Publié le 10 Novembre 2008




On était au cœur de l 'hiver.

 Le froid durait depuis des semaines, si rude cette année-là que nombre de gens en mouraient.

    Une bise aigre balayait la plaine.

    Martin et son ordonnance rentraient d'une tournée dans les environs d'Amiens.

    Le sabot de leurs chevaux sonnait sur le sol gelé.

    Ils avaient hâte d'être en ville. Martin s'était dépouillé déjà, au profit de pauvres rencontrés dans la campagne, d'une partie de ses vêtements et de tout son argent. Il n'avait sur lui que ses armes et sa vaste chlamyde de laine blanche, relevée sur le bras gauche, attachée sur l'épaule droite par une agrafe.


    Or, voici qu'aux portes de la ville apparaît un mendiant à peu près nu.

    Il implore les passants.

    Mais les passants jugent qu'il fait trop froid pour s'arrêter et... ils passent.

    C'est à peine si l'un d'eux prend le temps de jeter au malheureux une ironie: " N'as-tu pas honte de te promener ainsi dévêtu par un temps pareil? ".

    Martin, voyant que tous s'en vont indifférents, comprend qu'il lui est réservé de soulager encore cette misère.

    Mais que faire pour ce pauvre homme?

    Faute de pouvoir lui donner autre chose, va-t-il le gratifier d'un bon conseil ?

    L'engager à rentrer dans la ville, à chercher un abri, du travail ?

    Envoyer Demetrius au quartier, demander au garde-magasin s'il n'aurait pas un vieux manteau réformé, mité, dont il pourrait se dessaisir en faveur d'un pauvre diable ?

    Martin serait bien en droit de s'arrêter à l'une ou à l'autre de ces décisions, puisqu'il n'a plus rien à distribuer.

    Mais... n'a-t-il rien vraiment ?

    Et cette chlamyde, qui lui drape lourdement les épaules! Une pièce d'étoffe de cette ampleur peut très bien faire deux manteaux.

    Il y a de quoi. Martin n 'hésite pas plus longtemps.

    Il tire le glaive pendu à son côté, son glaive de cavalier, un peu plus long que l'épée des fantassins, et bien affilé.

    De la main gauche il saisit le bord de sa chlamyde.

    Il se tourne un peu sur sa selle et donne un coup vigoureux du tranchant dans le beau milieu de l'étoffe.

    " Attrape, pauvre, ce pan qui traîne à terre! Tire à toi. Bien. Mets cela, maintenant, sur tes épaules. Serre-toi bien cette laine autour du col. Et puisse une autre âme charitable ajouter à ton vêtement ce qui lui manque encore! "

    Parmi ceux qui ont vu la scène, certains sourient.

    Ils trouvent grotesque ce circuitor vêtu d'une moitié de chlamyde, sous laquelle ses bras musclés ont la chair de poule.

    D'autres, au cœur moins dur, se disent: " Pauvre garçon! Ce n'était pas à lui à se dépouiller ainsi, mais bien à nous, qui avions plus de vêtements que lui, et qui aurions pu couvrir le pauvre sans nous mettre la chair à nu! "

    Cependant Martin, sans attendre les remerciements de son obligé, sans plus se préoccuper des gloses des gens sensés que des brocards des autres, pousse son cheval et disparaît au détour d'une rue.

    Demetrius le suit émerveillé, et regrettant peut-être lui aussi - trop tard - de n'avoir pas dit: " Maître, prends mon manteau à moi, mon manteau d'ordonnance : ce sera suffisant pour ce va-nu-pieds ! "

    Si Martin possédait une chlamyde de rechange, ou s'il dut emprunter de l'argent à quelque camarade pour s'en procurer une neuve, le chroniqueur ne le dit point.

    Mais ce qu'il ne manque pas de rapporter , c'est que, la nuit suivante, tandis que Martin, n'étant pas de service, s'abandonnait au sommeil, le Christ lui apparut.

    Et le Christ était vêtu du morceau de chlamyde dont Martin avait couvert les épaules du pauvre.

    Oui, c'était bien la chlamyde de Martin.

    Il la reconnaissait sans peine, sans avoir besoin de la regarder de près, d'en tâter le tissu, comme les anges accompagnant le Seigneur l'invitaient à le faire.

    Et le Christ dit aux anges, d'une voix haute et claire :

    " Martin, encore catéchumène, m'a revêtu de ce manteau. "

    Il se souvenait des paroles qu'il avait dites autrefois, quand il était sur la terre, et qui sont relatées en saint Matthieu:

    " Ce que vous avez fait au plus petit d'entre vos frères, c'est à moi-même que vous l'avez fait. "

    Le Seigneur proclamait qu'en la personne du pauvre il avait été vêtu, et il ne pouvait pas mieux le prouver qu'en se montrant à l'auteur de cette oeuvre pie sous le vêtement même que le pauvre avait reçu.

    Voilà la scène que, depuis des siècles, les arts de toutes sortes ont, des milliers de fois, représentée.

    Dans tous les pays du monde, qu'on montre à un enfant l'image peinte ou sculptée d'un cavalier tranchant d'un coup d'épée son manteau au profit d'un pauvre - boiteux, manchot, ou cul-de-jatte il vous dira: " C'est saint Martin. "

    Le manteau, l'épée, le pauvre, ce sont les " caractéristiques " de saint Martin.

    A l'endroit où s'est passé ce fait si simple -l'un des plus grands gestes pourtant accomplis dans la chrétienté - un oratoire s'élèvera, puis une abbaye.

    Un autre sanctuaire marquera l'emplacement de la maison où Notre-Seigneur apparut à Martin.

    Le pauvre secouru par Martin sera honoré, en la personne d'un de ses successeurs - car il y aura toujours des pauvres parmi nous - dans les palais et dans les monastères. Le manteau de Martin devient un objet de vénération à travers les siècles.

    A Amiens, on en conserve longtemps des reliques (comme à Auxerre, comme à Olivet, près Orléans).

    L'épée de Martin est gardée longtemps dans une église de Vérone, avant d'être vendue à quelque collectionneur dont on a perdu la trace...

    Le partage du manteau de Martin, c'est la plus haute expression connue de la charité envers les pauvres.

    " On ne parlera jamais tant, dit un auteur du moyen âge, Gilles d'Orléans, des robes de vair et de gris de nos grands seigneurs que de ce lambeau d'étoffe donné par le bienheureux soldat au pauvre
    mendiant. " - "Quel beau coup d'épée !" s'écrie un prédicateur du temps de saint Louis, le frère Daniel de Paris.

    Non, jamais il ne sera fait mention d'un coup d'épée aussi beau que celui de saint Martin...

    On dit que Roland fendit la tête d'un homme jusqu'à la mâchoire.

    On dit qu'Olivier trancha d'un coup un corps tout entier.

    Mais tout cela n'est rien. Ni Roland, ni Olivier, ni Ogier le Danois, ni Charlemagne lui-même, n'ont pu frapper un coup qui vaille celui-là, et l'on n'en verra point frapper de semblable jusqu'à la fin du monde!

    C'est que Martin a, d'un bond, tout de suite, atteint les sommets.

    Il a dépassé le précepte du Christ.

    Le Christ nous dit de nous contenter de peu, de ne pas garder deux vêtements, de donner un vêtement sur deux.

    Martin n'en avait qu'un seul, et il l'a partagé !

    " Martin, encore catéchumène, m'a revêtu de ce manteau. "

    Bien que candidat seulement au baptême, ce lancier pannonien avait agi plus généreusement que n'eussent fait bien des baptisés!

    La louange que lui décernait le Christ en personne ne lui donna point d'orgueil.

    Il ne songea qu'à admirer la bonté de Dieu à son endroit.

    Mais il voulut porter sans plus tarder le signe réel du Christ.

    " Il vola au baptême ", dit Sulpice Sévère.

     

    Où l'on voit que St Martin pratique la prière perpétuelle

    ...Sulpice Sévère s'émerveille de " sa puissance dans les veilles et les oraisons ". Il le montre " consacrant ses nuits comme ses jours à la prière ".

    "Jamais, dit-il encore, il n'a passé une heure, un moment, sans s'absorber dans la prière ou s'appliquer à la lecture: et même en lisant ou en accomplissant quelque autre besogne, il ne détachait pas son âme de la prière. De même que les forgerons, quand ils ne forgent plus le fer, frappent encore leur enclume . du marteau, ainsi Martin, même quand il paraissait faire autre chose, priait toujours. "

    Et Martin tient la mortification accompagnement nécessaire de la prière.

    S'il demande à Dieu des grâces, il donne à Dieu, en échange, ses renoncements, ses abstinences, ses jeûnes, la dureté avec laquelle il traite son corps, et il apporte dans ces pratiques une continuité à laquelle les nécessités de la nature seules mettent un frein.

    Il prie avec patience et avec humilité.

    Si sa prière n'est pas exaucée incontinent, il ne se décourage pas, mais continue à demander jusqu'à ce qu'il ait obtenu.

    Et c'est toujours pour autrui qu'il demande, jamais pour lui-même, et avec pour unique fin - même lorsqu'il s'agit de grâces temporelles - la gloire de Dieu.

    

    Dernière prière de saint Martin, évêque de Tours,† 397

    "Ils sont durs, Seigneur, les combats qu'il faut livrer dans son corps pour ton service : et j'ai assez de luttes que j'ai soutenues jusqu'ici.

    Mais si tu m'ordonnes de peiner encore pour monter la garde devant ton camp, je ne refuse pas, je n'alléguerai pas pour excuse l'épuisement de l'âge.

    Je me dévouerai à la tâche que tu m'imposeras : sous les étendards, aussi longtemps que tu l'ordonneras toi-même, je servirai.

    Sans doute un vieillard souhaiterait un congé après une vie de labeur, mais l'âme est capable de vaincre les années et saura ne pas céder à la vieillesse."


    Sulpice Sévère, Vie de saint Martin.


  sources

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Publié le 9 Novembre 2008

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Publié le 9 Novembre 2008


  Sur une terre, quelque part, qui a connu déjà son génocide, où l'on commence à dénombrer les victimes. Elles s'avancent deux par deux vers la porte de sortie.
 Elles étaient bien jeunes mais il n'en a pas voulues. Les irrésistibles s'arment de force, de conviction et de courage, de  patience à toute épreuve.
 Jusqu'au bout, sans trève.

Jusques à quand?

Ils ont bien du mérite d'y croire encore. La raison du plus fort est toujours la meilleure, mais "courage petit troupeau, j'ai vaincu le monde". D'autres ont essayé et sont passés, ils sont désormais au pays de l'oubli. D'autres y ont laissé leurs biens, leur maison, leur identité, leur santé et leur âme; fortes personnalités d'expérience pourtant et de qualités, détruites à jamais.

Popule meus, qui feci tibi?

texte assumique subliminal. Comprenne qui pourra.
Las Clarafan de los pobres.







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Publié le 8 Novembre 2008



probablement, je les connais ceux-là en tous les cas. je
me demande ce qu'ils sont devenus ces deux-là, des grands ténors sûrement!

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Rédigé par philippe

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Publié le 8 Novembre 2008



Wiener Sängerknaben



Pour Clara, évidement bon courage.  Parfois oui c'est très dur. J'en sais quelque chose.

+
 


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Publié le 8 Novembre 2008



" J'ai planté, Apollos a arrosé ; mais Dieu a donné la croissance ; ce n'est pas celui qui plante qui est quelque chose, ni celui qui arrose, mais Dieu qui donne la croissance". Voilà donc ce que nous vous disons ; que par notre parole nous plantions ou nous arrosions, nous ne sommes riens, mais c'est Dieu qui donne la croissance, c'est-à-dire c'est son onction qui vous enseigne toutes choses.

st Augustin.

giverny

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Publié le 7 Novembre 2008

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Publié le 7 Novembre 2008

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Publié le 7 Novembre 2008



Elève-toi, mon âme, au-dessus de toi-même :
Voici l'épreuve de ta foi !
Que l'impie, assistant à ton heure suprême,
Ne dise pas : « Voyez, il tremble comme moi ! »

La voilà, cette heure suivie
Par l'aube de l'éternité,
Cette heure qui juge la vie
Et sonne l'immortalité !
Et tu pâlirais devant elle,
Ame à l'espérance infidèle !
Tu démentirais tant de jours,
Tant de nuits, passés à te dire :
« Je vis, je languis, je soupire ;
Ah! mourons pour vivre toujours! »

Oui, tu meurs! Déjà ta dépouille
De la terre subit les lois,
Et de la fange qui te souille
Déjà tu ne sens plus le poids.
Sentir ce vil poids, c'était vivre;
Et le moment qui te délivre,
Les hommes l'appellent mourir!
Tel un esclave, libre à peine,
Croit qu'on emporte avec sa chaîne
Ses bras qu'il ne sent plus souffrir.

Ah! laisse aux sens, à la matière,
Ces illusions du tombeau !
Toi, crois-en à ta vie entière,
A la foi qui fut ton flambeau ;
Crois-en à cette soif sublime,
A ce pressentiment intime
GLui se sent survivre après toi ;
Meurs, mon âme, avec assurance !
L'amour, la vertu, l'espérance,
En savent plus qu'un jour d'effroi.

Qu'était-ce que ta vie ? Exil, ennui, souffrance,
Un holocauste à l'espérance,
Un long acte de foi chaque jour répété.
Tandis que l'insensé buvait â plein calice,
Tu versais à tes pieds ta coupe en sacrifice,
Et tu disais : « J'ai soif, mais d'immortalité ! »

Tu vas boire à la source vive
D'où coulent les temps et les jours,
Océan sans fond et sans rive,
Toujours plein, débordant toujours.
L'astre que tu vas voir éclore
Ne mesure plus par aurore
La vie, hélas ! prête à tarir,
Comme l'astre de nos demeures,
Qui n'ajoute au présent des heures
Qu'en retranchant à l'avenir.

Oublie un monde qui s'efface,
Oublie une obscure prison !
Que ton regard privé d'espace
Découvre enfin son horizon !
Vois-tu ces voûtes azurées
Dont les arches démesurées
S'entr'ouvrent pour s'étendre encor ?
Bientôt leur courbe incalculable
Te sera ce qu'un grain de sable
Est au vol brûlant du condor.

Tu vas voir la céleste armée
Déployer ses orbes sans fin,
Comme une poussière animée
Qu'agite le souffle divin.
Ces doux soleils dont ta paupière
Devinait de loin la. lumière
Vont s'épanouir sous tes yeux,
Et chacun d'eux dans son langage
Va te saluer, au passage,
Du grand nom que chantent les cieux !

Tu leur demanderas les rêves
Que ton cœur élançait vers eux,
Pendant ces nuits où tu te lèves
Pour te pénétrer de leurs feux ;
Tu leur demanderas les traces
Des êtres chéris dont les places
Restèrent vides ici-bas,
Et tu sauras sur quelle flamme
Leur âme arrachée à ton âme
En montant imprima ses pas.

Tu verras quels êtres habitent
Ces palais flottants de l'éther,
Qui nagent, volent ou palpitent,
Enfants de la flamme et de l'air,
Chœurs qui chantent, voix qui bénissent,
Miroirs de feu qui réfléchissent,
Ailes qui voilent Jéhovah,
Poudre vivante de ce temple
Dont chaque atome le contemple,
L'adore et lui crie : « Hosannah ! »

Dans ce pur océan de vie
Bouillonnant de joie et d'amour
La mort va te plonger ravie,
Comme une étincelle au grand jour ;
Son flux vers l'éternelle aurore
Va te porter, obscure encore,
Jusqu'à l'astre qui toujours luit,
Comme un flot que la mer soulève
Roule, aux bords où le jour se lève,
Sa brillante écume, et s'enfuit.

Détestais-tu la tyrannie ?
Adorais-tu la liberté ?
De l'oppression impunie
Ton œil était-il révolté ?
Avais-tu soif de la justice,
Horreur du mal, honte du vice ?
Versais-tu des larmes de sang
Quand l'imposture ou la bassesse
Livraient l'innocente faiblesse
Aux serres du crime puissant ?

Sentais-tu la lutte éternelle
Du bonheur et de la vertu,
Et la lutte encor plus cruelle
Du cœur par le cœur combattu ?
Rougissais-tu de ce nom d'homme
Dont le ciel rit quand l'orgueil nomme
Cette machine à deux ressorts,
L'un de boue et l'autre de flamme,
Trop avili s'il n'est qu'une âme,
Trop sublime s'il n'est qu'un corps ?

Pleurais-tu quand la calomnie
Souillait la gloire de poison,
Ou quand les ailes du génie
Se brisaient contre sa prison ?
Pleurais-tu lorsque Philomèlc,
Couvant ses petits sous son aile,
Tombait sous l'ongle du vautour ;
Quand la faux tranchait une rose,
Ou que la vierge à peine éclose
Mourait à son premier amour ?

Et sentais-tu ce vide immense,
Et cet inexorable ennui,
Et ce néant de l'existence,
Cercle étroit qui tourne sur lui ?
Même en t'enivrant de délices,
Buvais-tu le fond des calices ?
Heureuse encor, n'avais-tu pas
Et ces amertumes sans causes,
Et ces désirs brûlants de choses
Qui n'ont que leurs noms ici-bas ?

Triomphe donc, âme exilée !
Tu vas dans un monde meilleur,
Où toute larme est consolée,
Où tout désir est le bonheur,
Où l'être qui se purifie
N'emporte rien de cette vie
Que ce qu'il a d'égal aux dieux,
Comme la cime encore obscure
Dont l'ombre décroît à mesure
Que le jour monte dans les cieux.

Là sont tant de larmes versées
Pendant ton exil sous les cieux,
Tant de prières élancées
Du fond d'un cœur tendre et pieux ;
Là, tant de soupirs de tristesse,
Tant de beaux songes de jeunesse !
Là les amis qui t'ont quitté,
Épiant ta dernière haleine,
Te tendent leur main, déjà pleine
Des dons de l'immortalité !

Ne vois-tu pas des étincelles
Dans les ombres poindre et flotter ?
N'entends-tu pas frémir les ailes
De l'esprit qui va lt'emporter?
Bientôt, nageant de nue en nue,
Tu vas te sentir revêtue
Des rayons du divin séjour,
Comme une onde qui s'évapore
Contracte, en montant vers l'aurore,
La chaleur et l'éclat du jour.

Encore une heure de souffrance,
Encore un douloureux adieu ;
Puis endors-toi dans l'espérance,
Pour te réveiller dans ton Dieu !
Tel, sur la foi de ses étoiles,
Le pilote pliant ses voiles
Pressent la terre sans la voir,
S'endort en rêvant les rivages,
Et trouve, en s'éveillant, des plages
Plus sereines que son espoir.

Lamartine.


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Rédigé par philippe

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Publié le 7 Novembre 2008




Le réveil des Brutions


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Rédigé par philippe

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