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Publié le 25 Juin 2009




pour ceux qui sont à la recherche d'un emploi. 

Prières quotidiennes pour la neuvaine

Je vous salue Joseph, vous que la grâce divine a comblé ; le Sauveur a reposé dans vos bras et grandi sous vos yeux ; vous êtes béni entre tous les hommes et Jésus, l'Enfant divin de votre virginale Épouse est béni. Saint Joseph, donné pour père au Fils de Dieu, priez pour nous dans nos soucis de famille, de santé et de travail, jusqu'à nos derniers jours, et daignez nous secourir à l'heure de notre mort. Amen

Je vous salue Marie...

Marie et Joseph, offerts sur la terre d'Israël, Marie et Joseph morts à eux-mêmes, source du blé nouveau, source de l'Amour divin sur terre, engendrez-nous dans votre trinité sur terre à la sainteté. Faites que nous puissions nous revêtir des vêtements blancs de la naissance et de la Résurrection.





Premier jour : saint Joseph, mémoire du Père

« Joseph fit comme l'Ange du Seigneur lui avait prescrit : il prit chez lui son Épouse; et sans qu'il l'eût connue, elle enfanta un fils, auquel il donna le nom de Jésus. » (Mt 1,24)

Tout arbre a ses racines propres, et chaque arbre donne un fruit qui lui est propre.
Mais tout arbre ne se développe pas n'importe où, n'importe comment !
Chaque terre a une consistance, une composition plus riche qu'une autre terre.
Il en est de même de notre filiation : « Généalogie de Jésus-Christ, fils de David, fils d'Abraham » (Mt 1,1)...... « Jacob engendra Joseph, l'époux de Marie de laquelle naquit Jésus, que l'on appelle Christ. » (Mt 1,16)
Fils et fille d'homme et de femme, nous nous reconnaissons en fils de Dieu par Jésus-Christ :
« Jésus, Fils de Dieu, aie pitié de moi pêcheur » ( prière de Jésus )

Joseph est mémoire du Père, il reconnaît la voix du Père, se lève la nuit, se retire en Égypte (« D'Égypte j'ai appelé mon fils » Os 11,1), puis revient au pays d'Israël (« De toi sortira un chef qui sera pasteur de mon peuple Israël » Mi 5,1).
Joseph permet donc que s'accomplisse l'oracle des prophètes : « Lorsqu'ils eurent accompli tout ce qui était conforme à la Loi du Seigneur » (Lc 2,39a) et « chaque année ses parents se rendaient à Jérusalem pour la fête de la Pâque » (Lc 2,41).
A l'image de Joseph, puissions-nous vivre nos vies dans l'écoute et le respect de nos pères et mères de la terre afin de faire mémoire de notre créateur au-delà de nos familles humaines.

Ce matin, disons avec saint Joseph : « Je te fiance à moi à jamais. Je te fiance à moi pour la justice et le droit, par la grâce et la miséricorde, je te fiance à moi par la fidélité, et toi, tu connaîtras le Seigneur. » ( Os 2,21-22 )




Deuxième jour : saint Joseph un guide pour l'homme d'aujourd'hui

« Marie sa mère était fiancée à Joseph ; or, avant qu'ils eurent mené vie commune... » (Mt 1,18)

Joseph fiancé, futur époux, envisage Marie comme une partenaire, une mère de famille pour qui il prépare un logis familial, il prépare un statut social : « Joseph parce qu'il était de la maison de la lignée de David monta en Judée afin de s'y faire inscrire avec Marie » ( Lc 2,4 et 5a)
Joseph, chaque matin œuvre physiquement, il a un métier dur. Il fournit à sa famille le pain quotidien et enseigne à Jésus la tradition. Il prépare et danse le Shabbat, se rend au Temple et assure une vie sociale pour sa famille à Nazareth.
Saint Joseph peut être appelé le saint de l'incarnation.
Il est frère consacré au monastère de Nazareth. Il est veilleur du silence. Mais en homme protecteur, il sera élève du Père pendant toute sa retraite à Nazareth.
Fidèle et juste, saint Joseph va se souscrire aux temps de ce petit monastère, maison du Père sur terre.
Que saint Joseph nous enseigne le respect des temps de prières comme purent les respecter les parents de sainte Thérèse de Lisieux. (Zélie Martin dans sa correspondance familiale rend grâce à saint Joseph pour tous les exaucements obtenus dans le confiance et la patience).

N'hésitons pas à demander à saint Joseph d'être et de demeurer pour nous un modèle d'homme et de père juste et responsable dont le monde d'aujourd'hui a besoin pour sauver la famille.




Troisième jour : saint Joseph et la maison familiale

« Ils retournèrent en Galilée, à Nazareth, leur ville » (Lc 2,39b)

Après le temps de l'exil, le temps du désert, l'inquiétude, saint Joseph nous montre le chemin de Nazareth.
Nazareth est une école du silence, de la patience et de l'apprentissage à la pauvreté.
Nazareth est un atelier où se tisse le tissu le plus noble, l'écharpe royale !
Nazareth est un atelier où se construit le tabernacle au bois le plus noble.
C'est un temple familial où s'amplifie la mémoire du Père.
C'est un anneau fermé au nom de l'Alliance : « Je sais qu'à Nazareth, Marie pleine de grâces, tu vis très pauvrement, ne voulant rien de plus » ( sainte Thérèse, poésie : « Pourquoi je t'aime, ô Marie »)

Dans cet enseignement au quotidien de la vie de famille, saint Joseph nous aide à comprendre que « vivre d'amour, ce n'est pas sur la terre fixer sa tente au sommet du Thabor. Avec Jésus, c'est gravir le calvaire, c'est regarder la croix comme un trésor » (sainte Thérèse PN17)

Que nos maisons puissent accueillir Marie et l'Enfant-Jésus.
Ne craignons pas d'accueillir la sainte famille à notre table.

Saint Joseph, protecteur de la famille, aidez-nous à comprendre le sens de la paternité véritable.




Quatrième jour : saint Joseph modèle d'incarnation

« Joseph résolut de la répudier sans bruit. Il avait formé ce dessin, quand l'Ange du Seigneur lui apparut en songe. »( Mt 1,19b )

Saint Joseph devant l'Annonciation s'inscrit à l'école de l'acceptation d'une solitude humaine totale pour s'unir finalement à Marie.

Avec la Sainte Vierge il nous présente la Foi, l'Espérance et la Charité comme choix de communion fraternelle dans une incarnation au jour le jour. Saint Joseph nous explique combien il est important de ne pas rompre des liens affectifs et conjugaux quand une difficulté, une déception, un sentiment de solitude nous envahit.

Car au-delà de la souffrance, de la révolte, se présente à nous bien souvent le choix entre l'humilité et l'orgueil ; le choix entre l'amour et la haine ; le choix entre la vie et la mort.

Soyons donc attentifs à tout message de foi. Devenons vigilants aux annonces du Seigneur qui vient toujours pour nous guérir, nous faire grandir dans l'épreuve.

Le Seigneur attend de nous une incarnation au quotidien, dans les actes de la vie de tous les jours : « Que quand le Seigneur viendra, Il ne nous trouve pas endormi. » (séquence d'une prière à l'Archange saint Gabriel).

Saint Joseph aidez-nous à triompher de toute solitude, de toute révolte, de tout divorce.




Cinquième jour : saint Joseph lumière dans nos nuits

« Or, lorsque les Anges les eurent quittés pour le ciel, les bergers se dirent entre eux : allons donc à Bethléem...Ils vinrent donc en hâte et trouvèrent Marie, Joseph et le nouveau-né couché dans la crèche. » (Lc 2, 15a et 16)

Quand nous désirons très fort quelque chose et que nous ne l'obtenons pas, la souffrance fait son apparition. Quand la nuit occulte nos pensées et nos décisions, nous sommes dans un désarroi parfois proche du désespoir.

Saint Joseph dans l'inquiétude folle de ne pas offrir à sa famille un lieu pour la nativité, devant le non du monde et devant la nuit des cœurs des hommes reçoit dans l'obéissance et dans la confiance le lieu de l'oubli total : une crèche, un reposoir, un hôpital de pauvres.

Et c'est ce lieu d'aboutissement de toute inquiétude et de toute obscurité qui recevra l'éclairage le plus doux, la lumière la plus forte : l'étoile de la Rédemption.

Au-delà des nuits saint Joseph nous apprend à adorer, à prendre Jésus contre notre cœur, à embrasser sa tête délicate.

Pour le feu que tu entretiens afin de garder la lampe allumée dans l'exil, dans Bethléem, à Nazareth : saint Joseph sois remercié !

Saint Joseph, berger de l'Agneau, conduisez-nous au long des nuits vers la crèche de nos vies.




Sixième jour : saint Joseph protecteur dans la maladie

« Joseph, fils de David, ne crains point de prendre chez toi Marie, ton épouse : car ce qui a été engendré en elle vient de l'Esprit-Saint ; elle enfantera un fils auquel tu donneras le nom de Jésus. » (Mt 1,20b)

Toute atteinte physique ou psychologique peut entraver notre marche.
Tout état de douleur ou de souffrance peut éveiller en nous dépit, rejet, voir désir de mort.
Tout ce qui nous semble acquis, réussi, peut soudainement basculer, disparaître, s'anéantir, devenir le vide total.
Saint Joseph en présentant Jésus au Temple, avec Marie, remplit le vide causé par la révélation de Anne et de Syméon. Il donne le nom de Jésus au monde.
Au-delà de toute souffrance, saint Joseph nous désigne le Sauveur. Il nous montre le Père.
Saint Joseph dit oui, il se laisse couvrir par l'Esprit, il reconnaît le nom de Dieu.
Saint Joseph, aidez-nous à ne pas nous replier sur nous-même dans l'épreuve ; encouragez-nous à nous ouvrir à la seule volonté du Père.




Septième jour : saint Joseph protecteur de l'Église

« Après leur départ, l'Ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph et lui dit : » Lève-toi, prends l'enfant et sa mère et fuis en Égypte » (Mt 2,13a) ... L'Ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph et lui dit : « Lève-toi, prends l'enfant et sa mère, et reviens au pays d'Israël » (Mt 2,19b et 20a)

Quand le voile de Marie se souleva au souffle de l'Esprit, elle reconnut la voix du Père.
Et au moment de ce « oui », la Sainte Vierge prenait déjà sous son manteau le premier consacré de Nazareth : saint Joseph.

Quand Joseph sentit le souffle de l'Esprit, tous ses sens furent sollicités. Il reconnut au fond de lui la voix, le parfum et la couleur de l'Esprit.

Ainsi, saint Joseph, gardien de l'Agneau, protecteur de la sainte Famille, est devenu par la grâce du Père le gardien de l'Eglise : « ce qui a été engendré en elle vient de l'Esprit-Saint et elle enfantera un fils auquel tu donneras le nom de Jésus ».

A saint Joseph est donné la reconnaissance du fait. Car Marie passe par Joseph pour lui confirmer la voile mystérieux de la virginité et de l'Incarnation.
Joseph en prenant Marie et Jésus sous sa protection viens le premier pour voiler le mystère.
Joseph se tient debout le premier devant le « oui. »
Joseph se tient debout le premier devant l'Église.

Saint Joseph, enseignez-nous à respecter l'Église, à lui être toujours obéissant, dans l'Eucharistie et dans la prière fidèle.




Huitième jour : saint Joseph est au cœur de la communion fraternelle

« Mon enfant, ...vois ! ton père et moi, nous te cherchions. » (Lc 2,48b)

Par notre union avec le Cœur de Marie vient le règne d'amour du Cœur doux et humble de Jésus.
Par l'union aux Cœurs de Jésus et de Marie, nous communions au cœur doux et juste de Joseph.
Par cette sainte communion familiale, nous reconnaissons l'union de tous les cœurs au nom du Père.

Saint Joseph nous garantit la sainteté du mariage et la garde du sacrement de l'Alliance en communiant à l'union de la Vierge Marie. ( l'époux étant garant du fruit et l'épouse étant porteuse du fruit) : « L'arbre du Vie qui était gardé par un Chérubin au glaive de feu, voici qu'il habite en Marie, la Vierge pure ; Joseph le garde. Le Chérubin a déposé son glaive, car le fruit qu'il gardait a été envoyé du haut du ciel. » (saint Ephrem, sermon)

Saint Joseph, apprenez-nous à rendre grâce pour la communion fraternelle au sein de nos familles et qu'il nous soit donné de consacrer tous ceux que nous aimons et tous ceux que nous aimons moins à la sainte Famille.




Neuvième jour : saint Joseph patron de la bonne mort et des âmes du Purgatoire

« Au bout de trois jours, ils le trouvèrent dans le temple. » (Lc 2,46a)

Après sa mort, Jésus est descendu rechercher Adam.
A la Résurrection, nous contemplons le Mystère de Pâques.

Mourir d'une mort, de dix morts, de mille morts; mourir de la maladie, de l'abandon; mourir du désir; mourir intellectuellement; mourir de dépression : il y a tant de morts différentes et possibles !
Pourtant, il en est une qui demeure la seule mort véritable : la mort d'Amour !, avec la Vierge Marie et avec saint Jean, debouts dans la confiance au pied de la Croix.

Saint Joseph peut nous tendre la main au moment de notre mort physique.
Saint Joseph peut intercéder pour nous quand nous prions pour nos fidèles défunts.
Saint Joseph protecteur des âmes du Purgatoire l'est d'autant plus qu'il a accepté et partagé pour nous une incarnation totale.

« Seigneur, mon Dieu, j'accepte dès maintenant de votre main, volontiers et de bon cœur, tel genre de mort qu'il vous plaira, avec toutes ses angoisses, ses peines et ses douleurs. »
« Domine Deus, jam nunc quodcumque mortis genus pro tibi placuerit, cum omnibus suis angoribus, poenis ac doloribus, de manu tua aequo ac libenti animo suscipio. »

Jésus, Marie, Joseph, priez pour nous au moment de la mort.

Prière finale

« Tu lui donneras le nom de Jésus »

Seigneur Dieu, notre Père, combien je te remercie de nous avoir donné ce cadeau inestimable : t'appeler par ton nom : Jésus, homme et Dieu.
Avec les Anges, avec Marie et Joseph, avec les bergers, je te bénis, je te loue, je t'adore, je te célèbre.
Envoie sur moi ton Esprit, afin de dire et de redire avec le cœur ce Nom qui est au-dessus de tout nom.
Par ce nom Tout Puissant et rempli d'amour : dissipe mes ténèbres et fais de moi un enfant de lumière, lave-moi de mes fautes et donne-moi un cœur nouveau, guéris mes blessures afin d'aimer comme tu aimes, délivre-moi de mes angoisses et donne-moi ta paix. Essuie toute larme de mes yeux, que la joie de l'Esprit m'habite. Donne-moi le don suprême de l'Esprit: la tendresse du Père.
Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus.




Le christ nous a fait trois promesses :

"Frappez on vous ouvrira !"

"Demandez on vous donnera ! "

"Tout ce que vous demanderez à mon Père en mon nom il vous l'accordera !"


Merci au filleul ....
message transmis mais comme j'ai supprimé hier
beaucoup d'adresses.... ma messagerie est plutôt vide !
et s'il y a rien au bout de neuf jours, on le met au coin 7


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Rédigé par philippe

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Publié le 25 Juin 2009










La Cathédrale Sainte-Marie est située au sommet de la butte qui domine l'Adour et la Nive au cœur de la vieille ville.
Une Cathédrale romane primitive fut détruite par deux incendies successifs en 1258 et 1310.
La construction de l'édifice actuel a été commencée vers le milieu du XIIIème et s'est achevée au début du XVIème siècle.
Des restaurations et des remaniements sont intervenus sous la direction d'Emile Boeswildwald - architecte des bâtiments de France - élève de Viollet-le-Duc au XIXème siècle, grâce au legs Lormand.
La Cathédrale de Bayonne, appartient, pour l'essentiel, au style gothique rayonnant, avec une influence champenoise sensible, surtout dans l'abside et le déambulatoire.
Après trois siècles de domination anglaise, Bayonne fut reprise en 1451 et réintégrée au royaume de France.
La décoration porte la trace de ces événements : les lys de France succèdent aux léopards d'Angleterre.

Informations générales :
Longueur : 76.96 m.
Largeur : 33.40 m.
Hauteur de la nef centrale : 26.50 m.
Hauteur des nefs latérales : 12 m.
    

site: cathédrale de Bayonne.

oubli dans l'historique, parlent pas de  ma confirmation !

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Rédigé par philippe

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Publié le 25 Juin 2009






Le bonheur de l'homme se trouve en Dieu ...       
Par Sœur Myriam, de l'abbaye bénédictine de Bouzy la Forêt   

"Quel est l'homme qui aime la vie et désire voir des jours heureux ?" (Ps 33, 13). Dans le Prologue de sa Règle, saint Benoît nous répercute la question du psalmiste. Et pour celui qui répond : "moi", il écrit sa petite Règle pour nous aider à suivre le chemin de l'Evangile. "Quoi de plus doux, frères bien-aimés, que cette voix du Seigneur qui nous invite ? Voici que dans sa tendresse, le Seigneur nous indique le chemin de la vie." (Prologue de la Règle Bénédictine - RB).

L'appel du Seigneur est unique pour chacun et se manifeste différemment pour chacun. Si un jour j'ai frappé à la porte du monastère, c'est sans doute, parce que vers 14-15 ans, en me demandant quelle orientation donner à ma vie, je me suis dit que je n'avais qu'une vie et qu'il ne fallait pas la rater. Une phrase de l'Evangile m'interpellait : "Que sert-il à l'homme de gagner le monde entier s'il perd sa vie ?" (Lc.9, 25) Traduisons : que sert-il d'avoir une belle situation professionnelle si c'est pour manquer le but de sa vie ? (l'amitié avec Dieu). En poursuivant mes études, j'ai entendu quelqu'un dire : "Pour moi être bien nourri, logé, vêtu, cela suffit." Au fond de moi s'éleva une protestation : "l'homme est tout de même fait pour beaucoup plus grand que cela !". Jean-Paul II nous l'a rappelé avec force au Parc des Princes "La société de consommation ne rend pas l'homme heureux !". Poursuivant encore mes études, j'observais autour de moi des jeunes revenant ivres tard le soir. Pourquoi ? Sinon parce qu'ils cherchaient un bonheur qu'ils ne trouvaient pas et ne pouvaient pas trouver là où ils le cherchaient. J'aurais voulu leur dire que le bonheur de l'homme se trouve en Dieu. "J'ai dit au Seigneur : tu es mon Dieu, je n'ai pas d'autre bonheur que toi." (Ps15, 2) ou avec saint Augustin : "Tu nous as faits pour toi Seigneur, et notre cœur est sans repos tant qu'il ne demeure en toi." Comment le leur dire ? Je compris que ce n'était pas par des paroles que je pouvais l'affirmer, mais par ma vie.

Alors j'ai cherché comment au mieux servir Dieu et les hommes, en vivant pour le Christ. Il m'a semblé, que pour moi, cela pouvait se réaliser dans une vie de prière cachée. Certains trouvent tout d'un coup. Pour moi ce fut un long jeu de piste. Le Seigneur me donnait de temps à autres quelques indications, dans la méditation de sa Parole, comme par exemple celle-ci : "Le Christ s'est fait obéissant jusqu'à la mort, et la mort sur une croix." (Ph.2, 8), ou le passage du dialogue entre Jésus et l'homme riche : "Jésus posa sur lui son regard, et il se mit à l'aimer." (Mc.10, 21) largement commenté par Jean-Paul II. Les événements de la vie, fut-ce un échec, dans l'éclairage de Dieu, sont aussi de bonnes indications.

Après avoir fait plusieurs stages dans différentes communautés, j'ai découvert chez les Bénédictines de Notre-Dame du Calvaire, alors à St-Jean-de-Braye, que je pouvais, là, dans cette communauté, réaliser ce désir profond que le Seigneur avait fait grandir en mon cœur : me mettre à l'école du Christ qui s'est fait obéissant par amour, pour vivre toutes choses avec Lui, en Lui, dans l'amour de Dieu notre Père, m'unir à la prière de Marie, notre Mère, se tenant près de la Croix de Jésus et portant en son cœur tous les hommes, et ceci avec des sœurs, pour apprendre à aimer comme Jésus nous a aimés et pour qu'il nous conduise tous ensemble à la vie éternelle (cf.RB72).
Quelle joie le jour où franchissant la porte du monastère je commençai ce nouveau pèlerinage intérieur ! Certes il y a des cailloux sur la route et, comme on m'en avait prévenue, des tempêtes sur le lac de Tibériade, mais le Seigneur est toujours prêt à nous tendre la main quand on l'appelle au secours, comme Pierre lorsqu'il s'enfonçait dans les flots.

Toi qui cherches où t'attend le Seigneur, espère en lui, demande-lui dans la prière, il ne manquera pas de t'indiquer le chemin, par sa Parole, par sa présence dans les événements, par les moyens qu'il connaît. N'hésite pas à prendre contact avec les communautés, elles sont toujours prêtes à accueillir quelqu'un qui cherche sa voie. "Que cherchez-vous ?", demande Jésus à deux disciples de Jean-Baptiste -"Maître où demeures-tu ?" -"Venez et voyez." (Jn.1, 38-39)

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Rédigé par philippe

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Publié le 25 Juin 2009



  

Pope Benedict XVI kisses a baby

 

 

Le pape a exprimé sa « vive appréciation » pour « l'engagement à défendre l'enfance victime de la violence et des armes ».

Benoît XVI a dit « penser à tous les enfants du monde, spécialement à ceux qui sont exposés à la peur, à l'abandon, à la faim, aux abus, à la maladie, à la mort ».

« Le pape est proche de toutes ces petites victimes et il les rappelle toujours dans sa prière », a ajouté Benoît XVI




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Rédigé par philippe

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Publié le 25 Juin 2009




Locus iste a Deo factus est, inaestimabile sacramentum, irreprehensibilis est.





"Mon Dieu, donnez-nous des prêtres, de saints prêtres.
Donnez-nous des moines, de saints moines."


"Quelqu'un estime que le Seigneur l'appelle à la vie bénédictine; il se "convertit"; il vient frapper à la porte. Chose étrange, elle ne s"ouvre pas de suite, et l'accueil est très réservé, presque mausssade.

... La première remarque de saint Benoît est pour défendre de recevoir pêle-mêle tous ceux qui se présentent. "

Cette partie de la règle a dû je pense être aménagée, disons humanisée, vu la rareté des vocations dûe au déséquilibre de la société actuelle . D'où vient la crise de l'Eglise, si ce n'est aussi de ce déséquilibre moral et religieux que l'on constate dans tous les milieux aujourd'hui. L'excès n'est pas  bénédictin. Comme on ne se fait pas moine pour fuir le monde ou pour simplement la liturgie. On ne rentre pas dans un couvent parce qu'il y a une messe à l'ancienne. C'est un des motifs qui peuvent conduire à y être candidat, mais pas un motif premier pour être moine.

 La messe n'est qu'un moyen pour arriver à Dieu. En raison de cette mauvaise finalité il y a eu des échecs. Et l'on constate avec joie de la persévérance des nouveaux qui viennent de milieux différents et où l'éducation n'a pas été que doctrinale.


L'excès de religieux fait des déséquilibrés. La juste mesure, le juste milieu fait la vocation. A Fontgombault on a su maintenir cet équilibre qui fait l'harmonie.


L'époque de St Benoît n'est sans doute plus la même.

" De plus, saint Benoît savait que la vie monastique est la réserve de Dieu.

"Sans doute, les motifs spéciaux qu'on avait jadis de se montrer un peu austères n'existent plus aujourd'hui... l'expérience prouve que ces précautions ne sont point superflues, puisque bon nombre de ceux qu'on accueille n'aboutissent pas.
...
Mais enfin dans la vie bénédictine, on ne réclame guère de nous qu'une aptitude: la disposition intérieure à nous sanctifier. Et cette aptitude existe lorsqu'on est résolu à développer les énergies de son baptême.
C'est sur la volonté du candidat que doit s'exercer principalement la curiosité des supérieurs.

... On remarquera que ce n'est que graduellement, et par étapes, avec un lent et prudent progrès, que le candidat pénètre dans la famille bénédictine:

la porte, l'hôtellerie,, la cella moviliorum et enfin l'entrée in congregatione.


dom Delatte

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Rédigé par philippe

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Publié le 24 Juin 2009




Ainsi tout homme averti fuit l'excès et le défaut, recherche la bonne moyenne et lui donne la préférence, moyenne établie non relativement à l'objet, mais par rapport à nous.


De même toute connaissance remplit bien son office, à condition d'avoir les yeux sur une juste moyenne et de s'y référer pour ses actes.

 

C'est ce qui fait qu'on dit généralement de tout ouvrage convenablement exécuté qu'on ne peut rien lui enlever, ni rien lui ajouter, toute addition et toute suppression ne pouvant que lui enlever de sa perfection et cet équilibre parfait la conservant. Ainsi encore les bons ouvriers couvrent toujours les yeux fixés sur ce point d'équilibre.


Ajoutons encore que la vertu, de même que la nature, l'emporte en exactitude et en efficacité sur toute espèce d'art ; dans de telles conditions, le but que se propose la vertu pourrait bien être une sage moyenne. Je parle de la vertu morale qui a rapport avec les passions et les actions humaines, lesquelles comportent excès, défaut et sage moyenne. Par exemple, les sentiments d'effroi, d'assurance, de désir, de colère, de pitié, enfin de plaisir ou de peine peuvent nous affecter ou trop ou trop peu, et d'une manière défectueuse dans les deux cas.

Mais si nous éprouvons ces sentiments au moment opportun, pour des motifs satisfaisants, à l'endroit de gens qui les méritent, pour des fins et dans des conditions convenables, nous demeurerons dans une excellente moyenne, et c'est là le propre de la vertu : de la même manière, on trouve dans les actions excès, défaut et juste moyenne.


Ainsi donc la vertu se rapporte aux actions comme aux passions. Là l'excès est une faute et le manque provoque le blâme ; en revanche, la juste moyenne obtient des éloges et le succès, double résultat propre à la vertu.


La vertu est donc une sorte de moyenne, puisque le but qu'elle se propose est un équilibre entre deux extrêmes. [...]


La vertu est donc une disposition acquise volontaire, consistant par rapport à nous, dans la mesure, définie par la raison conformément à la conduite d'un homme réfléchi. Elle tient la juste moyenne entre deux extrémités fâcheuses, l'une par excès, l'autre par défaut.

 


ARISTOTE


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Rédigé par philippe

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Publié le 24 Juin 2009




"Voici la loi sous laquelle tu veux servir et combattre; si tu peux l'observer, entre; mais si tu ne peux pas, tu es libre, pars."



Le moine est un homme que le Saint Esprit a appelé à abandonner les préoccupations, les désirs et les ambitions des autres hommes, afin de consacrer sa vie entière à chercher Dieu. Mais si le terme nous est familier, la réalité qu'il signifie est un immense mystère.

Car, en fait, personne au monde ne sait de façon précise ce que "chercher Dieu" signifie avant d'avoir soi-même commencé à le faire. Personne ne peut même expliquer à un autre ce que signifie cette recherche si l'autre n'est en même temps éclairé, au fond de son cœur, par l'Esprit. Finalement, l'on ne peut chercher Dieu que si l'on a déjà commencé à Le trouver, si l'on a d'abord été trouvé par Lui : le moine est un homme qui cherche Dieu parce que Dieu l'a trouvé.


En un mot, le moine est l'homme de Dieu. Or puisque tous les hommes ont été créés par Dieu pour pouvoir Le trouver, ils sont tous, en un certain sens, appelés à être des "hommes de Dieu" ; mais ils ne sont pas tous appelés à être moines. Le moine est donc celui qui est appelé à s'adonner exclusivement et parfaitement à l'unique chose nécessaire à tous les hommes : à la recherche de Dieu. D'autres peuvent légitimement chercher Dieu par une voie moins directe, mener une vie droite en ce monde, fonder une famille chrétienne. Le moine écarte ces choses, bonnes en soi, pour aller à Dieu par la route directe. Il se retire du "monde" pour s'adonner entièrement à la prière, à la méditation, à l'étude, au travail, à la pénitence sous le regard de Dieu. Le moine se distingue même entre tous les religieux en ce qu'il se voue essentiellement et exclusivement à la recherche de Dieu, plutôt qu'à la recherche des âmes pour Dieu.


Il nous faut cependant admettre que la vocation monastique tend à être, pour le monde moderne, un problème et un scandale. Dans les civilisations essentiellement religieuses, comme celles des Indes ou du Japon, la vocation monastique est plus ou moins admise. Dans une société tout entière orientée vers autre chose que les soucis éphémères des affaires ou des plaisirs, personne ne s'étonne que des hommes consacrent leur vie à un Dieu invisible. Mais dans une civilisation matérialiste qui est fondamentalement irréligieuse, le moine est incompréhensible parce qu'il ne " produit rien" . Sa vie semble complètement inutile. Les chrétiens eux-mêmes sont parfois troublés par cette apparente "inutilité" du moine, et croiraient facilement qu'un monastère est une sorte de dynamo qui, sans "produire" elle-même la grâce, procure au monde cette denrée spirituelle infiniment précieuse.


Les premiers Pères du monachisme ne s'occupaient pas de ces arguments, pour valides et nécessaires qu'ils fussent. Ils ne trouvaient pas que la recherche de Dieu eût besoin d'être défendue, ou plutôt ils comprenaient que si les hommes ne sentent pas qu'il faut chercher Dieu avant tout, aucune autre défense du monachisme ne pourra les convaincre.

Dieu doit-Il donc être cherché ? La loi la plus profonde de l'être humain est son besoin de Dieu, son besoin de vie. Dieu est la Vie. "En Lui était la Vie, et la Vie était la lumière des hommes, et la lumière luit dans les ténèbres, et les ténèbres ne l'ont pas comprise." (Jean 1). Le besoin le plus profond de nos ténèbres est de comprendre la lumière qui brille au milieu d'elles. Aussi Dieu nous a-t-Il donné, comme premier commandement : "Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toutes tes forces." La vie monastique n'est donc pas autre chose que la vie de ceux qui ont pris terriblement au sérieux le premier commandement, et n'ont, dans les termes de Saint Benoît, "rien préféré à l'Amour du Christ". (...) Le moine cherche la plénitude de la vie et la maturité totale de la foi chrétienne. Pour lui, " vivre c'est le Christ".


Pour être libre de la liberté des enfants de Dieu, le moine renonce à sa volonté, à ses droits aux possessions terrestres, à l'amour de ses aises et de son confort, à son orgueil, au désir de fonder un foyer, à la libre disposition de son temps, à la faculté d'aller où il veut et de vivre selon son jugement. Il vit seul, pauvre, silencieux, obéissant. Pourquoi ? À cause de ce qu'il croit, de la parole du Christ qui a dit : "En vérité, je vous le dis, nul n'aura quitté maison, femme, frères, parents ou enfants à cause du Royaume de Dieu, qui ne reçoive bien davantage en ce temps-ci, et, dans le temps à venir, la vie éternelle."

 

Thomas Merton.



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Rédigé par philippe

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Publié le 24 Juin 2009

La prêtrise séduit peu : il n'y aura en 2009 que 90 ordinations de prêtres destinés à exercer le service de Dieu dans les paroisses, pas assez pour compenser les départs de leurs anciens, atteints par la retraite ou la mort.Dix nouveaux prêtres seront ordonnés samedi à Notre-Dame. En 2008, il y avait eu également 10, et 101 pour l'ensemble de la France. Depuis 1995, le nombre des ordinations oscille entre 142 (2000) et 90 (2004). Chaque année, de nombreux diocèses n'en célèbrent aucune.



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Rédigé par philippe

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Publié le 24 Juin 2009

Rédigé par philippe

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Publié le 23 Juin 2009



Notre-Dame du Bien-Mourir, Mère de Jésus et notre Mère, c'est avec la simplicité des petits enfants que nous venons à vous pour vous confier nos derniers instants et notre mort. Avec Jésus, vous avez assisté saint Joseph, votre époux, lors de son trépas; au pied de la Croix, vous avez reçu le dernier soupir de notre Sauveur, votre divin Fils; désormais, nous en avons l'assurance, vous êtes auprès de chacun de vos enfants, avec la sollicitude de votre coeur maternel, pour lui faire franchir le seuil de la mort et l'introduire dans l'éternité.

Mais pour que nous puissions affronter dans la paix cette ultime épreuve, si rude à notre nature, soyez aussi pour Nous Notre Dame du Bien Vivre. Aidez-nous, nous vous en supplions, à demeurer fidèles, jour après jour aux engagements de notre baptême, aux enseignements de la foi, à la pratique de la charité. Pour y parfenir nous nous appuyons avec la certitude de l'espérance qui ne déçoit pas, sur votre intercession toute puissante.

Notre-Dame du Bien Mourir, recevez déjà notre action de grâces que nous vous redirons éternellement, et daignez continuer à prier pour nous, pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort.

Amen.

aux intentions de Clear Creek.
pour dom François de Feydeau.
o.s.b. sous-prieur.
st Benoît - St François priez pour lui
Coeur sacré de Jésus, j'ai confiance en vous.


nous vous confions tous les moines
de Fontgombault et votre serviteur.
UDP.
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