Publié le 18 Novembre 2012

 

 

Mardi 4 Décembre 2012 - 20h30

 

prières pour la vie

 

abbaye de Fontgombault

 

paroisses


Ste Elisabeth du Blanc

Tournon st Martin

abbaye Notre-Dame

 

 

 

 

 

 

 

Quand Achille eut tué Hector, et l'eut trainé sept fois autour de la ville assiégée, le soir, au seuil de sa tente, un vieillard désarmé se présenta. C'était Priam. Il venait redemander à l'impitoyable vainqueur le corps meurtri de son fils, et lui ayant baisé la main, il lui dit:"

 

Juge de la grandeur de mon malheur, puisque je baise la main qui a tué mon fils!"

 

Achille pleura, et rendit le corps de son ennemi.

 

Quelle était la puissance qui avait brisé ce coeur farouche? Quel charme avait triomphé de lui? Cette puissance, ce charme, c'était la prière.

 

Si la force n'avait pas rencontré quelque part une barrière pour l'arrêter, s'il n'y avait eu ici-bas que la force contre la force, c'en était des petits et des malheureux.

 

Dieu devait à la faiblesse et au malheur une arme qui fit tomber l'épée, calmât la colère, éteignit l'injure, réparât l'inégalité du sort: il leur a donné la prière.

 

La prière est la reine du monde.

 

Couverte d'humbles habits, le front baissée, la main tendue, elle protège l'univers de sa majesté suppliante; elle va sans cesse du coeur du faible au coeur du fort, et plus sa plainte s'élève de bas, plus le trône où elle arrive est grand, plus son empire est assuré.

 

Si un insecte pouvait nous prier, quand nous allons marcher dessus, sa prière nous toucherait d'une immense compassion: et comme rien n'est plus haut que Dieu, nulle prière n'est plus victorieuse que celle qui monte vers lui.

 

C'est la prière, qui rétablit nos rapports avec Dieu, rappelle à nous son action, lui fait violence sans nuire à sa liberté, et est par conséquent la mère de la foi.

 

 

lacordaire.

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Publié le 17 Novembre 2012

 

 

 

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Le 21 novembre, à l’occasion de la mémoire liturgique de la Présentation de la Très Sainte Vierge Marie au Temple, nous célébrerons la Journée pro Orantibus, consacrée aux communautés religieuses de clôture. Il s’agit d’une occasion particulièrement propice pour remercier le Seigneur pour le don de tant de personnes qui, dans les monastères et les ermitages, se consacrent totalement à Dieu dans la prière, dans le silence et retirées du monde. Certaines personnes se demandent quels peuvent être le sens et la valeur de leur présence à notre époque, où les situations de pauvreté et de besoin auxquelles il faut faire face sont nombreuses et urgentes. Pourquoi « s’enfermer » pour toujours entre les murs d’un monastère et priver ainsi les autres de la contribution de ses capacités et de ses expériences ? Quelle efficacité peut avoir leur prière pour résoudre les nombreux problèmes concrets qui continuent d’affliger l’humanité ?

 

Et pourtant, aujourd’hui, suscitant souvent la surprise parmi leurs amis et leur entourage, de nombreuses personnes abandonnent des carrières professionnelles souvent prometteuses pour embrasser la règle austère d’un monastère de clôture. Qu’est-ce qui les pousse à faire un pas aussi exigeant sinon le fait d’avoir compris, comme l’enseigne l’Evangile, que le Royaume des cieux est « un trésor » pour lequel il vaut vraiment la peine de tout abandonner (cf. Mt 13, 44) ? En effet, ces frères et sœurs témoignent en silence qu’au cœur des activités souvent frénétiques de chaque jour, le seul soutien qui ne vacille jamais est Dieu, rocher inébranlable de fidélité et d’amour.

 

 

« Todo se pasa, Dios no se muda » (Tout passe, Dieu ne change pas), écrivait la grande maîtresse spirituelle Sainte Thérèse d’Avila dans un de ses textes célèbres. Et face à la nécessité diffuse que ressentent de nombreuses personnes, de sortir de la routine quotidienne des grandes agglomérations urbaines à la recherche d’espaces propices au silence et à la méditation, les monastères de vie contemplative se présentent comme des « oasis » dans lesquelles l’homme, en pèlerinage sur la terre, peut mieux puiser aux sources de l’Esprit et se désaltérer en chemin. Ces lieux, par conséquent, apparemment inutiles, sont en revanche indispensables, comme les « poumons » verts d’une ville : ils font du bien à tous, y compris à ceux qui ne les fréquentent pas et en ignorent peut-être l’existence.

 

Chers frères et sœurs, rendons grâce au Seigneur, qui dans sa providence a voulu les communautés cloîtrées, masculines et féminines. Que notre soutien spirituel et même matériel, ne leur fasse pas défaut, afin qu’ils puissent accomplir leur mission, celle de maintenir vivante dans l’Eglise l’attente ardente du retour du Christ. Invoquons pour cela l’intercession de Marie, que, lors de la mémoire de sa présentation au Temple, nous contemplerons comme Mère et modèle de l’Eglise, qui réunit en elle les deux vocations : à la virginité et au mariage, à la vie contemplative et à la vie active.

 

Benoit XVI

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Publié le 16 Novembre 2012

 

 

 

 

 

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Moine  Prêtre de Fontgombault 2012 

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Abbaye de Clear Creek tympan 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Publié le 15 Novembre 2012

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Chers frères et sœurs,

 

Sainte Gertrude la Grande, dont je voudrais vous parler aujourd'hui, nous conduit cette semaine aussi au monastère de Helfta, où sont nés certains des chefs-d’œuvre de la littérature religieuse féminine latino-allemande. C'est à ce monde qu’appartient Gertrude, l'une des plus célèbres mystiques, seule femme en Allemagne à recevoir l'épithète de «Grande», en raison de sa stature culturelle et évangélique: à travers sa vie et sa pensée, elle a influencé de manière singulière la spiritualité chrétienne. C'est une femme exceptionnelle, dotée de talents naturels particuliers et d'extraordinaires dons de grâce, d'une profonde humilité et d’un zèle ardent pour le salut du prochain, d'une intime communion avec Dieu dans la contemplation et de disponibilité à venir au secours des plus démunis.

 

A Helfta, elle se mesure, pour ainsi dire, systématiquement à sa maîtresse Mathilde de Hackeborn, dont j'ai parlé à l'Audience de mercredi dernier; elle noue des relations avec Mathilde de Magdebourg, une autre mystique médiévale; elle grandit en recevant les soins maternels, doux et exigeants, de l'abbesse Gertrude. De ces trois consœurs, elle puise des trésors d'expérience et de sagesse; elle les élabore dans sa propre synthèse, en parcourant son itinéraire religieux avec une confiance sans limite dans le Seigneur. Elle exprime la richesse de la spiritualité non seulement de son monde monastique, mais aussi et surtout biblique, liturgique, patristique et bénédictin, avec un timbre tout à fait personnel et de façon très communicative.

 

Elle naît le 6 janvier 1256, en la fête de l'Epiphanie, mais l'on ne sait rien ni de ses parents, ni de son lieu de naissance. Gertrude écrit que le Seigneur lui-même lui révèle le sens de ce premier déracinement: «Je l'ai choisie pour ma demeure parce que je vois avec délices que tout ce que les hommes aiment dans cette Elue est mon œuvre propre […] Aussi je l'ai exilée en quelque sorte loin de tous ses parents, afin que personne ne l'aimât à ce titre et que je fusse le seul motif de l'affection qu'on aurait pour elle» (Les Révélations, I, 16).

 

A l'âge de cinq ans, en 1261, elle entre au monastère, comme c'était souvent le cas à l'époque, pour la formation et l'étude. Elle y passe toute son existence, dont elle signale elle-même les étapes les plus significatives. Dans ses mémoires, elle rappelle que le Seigneur l'a prévenue avec une patience compatissante et une infinie miséricorde, en oubliant les années de l'enfance, de l'adolescence et de la jeunesse, passées — écrit-elle — «dans un tel aveuglement, que si vous ne m'aviez donné une horreur naturelle du mal, un attrait pour le bien avec les sages conseils de mon entourage, il me semble que je serais tombée dans toutes les occasions de faute, sans remords de conscience, absolument comme si j'avais été une païenne […]. Cependant vous m'aviez choisie dès ma plus tendre enfance, afin de me faire grandir au milieu des vierges consacrées, dans le sanctuaire béni de la Religion» (ibid., II, 23 ).

 

Gertrude est une étudiante extraordinaire, elle apprend tout ce que l’on peut apprendre des sciences du Trivium et du Quadrivium, la formation de cette époque; elle est fascinée par le savoir et se donne tout entière à l'étude profane avec ardeur et ténacité, avec une réussite scolaire dépassant toutes les attentes. Si nous ne savons rien de ses origines, elle nous dit beaucoup de ses passions de jeunesse: littérature, musique et chant, art de l’enluminure la ravissent; elle a un caractère fort, décidé, immédiat et impulsif; elle dit souvent être négligente; elle reconnaît ses défauts, elle en demande humblement pardon. Elle demande avec humilité conseil et prière pour sa conversion. Certains traits et défauts de son tempérament l'accompagneront jusqu'à la fin, au point de surprendre certaines personnes s'étonnant que le Seigneur lui donne une telle préférence.

 

En tant qu’étudiante, elle se consacre ensuite entièrement à Dieu dans la vie monastique et pendant vingt ans, rien d’exceptionnel n’a lieu: l’étude et la prière constituent son activité principale. En raison de ses qualités, elle excelle parmi ses consœurs; elle fait preuve de ténacité pour consolider sa culture dans divers domaines. Mais, au cours de l’Avent 1280, elle commence à ressentir un dégoût pour tout cela, en perçoit la vanité, et le 27 janvier 1281, quelques jours seulement avant la fête de la purification de la Vierge, vers l’heure des Complies, le soir, le Seigneur illumine ses denses ténèbres. Avec délicatesse et douceur, il calme le trouble qui l’angoisse, trouble que Gertrude voit comme un don même de Dieu «pour renverser la tour de vaine gloire et de curiosité élevée par mon orgueil. Orgueil insensé car je ne méritais même pas de porter le nom et l'habit de la Religion. Toutefois c'était bien le chemin que vous choisissiez, ô mon Dieu, pour me révéler votre salut» (Ibid., II, 1, p. 87). La vision d’un jeune homme la guide pour démêler le nœud d’épines qui opprimait son âme, en la prenant par la main. Dans cette main, Gertrude reconnaît «les joyaux précieux des plaies sacrées qui ont annulé tous les titres qui pouvaient nous être opposés» (ibid., II, 1, p. 89), et reconnaît Celui qui sur la Croix nous a sauvés par son sang, Jésus.

 

A partir de ce moment, sa vie de communion intime avec le Seigneur s’intensifie, en particulier au cours des temps liturgiques les plus significatifs — l’Avent et Noël, Carême et Pâques, la fête de la Vierge — même lorsque, malade, elle ne pouvait se rendre au chœur. C’est le même humus liturgique que Mathilde, sa maîtresse, que Gertrude décrit toutefois à travers des images, des symboles et des termes plus simples et linéaires, plus réalistes, avec des références plus directes à la Bible, aux Pères, au monde bénédictin.

 

 Benoit XVI 

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Publié le 15 Novembre 2012

 

Note du Comité exécutif de la Commission Épiscopale Espagnole

sur le mariage et la sentence du Tribunal Constitutionnel

(publiée le 8 novembre 2012)

 

 

 

Le Tribunal Constitutionnel a donné avant-hier la teneur d’une sentence1, qu’il publiera prochainement, dans laquelle il décide que l’actuelle législation espagnole sur le mariage est conforme à la Constitution. En raison de l’importance de cette sentence, nous rappelons brièvement la doctrine catholique, sous réserve, lorsque la sentence sera publiée, d’apporter d’autres précisions nécessaires.

 

1.- La législation actuellement en vigueur en Espagne a redéfini la forme juridique du mariage de telle sorte que celui-ci a cessé d’être l’union d’un homme et d’une femme pour devenir légalement l’union de deux citoyens quelconques, auxquels est désormais réservé le nom de conjoints (conyuges) ou de compagnons (consortes). Ainsi est établie une insolite définition légale de mariage, exclusive de toute référence à la différence entre un homme et une femme. Les espagnols ont perdu ainsi le droit d’être reconnus expressément par la loi comme époux et épouse, et doivent s’inscrire à l’État-Civil comme conjoint A ou conjoint B.

 

2.- Dès lors, nous ne pouvons pas cesser d’affirmer, avec douleur, que les lois applicables en Espagne ne reconnaissent pas et ne protègent pas le mariage dans sa spécificité. C’est pourquoi, convaincus des conséquences négatives qui en résultent pour le bien commun, nous élevons notre voix en faveur du véritable mariage et de sa reconnaissance juridique. Tous, chacun à la place que nous occupons dans la société, nous devons défendre et promouvoir le mariage et son traitement adéquat par les lois. C’est le moment de relire la récente Instruction pastorale de l’Assemblée Plénière de notre Conférence Épiscopale intitulée La vérité de l’amour humain. Orientations sur la vérité de l’amour conjugal, l’idéologie du genre et la législation familiale, approuvée le 26 avril dernier et publiée le 4 juillet.

 

3.- Il n’est pas de notre compétence de porter des jugements sur la pertinence juridique des sentences des tribunaux. En revanche, il est de notre devoir d’aider au discernement de la justice et de la moralité des lois. En ce sens, nous devons redire que l’actuelle législation espagnole sur le mariage – abstraction faite de sa conformité ou de sa non-conformité à la Constitution – est gravement injuste, car ni elle reconnaît ni elle protège la réalité du mariage dans sa spécificité. La modification de la loi est donc urgente, afin que soient reconnus et protégés les droits de tous en ce qui concerne le mariage et la famille. Nous pensons, en particulier, au droit de ceux qui contractent mariage à être expressément reconnus comme époux et épouse ; au droit des enfants et des jeunes à être éduqués comme des époux et des épouses de l’avenir ; au droit des enfants à jouir d’un père et d’une mère, par l’amour fidèle et fécond desquels ils sont appelés à la vie et accueillis dans une famille stable. Aucun de ces droits n’est actuellement reconnu ni protégé par la loi.

 

Que Marie très sainte garde les familles et intercède pour les gouvernants, auxquels incombe le devoir, et auxquels appartient le service d’ordonner avec justice la vie sociale.

 


Traduction Patrick de Pontonx

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Publié le 15 Novembre 2012

 

 

 

 

Gertrude apprit le latin dans sa jeunesse, ce que faisaient alors des personnes de son sexe qui se consacraient à Dieu dans la retraite. Elle avait aussi une connaissance peu commune de l'Écriture et de toutes les sciences qui ont la religion pour objet; mais la prière et la contemplation furent toujours son principal exercice, et elle y consacrait la plus grande partie de son temps. Elle aimait particulièrement à méditer sur la Passion et sur l'Eucharistie, et elle ne pouvait alors retenir les larmes qui, malgré elle, coulaient de ses yeux en abondance. Lorsqu'elle parlait de Jésus-Christ et de Ses mystères, elle ravissait ceux qui l'entendaient. Un jour qu'on chantait à l'Église ces paroles: "J'ai vu le Seigneur face à face," elle vit une face divine d'une éclatante beauté, dont les yeux perçaient son coeur et remplirent son âme et son corps de délices inexprimables.

 

L'amour divin était l'unique principe de ses affections et de ses actions. De là ce crucifiement entier au monde et à toutes ses vanités. Elle fut l'objet d'un grand nombre de grâces extraordinaires; Jésus-Christ grava Ses plaies dans le coeur de Sa sainte épouse, lui mit des anneaux au doigt, Se présenta devant elle en compagnie de Sa Mère et agit en elle comme s'Il avait changé de coeur avec elle. Toutes ces grâces étonnantes ne firent que développer son amour de la souffrance. Il lui était impossible de vivre sans ressentir quelque douleur; le temps qu'elle passait sans souffrir lui paraissait perdu. Le zèle pour le salut des âmes était ardeur au coeur de Gertrude. Pensant aux âmes des pécheurs, elle répandait pour elles des torrents de larmes au pied de la Croix et devant le Saint-Sacrement.

 

Pendant la longue maladie de cinq mois dont elle devait mourir, elle ne donna pas le moindre signe d'impatience ou de tristesse; sa joie, au contraire augmentait avec ses douleurs. Le jour de sa mort étant venu, elle vit la Très Sainte Vierge descendre du Ciel pour l'assister; une de ses soeurs aperçut son âme allant droit au Coeur de Jésus, qui S'ouvrit pour la recevoir. Sainte Gertrude est une des grandes mystiques de l'Église. Le livre de ses Révélations est demeuré célèbre.

 

 

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Publié le 14 Novembre 2012

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et fidelium animae per misericordiam Dei requiescant in pace .

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Publié le 14 Novembre 2012

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Nul ne peut raisonnablement nier cette différence fondamentale malgré les brouillages culturels et médiatiques que l’on voudrait nous imposer. La famille, cellule de base de la société, repose sur la complémentarité de l’homme et de la femme.

 

Le mariage est l’union stable d’un homme et d’une femme, un engagement pris vis-à -vis de la société en vue de fonder une famille et de pourvoir en commun à l’éducation des enfants. Cet engagement confère bien entendu des droits et des devoirs et il ne peut être rompu du jour au lendemain comme un simple contrat.

 

Cette conviction, fruit d’une réflexion raisonnable accessible à tous, s’enrichit de l’enseignement du Christ, qui élève le mariage au rang de sacrement, en faisant de lui l’image du lien indéfectible que constitue l’union du Christ et de l’Eglise.

 

Le « mariage pour tous » est un slogan qui masque et prépare des lois éventuelles qui dénatureraient et déstabiliseraient l’engagement fondateur de toute société. En ce sens, il est une « supercherie », selon le mot du cardinal André Vingt-Trois, ou encore une imposture puisqu’il est le prétendu « mariage de quelques-uns imposé à tous » [1] .

 

Le terme et la réalité du mariage ne peuvent en aucun cas qualifier et s’appliquer à toute relation vécue. Il n’est pas la simple reconnaissance d’un amour, mais une institution qui articule l’alliance de l’homme et de la femme avec la succession des générations. La reconnaissance d’unions uniquement fondées sur l’amour ouvrirait la porte à tous les excès et à de nouvelles revendications matrimoniales constituant une véritable régression.

 

Donner une réalité juridique à des faits d’homoparentalité risque de brouiller profondément la succession des générations et le statut de l’enfant. Au mépris de son intérêt, le droit à l’enfant se substitue aux droits de l’enfant Ces convictions sont partagées par les croyants d’autres confessions, mais aussi par bien des hommes de bonne volonté.

 

Nous ne pouvons pas rester inactifs, même si la tâche parait difficile. Ne craignons pas : « car la victoire au combat ne tient pas à l’importance de l’armée mais à la force qui vient du Ciel » [2].

 

Je vous invite fortifiés par une prière fervente, en cohérence avec la réflexion de la conférence épiscopale, à écrire à chacun de vos parlementaires, et vous engage à participer aux manifestations prévues si elles sont conformes à vos convictions et donnent un gage de sérieux.

 

+ Alain Castet, évêque de Luçon

 

 

Notes

 

[1] Cardinal André Vingt-Trois, Discours d’ouverture de l’Assemblée plénière de la Conférence des évêques de France, samedi 3 novembre 2012.

 

[2] Premier livre des martyrs d’Israël, 3, 15.

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Publié le 13 Novembre 2012

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Abbaye Sainte-Anne de Kergonan : Dom Athanase Logerot

 

Abbaye Sainte-Anne de Kergonan : Dom Joseph Marsille

 

 

 

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Oui, Seigneur Jésus, tous ils ont cherché ton Visage.

Tous, ils ont pris à cœur cette parole

que ton Esprit Saint a fait chanter le roi prophète :

« Mon cœur t'a déclaré : je cherche le Seigneur. . .

c'est ta Face, Seigneur, que je rechercherai.

Ne détourne pas de moi ton Visage » (Ps 26, 8-9).

 

Tous, ils sont devenus miroirs vivants de ta Sainte Face,

selon ce que dit ton Apôtre :

« Et nous tous qui, le visage découvert,

réfléchissons comme en un miroir la gloire du Seigneur,

nous sommes transformés en cette même image,

toujours plus glorieuse,

comme il convient à l'action du Seigneur, qui est l'Esprit » (2 Cor 3, 18).

 

Seigneur Jésus, la beauté de la gloire de tes saints nous ravit

parce qu'elle est le reflet sur leurs visages de la beauté de la gloire de ta Face !

Aujourd'hui tu nous révèles,

aujourd'hui tu nous redis le secret de toute sainteté :

la recherche de ta Face.

 

À quiconque cherche ta Face, Seigneur Jésus, tu la révèles,

et celui à qui tu révèles ta Face ne peut que l'adorer.

Cette adoration de ta Sainte Face est transformante,

C'est toujours le roi prophète qui nous donne de chanter chaque nuit :

« Sur nous s'est imprimé, Seigneur, la lumière de ta Face » (Ps 4, 7).

 

Parmi tous ces visages illuminés par la beauté de ta Face,

il y a un visage qui rayonne d'une splendeur qui fait pâlir le soleil.

C'est le visage de ta Mère, la toute belle, la toute pure.

Tu es toute belle, ô Marie, car sur ton visage nous voyons

le reflet éblouissant de Celui

qui est « le resplendissement de la gloire du Père

et l'effigie de sa substance » (Hb 1, 3).

 

 

 

C'est Marie qui entraîne tous les saints dans le chant qui, un jour,

déborda de son Cœur immaculé :

« Le Puissant a fait pour moi des merveilles » (Lc 1, 49).

Voici le chant de tous les saints.

Chacun le reçoit des lèvres de Marie pour le reprendre à son tour »

chacun avec sa voix, chacun avec son accent,

chacun avec la mélodie que lui inspire le Saint-Esprit.

C'est cela ce grand bruit qui remplit le ciel ;

c'est le chant de Marie repris par le chœur des saints.

 


 

Vierge Marie,

 

Faites nous goûter au bonheur de tous les saints moines.

Et maintenant, accompagnez-nous à l'autel du Saint Sacrifice.

Un jour, nous l'espérons fermement,

Vous serez là pour nous accueillir au banquet qui déjà nous est préparé au ciel,

celui des Noces de l'Agneau.

Amen.

 

 

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Publié le 11 Novembre 2012

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photos: petit Placide. 

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