Publié le 9 Octobre 2009

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Publié le 8 Octobre 2009

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"ne rien préférer à l'amour du Christ."

règle de st Benoît.


La spiritualité chrétienne a pour caractéristique fondamentale l'engagement du disciple à “se conformer” toujours plus pleinement à son Maître (cf. Rm 8, 29; Ph 3, 10.21). Par l'effusion de l'Esprit reçu au Baptême, le croyant est greffé, comme un sarment, sur la vigne qu'est le Christ (cf. Jn 15, 5), il est constitué membre de son Corps mystique (cf. 1Co 12, 12; Rm 12, 5). Mais à cette unité initiale doit correspondre un cheminement de ressemblance croissante avec lui qui oriente toujours plus le comportement du disciple dans le sens de la “logique” du Christ: « Ayez entre vous les dispositions que l'on doit avoir dans le Christ Jésus » (Ph 2, 5). Selon les paroles de l'Apôtre, il faut « se revêtir du Seigneur Jésus Christ » (cf. Rm 13, 14; Ga 3, 27).

Dans le parcours spirituel du Rosaire, fondé sur la contemplation incessante – en compagnie de Marie – du visage du Christ, on est appelé à poursuivre un tel idéal exigeant de se conformer à Lui grâce à une fréquentation que nous pourrions dire “amicale”. Elle nous fait entrer de manière naturelle dans la vie du Christ et pour ainsi dire “respirer” ses sentiments. Le bienheureux Bartolo Longo dit à ce propos: « De même que deux amis qui se retrouvent souvent ensemble finissent par se ressembler même dans la manière de vivre, de même, nous aussi, en parlant familièrement avec Jésus et avec la Vierge, par la méditation des Mystères du Rosaire, et en formant ensemble une même vie par la Communion, nous pouvons devenir, autant que notre bassesse le permet, semblables à eux et apprendre par leurs exemples sublimes à vivre de manière humble, pauvre, cachée, patiente et parfaite ».

 

Grâce à ce processus de configuration au Christ, par le Rosaire, nous nous confions tout particulièrement à l'action maternelle de la Vierge Sainte. Tout en faisant partie de l'Église comme membre qui « tient la place la plus élevée et en même temps la plus proche de nous » , elle, qui est la mère du Christ, est en même temps la “Mère de l'Église”. Et comme telle, elle “engendre” continuellement des fils pour le Corps mystique de son Fils. Elle le fait par son intercession, en implorant pour eux l'effusion inépuisable de l'Esprit. Elle est l'icône parfaite de la maternité de l'Église.


Mystiquement, le Rosaire nous transporte auprès de Marie, dans la maison de Nazareth, où elle est occupée à accompagner la croissance humaine du Christ. Par ce biais, elle peut nous éduquer et nous modeler avec la même sollicitude, jusqu'à ce que le Christ soit « formé » pleinement en nous (cf. Ga 4,19). Cette action de Marie, totalement enracinée dans celle du Christ et dans une radicale subordination à elle, « n'empêche en aucune manière l'union immédiate des croyants avec le Christ, au contraire elle la favorise ». Tel est le lumineux principe exprimé parle Concile VaticanII, dont j'ai si fortement fait l'expérience dans ma vie, au point d'en faire le noyau de ma devise épiscopale “Totus tuus”.


Comme on le sait, il s'agit d'une devise inspirée par la doctrine de saint Louis Marie Grignion de Montfort, qui expliquait ainsi le rôle de Marie pour chacun de nous dans le processus de configuration au Christ: « Toute notre perfection consistant à être conformes, unis et consacrés à Jésus Christ, la plus parfaite de toutes les dévotions est sans difficulté celle qui nous conforme, unit et consacre le plus parfaitement à Jésus Christ. Or, Marie étant de toutes les créatures la plus conforme à Jésus Christ, il s'ensuit que, de toutes les dévotions, celle qui consacre et conforme le plus une âme à Notre-Seigneur est la dévotion à la Très Sainte Vierge, sa sainte Mère, et que plus une âme sera consacrée à Marie, plus elle le sera à Jésus Christ ».


Jamais comme dans le Rosaire, le chemin du Christ et celui de Marie n'apparaissent aussi étroitement unis. Marie ne vit que dans le Christ et en fonction du Christ!

 

 

ROSARIUM VIRGINIS MARIAE
DU PAPE
JEAN-PAUL II

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Publié le 8 Octobre 2009

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Publié le 7 Octobre 2009

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Publié le 6 Octobre 2009

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Publié le 6 Octobre 2009





N.D du Très saint Rosaire, priez pour nous.



"Un grand signe apparut dans le ciel."


... un autre signe parut dans le ciel: c'était un Dragon couleur de feu, avec sept têtes et dix cornes: sur ses têtes sept diadèmes, et sa queue balaie le tiers des étoiles du ciel. Et elle les jeta à terre. Puis le Dragon se posta en face de la Femme qui allait enfanter, pour dévorer son enfant sitôt mis au monde. Et elle enfenta un fils, un fils mâle, qui doit régir toutes les nations avec une verge de fer. Et son enfant fut emporté auprès de Dieu et de son trône, et la Femme s'enfuit au désert, où Dieu lui a ménagé une retraite pour qu'on l'y nourrisse durant cent soixante jours..."  (Apoc. 12.2.6)

Spectacle grandiose, spectacle mystérieux! Quel en est le sens général, et de quelle Femme s'agit-il?

La Femme c'est l'Eglise, l'Eglise en un sens large, celle de l'Ancien Testament et celle du Nouveau, celle de la terre et celle du Ciel, la Cité de Dieu qui, sous des modalités diverses, existe depuis les origines et qui n'aura pas plus de fin que le règne du Christ.

L'Eglise est revêtue de gloire, et par sa grâce, elle est invincible. Et pourtant ce n'est pas sans souffrances qu'elle enfante les saints, et elle est en butte aux persécutions du Dragon, chef des esprits mauvais qui a fait crucifier le Christ personnel Jésus, et qui pousse à l'apostasie le Christ mystique, c'est-à-dire les fidèles.

L'Eglise est à la fois en péril et en sécurité, et ce mélange de sécurité et de péril durera pour elle jusqu'à ce que le Christ, élevé au jour de l'Ascension jusqu'au trône de Dieu, revienne pour juger les vivants et les morts. D'ici là, l'Eglise est nourrie, dans son séjour terrestrer, de la Parole de Dieu et de l'Eucharistie.

Spectacle terrible en même temps que glorieux que celui du développement historique de l'Eglise, vision de paix cependant que celle de cette Epouse invincible du Christ vainqueur, dont elle partage la béatitude et la splendeur. Le démon hurle et frappe horriblement à moins que, pour mieux travailler, il ne se transforme en ange de lumière ou tout simplement se fasse oublier.

Il fait parmi les hommes des ravages, mais sa haine et sa rage laissent intacte la Sainte Eglise notre Mère dans sa beauté, dans sa sainteté, dans sa fécondité, et nul ne peut ravir à cette Mère les élus que Dieu a constitués ses enfants.

.. En face du démon se dresse Marie dans toute la glorieuse puissance de son Assomption, Marie, Mère de l'Eglise, Marie victorieuse des hérésies et gardienne de la foi, Marie rempart de la chrétienté, la Vierge de Lépante, la Vierge du Rosaire, Marie pleine de tendresse pour ses fils,


TRP dom Roy
Notre Dame de Fontgombault.



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Publié le 6 Octobre 2009

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Publié le 6 Octobre 2009



ND du très saint Rosaire, priez pour nous.

« Ton cou est comme la tour de David, bâtie avec des créneaux ; mille boucliers y sont suspendus, toute l'armure des braves. » (Ct 4, 4).

Une tour puissante, entourée d'ouvrages de défense ; un arsenal où l'on trouve boucliers et armes de toute sorte contre l'ennemi infernal : telle se présente Marie à ceux qui l'aiment et qui, dans les combats, invoquent son secours.


st Alphonse de Liguori.

 






"La Sainte Eglise nous a si fortement rappelé depuis une centaine d'années la valeur de cette prière, son efficacité! Usons-en pour notre Communauté. Que la Vierge du Rosaire nous soutienne en nos souffrances, qu'elle nous aide en nos difficultés, qu'elle resserre toujours notre unité, qu'elle nous fasse grandir en sainteté. ..."



Dominus tecum !

   Le Seigneur est avec vous. Dieu est partout. Dieu est partout, nous disent les théologiens, au titre de son essence, de sa présence et de sa puissance. Il est en toutes choses par sa puissance, car tout est soumis à son pouvoir. "O sagesse qui êtes sortie de la bouche du Très-Haut, vous qui atteignez d'une extrémité du monde à l'autre et qui disposez toutes choses avec force et suavité."

   Il est présent à toutes choses en tant que sa connaissance et sa providence s'étendent à toutes. Tout est à nu devant ses yeux. Si nos yeux  rencontraient constamment les siens... Enfin Dieu est dans les choses par son essence parce qu'il est cause de leur être. Et nous qui ne pouvons subsister sans lui, nous devons vivre selon lui....

Oui, Marie, le Seigneur est avec vous, parce que vous êtes pleine de grâce. Ave Maria, gratia plena; Dominus tecum.

Le Seigneur est avec vous, et parce que vous êtes avec Lui, selon le mode qui vous est propre, vous êtes, vous aussi, présente, d'une certaine manière, partout où il est. ...

Il y a des lieux marials. Lourdes en est un. Lorsqu'on entre dans le domaine de la Grotte, on perçoit une présence grave et douce de la Vierge. Devant cette grotte bénie surtout on sent comme une puissance maternelle qui vous enveloppe, quelque chose de la tendresse vigoureuse, paisible et pacifiante de cette Mère unique qu'est Marie....

" Chez elle! dit dom Delatte, mais c'est déjà l'éternité, cela.
C'est comme si on était déjà enveloppé dans les plis de son manteau! Je n'envie rien à personne, pas même aux Anges."



Pour tout vrai moine, son propre monastère est un Lourdes et un Nazareth, mais il y a bien quelque grâce spéciale à vivre dans une maison consacrée à Notre-Dame, chez Elle.


TRP dom Roy
abbaye de Fontgombault.






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