Publié le 23 Août 2012

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O nuit, ô ténèbres épaisses,

dont la confusion rend le monde au chaos,

La Lumière survient et les cieux pâlissent,

Voici le Christ, retirez-vous.

 

Les traits que darde le soleil

Ont déchiré les voiles de la terre;

Les objets déjà se colorent

Des reflets de l'astre brillant.

 

Nous ne connaissons que vous seul, ô Christ,

C'est vous que d'un coeur simple et pur,

Pleurant, chantant, nous supplions,

Prêtez l'oreille à nos accents.

 

Que de tâches, que de souillures

Devra purifier votre lumière!

Vous, lumière de l'astre de l'Orient,

Eclairez-nous de vos reflets sans nuage.

 


 

 


 

 

+

 


 

 

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Publié le 22 Août 2012

 

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même qu'ils m'ont tout mangé !

 

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tarte Papounet, pommes Monseigneur, pâte brisée fait maison, aussi bonne que celles du 

père Bruno ! 

 

bien à vous tous, au moins celle-là ils l'auront pas,  non mais sans blaaaagues !  ... http://idata.over-blog.com/2/52/88/26/18-FEVRIER/amandarine.gif(faut être du milieu pour comprendre ! )

 

 


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Publié le 21 Août 2012

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Publié le 21 Août 2012

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Publié le 19 Août 2012

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st Bernard priez pour nous

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Publié le 17 Août 2012

 

 

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nos nouveaux prêtres moines et diacre avec Mgr Leonard.

 

deo gratias

 

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fr. Benoît-Joseph Schreurs

.

 

 

fr. José-Marie Chevalier

.


 

fr. Jean-Baptiste Cazelle

 

 

 

 

sacerdos in aeternum

 

 

avec toutes les félicitations du petit Placide et l'assurance de ses prières

 

de sa fidélité et de son affection .

 

Que dom Jean-Baptiste surtout,  prie bien pour moi (ça fait drôle maintenant de dire le Père Jean-baptiste!  )

-

 

2003 - 2012

 


à l'abandon dans sa Vendée pas natale et l'on continue à prier pour notre nouveau diacre,

frère François Marie . gardez votre sourire, surtout, votre jeunesse d'âme si pétillante et votre gentillesse  et  toutes mes félicitations. A votre ordination sacerdotale, sonnera pour moi  l'heure de la retraite!


Le temps a passé trop vite, à la traîne sur le chemin de la sainteté, mais bon,merci.priez pour moi. On ne peut pas regarder cette photo et y rester insensible...Neuf ans déjà et nous , on a fait si peu de choses !  quel vertige ! pardon !  


On aura fait que de se plaindre, supporter et gémir. et pendant ce temps d'autres ont couru d'un pas alerte et vigoureux  vers les cîmes de la sainteté! quel gâchis... c'est si précieux que ça neuf ans à peine de son existence ! 2003 quelle année..comme tout a passé trop vite. Je pense au père Henry évidement, à mon oblature. 

 

 Ils ont ça en plus ils ont la communauté tt entière,  des frères pour les encourager, des pères, des dévots, des gens pieux,  - qui disent leur chapelet quotidien, - qui vous édifient,  vertueux !

la sainte messe quoitidienne, la charité mutuelle prévenante et attentive,  qui n'est pas un mot de moderno cucu  à la mode lancé pour faire bonne figure, mais qui est une réalité quotidienne vécue sur le terrain..et qui se traduit par la délicatesse, la bienveillance mutuelle, l'attention à l'autre qui n'est pas simplement un objet dont on se sert, - on peut rester tout un mois sans que personne ne s'inquiète de vos nouvelles..et quand je dis personne c'est pas grand monde, personne!  on pourrait mourir trop seul dans l'indifférence! - (le plus dur à penser qu'on puisse mourir tout seul sans personne)


ils ont  le respect des anciens, des plus jeunes..  ..malgré aussi , les problèmes de personnes, les conflits entre personnes qu'il peut y avoir comme partout comme dans toute communauté. Tout n'est pas rose derrière une clôture, il y a des drames, des souffrances. Derrière des sourires, souvent  la lourde Croix cachée, qui pleure,  qui saigne,  à peine visible et  qu'on a bien  du mal à s'imaginer qu'elle puisse exister. 

Une fois il m'est arrivé de savoir que ce que je vivais c'était pour un jeune moine en difficultés...  C'est cela aussi la communion des saints où tout n'est pas sans rien, sans raison, sans cause. "Ecce quam bonum et quam iucundum habitare fratres in unum."

 

Rien n'est jamais drôle dans une vie communautaire, ce n'est pas la vie rêvée, le long fleuve tranquille,  mais c'est un entraînement constant et permanent à la vertu dans l'abnégation et l'oubli de soi par l'obéissance. Une vie que l'on ne peut vivre que dans la Foi,

Comment peut-on s'oublier quand on est tout seul?

 

.. bibi il se fait tout seul, moins évident  .. sans l'aide de personne! sans modèle, pas de maître! se gérer tout seul, comme on peut; avec un attachement liturgique, une spiritualité, des aspirations  qui n'intéressent franchement vraiment personne..

 

alors on marche, on trébuche, on piétine,  on titube, on marche comme on peut le pas hésitant qui ne sait plus trop où il va.. ..Avec une béquille, comme un vieux canard boîteux, à quatre pattes, et on marche quand même.  

Il lui faut une photo pour le remotiver et le remettre en route...quand je les vois j'ai envie d'être comme eux, aussi jeune qu'eux, je les envie. J'envie leur jeunesse pleine,  saine et débordante d'enthousiasme que rien n'arrête, rien ne perturbe. 

Une photo ce n'est pas simplement une image, mais une Parole qui se dit et qui s'exprime.

 

Elle nous interpelle elle m'interpelle quand même beaucoup cette photo parce que je les ai vus rentrer surtout Jean-Baptiste et frère François... et puis on fait un bilan.. assez  catastrophique!    guère honorifique, guère louable,  mais bon! ils sont arrivés déjà à Saint Jacques de Compostelle, j'ai à peine quitté Luçon! le temps de retrouver ma carte bleue,  mes clés pour fermer la maison..!


Ca me rappelle l'épisode des vierges folles de l'Evangile.Elles n'avaient pas de cartes bleues, ni de clés les vierges folles, mais c'est pareil; .. et puis voilà ...Plus qu'à se remettre en route avec nos nouveaux "regardants" avec frère Tristan et les autres. Dans l'ordre de la grâce seulement on peut toujours rattrapper le temps perdu !

 

..Merci aux chers parents qui nous ont donné de tels moines! Comme me disait le père Henry,  au-delà des ombres qui peuvent parfois plâner, je les aime tant,  "mes chers moines". ! 

 

 

Philippe

 

.  !

 

 

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Publié le 15 Août 2012

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O Vierge, revêtue des rayons du soleil,

Au front couronné de douze étoiles,

La lune sert à vos pieds d'escabeau,

Vous êtes éclatante de gloire.

 

 

Triomphatrice de la mort, de l'enfer et du péché,

Vous prenez place près du Christ en vous penchant vers nous

Et c'est vous que proclament Reine puissante

Le ciel et la terre.

 

Mais le sinistre serpent persiste à menacer de maux

La lignée qui vous fut autrefois confiée;

Mère dans votre clémence, descendez jusqu'à nous

Et du malin écrasez la tête.

 

Protégez les fidèles

Ramenez les déserteurs au bercail sacré;

Et rassemblez de partout les nations

Longtemps environnées des ombres de la mort.

 

Indulgente aux coupables,

obtenez leur pardon;

Secourez l'affligé, l'indigent, le malade,

Espoir certain de salut pour nous tous,

Eclairez les aspérités de la vie.

 

 

 

- - - -

 

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ASSOMPTION


Homélie prononcée

par le Très Révérend Père Dom Jean Pateau, Abbé de Notre-Dame de Fontgombault

 

(Fontgombault, le 15 août 2012)

 

 

Signum magnum apparuit in caelo.

“Un grand signe apparut dans le ciel.”

 


Chers Frères et Sœurs,  Mes très chers Fils,

 



Quel est donc ce grand signe qui remplit le ciel ? « Une femme enveloppée du soleil, et la lune sous ses pieds, et sur sa tête une couronne de douze étoiles» (Ap 12,1).

L’Église a vu dans la femme de l’Apocalypse la Sainte Vierge Marie. Elle est environnée de lumière, comblée de grâces et de gloire par Dieu. Le soleil, la lune, les étoiles et toute la création ne se ménagent pas pour honorer leur Reine. En la fête de l’Assomption, l’Église fête son triomphe. Au terme de son existence terrestre, Marie a été enlevée dans la gloire du ciel où elle a été couronnée Reine de l’univers. À la différence du Christ qui est monté au ciel, Marie a été enlevée, élevée au ciel, corps et âme. Cette faveur accordée par Dieu à celle qui avait abrité en son sein la seconde per- sonne de la Trinité ne doit pas nous tromper. Si Dieu a véritablement comblé de grâces la fille d’Anne et de Joachim, la prévenance divine a su également respecter la liberté de la Vierge de Nazareth.


Entre l’instant de sa conception immaculée et celui de son triomphe s’est écoulée la vie terrestre de Marie. L’Évangile rapporte peu d’événements, mais il enseigne ce qu’il est nécessaire de savoir. Tout en demeurant proche, la plus proche, de Dieu, Marie est restée également très proche des hommes. Elle est créature, née d’un homme et d’une femme.

 

Sa grandeur se résume en un mot : OUI.


Sa vie n’est qu’acceptation libre du plan divin. Marie s’est appliquée à rechercher la volonté de Dieu et à l’accomplir. Aussi le Seigneur a-t-il fait de grandes choses pour Elle, avec Elle, grâce à Elle.


Cette beauté, cette paix du cœur, cette union à Dieu, que Marie goûtait dès son pèlerinage sur la terre, n’ont pas aveuglé néanmoins la Mère de Dieu. Marie sait que sa vie et son mystère sont profondément liés aux membres de sa race, à ceux qui depuis le début des temps et jusqu’à la fin du monde ont peiné et peineront sur les chemins souvent tortueux de la terre.

 

En face du OUI se trouve la triste réalité du NON.

 

Les hommes, les sociétés mêmes, en ont tous fait l’expérience. Celle- ci se cristallise pour l’homme dans le refus de sa condition de créature et pour les sociétés dans le refus de la loi naturelle. L’ivresse d’une illusoire autonomie s’empare alors de l’homme et des sociétés, ouvrant la porte sur la spirale vertigineuse du mal, du mensonge, des guerres, de la souffrance, pain quotidien de notre humanité.


En ce jour, l’Église n’en fait pas trop pour Marie. Elle ne saurait excéder là où semble-t-il, Dieu lui-même a excédé. Marie est à la fois mère et fille de l'Église. Fille de l'Église, parce que, comme créature, elle est sauvée par Jésus. Mère de l'Église, en ce sens qu'elle est modèle de l'Église par sa collaboration à l'œuvre de salut, modèle du cheminement dans la foi. Une mère qui veut mener tous ses enfants à son Fils.


Mère de Dieu, Mère des hommes, Mère de l’Église, Marie est également Mère de notre pays dans la mesure où celui-ci lui a été consacré. En effet, le 10 février 1637, le roi Louis XIII plaça son royaume sous la protection de la très sainte Vierge Marie, afin disait- il, qu’il « soit à couvert de toutes les entreprises de ses ennemis ; qu'il jouisse longuement d'une bonne paix ; que Dieu y soit servi et révéré si saintement que nous et nos sujets puissions arriver heureusement à la dernière fin pour laquelle nous avons tous été créés.»


Le patronage de Notre Dame est aujourd’hui spécialement nécessaire à la France, menacée par des lois ou des projets de lois qui, au mépris de la nature humaine portent une grave atteinte à la famille et à la vie considérée de son début à sa fin naturelle.

 

Il s’agit d’obtenir le respect du plan de Dieu annoncé dès la création du monde : « Homme et femme, il les créa » (Gn 1,27). Sur quels principes pourrait se fonder une société pour s’arroger le droit de modifier les concepts de mariage, de famille et finalement d’amour ?


La déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 affirme : « L’exercice des droits naturels de chaque homme n’a de bornes que celles qui assurent aux autres membres de la société la jouissance de ces mêmes droits ».

 

Faudrait-il rappeler aux hommes et aux femmes de notre temps qu’ils ont été conçus à partir d’une cellule masculine et d’une cellule féminine ? que c’est, pour la plupart, grâce à la présence diverse, complémentaire et gratuite d’un papa et d’une maman que s’est construite leur personnalité ? Faut-il ignorer le drame de tant d’enfants déséquilibrés suite à des situations familiales difficiles ?

 


Beaucoup se taisent. Beaucoup se désintéressent. L’enfant devient, toujours plus, un jouet que les adultes suppriment ou se disputent selon les besoins du moment. Paradoxe d’une société qui, à la fois, autorise l’avortement et qui remet l’enfant à des couples, désireux certes d’en posséder un, mais incapables, compte tenu de leur constitution, de lui offrir un lieu favorable à un développement harmonieux.


Au fond, y-a-t-il vraiment paradoxe ?

 

L’enfant a toujours été celui qu’il est facile de sacrifier sur l’autel du dieu du monde qui se nomme plaisir. Les enfants sont silencieux. Certains même ne pourront jamais parler. Mais d’autres, marqués par l’environnement dans lequel ils auront grandi, pourront un jour élever la voix. Au nom de tous, et comme il a déjà été fait, ils pourront construire un mémorial de leur holocauste. A leur tour, ils viendront en accusateurs faire valoir leurs droits devant les hommes et les sociétés qui les ont abandonnés.


La guerre recouvre notre terre. Mais la plus injuste de toutes est celle qui se déroule dans le sein maternel, dans le sein familial.


Ce soir, au cours de la procession solennelle, à laquelle vous êtes tous invités, nous prierons pour notre pays en récitant la prière proposée par son Éminence le Cardinal André Vingt-Trois.


O Marie, Reine de la famille et Mère de tous les hommes, nous vous confions la grande famille humaine et en particulier les enfants. Que les hommes et les femmes de notre temps préfèrent au bonheur éphémère d’un plaisir stérile, la joie de pouvoir en vérité vivre le grand don de l’amour dans le petit Nazareth qu’est chaque famille humaine.

 


Amen.

 


Au soir de cette fête glorieuse en l’honneur de Notre Dame, dans la fidélité au vœu du roi Louis XIII, nous allons élever une dernière supplication vers celle qui est la Patronne de la France.

 


Nous savons combien notre pays a besoin de l’aide maternelle et toute- puissante de Marie pour revenir à Dieu et à la vérité.


Unis à tous les chrétiens de France, nous commençons par réciter la prière proposée par son Éminence le Cardinal André Vingt-Trois et adressée à Dieu par l’intercession de Marie.

Frères et Sœurs,


En ce jour où nous célébrons l’Assomption de la Vierge Marie, sous le patronage de qui a été placée la France, présentons à Dieu, par l’in- tercession de Notre Dame, nos prières confiantes pour notre pays :


1. En ces temps de crise économique, beaucoup de nos concitoyens sont victimes de restrictions diverses et voient l’avenir avec inquiétude ; prions pour celles et ceux qui ont des pouvoirs de décision dans ce do- maine et demandons à Dieu qu’il nous rende plus généreux encore dans la solidarité avec nos semblables.


2. Pour celles et ceux qui ont été récemment élus pour légiférer et gouverner ; que leur sens du bien commun de la société l’emporte sur les requêtes particulières et qu’ils aient la force de suivre les indications de leur conscience


3. Pour les familles ; que leur attente légitime d’un soutien de la société ne soit pas déçue; que leurs membres se soutiennent avec fidé- lité et tendresse tout au long de leur existence, particulièrement dans les moments douloureux. Que l’engagement des époux l’un envers l’autre et envers leurs enfants soit un signe de la fidélité de l’amour.


4. Pour les enfants et les jeunes ; que tous nous aidions chacun à découvrir son propre chemin pour progresser vers le bonheur ; qu’ils cessent d’être les objets des désirs et des conflits des adultes pour bé- néficier pleinement de l’amour d’un père et d’une mère.


Seigneur notre Dieu, nous te confions l’avenir de notre pays. Par l’intercession de Notre Dame, accorde-nous le courage de faire les choix nécessaires à une meilleure qualité de vie pour tous et à l’épa- nouissement de notre jeunesse grâce à des familles fortes et fidèles. Par Jésus, le Christ, Notre Seigneur.


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Publié le 14 Août 2012

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  O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous.


avec nos grands défunts qui nous tirent vers le Haut.

 

 

Tandis que je considère et médite souvent en esprit l'Assomption de la Mère de Dieu, une question se présente à moi, qui vaut la peine qu'on l'examine, qu'il y a profit à résoudre, et dont il est très doux de parler.

 

On peut se demander, en effet, pourquoi, lors de l'Ascension du Seigneur au ciel, sa Mère qui l'aimait d'un si grand amour, ne l'a pas suivi aussitôt. Elle n'était en rien compromise dans le brouillard du péché, et jamais n'avait été souillée d'aucune tâche au cours de toute sa vie. Sa charité étant plus ardente que le feu, sa chasteté plus rayonnante que la lumière, tranchant sur les habitants du ciel eux-mêmes par le caractère inouï de son enfantement virginal, comment n'a-t-elle pas tout aussitôt suivi son Fils montant au ciel?

 

Il est de fait qu'Enoch, qui vécut devant Dieu en toute pureté de coeur, n'a pas reparu: c'est Dieu qui l'a enlevé. (gen.V, 24) De même il est dit d'Elie, si embrasé du feu tiré par des chevaux de feu. (IV Reg, II II.)

 

Dépassant Enoch par la pureté de son coeur, surpassant Elie par son amour exceptionnel, comment se fait-il que la Vierge n'ait pas été sur-le-champ transportée au ciel, avec celui qu'elle avait mis au monde? N'était-elle pas pleine de grâce, et bénie entre toutes les femmes? (Luc I,28, 42)

 

Elle avait été trouvée digne de convevoir le Dieu vrai engendré du vrai Dieu. Vierge elle l'a enfanté, Vierge elle l'a allaité, le réchauffant dans ses bras et prenant soin de lui en tout avec un souverain respect. Elle a souffert avec son Fils mourant, plus encore en son âme qu'en sa chair. Enfin, quand il ressuscita, elle se sentit elle-même revivre, vivifiée par l'Esprit de Dieu. Pourquoi, dès lors, ne l'a-t-elle pas suivi dans son ascension?

 

Fécondée par le Saint-Esprit, en sa chair fut formé le germe du Roi magnifique, du Dieu qui voulait être homme; et le Verbe fut fait chair. (Joan. I,14) La divinité habitant donc en elle corporellement dans sa plénitude. Col. II,9- - et cela par l'intermédiraire du Christ, - il semblerait normal qu'elle ait été portée au ciel lors de l'Ascension du Seigneur.

 

Pourquoi donc ce délai, même d'un moment? Pourquoi cette séparation d'avec son Fils? Pourquoi un désir aussi saint, plus ardent que le feu, a-t-il vu sa réalisation différée? C'est  que ce délai ne fut pas pour les disciples du Christ une mince consolation. Sans rien enlever à sa Mère, il avait lui-même promis au monde de lui dispenser les remèdes du salut.

 

 

Le Seigneur a voulu, en effet, qu'après son retour vers le Père, les Apôtres pussent bénéficier des consolations comme des enseignements que leur prodiguerait sa Mère. Enseignés sans doute par l'Esprit, ils pouvaient néanmoins être aussi instruits par Celle qui avait donné au monde le Soleil de justice, et du sein très pur de laquelle avait pris naissance, ainsi que d'une terre virginale, la Source de la sagesse.

 

Bonté proprement merveilleuse!

 

L'Eglise des premiers temps se trouvant désormais privée de la vue de Dieu présent dans la chair, elle aurait du moins sous les yeux sa propre Mère, et serait bien réconfortée par un spectacle aussi aimable. Quoi de plus doux, en effet, quoi de plus beau et de plus délectable que d'être admis à contempler celle qui est la Mère du Créateur et du Rédempteur de tous les hommes?

 

Quant à elle, établie dans la citadelle escarpée des vertus, débordant d'un océant de charismes divins, elle épanchait largement sur les peuples croyants et altérés les flots de grâces qui l'avaient mise au-dessus du commun. Elle apportait la santé aux corps, le salut aux âmes,, aussi apte à ressusciter de la mort du corps que de celle de l'âme.

 

Qui l'a jamais quittée, ou souffrant ou triste, ou dans l'ignorance des mystères du ciel? Qui n'est rentré chez soi, heureux, joyeux, ayant obtenu de la Mère du Seigneur ce qu'il avait sollicité d'elle? La seule présence de Marie répandait autour d'elle comme une douce atmosphère de printemps; et, de quelque côté qu'elle se tournât pour y répandre ses bienfaits, c'était le paradis (...)

 

Certes il est bon de méditer sur ce délai, afin que toute âme fidèle, blessée par la charité, transpercée des traits de l'amour, apprenne à ne pas murmurer, si elle n'est pas elle-même retirée d'ici-bas aussi tôt qu'elle le voudrait. La Mère de Dieu a dû attendre; qui donc oserait murmurer? Elle n'était ainsi retardée qu'afin de progresser; et son progrès fut dans sa persévérance. Car la persévérance dans l'amour et dans l'action conduit à une plénitude dont la perfection est le fruit.

 

Marie qui, par le grand mérite et la droiture singulière de sa vie, a été trouvée digne d'être exaltée au-dessus des anges, a d'abord dû progresser étonnamment sur la terre durant sa vieillesse. Or, c'est bien ce qui arriva, par une disposition toute spéciale de Dieu. Comme sa beauté, qui n'avait jamais paru dans le secret, son mérite, jusque-là caché, éclata tout à coup plus clairement que la lumière, et sans plus aucune réserve, attira sur elle les yeux et les esprits des citoyens du ciel, captivés par un merveilleux amour.

 

Qui serait capable de célébrer dignement son assomption très sainte? Qui pourrait raconter avec quelle satisfaction elle quitta son corps, avec quelle joie elle revit son Fils, avec quelle allégresse elle vola vers le Seigneur, entourée des choeurs des Anges, soutenue par les Apôtres pleins de déférence pour elle, tandis que, pure de tout'e corruption, exempte de toute peine, elle avait devant elle son Roi dans toute sa splendeur, et contemplait son Fils qui l'attendait dans la gloire?

 

Elle a été tirée de sa demeure de chair pour habiter avec le Christ éternellement. Elle est passée à la vision de Dieu, rendant au Seigneur sa belle âme, plus lumineuse que le soleil, plus élevée que le ciel, plus noble que les anges.

 

Le Seigneur est donc  là au moment où son âme quitte son corps, et chante ses louanges en ces termes: " Tu es toute belle, ô ma Mère, il n'y a pas de tâche en toi." Cant. IV, 7

 

Tu es toute belle, dit-il: belle dans ta pensée, belle dans tes paroles, belle dans tes actions, belle depuis le premier jour jusqu'au dernier; belle dans ta conception virginale, belle dans ton enfantement divin, belle dans les hontes de ma Passion, belle dans l'éclatante lumière de ma Résurrection!

 

Lève-toi donc, mon amie, ma colombe, ma toute belle, mon immaculée et viens! Car l'hiver de mon absence est passé; la pluie de tes larmes s'est arrêtée, elle est désormais éloignée. Le Soleil de justice revenant, des fleurs angéliques sont apparues. Ta voix, ô chaste tourterelle, s'est fait entendre. (Cant. II, II-I4) Le moment de ton Assomption est venu."

 

Et tandis que la Vierge des vierges était ainsi conduite par Dieu même - son Fils et le Roi des rois - au milieu de l'exultation des Anges, de la jubilation des Archanges, des cris de louange de tout le ciel, on vit s'accomplir la prophétie de David, disant au Seigneur:

 

"La Reine est à ta droite, en un vêtement d'or, parée de couleurs variées. (Ps. XLIV, 10)

 

Alors, selon la parole de Salomon, les filles se levèrent, la proclamèrent bienheureuse, et les reines la louèrent. (Prov XXXI, 28)


Quelle est donc celle-ci, dirent les Vertus d'en-haut, qui monte toute blanche appuyée sur son Bien-Aimé?  (Cant VIII,5)


ou encore


Quelle est celle qui s'avance comme l'aurore à son lever, belle comme la lune, pure comme le soleil?  (Cant. VI,9)

 

ou enfin

 

Quelle est celle qui monte du désert comme une colonne de fumée, exhalant l'odeur de la myrrhe et de l'encens, et de tous les parfums des poudres d'aromates? (Cant. III,6)

 

Oui, c'est là pour nous une splendeur nouvelle et bien étonnante que cette Assomption inouïe et si glorieuse, parfum très suave et encore inconnu jusqu'ici.

 

Toute glorieuse elle nous assiste du haut du ciel de sa prière très puissante, écartant tout ce qui nous serait nuisible, nous inondant de tous les biens possibles.

 

A tous ceux qui la prient du fond du coeur elle accorde sa protection, pour la vie présente et pour la vie future. N'oubliant jamais toutes les pérogatives attachées à sa qualité de Mère du Rédempteur, elle accueille de bonne grâce les prières de tous les pécheurs et intercède auprès de son Fils pour les péchés des âmes repentantes.

 

Sans aucun doute elle obtiendra tout ce qu'elle peut désirer, cette Mère bien-aimée, puisque c'est par son chaste sein qu'a voulu venir à nous, pour laver dans son propre sang tous les crimes du monde commis depuis l'antique transgression, le Verbe de Dieu, Jésus-Christ Notre-Seigneur, qui vit et règne, étant Dieu le Père, dans l'unité du Saint-Esprit pendant tous les siècles des siècles

 

Amen.


 

Amédée de Lausane (1110-1159)

 

"Pardonnez-nous ce qui inquiète notre conscience, accordez-nous ce que nous n'osons demander."

 

 

oraison XIème dimanche après la Pentecôte.

 

 

Sainte Marie Mère de Dieu,

Gardez-moi un coeur d'enfant

Pur et transparent comme une source.

Obtenez-moi un coeur simple

Qui ne savoure pas les tristesses,

Un coeur magnifique à se donner,

Tendre à la compassion,

Un coeur fidèle et généreux

Qui n'oublie aucun bien

Et ne tienne rancune d'aucun mal.


Faites-moi un coeur doux et humble

Aimant sans demander de retour

Joyeux de s'effacer dans un autre coeur

Devant votre divin Fils,

Un coeur grand et indomptable

Qu'aucune ingratitude ne ferme,

Qu'aucune indifférence ne lasse,

Un coeur tourmenté de la gloire

De Jésus-Christ

Blessé de son amour

Et dont la plaie ne guérisse qu'au ciel.

 

Père Léonce de Grandmaison

 

 

 

 


 

 

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Sainte fête de l'Assomption.

 

et

 

bonne fête à toutes les

 

Marie ..


 

 

 

 

 

 

 

 


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Rédigé par philippe

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Publié le 13 Août 2012

 

 

il est malade le raisin cette année, un manque de JB. il a pas eu ses vitamines de JB,  alors il a fait la gueule ...c'est sensible du raisin , même qu'il pleure ! !!!on fait du petit blanc avec des larmes de raisin ! c'est pas la joie quand il pleure sur la tête! pépé il dit que c'est une année à maladies ! ça doit être à cause de la peau lithique !  il a pas du aimer le changement ... 


  à très vite qu'il lui a dit JB ! alors il a eu le temps de pourrir .- le raisin! -.. http://lafibre.info/images/smileys/mdr.png  c'est vrai il n'y a pas de temps dans l'éternité! à très vite, ça peut-etre l'instant présent ou à la fin du monde ! "vous ne savez ni le jour ni l'heure, quoi ! 

 

 

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et vla le travail !

 

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et chti vend 5 euros le kilo au profit des OAF ... ! (orphelins abandonnés de Fontgombault ! ) nouvelle association loi 1901 à but lucratif en  je vous salue Marie !

 

 

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une belle robe jaune pâle aux reflets brillants.

Le nez intense et aromatique présente une remarquable fraîcheur avec des notes de buis et de genêt.

Un vin agréable à découvrir sans attendre.

Servir à 10-12 °C.

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Rédigé par philippe

Publié dans #spiritualité

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Publié le 11 Août 2012

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