Publié le 11 Janvier 2014

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En ce moment solennel, l'échange est conclu; quand la Vierge a prononcé son fiat, toute l'humanité a dit à Dieu par sa bouche:" Oui, ô Dieu, j'accepte; qu'il en soit ainsi" !

 

Et aussitôt le Verbe s'est fait chair:" Et verbum caro factum est. En cet instant, le Verbe s'incarne en Marie par l'opération de l'Esprit-Saint: le sein de la Vierge devient l'arche de la nouvelle alliance entre Dieu et les hommes.

 

Quand l'Eglise chante, dans le Credo, les paroles qui rappellent ce mystère: Et incarnatus est de Spiritu Sancto ex Maria virgine, et homo factus est, elle oblige ses ministres à fléchir le genou en signe d'adoration.

 

Adorons, nous aussi, ce Verbe divin qui se fait homme pour nous dans le sein d'une vierge; adorons-le avec d'autant plus d'amour qu'il s'abaisse davantage en prenant, comme dit saint Paul, " la condition de créature": Formam servi accipiens.

 

Adorons-le, en union avec Marie elle-même qui, éclairée de la lumière d'en haut, s'est prosternée devant son Créateur devenu son Fils; avec les anges étonnés de cette condescendance infinie vers l'humanité.

 

Saluons ensuite la Vierge: remercions-la de nous avoir donné Jésus; c'est à son consentement que nous le devons: per quam meruimus auctorem vitae. Ajoutons-y nos félicitations. Voyez comment l'Esprit-Saint lui-même par la bouche d'Elisabeth, Et repleta est Spiritu sancto Elisabeth, saluait la Vierge au lendemain de l'Incarnation :" "Soyez bénie entre toutes les femmes et que soit béni le fruit de vos entrailles! Heureuses êtes-vous d'avoir cru à l'accomplissement des choses qui vous ont été dites de la part du Seigneur."

 

Heureuse, car cette foi en la parole de Dieu a fait de la Vierge la Mère du Christ. Quelle simple créature a jamais reçu de la part de l'Etre infini de pareilles louanges?

 

Vous le savez: l'amour d'une âme pour Dieu se mesure à son degré de grâce.

Qu'est-ce qui, en nous, empêche la grâce et l'amour de se développer? Nos péchés, nos fautes délibérées, nos infidélités volontaires, nos attaches à la créature. Chaque faute délibérée retrécit le coeur, affermit l'égoïsme.

 

Mais l'âme de la Vierge est d'une pureté parfaite; aucun péché ne l'a souillée, aucune ombre de faute ne l'a touchée; elle est pleine de grâce; Gratia plena; loin de rencontrer en elle le moindre obstacle à l'épanouissement de la grâce, l'Esprit-Saint a toujours trouvé le coeur de la Vierge d'une docilité admirable à ses inspirations.

 

Qu'elle ne dut pas être la joie de l'âme de Jésus de se sentir aimé à tel point par sa mère! Après la joie incompréhensible qui naissait pour lui de la vision béatifique et du regard d'infinie complaisance avec lequel le Père céleste le contemplait, rien ne dut tant le réjouir que l'amour de sa mère. Il trouvait là une compensation plus qu'abondante à l'indifférence de ceux qui ne voulaient pas le recevoir; il trouvait dans le coeur de cette jeune vierge un foyer d'amour sans cesse entretenu, qu'il attisait lui-même par ses regards divins et par la grâce intérieure de son Esprit..

 

Approchons-nous de Marie avec une humble mais entière confiance. Si son Fils est le Sauveur du monde, elle entre trop avant dans sa mission pour ne pas partager l'amour qu'il porte au pécheur

 

O Mère de Jésus, lui chanterons-nous avec l'Eglise, " vous qui avez enfanté votre Créateur tout en demeurant Vierge, secourez cette race déchue que votre Fils vient relever en nous empruntant une nature humaine." Alma Redemptoris mater..succure cadenti surgere qui curat populo;" ayez pitié des pécheurs que votre Fils vient racheter":

 

Car c'est pour nous, ô Marie, pour nous racheter, qu'il a daigné descendre des splendeurs éternelles dans votre sein virginal.


dom Marmion.

 


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Publié le 10 Janvier 2014

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Publié le 10 Janvier 2014

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Défendre la vie à naître est intimement lié à la défense de tous les droits humains. Elle suppose la conviction qu’un être humain est toujours sacré et inviolable, dans n’importe quelle situation et en toute phase de son développement" [1].

 

Le sujet est donc d’actualité, alors que, pour la première fois en France, une proposition de loi propose de créer un véritable "droit à l’avortement" par la suppression de la notion de "détresse de la femme", inscrit dans la loi Veil.

On peut aussi se demander comment une telle disposition fait partie des "mesures-phares" d’une loi sur l’égalité homme/femme.

 

La même loi prévoit l’extension du délit d’entrave à l’avortement, en particulier quant à l’information : il deviendrait alors impossible de continuer les initiatives d’écoute et d’accompagnement des femmes enceintes, d’alerter sur les conséquences lourdes de l’avortement ou même de le dénoncer publiquement.

 

On ne peut que regretter un tel aveuglement et une telle obstination, continuant à parler de progrès là où le mépris de la dignité de la personne humaine conduit au massacre des saints innocents des temps modernes. Les fruits de l’engagement au service d’une culture de vie commencent néanmoins à poindre, comme en Espagne, où face aux souffrances causées par l’avortement, en particulier aux femmes (réalité trop souvent occultée), il a été décidé de mieux protéger l’enfant à naître. Les critiques indignes entendues en France ne saisissent pas la valeur prophétique pour tout un pays d’une telle mesure.

 

Mgr. Dominique Rey

évêque Fréjus Toulon.

 

 


 

 

 

 

 

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Publié le 10 Janvier 2014

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Publié le 10 Janvier 2014

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L'Epiphanie dure encore: elle se prolonge à travers les siècles. "Nous aussi, dit S. Léon, nous devons goûter les joies des Mages; car le mystère qui s'est accompli en ce jour de ne doit pas y demeurer confiné. Par la magnificence de Dieu et la puissance de sa bonté, notre temps jouit de la réalité dont les Mages eurent les prémices."

 

L'Epiphanie se renouvelle, en effet, quand Dieu fait luire la lumière de l'Evangile aux yeux des païens; chaque fois que la vérité brille aux regards de ceux qui vivent dans l'erreur, c'est un rayon de l'étoile des Mages qui apparait.

 

L'Epiphanie se continue aussi dans l'âme fidèle quand son amour devient plus fervent et plus stable. La fidélité aux inspirations de la grâce - c'est Notre-Seigneur lui-même qui nous le dit, - devient la source d'une illumination plus vive et plus éclatante: Qui diligit me... manifestabo ei meipsum.

 

Heureuse l'âme qui vit de foi et d'amour!

 

Il se produira en elle une manifestation toujours nouvelle et toujours plus profonde du Christ Jésus; le Christ la fera entrer dans une compréhension toujours plus intime de ses mystères.

 

L'Ecriture sainte compare la vie du juste à "une voie lumineuse qui va de clarté en clarté", jusqu'au jour où tous les voiles tombent, où toutes les ombres s'évanouissent, où apparaissent, dans la lumière de la floire, les splendeurs de la divinité.

 

Là, dit s. Jean, dans son livre si mystérieux de l'Apocalypse où il nous décrit les magnificences de la Jérusalem d'en haut, là il n'est pas besoin de lumière, parce que l'Agneau, c'est-à-dire le Christ, est lui-même la lumière qui éclaire et réjouit les âmes de tous les élus.

 

Ce sera l'Epiphanie céleste.

 

"O Dieu qui avez en ce jour, par le moyen d'une étoile, conduit les nations païennes à la connaissance de votre Fils unique, accordez-nous, vous connaissant déjà par la foi, de parvenir à la contemplation de la face de votre suprême majesté."

 

dom Marmion

 


 

 

 

 


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Publié le 9 Janvier 2014

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Il est de grande importance de mettre l'accent sur cette morale particulière du catholicisme au moment de la mort, car il y a tellement de paganisme insconscient de tous côtés, et l'insensibilité avec laquelle les hommes et les femmes de notre temps envisagent la mort, est un trait fort alarmant dans l'horizon religieux du monde moderne.

 

Il est certainement vrai que les diverses races et les diverses civilisations regardent la mort très différemment du point de vue naturel. L'Arabe du désert, par exemple, passe de la vie dans l'inconnu, avec une insouciance qui est absolument déconcertante pour une société dans laquelle on fait tous les efforts et l'on n'épargne aucune dépense pour retarder la mort le plus longtemps possible.

 

Tous les historiens doivent admettre que l'appréciation de la valeur de la vie humaine, telle que la montrent les hommes des divers époques, est différente.

 

Nous vivons nous-mêmes en un temps qui professe une estime presque excessive pour la vie humaine, mais ceci est tout à fait un trait moderne;  dans la plupart des civilisations plus vieilles, la privation de la vie n'eut jamais autant d'importance qu'elle en a aujourd'hui. Mais, même quand on accorde ces différences dans les jugements de l'opinion, le fait demeure cependant que les chrétiens de tous les temps ont respecté l'heure de la mort comme une heure sacrée; ils l'ont entourée de toutes les cérémonies de la religion; même s'ils meurent joyeusement, ils meurent saintement, avec des prières sur les lèvres.

 

En dépit de cette estime exagérée de la vie humaine dans la société moderne, nos néo-païens, par une étrange contradiction, - bien qu'on rencontre souvent cette contradiction à la fois dans le domaine religieux et dans le domaine moral, - s'efforcent de nous imposer des méthodes qui révoltent notre sentiment chrétien.

 

Le mot gracieux "d'euthanasie" recouvre une très laide réalité;  une vie inutile, une vie sans joie, une vie sans profit, devrait, par l'autorité publique et par les ressources de l'art médical, finir dans l'allégresse d'une extase.

 

Le catholicisme s'est toujours dressé avec force contre ces perversités et il continuera toujours de les combattre. 

 

Mais, demande-t-on, sur quel principe fondamental exactement, l'Eglise base-t-elle sa conduite et réprouve-t-elle comme criminel et monstrueusement coupable tout attentat contre la vie humaine, même si cet attentat doit provenir des intentions les plus humanitaires et du désir de soulager ou de terminer la souffrance? Pourquoi donc le suicide est-il un crime si détestable aux yeux des chrétiens?

 

La position de l'Eglise sur ce point est extrêmement simple; il ne s'agit pas de savoir si une vie humaine est heureuse ou malheureuse, utile ou inutile; la question morale, qui est d'une importance si suprême pour la race humaine, se réduit à un seul principe: Dieu, et Dieu seul, est le maître de la vie et de la mort. 

 

Si l'on nie a priori la souveraineté de Dieu, il m'est impossible de voir quelle réponse on peut donner aux apôtres de l'euthanasie. Dans ce cas, comme ailleurs dans la morale chrétienne, une seule réponse est adéquate: la suprématie de Dieu, l'ordonnance de Dieu, en d'autres termes, la volonté de Dieu.

 

Une société complètement éloignée de la foi dans les droits transcendants de Dieu retombera sur les avantages de l'humanité avec une sorte de recul violent et fera du progrès de la race une religion plus fanatique que jamais aucune religion déiste ne pourrait l'être.

 

Que cette grande élimination de la suprématie de Dieu soit voulue, et il ne peut plus y avoir de restreinte pour le docteur de l'euthanasie, pour l'apôtre du contrôle des naissances, pour l'eugéniste, pour le propagandiste de l'amour libre ou pour le spiritiste; tous ces prophètes auront pleine liberté de prévoir et de prédire la grande félicité pour l'avenir de l'humanité.

 

 

2/ de la crémation.

 

Je ne puis conclure ce chapitre sans dire un mot de la crémation.

 

Cette façon de détruire les cadavres par le feu est en vérité très ancienne dans le monde et elle n'implique nécessairement aucune impiété ou exécration.

 

Mais il est évident que jamais les chrétiens n'ont brûlé leurs morts. Un écrivain du troisième siècle, Minutius Félix, explique clairement que même à cette date primitive, l'opposition faite au bûcher funéraire ne reposait pas sur quelque crainte pour les corps des élus. Il dit:" Nous ne craignons pas, comme vous le supposez, que ce mode de sépulture soit nuisible, mais nous restons attachés à la plus ancienne et meilleure."

 

Il est évident que la réintroduction de la crémation dans la société moderne a été invariablement associée à une pensée d'hostilité contre la religion catholique et chrétienne et qu'elle a été très distinctement l'oeuvre de la pire espèce de la franc-maçonnerie continentale.

 

Les ennemis de l'Eglise ont chois la crémation comme une manière d'afficher leur révolte même dans la mort.

 

 

dom Anschaire Vonier

1946


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Publié le 9 Janvier 2014

  enfin on a eu la messe ! non mais! 

 

 

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Publié le 9 Janvier 2014

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Publié le 8 Janvier 2014

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  Sainte Vierge, Saint Joseph, mettez-moi avec vous aux pieds de la crèche...

Que faites-vous? A quoi se passent vos jours et vos nuits? Faites-les moi passer comme vous, puisque je dois être l'un des vôtres, puisque c'est là ma vocation que j'ai reçue du ciel d'être le petit frère et le compagnon de Jésus et par conséquent votre petit enfant...

 

Vous avez tous deux vos occupations, l'une qui ne cesse pas si ce n'est pendant les courts instants donnés au sommeil, l'autre qui dure chaque jour un temps plus ou moins. Celle qui ne cesse pas, c'est la contemplation, l'adoration. Quand vous êtes dans la grotte, vos yeux ne se détachent pas du divin enfant... Quand vous êtes obligés de la quitter, votre pensée reste à ses pieds: cette occupation ne cesse pas, elle est de vous vos instants: votre coeur ne cesse pas d'adorer, de se fondre en amour, en adoration... l'autre occupation, c'est le travail manuel, matériel, pour Marie le soin de son fils et divers soin de ménage.. pour Joseph la plus grande partie des soins du ménage, les courses au-dehors, et puis il lui faut chercher du travail et louer ses bras pour subvenir à l'existence de la Sainte Famille pendant un temps qu'il prévoit devoir être assez long. ... et tout cela dans la pauvreté, l'abjection, le froid, la pénitence, dans une vie toute céleste où l'esprit perdu en Dieu ne donne rien au corps que le strict nécessaire, ne trouvant d'ailleurs de plaisir, de satisfaction que dans une chose: l'adoration de Jésus.

 

Faites-moi partager cette vie, ô Marie, ô Joseph, ..

Faites-là moi mener avec vous, ô mon père et ma mère, moi qui suis votre petit enfant.

 

Charles de Foucauld.

 


 

 

 

"Nous l'avons vu plein de grâce et de vérité. " Joan I, 16

 

L'ange salue Marie pleine de grâce; saint Luc dit de saint Etienne: "Il était plein de grâce et de force et faisait des prodiges et de grands miracles devant le peuple." et de saint Barnabé:" C'était un homme de bien, plein du Saint-Esprit et plein de foi."

 

On se rend compte bien vite que ces plénitudes appartiennent à des ordres tout différents. La plénitude du Christ est celle de l'abîme, auquel rien ne peut être ajouté, car elle dérive de l'union hypostatique: le Verbe s'est fait chair et en vertu de cette donation le Christ est plein de grâce et de vérité.

 

La plénitude de Marie est celle du fleuve immense, débordant, qui fait arriver jusqu'à nous les flots de l'insondable océan. La plénitude des autres saints est celle du ruisseau qui coule à pleins bords, mais qui a reçu son abondance du fleuve et de l'océan et qui reste toujours limité en longueur et en étendue, comme en profondeur.

 

Saint Chrysostome fait bien ressortir cette admirable économie:" Toute la grâce s'est répandue dans ce temple auguste, car Dieu ne lui donne pas le Saint-Esprit avec mesure. Nous recevons de sa plénitude, mais lui, sanctuaire divin, il reçoit la grâce dans son intégrité et dans son universalité.

 

C'est ce que déclarait Isaïe: Sur lui reposera l'Esprit de sagesse et d'intelligence, de conseil et de force, de science et de piété, et l'Espirt de la crainte du Seigneur le remplira.

 

En lui, c'est la grâce tout entière; dans les hommes c'est pour ainsi dire, une goutte dérivée de cette grâce.

 

La plénitude se présente sous deux aspects:

 

l'intensité, lorsqu'elle atteint la limite suprême, le dernier degré de la perfection, sans possibilité d'augmentation ou d'accroissement;

 

l'étendue, lorsque sa vertu et son efficacité embrassent tous les effets qui peuvent être réalisés.

 

La grâce est au sommet dans cette âme bénie, elle est portée jusqu'au faîte, elle ne peut aller plus loin; elle condense en elle tout ce qu'il peut y avoir d'excellent dans tout contact de la créature avec Dieu.

 

Il doit posséder en lui toute la grâce Celui qui la répand dans l'humanité, comme le soleil contient toute la chaleur qu'il déverse dans le monde, comme le réservoir avait déjà toutes les eaux qui en partent et y retournent.

 

Telle est l'efficacité de notre adorable Rédempteur: océan auquel doit puiser l'humanité pour avoir la vie, soleil de toute sainteté, de tout bonheur, de toute existence, à la lumière duquel s'abreuve sans cesse notre siècle ingrat, sa fécondité ne tarit point, son abondance ne diminue jamais.

 

Si Jésus est le soleil, le foyer, l'océan, tout doit dériver de lui; sa grâce est le principe universel qui applique sa vertu à tous les effets de l'ordre surnaturel; grâce sanctifiante, vertus infuses, dons qui enfantent l'héroïsme, illuminations qui élèvent et transforment l'intelligence, inspirations qui produisent le sublime dans les saints, élans de la volonté, divins enthousiasmes, grandioses entreprises , merveilles de l'apostolat et de la charité qui ont transformé le monde:

 

Tout cela est une aumône de l'Incarnation, un écoulement de cette plénitude.

 

 

 

r.p. HUGON. o.p.

 

 

 

 

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Publié le 8 Janvier 2014

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Pour nous aussi s'est levée une étoile, c'est la grâce de la part de Dieu et la foi de notre part.


 

Sans cette étoile, il n'y a pas pour nous de christianisme. Combien nous devons remercier Dieu qui nous a choisis entre mille, comme les Mages, pour nous appeler à la foi.

La foi est une grâce de Dieu, nous ne pouvons pas nous la donner, mais nous pouvons la cultiver nous et l'accroître, nous ne devons pas nous exposer à la perdre. Cette étoile brille devant nos yeux. Quelle nous oriente et nous guide !l'étoile des moines. 

 

 

Le second acte est le chemin.

 

C'est notre vie. Les Mages suivirent l'étoile, comme les moines de Fontgombault, ils quittèrent leur pays  peut-être sous les moqueries de leurs compatriotes, ils voyagèrent à travers les déserts et les solitudes par monts et par vaux. ... jusqu'à Wisques, Clear Creek, Randol, Donezan  !!!

 

 

Le voyage des Mages et des moines  est un modèle de vie chrétienne. Nous devons sortir du pays de notre chair, nous devons être des moines, des  pèlerins et des étrangers. 

 

Le chemin de notre vie est solitaire, le monde prend d'autres voies. Ce n'est pas un chemin de roses c'est un chemin à travers le désert. Et un ennemi nous guette, un Hérode (le modernisme peut-être)  qui veut éteindre et nous barrer la route: le démon.

 

 

Où nous mène ce chemin?

 

 

Le but est le Christ, non le Christ enfant, mais le Christ glorieux dont la vision nous rendra éternellement heureux, le Christ qui reviendra au moment de la mort.


La vie chrétienne n'en a pas d'autre que la parousie; tous les autres buts, si saints soient-ils nous égarent.

 

Toute l'année est une marche des Mages et des moines sous la conduite de l'étoile vers le but suprême le Christ.

 

 

dom Pius Parsch revu et corrigé.

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