alternant prières, travail manuel et offices dans la liturgie traditionnelle.

« Mystère que toutes ces vies cachées au long des siècles, consumées derrière des murs. Mystère insondable et qui, pourtant, à travers les interrogations qu’il éveille au coeur des hommes du monde, peut conduire chacun, selon des voies diverses, aux portes d’un Mystère plus grand encore, celui devant qui seul le silence est éloquent… », souligne le commentaire dès le début du documentaire.

Aleteia

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 21 Mai 2017

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O Feu consumant, Esprit d'amour,
survenez en moi afin qu'il se fasse en mon âme
comme une incarnation du Verbe;
que je Lui sois une humanité de surcroît,
en laquelle il renouvelle tout son mystère.

ste Elisabeth de la Trinité .

 

" Nous devons aussi réellement manger sa Chair et boire son Sang, qu'il les a pris l'un et l'autre. Et c'est là notre salut, notre vie.  Car par ce moyen, il ne prend pas seulement , en général, une chair humaine : il prend la chair de chacun de nous, lorsque chacun de nous reçoit la sienne. Alors il se fait homme pour nous; il nous applique son Incarnation."

Bossuet

Le premier fruit de l'Alliance ainsi contractée avec nous par le Verbe Incarné est une véritable communion de vie.  Et c'est pourquoi il nous donne sa Chair et son Sang sous des apparences de pain et de vin.

La vie que la sainte Humanité du Christ nous apporte est cette vie divine dont le principe est la plénitude en Lui, Verbe Incarné, et que tout le but de son Incarnation a été justement de communiquer au monde.

Mais écoulée en nous, il est nécessaire qu'elle y soit en quelque sorte fécondée afin de porter son fruit. Et elle ne peut l'être que par notre libre coopération personnelle .

   C'est dans la Communion même que cette coopération doit commencer. Là il faut avant tout nous ouvrir au secours tout puissant que le Christ nous apporte, nous livrer à la vertu et à l'amour de l'Incarnation. Une telle adhésion contient en puissance tout le travail actif de notre conformation au Christ.

Nous unir au Christ, nous modeler sur le Christ: c'est la plus grande oeuvre humaine, le terme de notre activité surnaturelle, le plus grand amour que nous puissions donner au Verbe Incarné, et sa vraie glorification.

   A cette grande oeuvre, notre journée entière - non seulement nos prières, nos peines, nos travaux, nos sacrifices, mais jusqu'à nos actes les plus indifférents et simplement humains - peuvent concourir.

   En Lui, chacun de ses actes a été baigné de sa religion envers le Père, de sa charité envers ses frères. Dans la mesure où nous serons fidèles à redresser vers Lui notre être pécheur, et à faire monter avec Lui de tous nos actes une même religion et un même amour vers le Père céleste, s'opérera notre conformation à Lui.

   Le sacrifice, commencé sur l'autel, se termine donc, pour ainsi dire, dans l'âme du communiant.

   Le don de soi-même que fait le communiant est bien son véritable sacrifice. Et ce sacrifice, il le continue, il l'intensifie tout le long du jour, en cherchant par le travail de conformation au Christ, à l'élever à la mesure du Christ.

   Par là se réalise une sorte de compénétration de l'oblation du Verbe incarné et de celle de chaque racheté. , qui déborde l'instant fugitif du sacrifice , et fait de toute la vie du chrétien un holocauste uni à l'Holocauste rédempteur et glorieux du Souverain Prêtre.

M. Lepin.

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Rédigé par Philippe

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Publié le 20 Mai 2017

Rédigé par Philippe

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