spiritualite

Publié le 8 Juin 2020

 

     Ma piété envers Jésus-Eucharistie doit se manifester sous trois formes qui correspondent aux trois aspects sous lesquels l'Eucharistie se présente et se donne à moi:

- la présence réelle

- le saint Sacrifice de la messe

- la sainte communion.

Glorifier Jésus-Eucharistie, c'est le visiter avec une foi invincible en sa divine présence, en sa divinité, en son amour, et comme corrollaire et manifestation de cette foi forte et éclairée, oublier en sa présence tout ce qui n'est pas lui; et dès lors , les irrévérences dont je me rends hélas! si souvent coupable au pied des autels, la froideur qui m'en éloigne, sont autant de violations du devoir de la sanctification du nom divin, autant de contradictions et d'oppositions à la demande que j'y formule: Père, que votre nom soit sanctifié. 

   Glorifier Jésus-Eucharistie, c'est non seulement le visiter dans sa prison du Tabernacle, c'est aussi tenir à honneur et à profit d'assister au sacrifice qui l'immole sur l'autel, de m'unir à ses sentiments d'adoration envers son divin Père, c'est recueillir avec une sainte avidité les fruits du précieux Sang.  Et dès lors, c'est encore contredire ma prière que d'être indifférent à l'assistance au saint Sacrifice, de n'y venir que contraint et forcé par la loi positive de l'Eglise et de ne pas aimer à m'éclairer sur la grandeur sans pareille ici-bas du mystère qu'accomplit le prêtre à l'autel. 

   Glorifier Jésus-Eucharistie enfin, c'est le recevoir en moi par la sainte communion, le recevoir aussi souvent que possible, avec une ferveur qui grandit de jour en jour, puisque la sainte communion est l'aboutissement dernier du mystère eucharistique et que Jésus ne se fait Hostie que pour devenir mon pain quotidien. Et dès lors c'est manquer au devoir de glorifier l'Eucharistie que de s'éloigner de la sainte communion, sous des prétextes spécieux, comme aussi de ne pas apporter à la préparation et à l'action de grâces toute la ferveur dont je suis capable.

   Ainsi, en ce qui me concerne mon devoir personnel de glorifier le saint nom de Dieu, j'y satisfais pleinement par le parfait accomplissement de mes devoirs eucharistiques, comme aussi toutes mes fautes contre l'Eucharistie sont autant de contraventions à la première demande de l'Oraison dominicale, 

car l'Eucharistie, c'est Dieu, l'Eucharistie, c'est Jésus-Christ et donc le Verbe de Dieu, le nom substantiel de Dieu.

   Mais pour réaliser pleinement et mon devoir et le sens de ma prière à l'accomplissement de mes obligations personnelles envers l'Eucharistie, il faut que j'ajoute le zèle, pour le faire connaître, aimer, glorifier de tous ceux sur lesquels je puis agir, par tous les moyens d'apostolat qui me sont accessibles ou auxquels je puis coopérer . Et là quelle matière à examen!

   Puisque je ne suis ici-bas que pour glorifier Dieu, c'est donc le zèle de la gloire de Dieu, de Jésus-Eucharistie, qui doit me guider toujours, diriger et inspirer toutes les formes de mon activité. Et je dois rien avoir de plus à coeur de réaliser dans ma vie, selon la mesure d'influence que Dieu me donne et sans en laisser rien perdre, la parole de l'Ecriture: Compelle intrare. (Luc XIV, 23)

Poussez, entraînez les âmes vers l'Eucharistie. 

   Que votre règne eucharistique arrive!

Régnez seul à jamais sur nous par l'empire de votre amour, par le triomphe de vos vertus, pour votre plus grande gloire. 

  " Je suis venu apporter le feu sur la terre et que désirai-je sinon qu'il s'allume?

 

Oh ! puissions-nous être les incendiaires de ce feu céleste ! 

 

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 7 Juin 2020

   

 en action de grâces , pour nos prêtres. 

   Dès le commencement de la prière que Jésus votre Divin Fils m'a enseignée, ô mon Dieu, je dois sortir de moi-même, m'élever au-dessus de toutes les réalités terrestres et monter jusqu'aux cieux pour vous y trouver et vous y rendre l'hommage de mon adoration. 

   Et cependant vous êtes partout et votre être immense remplit le ciel et la terre. Tous les jours, avec l'Eglise, à l'heure du divin sacrifice, je chante du coeur et de la voix le cantique où il est dit que les cieux et la terre sont pleins de votre gloire et de votre majesté: Pleni sunt caeli et terra majestatis gloriae tuae.

    Bien mieux, il m'est impossible , lors même que ma volonté révoltée en formerait le désir, d'échapper jamais à votre regard et à votre présence : Quo ibo a spiritu tuo et quoi a facie tua fugiam? Si je descends au fond des abîmes, je vous y rencontre; si je déploie mes ailes pour m'enfuir jusqu'aux extrémités de la mer, c'est votre main qui me conduit, et votre droite qui me saisit : Si descendero in infernum, ades; si sumpsero penas meas diluculo et habitavero in extremis maris, etenim illuc manus tua deducet me et tenebit me dextera tua. 

   Et comment pourrai-je vous fuir, ô mon Père, puisque c'est en vous, comme me l'enseigne votre Apôtre, que j'ai la vie, le mouvement et l'être: In ipso vivimus, movemur et sumus . Act. XVII,28

   Pourquoi donc Jésus m'enseigne-t-il à dire en vous invoquant :" Père, qui êtes dans les cieux? " 

   Ah ! c'est pour me rappeler que le ciel, parce qu'il est la demeure de mon Père, est ma véritable patrie, et que je ne suis qu'un étranger et un voyageur sur cette terre où je passe quelques jours , quelques années d'épreuve. 

   Mais enfin ce ciel qui est votre demeure, sur lequel je dois porter et le regard de mon intelligence et les aspirations de mon coeur, est-ce donc cette voûte azurée et parsemée d'étoiles sans nombre qui est au-dessus de ma tête et que la sainte Ecriture appelle le firmament? 

   Non certes, il n'y a là qu'une image sensible, accommodée à ma nature , mais ma raison et ma foi me disent que ce ciel, c'est Vous-même, ô mon Dieu et mon Père, vous dans votre immensité et dans l'infinité de vos perfections; c'est vous-même, non plus présent seulement dans vos oeuvres , mais visible en votre essence, vous-même devenu pour ceux qui répondront à votre appel, l'objet d'une contemplation et d'une béatitude sans fin. 

   Et c'est ainsi que les premiers mots de ma prière me remettent en mémoire cette pensée, au coeur de cette espérance, qu'un jour, je vous contemplerai face à face et que mon ciel, le ciel que vous voulez que j'attende et que j'espère, ce sera de vous adorer dans la contemplation ravie de vos infinies perfections. 

   Ici-bas, ô mon Dieu, parce que c'est le lieu de passage et le temps de l'épreuve, je ne vous contemple que sous le voile et comme dans un miroir " per speculum et in aenigmate "  (I Cor. XIII, 12 ), je vous contemple et vous adore dans la création qui porte les vestiges de votre sagesse, de votre puissance, de votre immensité, dans l'ordre magnifique et la parfaite harmonie de ces millions de mondes répandus dans l'espace, dans la multiplicité presque infinie des êtres qui, du plus grand au plus petit, ont chacun leur place dans le plan de votre providence; je vous adore en moi , ô mon Dieu, où je trouve non plus seulement des vestiges, des marques de vos perfections, mais déjà la ressemblance de votre nature; dans ma pensée capable de mesurer dans l'espace ces soleils et ces étoiles que vous y avez semés à profusion , et de la contemplation de l'oeuvre, de s'élever jusqu'à la connaissance du divin artisan de toutes ces merveilles; dans mon coeur aussi que vous avez fait plus grand que le monde, afin que rien ici-bas ne pût le satisfaire et qu'il ne pût trouver qu'en vous le rassasiement de ses désirs. 

   Mais surtout, je vous contemple et vous adore, ô mon Dieu, dans votre Verbe divin, la splendeur de votre gloire et l'image de votre substance , " splendor gloriae et figura substantiae ejus. " que vous nous avez donné, afin que nous ayons dès ici-bas, comme avant-goût des délices de la vision béatifique, la plus parfaite manifestation de vos perfections infinies; je vous adore en Jésus-Christ, mon Sauveur bien-aimé. Et parce que vous êtes là, devant moi, ô Jésus, réellement et substantiellement présent sous le voile des espèces, je vous adore comme mon Dieu qui se manifeste et se donne aussi complètement qu'il était possible de le faire ici-bas.

   La terre n'est pas le ciel, certes, puisque je ne vous contemple que sous le voile, et c'est pourquoi je dis comme vous me l'avez enseigné: Notre Père qui êtes aux cieux; - mais parce que votre bénie présence fait que cette terre de misère avoisine maintenant le ciel, avec le Père Eymard, je vous dis :" Notre Père qui êtes aux cieux, aux cieux de l'Eucharistie, à vous honneur, gloire et bénédiction dans les siècles des siècles. 

 

père Bettinger. 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 7 Juin 2020

 

" Dieu est libre de tout sauf de son amour."

... le Christ vainqueur de la mort veut demeurer notre captif. Et il me semble que c'est ainsi que nous pouvons ressusciter avec Lui: en passant sur la terre " libres de tout sauf de notre amour".. l'âme et le coeur toujours fixés en Dieu, nous répétant ces paroles que sainte Catherine de Sienne aimait à se redire dans le silence de son âme :" Je suis cherchée, je suis aimée. "

Voilà ce qui est vrai. Tout le reste n'est pas.

Oh! qu'il ferait bon, vivre de cette vie de la Trinité que Jésus-Christ est venu nous apporter. Il a tant dit qu'Il était la Vie, et qu'Il venait pour nous la donner abondante."

Il a tout capté en Dieu afin de devenir le foyer pour tous...

Puisqu'Il est toujours vivant, pourquoi n'irions-nous pas Lui demander la lumière définitive, cette lumière de foi qui fait les saints.

" Ouvre l'oeil de ton âme sous la lumière de foi." 

Nous lui demanderons , d'attirer nos âmes vers Dieu afin que nous soyons captivés par Lui , que nous ne puissions plus sortir de son rayonnement.

N'est-ce pas un ciel anticipé? 

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 26 Mai 2020

 

 

Une grande paix est réservée à

ceux qui aiment votre loi. ( Ps. CXVIII,165)

 

"Que rien ne puisse troubler ma paix, ni me faire sortir de Vous. " 

ste Elisabeth de la Trinité. 

   

 

   La perfection de la joie se trouve dans la paix en deux choses:

- d'abord en ce qui concerne le calme au milieu du trouve extérieur: car, on ne peut pas jouir parfaitement de l'objet de son amour, lorsqu'on est troublé dans son bonheur.

   Si le coeur jouit d'une paix profonde dans la charité divine, rien ne pourra le troubler; parce que tout entier dans le calme, rien ne le soucie; d'où le Psalmiste dit :" Pax multa diligentibus legem tuam, et non est illis scandalum." (Ps. CXXXIII, 165) Ceux qui trouvent leur bonheur en Dieu ne se laissent pas troubler par les choses extérieures. 

   La perfection de la joie consiste dans l'apaisement du désir flottant; car il ne peut y avoir une joie parfaite, quand elle ne peut pas être satisfaite. La paix requiert donc l'accomplissement de ces deux conditions, c'est-à-dire, de ne pas être troublés dans la possession de notre bonheur et d'être satisfaits dans nos désirs . " Qui donc nous séparera de l'amour du Christ? " ( Rom , VIII,85)

   Par rapport à la paix, il peut y avoir un double motif:

- par rapport à la concentration des propres appétits;

- selon l'union du propre appétit avec l'appétit d'autrui. 

   Or, la charité opère la concentration des appétits en Dieu, quand nous l'aimons de tout notre coeur, de manière que nous dirigeons tout vers lui. Elle opère l'union de l'appétit propre avec celui des autres, quand nous aimons le prochain comme nous-mêmes; d'où il suit que l'homme est disposé à accomplir la volonté du prochain, comme sa volonté propre. 

   Les amis ont le même vouloir et le même non vouloir . 

  La paix n'est pas possible sans la grâce sanctifiante. Comme la paix consiste dans la tranquillité et dans la concentration de l'appétit et que l'appétit peut-être d'un bien véritable ou d'un bien apparent; de même la paix ne peut être ou véritable ou apparente. Mais la vraie paix ne peut subsister que dans la jouissance d'un bien véritable , parce que tout mal, bien qu'on puisse le considérer comme un bien, sous certains rapports, qui satisfait l'appétit, n'est pas , toutefois, exempt de beaucoup de maux qui troublent et agite la personne qui en est sujette. La paix véritable ne peut exister que pour les bons et pour ce qui concerne le bien. 

   La paix des méchants est une paix apparente et n'est pas véritable, selon les paroles de la Sagesse: " In magno viventes inscientiae bello , tot et tam magna mala pace appellant : Vivant dans une grande confusion causée par l'ignorance du bien, ils donnent le nom de paix à des maux si grands et en si grand nombre ( Sap. XIV,22) 

   De même que la paix véritable ne peut provenir que du bien, qui peut être parfait ou imparfait, il y a aussi une paix parfaite, qui consiste dans l'entière jouissance du Souverain Dieu, par laquelle tous les appétits se concentrent en pleine harmonie; et c'est dans cette jouissance que se trouve la dernière fin de la créature raisonnable, selon les paroles du Psalmiste :" Qui posuit fines tuos pacem; Il a établi la paix jusqu'aux confins de tes Etats. " ( Ps. CXLVIII,8)

   La paix imparfaite est celle dont on jouit sur la terre; car bien que le mouvement principal de l'âme repose en Dieu, il y a néanmoins quelques répugnances, qui viennent du dedans et du dehors, qui troublent cette paix . ( St Thomas)

   La paix ne manquera pas de régner lorsque les sens et les appétits sensuels sont retenus sous l'empire de la raison , et que la raison est soumise à Dieu et à sa très sainte loi. (st Augustin ) 

   La paix est le fruit de la possession de Dieu par le moyen de la grâce sanctifiante.

   Quand l'âme , purifiée des passions et détachée de toutes les choses terrestres , s'élève vers les régions supérieures, qui pourra jamais troubler notre paix, si Dieu est avec nous? Quel bien pourra nous suffire, si Dieu ne nous suffit pas? 

   Les pacifiques qui ne troublent pas la paix des autres, ni ne se laissent troubler dans leur propre paix, mais s'efforcent à la promouvoir partout , sont appelés enfants de Dieu, c'est-à-dire disciples, amis, chéris de Dieu , qui est le Dieu de la paix, dont le divin Fils est venu pour apporter la paix aux hommes de bonne volonté. 

   La paix de l'âme victorieuse ici-bas sera consommée dans le repos éternel du Paradis.

  "Nous vous prions, ô Très Sainte Trinité, de nous accorder une paix abondante, la victoire de toutes les embûches du démon, le triomphe de l'Eglise, le zèle pour le salut des âmes, la sérénité après les pluies, la lumière après les ténèbres, la tranquillité après les orages et les tempêtes, les précieux secours de votre dilection, les prodiges de votre toute puissante Majesté pour mettre un frein aux blasphèmes des persécuteurs, la pénitence réformatrice des pécheurs et la ferme et stable persévérance des justes.

st Cyprien. 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 24 Mai 2020

 

" Oh! si tu savais comme Il est bon, comme Il est tout Amour! Je lui demande de se révéler à ton âme, d'être l'Ami que tu saches toujours trouver, alors tout s'illumine et c'est si bon de vivre ! 

 

sainte Elisabeth de la Trinité. 

 

 

   Dans sa Lettre Encyclique " Divninum illud munus", le pape Léon XIII recommande de déployer un plus grand zèle pour la diffusion au culte du Saint- Esprit. Le Souverain Pontife désire ardemment que le peuple chrétien soit bien instruit par rapport aux grâces diverses et aux nombreux bienfaits dont il redevable au Saint-Esprit; car l'ignorance en cette matière serait indigne des enfants de lumière. 

   Nous devons aimer le Saint Esprit, puisqu'il est notre Dieu et parce qu'il est le premier Amour et l'Amour éternel. Rien n'est plus aimable que le premier Amour. Il convient que nous lui témoignions un amour reconnaissant pour tous les bienfaits dont il nous a comblés et dont il ne cesse de nous combler avec ses sept dons précieux et ses fruits admirables. 

   L'amour que nous avons pour la Troisième Personne de la Très Sainte Trinité peut produire en nous un double fruit: Augmenter toujours davantage en nous sa connaissance, tout en nous enrichissant de plus en plus de ses dons et de ses fruits.

    Celui qui aime sincèrement, ne se contente pas d'un amour superficiel, mais il cherche à pénétrer de jour en jour plus intimement dans la connaissance de l'objet de son amour. 

   La Sainte Ecriture nous dit que le Saint-Esprit pénètre tout, même les profondeurs de Dieu. L'amour que nous aurons pour le Saint Esprit ne manquera pas de nous enrichir de plus de son amour infini pour nous. 

   L'amour au Saint-Esprit doit nous inspirer une grande haine du péché, puisque, en péchant nous offensons l'Esprit de sainteté. Nous tous, nous dépendons de la Bonté divine, qu'il nous faut attribuer tout particulièrement au Saint-Esprit. Celui qui pèche, offense l'Auteur des biens célestes, l'Esprit-Saint; et ne faisant aucun cas de ses bienfaits et de ses dons, le pécheur devient de jour en jour plus audacieux. Gardons-nous bien surtout de commettre des péchés par malice, parce que celui qui s'éloigne de propos délibéré de la vérité, pèche plus gravement contre le Saint-Esprit. 

   Puisque le Saint-Esprit habite en nous comme dans son temple, nous devons non seulement éviter le péché, mais encore pratiquer toutes les vertus, afin de mériter les complaisances d'un Hôte si saint et si bienfaisant. Parmi toutes les vertus, celle de la pureté doit occuper en nous une place d'honneur, . 

" Ne savez-vous pas, dit l'Apôtre, que vous êtes le temple du Saint-Esprit et que l'Esprit de Dieu habite en vous?  Mais si quelqu'un profane le temple de Dieu, le Seigneur le détruira; car le temple de Dieu est saint, et vous êtes ce temple. "(I Cor. III,16,18)

   Il convient d'invoquer souvent l'Esprit-Saint, car nous avons tous besoin de son secours. Chaque homme a besoin de sagesse et de force; chacun doit par conséquent chercher dans toutes les difficultés, doutes et adversités, son aide auprès de Celui qui est la source éternelle de la lumière, de la force, de la consolation et de la sainteté. 

   Nous devons l'invoquer souvent avec les belles paroles de la liturgie :" Venez Esprit-Saint; venez Père des pauvres; venez Donateur des bienfaits. " 

   Comment se pourrait-il que cet Esprit divin, dont il est écrit qu'il implore (qu'il nous fait implorer), avec des soupirs ineffables, puisse manquer d'exaucer nos supplications?

   Nous devons demander tout spécialement la flamme sacrée de la Charité à l'Amour consubstantiel du Père et du Fils, cette sainte charité dont parle saint Michel-des-Saints , lorsqu'il écrit : Elle repose dans le centre du vrai, du bon et du beau; rien ne peut la troubler, ni rien ne peut la nuire. Déjà immergée dans l'océan de la divinité, elle vit dans la lumière et l'harmonie. Que pouvons-nous encore ajouter, puisque ni langue mortelle, ni plume humaine ne peuvent nous décrire ce qu'est la charité divine.

   L'Esprit-Saint est appelé l'Amour et le Don. 

  Il est appelé l'Amour, puisqu'il procède par le moyen de l'amour.

Il est la Personne de l'amour, d'où il suit qu'il en est encore le don et le gage. L'Esprit-Saint étant l'amour, est encore la paix, le repos et la joie; car la paix et la joie sont les fruits de l'amour. Les saints Pères appellent l'Esprit-Saint, la joie, le bonheur, la béatitude de la Très Sainte Trinité, la douceur de l'Ingendré et de l'Engendré (st Aug. ), l'huile de l'allégresse (st Ambroise) le parfum suave et la ressemblance du Fils (st Athanase) , le baiser, la joie et l'allégresse du Père et du Fils et le soupir ineffable de la Divinité.  (St Bernard) 

rp François Xavier. 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 22 Mai 2020

 

" Vivez toujours avec Lui au-dedans; cela suppose une grande mortification, car pour s'unir sans cesse à Lui, il faut savoir tout lui donner.

" Exercez-vous dans la voie du sacrifice et du renoncement, car pour toute vie chrétienne ce doit être la grande loi, ... quels que soient ses desseins sur elle. 

"  Que le Père vous couvre de son ombre et que cette ombre soit comme une nuée qui vous enveloppe et vous sépare;

" Que le Verbe imprime en vous sa beauté, pour se contempler en votre âme comme en un autre Lui-même;

" Que l'Esprit-Saint qui est l'Amour fasse de votre coeur un petit foyer qui réjouisse les Trois Personnes divines par l'ardeur de ses flammes ;

" mais n'oubliez pas que l'amour , pour être vrai, doit être sacrifié; " Il m'a aimé, Il s'est livré pour moi. "  voilà le terme de l'amour.

" Pour prouver à Jésus combien vous l'aimez, sachez vous oublier toujours ..

"Vivez plus par la volonté que par l'imagination. 

" .. Il vous aime tant, Il vous veut si à Lui, quelle que soit la voie que vous deviez suivre ici-bas. 

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 4 Mai 2020

 

photos.  petit placide

 

 

  "Vous êtes privés de le recevoir aussi souvent que vous le désirez et je comprends si bien votre sacrifice.

Mais pensez que son Amour n'a pas besoin de sacrement pour venir à vous.. communiez à Lui tout le jour, puisqu'il est vivant en votre âme. 

   Ecoutez ce que nous dit notre Père st Jean de la Croix, ...

" O la plus belle des créatures, âme qui désirez si ardemment connaître le lieu où se trouve votre Bien-Aimé, pour le chercher et vous unir à Lui, vous êtes vous-même la retraite où il s'abrite. la demeure où il se cache.

" Votre Bien-Aimé, votre Trésor, votre  unique Espérance est si près de vous qu'il habite en vous-même ;  et à vrai dire vous ne pouvez pas être sans Lui. 

sainte  Elisabeth de la Trinité. 

 

 

" Oui, secours constant, secours puissant, secours universel! Secours contre la force des armes, secours contre les violences du pouvoir politique; secours contre les persécutions; secours contre tous les orages que l'enfer peut susciter à l'Eglise de Dieu sur la terre, et qui tendent à retarder ses précieuses conquêtes, à diminuer le nombre des fidèles, à entraîner une foule d'âmes à leur perte. 

   Contre ces funestes effets invoquons tous les jours, avec une ferveur nouvelle, la Vierge Auxiliatrice. 

   Mais pour nous aussi nous devons l'implorer: pour notre affermissement dans la foi et dans la vertu; pour notre persévérance contre les scandales de toute espèce qui nous environnent; car il est écrit :" Que celui qui est debout prenne garde de tomber. " 

   Adressons-nous à elle avec toute la confiance qu'elle mérite. " Tout obéit à son empire, dit saint Antonin!" " Votre nom seul est tout-puissant, après Dieu, s'écrie st Bonaventure. !"

   O Marie ! "invincible bouclier" des chrétiens qui avez manifesté, avec tant d'éclat, la protection que vous leur accordez, à vous, bien plus qu'à l'illustre Judith il appartient de dire :" Malheur à la nation qui s'attaque à mon peuple ! car le Seigneur tout-puissant se vengera d'elle." 

   Soyez glorifiée à jamais d'avoir brisé, en notre faveur, la force des armes, " , et de nous avoir donné des motifs si consolants d'espérer en vous contre les ennemis des enfants de Dieu et de sa sainte Eglise. 

   Avec elle nous aimons à vous dire :" Daignez secourir constamment ceux qui gémissent sous le poids de leur misère; daignez animer les pusillanimes, fortifier les faibles, consoler ceux qui pleurent . Daignez prier pour tout le peuple chrétien, intervenir pour les membres du sacerdoce, pour tous les moines.

   Que tous les fidèles ressentent les effets de votre aide salutaire, mais plus encore ceux qui se souviennent de vous avec bonheur, et qui vous implorent avec une douce et filiale confiance. 

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 2 Mai 2020

   Oh ! quel doux présent du Seigneur vous êtes pour nous, ô Marie!  pour nous " qui sommes pleins de gémissements et de larmes! " Mère bien-aimée, que votre souvenir seul est puissant pour alléger le poids qui oppresse le coeur, pour adoucir l'amertume dont il déborde, pour cicatriser les plaies cruelles qui le dévorent!

    Vous avez été si excessivement affligée vous-même, vous si sainte, vous Mère auguste de notre Dieu; vous avez eu à boire un calice capable de renverser toute force humaine; vous avez été plongée " dans un océan si profond de douleur " crucifiante! 

   Et dans cette extrémité à nulle autre égale, vous avez été si résignée, si calme; vous vous êtes si admirablement abandonnée à la volonté divine ! Quel est le pécheur (et qui de nous n'est pécheur?) quel est le pécheur qui ne se sente relevé dans ses afflictions, en voyant que, malgré votre innocence, vous avez eu votre si large part de chagrins cuisants, de souffrances morales véritablement inexprimables? Quel est celui, d'ailleurs, qui ne goûte un sentiment de pieuse consolation en pensant à tout ce qu'il y a dans votre coeur maternel de tendre intérêt pour nous, de vive sympathie, de dévouement, de charité compatissante et secourable? 

   Oui, notre divine mère a pour nous, malheureux affligés, une douceur expansive et bienveillante qui ne se peut comprendre. L'Epoux céleste compare la bonté, la suavité dont toutes ses paroles étaient empreintes pendant son séjour su la terre, à tout ce qu'il y a de plus doux dans la nature : " Vos lèvres , sont le rayon qui distille le miel; le lait et le miel découlent de votre langue." Et ailleurs, voulant nous exprimer tout ce que cette douceur de Marie a de ravissant pour nous, il en est comme tout ravi lui-même: " Levez-vous, venez, ô ma bien aimée ! que votre voix se fasse entendre à mes oreilles, car votre voix est la douceur même. " (livre des cantiques)

   Saint Bernard a donc bien sujet de dire, " que tout en elle respirait la bénignité, la bienfaisance, qu'elle se faisait toute à tous, et montrait une charité surabondante. O Marie ! s'écrie ce saint docteur, ô mère d'une amabilité indicible, toujours , oui toujours, votre seul nom pénètre le coeur d'une sainte émanation de cette suavité divine dont le Seigneur a enrichi votre belle âme !"

" Non, non, il n'y a pas au ciel, parmi tous les saints, ajoute saint Antonin, il n'y a pas un seul coeur qui compatisse à nos misères comme cette bienheureuse Vierge Marie. " 

   Allons donc à cette céleste consolatrice dans toutes nos peines; épanchons-les dans son coeur maternel: elle ne trompera pas notre confiance; car elle est le plus doux soulagement des angoisses, dit saint Jean Damascène, le plus sûr remède des souffrances morales. " 

  O vous! que nous aimons à appeler, après Dieu, " la consolation de notre vie,  notre espoir dans nos peines, " vous de qui le Seigneur se sert pour changer en joie nos jours de chagrin et de deuil, comme autre fois il se servit de la pieuse Esther, pour consoler et secourir son peuple , soyez aussi toujours notre soutien dans nos désolations, dans nos souffrances! Nous irons à vous avec cette foi vive, cette piété sincère qui doit caractériser vos véritables serviteurs. 

  Faites que toujours les larmes, les peines, les tribulations, les douleurs tournent au plus grand bien de ceux qui vous disent dans l'effusion d'un coeur filial :

consolatrice des affligés, priez pour nous ! 

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 20 Avril 2020

 

"Nous au ciel et vous sur la terre,

nous devons être une même chose en pureté et en amour,

nous en contemplant l'Essence divine, vous en adorant 

le Très Saint Sacrement, nous en jouissant, vous en souffrant, voilà

la seule différence. Mais plus on aura souffert ici-bas, 

plus on jouira là-haut. "

Santa Teresa.

 

   - Le disciple.- Maintenant , éternelle Sagesse, dites-moi quel bien procure votre présence eucharistique à l'âme fidèle qui vous reçoit avec amour et désir?

   - La Sagesse. - Mon fils, cette demande est-elle digne de quelqu'un qui aime? Qu'ai-je de meilleur que moi-même? Que peut-on désirer lorsqu'on est uni à l'objet de son amour? et quand on s'est donné, que peut-on refuser? Dans ce sacrement , je me donne à toi, et je t'enlève à toi, tu me trouves et tu te perds afin d'être changé en moi-même.

   Dis-moi, que fait la douceur du printemps aux campagnes et aux jardins, lorsque sont passés les glaces, les neiges, les vents et les rigueurs de l'hiver? Que fait l'éclat des étoiles à l'obscurité de la nuit? Que font les rayons du soleil pour un air transparent? Tous les biens affluent par ma présence à l'âme qui me reçoit avec amour. Mon corps glorieux n'offre-t-il pas le charme de l'été, mon âme ne surpasse-t-elle pas toutes les splendeurs des étoiles, et ma divinité, n'est-elle pas plus riche en lumière que de multitudes de soleils. "

   Mais ce Christ, si riche et en possession des biens de son père, je ne le vois pas! Mes yeux le cherchent et la lumière n'éclaire point sa face; j'écoute, et mes oreilles n'entendent point le son de sa voix; j'étends la main, et ma main ne touche point le bord de son vêtement.

   Où est  cette lumière ? D'où vient cette voix? Où puis-je trouver cet être mystérieux? J'interroge le ciel et la terre, et le ciel et la terre me répondent : " Je ne suis point ton Christ." Je descends avec émotion dans les profondeurs de mon être , et ma substance et ma vie me crient :" Je ne suis point ton Christ."  Encore un coup, où est ce Christ bien-aimé, la consolation et le père de mon âme, de ma vie et de mes joies?

" Le Disciple. - Mais, Seigneur, je n'éprouve pas les douceurs dont vous parlez; je reste dans la communion, aride, froid , insensible; je suis comme un aveugle qui n'a jamais vu le soleil; je voudrais que vous me donniez des signes plus certains, des preuves plus évidentes de votre présence.

   - La Sagesse. Moins elle a de signes et de preuves, plus la foi est pure et méritoire. Je ne suis pas dans ce sacrement une lumière extérieure qui se montre et qui agit sur les sens; je suis un bien d'autant plus grand qu'il est plus intérieur et plus caché. Les êtres grandissent, et tu ne vois leur développement que lorsqu'il est accompli. Ma vertu est secrète, mes grâces sont insensibles, et l'on reçoit mes dons spirituels sans les sentir et sans les voir. 

bx henri Suso. 

   Je suis un pain de vie pour les âmes bien préparées; un pain inutile pour les négligents et pour les indignes, pour ceux qui sont coupables de péchés mortels, une plaie temporelle et une ruine éternelle. 

   Approchez-vous donc du Christ Jésus, car il vit, sous ces fragiles apparences du pain et du vin, dans la réalité de sa personne.

   Approchez-vous et rassasiez vous de ce pain, le pain de votre vie supérieure.  Approchez-vous et buvez ce sang mystérieux , le sang qui fait germer les vierges. Approchez-vous  et vivez car le Christ épanche tous les jours sa vie sur le monde. 

Approchez-vous et soyez purs, humbles, les maîtres de vos passions, car le Christ possède la plénitude de la pureté, de la force, de l'humilité, et nous buvons de ce trop-plein qui déborde. " Venite ad me , et ego dabo vobis omnia bona." Oui , je m'approcherai de vous, ô mon Christ, et je parlerai, et je me nourrirai de votre amour, de vos abaissements, de votre gloire. 

   L'humanité avait besoin d'un Dieu qu'elle put voir et prier à son aise, d'un Dieu qu'elle put contempler dans l'infirmité, sans être éblouie de sa substance, et le verbe de Dieu s'est fait chair. Le païen, esclave de ses plus grossiers instincts, adorait des dieux de chair et de boue. 

   Aujourd'hui on dit : La nature , le monde l'homme, c'est Dieu, et l'erreur, appuyée sur des brides de vérité, s'en sert comme d'un passeport. J'ôte l'abus, que reste-t-il? le besoin d'un Dieu visible, d'un Dieu fait chair. 

   On nous dit bien: Où est votre Dieu? Où est sa vie, son action? Notre Dieu ! nous le contemplons à travers les harmonies , les lois de la création, le parfum d'une fleur, le prisme virginal de nos facultés. 

   Notre Dieu ! nous l'avons vu dans les patriarches qui l'attendaient, dans les prophètes qui le saluaient; nous l'avons vu dans les infirmités de sa propre chair, car il a pris un corps dans les chastes entrailles d'une vierge, il est né, ses pieds ont foulé le sol de la Judée, sa parole et ses miracles ont manifesté sa physionomie divine et il est mort. 

   L'homme meurt, et son nom s'en va se perdre dans l'oubli des siècles. Eh quoi! ne nous reste-t-il de Jésus-Christ qu'un son vague et lointain? Sommes-nous les déshérités de sa personne , de sa présence, de sa vie? Nos adorations sont-elles stériles , et nos voix sans écho? 

   L'incrédule l'affirme, mais il blasphème.

   Jésus-Christ vit, au fond de nos tabernacles, dans la réalité de sa chair, de son âme , de son sang et de sa divinité, et encore que nos yeux ne le voient pas, car sa présence surnaturelle échappe à la grossièreté de notre vision, la substance du pain n'est plus, et il est réellement présent. 

   Ah ! nous avons besoin, à certaines heures, alors que le découragement et le désespoir montent à notre âme, d'une main qui essuie les sueurs de notre front et console les tristesses de notre existence . Nous avons besoin d'une poitrine aimée, d'un langage et d'une vie qui ne sont plus le langage et la vie de ce monde, il y a dans notre être, dans notre coeur, de ces angoisses qu'il ne comprend pas, de ces blessures qu'il ne sait point panser, une faim et une soif de l'infini qu'il ne peut assouvir, et nous entrons dans une église catholique, et là, nous rencontrons, la main , la poitrine et la vie de l'homme - Dieu. 

   Fouillez les replis de votre coeur et demandez-lui ce qu'il veut !

   Le coeur veut aimer, qu'il batte sous la poitrine d'un charbonnier ou sous la poitrine d'un prince, c'est sa fonction, sa loi, son besoin.  " Aimer, a dit quelque part Leibnitz, c'est placer sa félicité dans la félicité d'un autre. 

   " Or, placerez-vous cette félicité, cette vie intime de votre coeur dans une ambition , une poignée d'or ou un frémissement de la chair ? Oh ! faites-le, si vous bon vous semble, et vous sentirez le vide et l'inanité de ces choses; oui, prenez cette gloire, ces soleils , ces plaisirs, ces adorations, et dites-moi vraiment si cela suffit . 

   Oh ! non, Dieu est plus grand que ces soleils, plus grand que le sol qui nous porte, plus grand qu'une épée voûtée sous le poids de ses victoires, plus grand que la créature, et le coeur de l'homme , que rien de la terre n'assouvit, se jette dans les bras de Dieu, et il vit à l'aise. 

 

 

rp Albert Fermé op+ 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 17 Avril 2020

   

 

  " Est-ce que partout les hommes vrais, les simples, les pensifs, tout en se jugeant et en souriant, ne se demandent s'ils ne sauraient pas, pourtant , donner vie et voix à l'espérance?

   Et c'est peut-être trop naïf, ou trop fou? Ils savent cependant qu'au fond des pays, devant les plaines, devant la mer, en écoutant le vent venir de tout en large, d'autres hommes songent aussi à ce sort où l'on est, à cette ombre sur le genre humain. 

   ... ils ont été saisis par l'idée du non-sens: cette vieille existence, qu'ont les hommes , tellement sans bonheur, et qui n'est rien, qui ne va à rien. Tant pis si leur exigence est trop haute  : il ne faut pas moins que cela: une terre nouvelle où l'espérance vienne refleurir, aussi fraîche que l'anémone sous l'haleine de la nuit.  Est-ce qu'elle n'existe pas cette fleur, sous les yeux, aussi jeune qu'en son premier matin, alors qu'elle sortait des mains du Dieu vivant? 

   Et pourquoi ne pas remettre entre les mains de Dieu toute la terre? Si redevenu fidèle le triste jardinier voulait y travailler? Que l'audace de la nouveauté ne l'effrayât plus? Faire au sommet de l'univers monter, fleurir la cité humaine? 

... " Le vent arrive, pourtant d'arbre en arbre, comme s'il apportait du fond du ciel, un messager qu'on n'est pas tout à fait capable d'entendre. Et tant qu'il y aura de ces souffles, ces branches remuant, ces collines, ce grand silence paisible d'un pays de feuillages et d'herbages l'homme ne pourra pas renoncer à l'espérance. 

.... " Il s'arrête, il regarde au fond du rocher une simple anémone rouge. Dans son feuillage de finesse, vert, sauvage, avec sa figure parfaite, sa soie d'écarlate, et au creux de son gobelet sa touffe d'étamines noires, cette fleur vit. 

   Elle a bâti son corps, elle a atteint cette forme merveilleuse, tellement fraîche qu'elle donne idée de la splendeur de Dieu. 

   Que faudrait-il pour que le monde des hommes donnât le même sentiment d'innocence et d'humble gloire? 

   " Que devrait être notre vie à nous pour atteindre la même réussite que la fleur rouge ?

   " N'y a -t- il pas des figures d'enfants, des figures de femmes, si calmes qu'elles semblent pour un moment l'avoir atteinte? De sorte que chacune fait révélation de la clarté de Dieu.

   Si la plante humaine suivait sa propre sève, celle qui depuis ses racines, la hausse vers le jour... Dans son matin reconquis, elle reconnaîtrait  la joie paradisiaque de la fleur qui vient jusqu' à son bord de s'emplir de lumière. 

   Trouver la vie pour laquelle l'homme est fait. 

   S'il savait écouter la force du printemps ! 

   " La vérité pour l'homme est cette lumière qui le mène à plus de vie, comme pour l'anémone, la vérité c'est le soleil. " 

H. Pourrat 

 

 

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Rédigé par Philippe

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