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Publié le 2 Décembre 2009

 

 

 

Si la sainte Église, notre mère, passe le temps de l’Avent dans cette solennelle préparation au triple Avènement de Jésus Christ ; si, à l’exemple des vierges sages, elle tient sa lampe allumée pour l’arrivée de l’Époux, nous qui sommes ses membres et ses enfants, nous devons participer aux sentiments qui l’animent, et prendre pour nous cet avertissement du Sauveur : « Que vos reins soient ceints d’une ceinture comme ceux des voyageurs ; que des flambeaux allumés brillent dans vos mains ; et soyez semblables à des serviteurs qui attendent leur maître » (Lc 12, 35). En effet, les destinées de l’Église sont les nôtres ; chacune de nos âmes est, de la part de Dieu, l’objet d’une miséricorde, d’une prévenance, semblables à celles dont il use à l’égard de l’Église elle-même. Elle n’est le temple de Dieu, que parce qu’elle est composée de pierres vivantes ; elle n’est l’Épouse, que parce qu’elle est formée de toutes les âmes qui sont conviées à l’éternelle union. S’il est écrit que le Sauveur s’est acquis l’Église par son sang (Ac 20, 28), chacun de nous peut dire en parlant de soi-même, comme saint Paul

 

Le Christ m’a aimé et s’est livré pour moi (Ga 2, 20). Les destinées étant donc les mêmes, nous devons nous efforcer, durant l’Avent, d’entrer dans les sentiments de préparation dont nous venons de voir que l’Église elle-même est remplie.

 

Et d’abord, c’est pour nous un devoir de nous joindre aux saints de l’ancienne Loi pour demander le Messie, et d’accomplir ainsi cette dette du genre humain tout entier envers la divine miséricorde. Afin de nous animer à remplir ce devoir, transportons-nous, par la pensée, dans le cours de ces quatre mille ans, représentés par les quatre semaines de l’Avent, et songeons à ces ténèbres, à ces crimes de tout genre au milieu desquels l’ancien monde s’agitait. Que notre cœur sente vivement la reconnaissance qu’il doit à celui qui a sauvé sa créature de la mort, et qui est descendu pour voir de plus près et partager toutes nos misères, hors le péché. Qu’il crie, avec l’accent de la détresse et de la confiance, vers Celui qui voulut sauver l’œuvre de ses mains, mais qui veut aussi que l’homme demande et implore son salut. Que nos désirs et notre espérance s’épanchent donc dans ces ardentes supplications des anciens prophètes, que l’Église nous met à la bouche en ces jours d’attente ; prêtons nos cœurs, dans toute leur étendue, aux sentiments qu’ils expriment.

 

Ce premier devoir étant rempli, nous songerons à l’Avènement que le Sauveur veut faire en notre cour : Avènement, comme nous avons vu, plein de douceur et de mystère, et qui est la suite du premier, puisque le bon Pasteur ne vient pas seulement visiter le troupeau en général, mais qu’il étend sa sollicitude à chacune des brebis, même à la centième qui s’était perdue. Or, pour bien saisir tout cet ineffable mystère, il faut se rappeler que, comme nous ne pouvons être agréables à notre Père céleste qu’autant qu’il voit en nous Jésus-Christ, son Fils, ce Sauveur plein de bonté daigne venir en chacun de nous, et, si nous y voulons consentir, nous transformer en lui, en sorte que nous ne vivions plus de notre vie, mais de la sienne. Et tel est le but du christianisme tout entier, de diviniser l’homme par Jésus Christ : telle est la tâche sublime imposée à l’Église. Elle dit aux fidèles avec saint Paul : « Vous êtes mes petits enfants ; car je vous donne une seconde naissance, afin que Jésus-Christ soit formé en vous » (G a 4, 19).

 

Mais, de même que, dans son apparition en ce monde, le divin Sauveur s’est d’abord montré sous la forme d’un faible enfant, avant de parvenir à la plénitude de l’âge parfait qui était nécessaire pour que rien ne manquât à son sacrifice, il tend à prendre en nous les mêmes développements. Or, c’est à la fête de Noël qu’il aime à naître dans les âmes, et qu’il répand par toute son Église une grâce de naissance, à laquelle, il est vrai, tous ne sont pas fidèles.

 

Car voici la situation des âmes à l’approche de cette ineffable solennité. Les unes, et c’est le petit nombre, vivent avec plénitude de la vie du Seigneur Jésus qui est en elles, et aspirent à chaque heure après l’accroissement de cette vie. Les autres, en plus grand nombre, sont vivantes, il est vrai, par la présence du Christ ; mais elles sont malades et languissantes, faute de désirer le progrès de cette vie divine ; car leur charité s’est refroidie (A p 2, 4.). Le reste des hommes ne jouit point de cette vie, et ils sont dans la mort ; car le Christ a dit : Je suis la vie (Jn 14, 6).

 

Or, dans les jours de l’Avent, le Sauveur s’en va frappant à la porte de toutes ces âmes, tantôt d’une manière sensible, tantôt d’une manière cachée. Il vient leur demander si elles ont place pour lui, afin qu’il naisse en elles. Mais, quoique la maison qu’il réclame soit à lui, puisqu’il l’a bâtie et la conserve, il s’est plaint que les siens ne l’ont pas voulu recevoir (Jn 1,11) ; au moins le grand nombre d’entre eux. « Quant à ceux qui l’ont reçu, il leur a donné de devenir fils de Dieu, et non plus enfants de la chair et du sang > (Jn 1,12-13).

 

Préparez-vous donc à le voir naître en vous plus beau, plus radieux, plus fort encore que vous ne l’avez connu, ô vous, âmes fidèles qui le gardez en vous comme un dépôt chéri, et qui, dès longtemps, n’avez point d’autre vie que sa vie, d’autre cœur que son cœur, d’autres œuvres que ses œuvres. Sachez démêler, dans les paroles de la sainte liturgie, ces mots cachés qui vont à votre amour, et qui charmeront le cœur de l’Époux.

 

Dilatez vos portes pour le recevoir dans sa nouvelle entrée, vous qui déjà l’aviez en vous, mais sans le connaître ; qui le possédiez, mais sans le goûter. Il revient avec une nouvelle tendresse ; il a oublié vos dédains ; il veut renouveler toutes choses (A p 21, 5). Faites place à l’Enfant divin ; car il voudra croître en vous. Le moment approche : que votre cœur donc se réveille ; et dans la crainte que le sommeil ne vous ait surpris quand il passera, veillez et chantez. Les paroles de la liturgie sont aussi pour vous ; car elles parlent de ténèbres que Dieu seul peut dissiper, de plaies que sa bonté seule peut guérir, de langueurs qui ne cesseront que par sa vertu.

 

Et vous, chrétiens, pour qui la bonne nouvelle est comme si elle n’était pas, parce que vos cœurs sont morts par le péché ; soit que cette mort vous retienne dans ses liens depuis de longues années, soit que la blessure qui l’a causée ait été plus récemment portée à votre âme : voici venir celui qui est la vie. « Pourquoi donc voudriez-vous mourir ? Il ne veut pas la mort du pécheur, mais bien qu’il se convertisse et qu’il vive (E z 18, 31). » La grande fête de sa naissance sera un jour de miséricorde universelle pour tous ceux qui voudront bien lui donner entrée. Ceux-là recommenceront à vivre avec lui : toute autre vie antérieure sera abolie, et la grâce surabondera, là même où avait abondé l’iniquité (Rm 5, 29).

 

Que si la tendresse, la douceur de cet Avènement mystérieux ne vous séduisent pas, parce que votre cœur appesanti ne saurait encore comprendre la confiance, parce que, ayant longtemps avalé l’iniquité comme l’eau, vous ne savez ce que c’est que d’aspirer par l’amour aux caresses d’un père dont vous aviez méprisé les invitations ; songez à l’Avènement plein de terreur, qui suivra celui qui s’accomplit silencieusement dans les âmes. Entendez les craquements de l’univers à l’approche du Juge redoutable ; voyez les cieux s’enfuir devant lui, et se rouler comme un livre à sa vue (A p 6, 14) ; soutenez, si vous pouvez, son aspect, ses regards étincelants ; regardez sans frémir le glaive à deux tranchants qui s’élance de sa bouche (A p 1, 16) ; écoutez enfin ces cris lamentables : Montagnes, tombez sur nous ; rochers, couvrez-nous, dérobez-nous sa vue effrayante (Lc 23, 30) ! Ces cris sont ceux que feront entendre, en vain, les âmes infortunées qui n’ont pas su connaître le temps de la visite (Lc 23, 19-44). Pour avoir fermé leur cœur à cet Homme-Dieu qui pleura sur elles, tant il les aimait ! elles descendront vivantes dans ces ardeurs éternelles, dont la flamme est si vive qu’elle dévore le germe de la terre et les fondements les plus cachés des montagnes (Dt 32, 22), C’est là que l’on sent le ver éternel d’un regret qui ne meurt jamais (Mc 9, 43).

 

Que ceux-là donc que n’attendrit pas la douce nouvelle de l’approche du céleste Médecin, du généreux Pasteur qui donne sa vie pour ses brebis, méditent pendant l’Avent sur l’affreux et pourtant incontestable mystère de la Rédemption rendue inutile par le refus que l’homme fait trop souvent de s’associer à son propre salut. Qu’ils sondent leurs forces, et s’ils dédaignent l’Enfant qui va naître (Is 9, 6), qu’ils voient s’ils seront en mesure de lutter avec le Dieu fort, au jour où il viendra non plus sauver, mais juger. Pour le connaître de plus près, ce Juge devant qui tout doit trembler, qu’ils interrogent la sainte liturgie là, ils apprendront à le craindre.

 

Au reste, cette crainte n’est pas seulement le propre des pécheurs, elle est un sentiment que tout chrétien doit éprouver. La crainte, si elle est seule, fait l’esclave ; si elle balance l’amour, elle convient au fils coupable, qui cherche le pardon de son père qu’il a irrité ; même quand c’est l’amour qui la chasse dehors (Jn 4, 18), elle revient parfois comme un éclair rapide ; et jusqu’en ses fondements le cœur fidèle est heureusement ébranlé. Il sent alors se réveiller le souvenir de sa misère et de la gratuite miséricorde de l’Époux. Nul ne doit donc se dispenser, dans le saint temps de l’Avent, de s’associer aux pieuses terreurs de l’Église qui, tout aimée qu’elle est, dit fréquemment en ses offices : Percez ma chair, Seigneur, de l’aiguillon de votre crainte ! Mais cette partie de la liturgie sera utile surtout à ceux qui commencent à se donner au service de Dieu.

 

De tout ceci, on doit conclure que l’Avent est un temps principalement consacré aux exercices de la vie purgative, ce qui est signifié par cette parole de saint Jean-Baptiste, que l’Église nous répète si souvent dans ce saint temps : Préparez la voie du Seigneur ! Que chacun donc travaille sérieusement à aplanir le sentier par lequel Jésus-Christ entrera dans son âme. Que les justes, suivant la doctrine de l’Apôtre, oublient ce qu’ils ont fait dans le passé (P h 3, 13), et travaillent sur de nouveaux frais. Que les pécheurs se hâtent de rompre les liens qui les retiennent, de briser les habitudes qui les captivent ; qu’ils affaiblissent la chair, et commencent le dur travail de la soumettre à l’esprit ; qu’ils prient surtout avec l’Église ; et quand le Seigneur viendra, ils pourront espérer qu’il ne franchira pas le seuil de leur porte, mais qu’il entrera ; car il a dit, en parlant de tous « Voici que je suis à la porte et que je frappe ; si quelqu’un entend ma voix et m’ouvre, j’entrerai chez lui » (Ap 3, 20).

dom Guéranger.

 

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Publié le 2 Décembre 2009



" O âmes créées pour de telles grandeurs! ô vous qui êtes appelées à les posséder! Que faites-vous? A quoi vous occupez-vous? Vos prétentions ne sont que bassesse, et vos biens ne sont que misère. O triste aveuglement! Les yeux de votre âme ne voient plus! En présence d'une lumière si éclatante, vous restez aveuglés! Quand des voix si puissantes se font entendre, vous restez sourds".


St Jean de la Croix.

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Publié le 1 Décembre 2009




"Nous déclarons, Nous prononçons et définissons que la doctrine qui enseigne que la Bienheureuse Vierge Marie, dans le premier instant de sa Conception, a été, par une grâce et un privilège spécial du Dieu Tout-Puissant, en vue des mérites de Jésus-Christ, Sauveur du genre humain, préservée et exempte de toute tache du péché originel, est révélée de Dieu, et par conséquent qu'elle doit être crue fermement et constamment par tous les fidèles.

 

C'est pourquoi, si quelques-uns avaient la présomption, ce qu'à Dieu ne plaise, de penser contrairement à Notre définition, qu'ils apprennent et qu'ils sachent que condamnés par leur propre jugement ils ont fait naufrage dans la foi et cessé d'être dans l'unité de l'Eglise ; et que, de plus, ils encourent par le fait même les peines de droit, s'ils osent exprimer ce qu'ils pensent de vive voix ou par écrit, ou de toute autre manière extérieure que ce soit."

 

 

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Publié le 1 Décembre 2009





1) Chaque jour une dizaine de chapelet, suivie de trois fois l'invocation

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous."

2) Une communion le jour du 8 décembre ou entre le 30 nov. et le 8 déc.

Sacrement de pénitence recommandé.

 

 

PRIERE

 

« Ô Vierge Immaculée, qui obtenez de Dieu tout ce que vous voulez »,

en cette année sacerdotale voulue par notre pape Benoît XVI,

nous vous supplions de demander à votre divin Fils pour son Eglise des prêtres qui soient saints.

 

Qu’à l’image de leur saint patron, le Curé d’Ars, ils soient des hommes de prière, de vrais apôtres de la Réconciliation et de l’Eucharistie, célébrée et adorée, des témoins de l’Evangile, tout donnés dans la Charité.

 

Obtenez-nous de nombreuses vocations sacerdotales :

que les jeunes appelés à devenir prêtres répondent « oui » généreusement, confiants que

sur ce chemin ils seront heureux, en faisant la volonté de Dieu

qui « n’enlève rien, mais qui donne tout » à ceux qui se consacrent à Lui pour sauver le monde.

 

Amen.

 

 

Imprimatur du Vicaire Episcopal de Paris, 8 mai 2009

 

 

 

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Publié le 1 Décembre 2009





      Le thème de la lumière, caractéristique de la liturgie du temps de l'Avent, nous le trouvons aussi dans les textes de la fête du 8 décembre, et exprimé avec une extraordinaire vigueur:

" Elle est l'éclat de la lumière éternelle et son miroir sans tâche. Elle est en effet plus belle que le soleil et comparée à la lumière elle est plus pure que celle-ci. - Votre vêtement est blanc comme la neige, et votre visage comme le soleil."

   C'est d'Elle surtout qu'il est vrai de dire qu'Elle est lumière dans le Seigneur. Et Elle est lumineuse pour nous.

   Marie, comme l'Eglise, est Mère de la foi. Elle est Reine et éducatrice des contemplatifs.

   Le thème du salut est au coeur même de la fête de l'Immaculée Conception, de Celle qui a été éminemment rachetée, et avec quelle explosion de joie il est magnifié dans l'Introït:"

   Gaudens gaudebo in Domino et exultabit anima mea in Deo meo: quia induit me vestimentis salutis: et indumento justitiae circumdabit me, quasi sponsam ornatam monilibus suis."

   Et nous, nous sommes sous le manteau de Notre-Dame, ce vêtement de salut.

   Chantons sa beauté pour honorer Dieu et dans l'action de grâces.

   " Confions-nous à Notre-Dame, demandons à Notre-Dame de protéger notre être surnaturel; confions-lui nos personnes et leur croissance surnaturelle, confions-lui la Sainte Eglise dont Elle est la Mère, confions-lui tous les hommes, puisqu'Elle est leur Mère à tous, étant la Mère du Christ. Prions-là en cet Avent qui est un vrai mois de Marie."


dom Roy
Fontgombault.



Ave Maria gratia plena, Dominus tecum.


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Publié le 1 Décembre 2009





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Publié le 30 Novembre 2009




"Le monde contemporain a surtout besoin d'espérance : les populations en voie de développement en ont besoin, mais aussi celles économiquement évoluées.

De plus en plus, nous nous rendons compte que nous nous trouvons sur une seule barque, et que nous devons nous sauver tous ensemble.

Nous nous rendons surtout compte, en voyant s'écrouler tant de fausses sécurités, que nous avons besoin d'une espérance fiable, et que celle-ci ne se trouve que dans le Christ qui, comme le dit la Lettre aux Hébreux, « est le même hier et aujourd'hui, et le sera à jamais » (13,8).

 Le Seigneur Jésus est venu dans le passé, il vient dans le présent et viendra à l'avenir. Il embrasse toutes les dimensions du temps, parce qu'il est mort et ressuscité, il est « le Vivant », et même s'il partage notre précarité humaine, il reste pour toujours et nous offre la stabilité même de Dieu. Il est « chair » comme nous et il est « roc » comme Dieu.

Quiconque aspire à la liberté, à la justice, à la paix peut se redresser et relever la tête, parce qu'avec le Christ, la libération est proche (cf. Lc 21,28) - comme nous le lisons dans l'Evangile d'aujourd'hui. Nous pouvons ainsi affirmer que Jésus Christ ne regarde pas seulement les chrétiens, ou seulement les croyants, mais tous les hommes, parce qu'il est le centre de la foi, et qu'il est aussi le fondement de l'espérance. Et tout être humain a constamment besoin d'espérance."

Benoit XVI .


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Publié le 30 Novembre 2009



"Le voici qui vient sur les nuées. Tout oeil le verra, et ceux même qui l'ont percé; et toutes les tribus de la terre se frapperont la poitrine en le voyant. Oui. Amen! "Je suis l'alpha et l'oméga, "le commencement et la fin, dit le Seigneur Dieu, celui qui est, qui était et qui vient, le Tout-Puissant."



Apocalypse st Jean ch.1

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Publié le 29 Novembre 2009

 

 

 

 

 

Avec ce premier dimanche de l'Avent, nous entrons dans cette période de quatre semaines par laquelle commence une nouvelle année liturgique et qui nous prépare immédiatement à la fête de Noël, mémoire de l'Incarnation du Christ dans l'histoire. Le message spirituel de l'Avent est toutefois plus profond et nous projette déjà vers le retour glorieux du Seigneur, à la fin de l'histoire. Adventus est le terme latin qui pourrait être traduit par « arrivée », « venue », « présence ». Dans le langage du monde antique, il s'agissait d'un terme technique qui indiquait l'arrivée d'un fonctionnaire, en particulier la visite de rois ou d'empereurs dans les provinces, mais qui pouvait également être utilisé pour l'apparition d'une divinité, qui sortait de sa demeure cachée et manifestait ainsi sa puissance divine : sa présence était célébrée solennellement dans le culte.

 

En adoptant le terme d'Avent, les chrétiens voulaient exprimer la relation particulière qui les unissait au Christ crucifié et ressuscité. Il est le Roi, qui, étant entré dans cette pauvre province dénommée terre, nous a fait don de sa visite, et, après sa résurrection et son ascension au ciel, a voulu dans tous les cas rester avec nous : nous percevons sa présence mystérieuse dans l'assemblée liturgique. En célébrant l'Eucharistie, nous proclamons en effet qu'Il ne s'est pas retiré du monde, et qu'il ne nous a pas laissés seuls, et, même si nous ne pouvons pas le voir et le toucher comme c'est le cas avec les réalités matérielles et sensibles, Il est toutefois avec nous et parmi nous ; il est même en nous, car il peut attirer à lui et communiquer sa vie à tout croyant qui lui ouvre son cœur. L'Avent signifie donc faire mémoire de la première venue du Seigneur dans la chair, en pensant déjà à son retour définitif et, dans le même temps, cela signifie reconnaître que le Christ présent parmi nous devient notre compagnon de voyage dans la vie de l'Eglise qui en célèbre le mystère.


Chers frères et sœurs, cette conscience nourrie dans l'écoute de la Parole de Dieu devrait nous aider à voir le monde avec un regard différent, à interpréter les différents événements de la vie et de l'histoire comme des paroles que Dieu nous adresse, comme des signes de son amour qui nous assure de sa proximité dans chaque situation ; en particulier, cette conscience devrait nous préparer à l'accueillir lorsqu'« il reviendra dans la gloire, pour juger les vivants et les morts ; et son règne n'aura pas de fin », comme nous le répéterons d'ici peu dans le Credo. Dans cette perspective, l'Avent devient pour tous les chrétiens un temps d'attente et d'espérance, un temps privilégié d'écoute et de réflexion, à condition de se laisser guider par la liturgie qui nous invite à aller à la rencontre du Seigneur qui vient.

 

« Viens, Seigneur Jésus » : chers amis, cette invocation ardente de la communauté chrétienne des débuts doit également devenir notre aspiration constante, l'aspiration de l'Eglise de tout temps, qui désire et se prépare à la rencontre avec son Epoux. « Seigneur, fais resplendir ton visage et nous serons sauvés » : c'est la prière que nous avons élevée, il y a peu de temps, à travers les paroles du Psaume responsorial. Et le prophète Isaïe nous a révélé, dans la première lecture, que le visage de notre Sauveur est celui d'un père tendre et miséricordieux, qui prend soin de nous en toute circonstance car nous sommes l'œuvre de ses mains : « Toi Yahvé, tu es notre Père, notre rédempteur, tel est ton nom depuis toujours » (63, 16). Notre Dieu est un père disposé à pardonner les pécheurs repentis et à accueillir tous ceux qui ont confiance dans sa miséricorde (cf. Is, 64, 4). Nous nous étions éloignés de Lui à cause du péché en tombant sous la domination de la mort, mais Il a eu pitié de nous et de sa propre initiative, sans aucun mérite de notre part, il a décidé de venir à notre rencontre, en envoyant son Fils unique comme notre Rédempteur. Face à un si grand mystère d'amour, notre action de grâce s'élève spontanément, et notre invocation devient plus confiante : « Montre nous, Seigneur, ta miséricorde et donne-nous ton salut » (cf. Chant à l'Evangile).

 

Benoit XVI. 2008 

(ZENIT.org)

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Publié le 28 Novembre 2009


Saint temps de l'Avent.








"Aujourd'hui si vous entendez sa voix, n'endurcissez pas votre coeur ."

règle de st Benoît



 Rorate Caeli desuper » : chant de l’Avent

 

 

Latin

Français

R/. Rorate Cæli desuper, et nubes pluant justum.

 

1. Ne irascaris Domine, ne ultra memineris iniquitatis. ecce civitas sancta facta est deserta, Sion deserta est, Jerusalem desolata est, domus sanctificationis tuae et gloriae tuae, ubi laudaverunt te patres nostri.

 

R/. Rorate caeli desuper, et nubes pluant justum.

 

2. Peccavimus, et facti sumus tamquam immundus nos, et cecidimus quasi folium universi. et iniquitates nostrae quasi ventus abstulerunt nos, abscondisti faciem tuam a nobis, et allisisti nos in manu iniquitatis nostrae.

R/. Rorate caeli desuper, et nubes pluant justum.

 

3. Vide Domine afflictionem populi tui, et mitte quem missurus es : emitte Agnum dominatorem terrae, de petra deserti ad montem filiae Sion ut auferat ipse jugum captivitatis nostrae.

R/. Rorate caeli desuper, et nubes pluant justum.

 

4. Consolamini, consolamini, popule meus : cito veniet salus tua quare moerore consumeris, quia innovavit te dolor? Salvabo te, noli timere, ego enim sum Dominus Deus tuus, Sanctus Israel, redemptor tuus.

 

R/. Rorate caeli desuper, et nubes pluant justum.</poem>

R./ Cieux , répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le juste.

 

1. Ne te mets pas en colère, Seigneur, ne garde plus souvenir de l’injustice. Voici, la cité sainte est devenue déserte, Sion a été désertée, Jérusalem est en désolation, la maison de ta sanctification et de ta gloire, où nos pères avaient dit tes louanges.

R./ Cieux , répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le juste.

 

2. Nous avons péché et sommes devenus impurs. Nous sommes tombés comme des feuilles mortes et nos iniquités nous ont balayés comme le vent. Tu as détourné de nous ta face, et nous as brisés sous le poids de nos fautes.

 

R./ Cieux , répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le juste.

 

3. Vois, Seigneur, l’affliction de ton peuple, et envoie celui que tu dois envoyer : envoie l’Agneau, le maître de la terre, de Pétra dans le désert jusqu’à la montagne de ta fille Sion, afin qu’il ôte le joug de notre captivité.

R./ Cieux , répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le juste.

 

4. Consolez-vous, consolez-vous, mon peuple : vite viendra ton salut, pourquoi es-tu consumé dans l’affliction, pourquoi la douleur se renouvelle-t-elle en toi ? Je te sauverai, n’aie pas peur, moi, je suis le Seigneur Dieu, le Saint d’Israël, ton Rédempteur.

R./ Cieux , répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le juste.

 



Fratres: hora est iam nos de somno surgere: nunc enim propior est nostra salus, quam cum credidimus.
Frères, l' heure est venue de sortir de notre sommeil, car maintenant le salut est plus près de nous que lorsque nous avons eu la foi.

capitule aux premières Vèpres/

"Avec l'Immaculée, tournés vers les réalités d'En-Haut"







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